{"id":9493,"date":"2021-08-22T07:30:06","date_gmt":"2021-08-22T05:30:06","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/un-debut-de-carriere-2\/"},"modified":"2021-09-27T09:18:15","modified_gmt":"2021-09-27T07:18:15","slug":"un-debut-de-carriere","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/un-debut-de-carriere\/","title":{"rendered":"Un d\u00e9but de carri\u00e8re"},"content":{"rendered":"<h2>La fondation Parent de Rosan<\/h2>\n<p>L\u2019histoire commence en 1948, \u00e0 la fondation Parent de Rosan, une annexe du \u201cd\u00e9p\u00f4t\u201d de l\u2019Assistance publique, rattach\u00e9e au service de p\u00e9diatrie de l\u2019h\u00f4pital Ambroise-Par\u00e9 (alors rue Boileau) dont Jenny Roudinesco est devenue chef de service en 1946. En 1949, cette derni\u00e8re visite, aux \u00c9tats-Unis, le <em>James Jakson Putnam Children Center<\/em> et y rencontre Myriam David. Celle-ci y est psychoth\u00e9rapeute de jeunes enfants et a commenc\u00e9 une formation psychanalytique. Elle se pr\u00e9pare \u00e0 rentrer en France et Jenny Roudinesco lui propose de venir travailler \u00e0 mi-temps \u00e0 la Fondation Parent de Rosan, lui demandant d\u2019organiser la recherche, d\u2019introduire les psychoth\u00e9rapies et de superviser l\u2019\u00e9quipe.<\/p>\n<h2>Premi\u00e8res interventions th\u00e9rapeutiques<\/h2>\n<p>Les interventions de Myriam se font dans plusieurs directions. Aujourd\u2019hui elles para\u00eetraient banales, voire \u00e9videntes, mais en 1950 elles sont nouvelles et pour certaines r\u00e9volutionnaires\u00a0:<\/p>\n<p>1. Envers le personnel soignant, dont le comportement indigne est violemment critiqu\u00e9, Myriam a une tout autre attitude. Elle per\u00e7oit que la plupart de ces femmes sont en grande souffrance. Pour beaucoup, leur propre enfant est plac\u00e9 tandis que leur sont confi\u00e9s ces enfants peu attirants, mal d\u00e9velopp\u00e9s, voire anormaux. Elles ne peuvent \u00eatre r\u00e9ceptives \u00e0 nos suggestions, conseils et recommandations. Nous devons nous int\u00e9resser \u00e0 elles, les \u00e9couter, les entendre\u2026<\/p>\n<p>2. Pour les enfants, plusieurs mesures sont prises pour limiter les d\u00e9placements internes. Deux salles sont r\u00e9serv\u00e9es aux entrants. Ils y restent de quinze jours \u00e0 un mois, ce qui couvre les courts s\u00e9jours. Ceux dont les s\u00e9jours se prolongent sans date de d\u00e9part pr\u00e9visible iront, apr\u00e8s pr\u00e9paration, dans l\u2019autre b\u00e2timent, dans une chambre o\u00f9 un lit sera le leur. Pour aider ces enfants \u00e0 trouver ou retrouver leur capacit\u00e9 \u00e0 jouer, il faut concevoir le jardin d\u2019enfants comme un lieu th\u00e9rapeutique\u00a0: enfants en plus petit nombre, au niveau du d\u00e9veloppement relativement homog\u00e8ne\u00a0; la \u201cjardini\u00e8re\u201d doit avoir une attitude non plus stimulante, ce qui est v\u00e9cu comme une menace intrusive par ces enfants, mais attentive et soutenante de leurs plus petites initiatives. Il lui faut aussi apprendre \u00e0 g\u00e9rer l\u2019agressivit\u00e9 end\u00e9mique et pour cela comprendre la souffrance de l\u2019agresseur tout autant que celle de l\u2019agress\u00e9.<\/p>\n<p>3. Envers les parents, le m\u00eame changement d\u2019attitude qu\u2019envers le personnel s\u2019op\u00e8re. Ils sont l\u00e0 avec leur lot de difficult\u00e9s qu\u2019il faut oser regarder\u00a0; il convient de les accueillir lorsqu\u2019ils viennent en visite et d\u2019aller \u00e0 la recherche de ceux qu\u2019on ne voit jamais.<\/p>\n<p>4. Une collaboration avec l\u2019administration et les services sociaux s\u2019amorce autour des parents comme au sujet des enfants. Des bilans d\u00e9taill\u00e9s et r\u00e9guliers sont \u00e9crits sur l\u2019\u00e9tat des enfants et leur \u00e9volution.<\/p>\n<p>De fa\u00e7on int\u00e9ressante, la recherche est un levier qui facilite une mise en place assez rapide des changements d\u2019organisation, mais c\u2019est l\u2019am\u00e9lioration du travail clinique qui reste toujours l\u2019objectif central. Pour cela, des observations sont mises en place\u00a0: quotidiennes \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e des enfants et les jours qui suivent, plus espac\u00e9es ensuite, r\u00e9guli\u00e8res aux jardins d\u2019enfants et lors des s\u00e9ances de psychoth\u00e9rapie et des tests. Elles sont toujours r\u00e9dig\u00e9es et reprises en supervision individuelle avec Myriam.<\/p>\n<p>Les rencontres entre les \u00e9quipes anglaise et fran\u00e7aise sont extr\u00eamement stimulantes. Elles nous obligent \u00e0 clarifier nos id\u00e9es et les enrichissent. Ce sont des temps forts. Par exemple, les r\u00e9actions imm\u00e9diates \u00e0 la s\u00e9paration sont d\u00e9crites et r\u00e9pertori\u00e9es. Or les observations des deux \u00e9quipes conduisent \u00e0 des constats diff\u00e9rents et c\u2019est l\u2019analyse approfondie de ces diff\u00e9rences qui permet de d\u00e9m\u00ealer le r\u00f4le jou\u00e9 par les divers facteurs intervenant lors d\u2019un placement\u00a0: l\u2019\u00e2ge de l\u2019enfant lors de la s\u00e9paration, la dur\u00e9e et les causes de celle-ci, les circonstances qui l\u2019ont entour\u00e9e et la qualit\u00e9 des soins offerts. Compl\u00e9t\u00e9s par les pr\u00e9sentations de cas suivis en psychoth\u00e9rapie, ces travaux permettent un d\u00e9but de compr\u00e9hension des processus psychiques \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans les situations de carences. En 1954, Myriam est en mesure d\u2019\u00e9crire un rapport g\u00e9n\u00e9ral avec la contribution de plusieurs des acteurs de cette recherche. Il prendra corps dans le livre publi\u00e9 par Jenny Aubry-Roudinesco en 1955, <em>La carence de soins maternels<\/em>.<\/p>\n<h2>Recherches cliniques sur les effets de s\u00e9paration \u00e0 la naissance et sur les dyades m\u00e8res-enfants<\/h2>\n<p>Soutenue par John Bowlby, Myriam entreprend une d\u00e9marche aupr\u00e8s de l\u2019Organisation mondiale de la sant\u00e9 (OMS) en vue d\u2019obtenir des fonds pour une recherche clinique fondamentale sur <em>Les effets imm\u00e9diats et lointains d\u2019une s\u00e9paration \u00e0 la naissance pour une dur\u00e9e de trois mois<\/em>. En 1955, l\u2019OMS accepte de la financer en partie, \u00e0 condition qu\u2019elle soit accompagn\u00e9e d\u2019une <em>\u00c9tude \u00e9pid\u00e9miologique sur les s\u00e9parations et placements des jeunes enfants<\/em>. La <em>Foundation Funds for Research in Psychiatry<\/em> participe au financement de la partie clinique. Myriam m\u2019associe aux deux volets de cette recherche et \u00c8ve-Marie L\u00e9ger nous rejoint pour les observations d\u2019enfants \u00e0 la pouponni\u00e8re Amyot.<\/p>\n<p><em>1. L\u2019enqu\u00eate \u00e9pid\u00e9miologique<\/em> sur les placements d\u2019enfants, en nourrice ou en institution, a lieu dans l\u2019Aisne \u00e0 partir du Centre de guidance de Soissons. Elle va confirmer d\u2019une fa\u00e7on alarmante l\u2019importance num\u00e9rique des placements d\u2019enfants, la gravit\u00e9 de leurs cons\u00e9quences et l\u2019ignorance g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e de ces probl\u00e8mes. Apparaissent, par exemple, la facilit\u00e9 avec laquelle un placement est propos\u00e9 \u00e0 une famille, les difficult\u00e9s des parents \u00e0 reprendre leur enfant et l\u2019absence de l\u2019aide psychosociale dont ils auraient besoin pour pouvoir le faire, la fr\u00e9quence des s\u00e9jours interminables qui, faute de suivi, se transforment en abandons implicites, les situations de carences dans toutes les institutions d\u2019enfants visit\u00e9es\u2026;<\/p>\n<p>2. <em>\u00c0 la pouponni\u00e8re<\/em>, une <em>\u00e9tude pilote<\/em> porte sur huit b\u00e9b\u00e9s, elle permet d\u2019\u00e9laborer une m\u00e9thodologie de recherche qui sera appliqu\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9tude longitudinale de deux groupes compos\u00e9s \u00e9galement de huit b\u00e9b\u00e9s\u00a0: un groupe pris en charge comme \u00e0 l\u2019accoutum\u00e9e (A) et un groupe exp\u00e9rimental de soins \u201crenforc\u00e9s\u201d (B). <em>Sont mises en place<\/em>\u00a0:<\/p>\n<p>A. Une \u00e9tude des temps de proximit\u00e9 soignant-enfant, biberons, bains, changes et divers autres moments o\u00f9 un soignant va vers un enfant. Ils sont examin\u00e9s selon cinq param\u00e8tres\u00a0: qui intervient, leur dur\u00e9e, ce qui les motivent, leur nature et leur qualit\u00e9.<\/p>\n<p><em>B. Les observations des b\u00e9b\u00e9s<\/em><\/p>\n<p>&#8211; <em>Pendant le s\u00e9jour \u00e0 la pouponni\u00e8re<\/em>\u00a0: chaque b\u00e9b\u00e9 est observ\u00e9 trois fois par semaine d\u2019un biberon \u00e0 l\u2019autre, soit trois heures environ\u00a0; une des observations doit toujours comporter un bain. Ces observations sont descriptives, sans id\u00e9es pr\u00e9con\u00e7ues, chronom\u00e9tr\u00e9es. Les notes prises sur le vif sont dict\u00e9es apr\u00e8s. Un test a lieu une fois par mois. Ce sont les seuls moments, hormis l\u2019interaction visuelle, o\u00f9 le chercheur entre en interaction avec l\u2019enfant.<\/p>\n<p>&#8211; <em>\u00c0 la maison<\/em>\u00a0: lors du retour du b\u00e9b\u00e9 chez ses parents, les visites d\u2019une dur\u00e9e moyenne de trois heures sont quotidiennes la semaine o\u00f9 il rentre, puis hebdomadaires jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 6 mois, bi-mensuelles jusqu\u2019\u00e0 14 ou 15 mois, mensuelles entre 14 mois et 2 ans et demi. La plupart des enfants ont \u00e9t\u00e9 revus \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 3 ou 4 ans. La technique d\u2019observation de l\u2019enfant est la m\u00eame qu\u2019\u00e0 la pouponni\u00e8re. Toutefois la prise de notes est suspendue lorsque la m\u00e8re s\u2019engage dans une conversation. Sa transcription est faite dans l\u2019apr\u00e8s-coup, ainsi que la description de la conduite de l\u2019enfant pendant ce temps.<\/p>\n<p><em>3. Les rencontres avec les parents<\/em><\/p>\n<p>Lorsque l\u2019admission de leur enfant \u00e0 la pouponni\u00e8re est pr\u00e9vue, une participation \u00e0 la recherche est propos\u00e9e. En cas d\u2019acceptation, ses modalit\u00e9s sont discut\u00e9es. Chacun des trois chercheurs assure le suivi d\u2019un b\u00e9b\u00e9 et de sa famille depuis le premier jusqu\u2019au dernier contact. Comme \u00e0 Parent de Rosan, un partage r\u00e9gulier des observations a lieu avec Myriam, individuellement ou \u00e0 trois.<\/p>\n<p>4. <em>Le travail avec le personnel<\/em><\/p>\n<p>Le personnel est \u00e9troitement associ\u00e9 \u00e0 la recherche, et tr\u00e8s particuli\u00e8rement la directrice Malou Klein. Des r\u00e9unions et des entretiens r\u00e9guliers avec les unes et les autres permettent de traiter les difficult\u00e9s introduites par la recherche, notamment par la mise en place du groupe B.<\/p>\n<p>Progressivement, la qualit\u00e9 des soins s\u2019am\u00e9liore non seulement pour le groupe B mais pour tous les enfants de la pouponni\u00e8re. L\u2019engagement des auxiliaires s\u2019approfondit \u00e0 l\u2019\u00e9gard de ces nouveau-n\u00e9s. Elles en sont plus proches tout en \u00e9tant plus d\u00e9tendues, comme ayant trouv\u00e9 la juste distance qui rend ce travail moins difficile pour elles. Les relations avec les parents deviennent plus tol\u00e9rantes et chaleureuses. D\u00e8s le groupe pilote, l\u2019\u00e9tude des soins montre que, dans ce lieu au climat si radicalement diff\u00e9rent de celui de Parent de Rosan, les m\u00eames facteurs de carences affectives sont \u00e0 l\u2019\u0153uvre\u00a0: multiplicit\u00e9 des intervenants, rapidit\u00e9 des soins sans communication r\u00e9elle avec le b\u00e9b\u00e9 en d\u00e9pit de la gentillesse exprim\u00e9e, longs temps d\u2019abandon du b\u00e9b\u00e9 seul dans son lit. Et c\u2019est l\u2019\u00e9coute de ce personnel plus ouvert, plus jeune, plus estim\u00e9 aussi, et la mise en place du groupe B qui permettent d\u2019aller plus loin dans la compr\u00e9hension des m\u00e9canismes \u00e0 l\u2019\u0153uvre. Les intervenantes peuvent dire les \u00e9motions soulev\u00e9es en elles par les soins \u00e0 ces b\u00e9b\u00e9s qui ne sont pas les leurs et qu\u2019elles perdent au moment o\u00f9 ils deviennent gratifiants. Leur trouble lorsque, commen\u00e7ant \u00e0 s\u2019attacher, elles se sentent coupables \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la m\u00e8re priv\u00e9e de son enfant par la maladie. Leur trouble plus mena\u00e7ant encore, lorsque ne parvenant pas \u00e0 s\u2019int\u00e9resser au b\u00e9b\u00e9 elles s\u2019inqui\u00e8tent de leurs futures qualit\u00e9s maternelles.<br \/>\nOn comprend alors, et c\u2019est bien l\u00e0 l\u2019essentiel, comment le d\u00e9veloppement de soins institutionnels, routiniers et d\u00e9personnalis\u00e9s est une r\u00e9ponse inconsciente aux besoins des soignants pour se prot\u00e9ger de leurs \u00e9motions. Comment alors, dans un cercle vicieux, le travail se vide d\u2019int\u00e9r\u00eat, devient ennuyeux et peut \u00e0 bas bruit \u00eatre professionnellement, voire personnellement, destructeur. \u00c0 ce point, une certitude d\u00e9j\u00e0 acquise \u00e0 Parent de Rosan se trouve confirm\u00e9e\u00a0: toute institution de jeunes enfants, accueillante ou soignante, doit conjointement \u00e0 son travail clinique organiser un soutien continu \u00e0 son personnel (entretiens individuels, supervisions, r\u00e9unions\u2026) et sous une forme ou une autre un regard r\u00e9gulier sur son travail (recherche, \u00e9tudes, bilans, films, \u00e9crits \u2026)\u00a0; un volet nourrissant l\u2019autre dans un <em>feedback<\/em> permanent. Cela permet \u00e0 une institution de rester vivante, \u00e0 la qualit\u00e9 du travail de progresser et au personnel de s\u2019impliquer et de s\u2019enrichir.<\/p>\n<p>Les visites r\u00e9guli\u00e8res pendant la s\u00e9paration r\u00e9v\u00e8lent combien la plupart de ces m\u00e8res avaient besoin de parler de leurs souffrances, de leurs peurs li\u00e9es \u00e0 la maladie et de leurs inqui\u00e9tudes autour de la s\u00e9paration. Elles disent leurs difficult\u00e9s \u00e0 venir visiter leur b\u00e9b\u00e9, derri\u00e8re ces vitres in\u00e9luctables, sans contact possible (absence de visite par ailleurs si critiqu\u00e9e par le personnel et remplac\u00e9e par des appels t\u00e9l\u00e9phoniques anxieux qu\u2019il vit comme des manques de confiance). Chez plusieurs m\u00e8res, la pauvret\u00e9 de leur \u00e9vocation du b\u00e9b\u00e9 r\u00e9v\u00e8le leur difficult\u00e9 \u00e0 \u201cpenser l\u2019enfant absent\u201d et \u00e0 s\u2019y int\u00e9resser. Comme nous le connaissons bien, nos visites sont l\u2019occasion de parler de lui en d\u00e9tail. Entre m\u00e8re et chercheur une relation de confiance se noue qui favorise la simplicit\u00e9 des visites avec observations lorsque l\u2019enfant rejoint ses parents. Presque toutes les m\u00e8res expriment combien il est important que nous venions les voir, comment ces visites les soutiennent. Les mois passant, elles expriment leur d\u00e9ception lorsque les visites s\u2019espacent puis leur regret lorsque la recherche s\u2019arr\u00eate.<\/p>\n<p>Lors de l\u2019arriv\u00e9e de chaque b\u00e9b\u00e9 \u00e0 la maison, et bien que nous le sachions, nous sommes boulevers\u00e9s de voir \u00e0 quel point la situation dans laquelle il est plong\u00e9 est diff\u00e9rente de celle de la pouponni\u00e8re, d\u2019observer la d\u00e9sorganisation plus ou moins importante que provoque en lui le changement et les processus d\u2019adaptation qu\u2019il met en place pour y faire face. La recherche a montr\u00e9 que, \u00e0 cet \u00e2ge, l\u2019angoisse de l\u2019inconnu \u00e9tait nettement att\u00e9nu\u00e9e chez les b\u00e9b\u00e9s ayant b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019une relation privil\u00e9gi\u00e9e (groupe B) et que leur engagement dans la relation au couple parental en \u00e9tait facilit\u00e9.<\/p>\n<p>Sa vision du traitement est globale. Si son approche est avant tout fond\u00e9e sur la compr\u00e9hension des processus psychiques, Myriam a parall\u00e8lement le souci de comprendre comment ils s\u2019inscrivent dans la r\u00e9alit\u00e9 quotidienne des patients\u00a0: enfants, malades mentaux ou parents en grande difficult\u00e9. Elle attache de la valeur aux gestes concrets comme les soins physiques, les accompagnements et les aides mat\u00e9rielles.<\/p>\n<p>Cela fait dire d\u2019elle, en plaisantant, qu\u2019elle veut et peut \u201cconcilier l\u2019inconciliable\u201d. Car avec Myriam on plaisante aussi. Elle a beaucoup d\u2019humour. Pas un humour ironique, encore moins sarcastique, non, un humour gai, utile, un humour qui permet de prendre la juste distance avec l\u2019\u00e9motion qui vient et la tension qui monte, ou juste pour rire, pour le plaisir. J\u2019ai souhait\u00e9 partager avec le lecteur ce que j\u2019ai connu de la richesse de travaux faits en commun de 1950 \u00e0 1970, autour de questions cruciales concernant les jeunes enfants et leurs parents.<\/p>\n<h2>Notes<\/h2>\n<ol>\n<li>[*] <em>Extrait de l\u2019article \u201cUn d\u00e9but de carri\u00e8re\u201d paru dans la revue Spirale n\u00b025 aux \u00e9ditions Er\u00e8s<\/em><\/li>\n<\/ol>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9493?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La fondation Parent de Rosan L\u2019histoire commence en 1948, \u00e0 la fondation Parent de Rosan, une annexe du \u201cd\u00e9p\u00f4t\u201d de l\u2019Assistance publique, rattach\u00e9e au service de p\u00e9diatrie de l\u2019h\u00f4pital Ambroise-Par\u00e9 (alors rue Boileau) dont Jenny Roudinesco est devenue chef de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"rubrique":[1223],"thematique":[203],"auteur":[1942],"dossier":[205],"mode":[61],"revue":[206],"type_article":[452],"check":[2023],"class_list":["post-9493","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","rubrique-perinatalite","thematique-hommages","auteur-genevieve-appell","dossier-myriam-david-sa-vie-son-oeuvre","mode-gratuit","revue-206","type_article-dossier","check-ok"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9493","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9493"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9493\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15603,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9493\/revisions\/15603"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9493"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=9493"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=9493"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=9493"},{"taxonomy":"dossier","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/dossier?post=9493"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=9493"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=9493"},{"taxonomy":"type_article","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/type_article?post=9493"},{"taxonomy":"check","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/check?post=9493"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}