{"id":9473,"date":"2021-08-22T07:30:04","date_gmt":"2021-08-22T05:30:04","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/travail-du-feminin-et-renoncement-pulsionnel-2\/"},"modified":"2021-09-16T12:21:35","modified_gmt":"2021-09-16T10:21:35","slug":"travail-du-feminin-et-renoncement-pulsionnel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/travail-du-feminin-et-renoncement-pulsionnel\/","title":{"rendered":"Travail du f\u00e9minin et renoncement pulsionnel"},"content":{"rendered":"\n<p>Danielle Margueritat repense \u00e0 la mani\u00e8re dont Robert Pujol reprenait la revendication des f\u00e9ministes&nbsp;: \u00ab&nbsp;ce qu\u2019aiment les femmes disaient les f\u00e9ministes, c\u2019est le milieu&#8230; aqueux. Question, comment l\u2019\u00e9crire&nbsp;?&nbsp;\u00bb (2007, p. 151).<\/p>\n\n\n\n<p>Le renoncement pulsionnel accompli par le \u00ab&nbsp;petit primitif&nbsp;\u00bb qui doit parcourir en un raccourci presque \u00e9trangement inqui\u00e9tant une longue portion du d\u00e9veloppement culturel humain (Freud, 1938, p. 279) nourrit \u00e0 la fois le progr\u00e8s et l\u2019hostilit\u00e9 \u00e0 la culture, o\u00f9 le d\u00e9dommagement culturel est rarement \u00e0 la hauteur du dommage pulsionnel. Et, c\u2019est un paradoxe majeur que la violence du surmoi se nourrit et se renforce de chaque renoncement, parce qu\u2019il d\u00e9nonce \u00e0 la fois l\u2019intensit\u00e9 et l\u2019indestructibilit\u00e9 des v\u0153ux meurtriers et le d\u00e9sir \u00e9rotique dont on s\u2019abstient, paradoxalement source de culpabilit\u00e9. Dans <em>Sur la prise de possession du feu<\/em> (1932), Freud, \u00e0 partir du mythe de Prom\u00e9th\u00e9e, fait d\u00e9river la ma\u00eetrise du feu du renoncement au plaisir homosexuel de l\u2019\u00e9teindre par le jet d\u2019urine, repr\u00e9sentant une \u00ab&nbsp;grande conqu\u00eate culturelle&nbsp;\u00bb. Le feu y est associ\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9rotisme ur\u00e9tral et l\u2019ambition. Dans la tige de fenouil que Prom\u00e9th\u00e9e a vol\u00e9 aux dieux et transporte pour aller le remettre aux hommes, Freud propose qu\u2019il ne s\u2019agit pas de feu mais d\u2019eau, celle du jet d\u2019urine, par le processus du renversement en son contraire. Bien qu\u2019il s\u2019interroge en une courte incise sur le caract\u00e8re creux de cette tige, il soutient le symbole de la \u00ab&nbsp;tige-p\u00e9nis&nbsp;\u00bb. Plusieurs, et particuli\u00e8rement Jean Laplanche ont comment\u00e9 cet \u00ab&nbsp;\u00e9vitement&nbsp;\u00bb qui aurait pu conduire \u00e0 des interrogations sur la bisexualit\u00e9 psychique et le symbole du vagin. C\u2019est aussi l\u2019\u00e9rotisme ur\u00e9tral chez la fille qui est \u00e9vit\u00e9, sur lequel nous nous sommes attard\u00e9es (Carton, Djardem, 2018). Il est notable que l\u2019\u00e9criture de Prom\u00e9th\u00e9e ne suit que de trois mois la publication du texte sur la sexualit\u00e9 f\u00e9minine. Dans ce texte, Freud redit l\u2019ant\u00e9riorit\u00e9 et la force des motions libidinales masculines chez la fille, avec le phallus comme \u00ab&nbsp;seul organe v\u00e9ritable&nbsp;\u00bb, le vagin n\u2019\u00e9tant \u00ab&nbsp;pour ainsi dire pas pr\u00e9sent pendant de longues ann\u00e9es, ne donnant peut-\u00eatre des sensations qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque de la pubert\u00e9&nbsp;\u00bb (1931, p. 12). Il y r\u00e9pond aux critiques contemporaines qui s\u2019\u00e9taient \u00e9lev\u00e9es, entre autres celles de Karen Horney, Ernest Jones, Melanie Klein, ayant soutenu la connaissance pr\u00e9coce du vagin, rel\u00e9guant l\u2019envie du p\u00e9nis de la fille au statut de formation secondaire d\u00e9fensive. De nombreuses voix ont continu\u00e9 \u00e0 s\u2019\u00e9lever, en particulier d\u2019analystes femmes, pour qualifier la th\u00e9orie du primat phallique de th\u00e9orie sexuelle infantile de Freud. Retenons la critique percutante de Monique Schneider, qui, dans <em>Le paradigme f\u00e9minin<\/em> (2004), avait pos\u00e9 que le d\u00e9ni de la confrontation \u00e0 ce qui ne se voit pas et l\u2019assimilation entre le \u00ab&nbsp;pas per\u00e7u&nbsp;\u00bb \u00e0 un inconnu et un irrepr\u00e9sentable rel\u00e8vent d\u2019une position strictement masculine.<\/p>\n\n\n\n<p>De l\u2019ignorance infantile de la diff\u00e9rence des sexes na\u00eet la repr\u00e9sentation de la femme au p\u00e9nis, qui r\u00e9appara\u00eet dans les r\u00eaves de l\u2019adulte, repr\u00e9sentation \u00ab&nbsp;que tous les enfants ont eue un jour&nbsp;\u00bb et qui contient, comme toute th\u00e9orie sexuelle infantile typique, \u00ab&nbsp;un fragment de pure v\u00e9rit\u00e9&nbsp;\u00bb (1908, p. 19). Elle fonde la grande \u00e9nigme sur laquelle bute le petit chercheur infantile, \u00e0 savoir comment l\u2019enfant a \u00e9t\u00e9 mis dans le ventre de la m\u00e8re. \u00ab&nbsp;Tous deux (le gar\u00e7on et la fille) ont commenc\u00e9 \u00e0 mettre leur activit\u00e9 intellectuelle au service de la recherche sexuelle, tous deux partant de la pr\u00e9supposition de la pr\u00e9sence universelle du p\u00e9nis&nbsp;\u00bb (1938, p. 243). Ainsi la recherche restera-t-elle infructueuse, sera refoul\u00e9e, mais elle aura fourni le prototype de tout travail de pens\u00e9e ult\u00e9rieur, en m\u00eame temps que ce premier \u00e9chec a un effet paralysant pour les temps \u00e0 venir (1908, p. 21). De quelle fa\u00e7on ce travail de pens\u00e9e de la petite fille est-il susceptible d\u2019\u00eatre inhib\u00e9 et de durablement le rester&nbsp;? En conformit\u00e9 avec l\u2019assertion du peu d\u2019apports que la femme a fournis \u00e0 la culture, le texte sur Prom\u00e9th\u00e9e ne lui fait pas de place, en ad\u00e9quation avec les sp\u00e9cificit\u00e9s de sa travers\u00e9e de l\u2019\u0152dipe. Dans le texte sur la disparition du complexe d\u2019\u0152dipe (1924), Freud \u00e9voque la faiblesse de la constitution du surmoi puisque la menace de castration chez elle n\u2019y pr\u00e9side pas, \u00e9tant d\u00e9j\u00e0 r\u00e9alis\u00e9e. Dans <em>De la sexualit\u00e9 f\u00e9minine<\/em> (1931), il \u00e9crit que \u00ab&nbsp;les r\u00e9sultats culturels&nbsp;\u00bb de la d\u00e9sagr\u00e9gation du complexe d\u2019\u0152dipe de la fille \u00ab&nbsp;sont plus minces et de moindre port\u00e9e&nbsp;\u00bb, ce qu\u2019il confirme dans le texte sur <em>la F\u00e9minit\u00e9<\/em> (1932). Et si la petite fille entre dans la situation \u0153dipienne \u00ab&nbsp;comme dans un havre&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;une position de repos&nbsp;\u00bb, elle risque fort de n\u2019en sortir qu\u2019imparfaitement voire pas du tout (1931, pp. 212-213). Catherine Chabert s\u2019est depuis longtemps attach\u00e9e \u00e0 l\u2019examen du paradoxe de l\u2019insuffisance suppos\u00e9e de leur surmoi et d\u2019une inhibition de l\u2019agressivit\u00e9, notamment dans <em>F\u00e9minin m\u00e9lancolique<\/em> (2003). C\u2019est ici la part protectrice du surmoi qui s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9e insuffisante, laissant toute sa s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 \u00e0 la part critique, alimentant le retournement de l\u2019agressivit\u00e9 contre elle. A l\u2019inverse du gar\u00e7on qui a un objet \u00e0 perdre, investi en termes narcissiques et objectaux, chez la fille, du fait de la castration constat\u00e9e qui n\u2019a pu \u00eatre \u00e9vit\u00e9e, \u00ab&nbsp;(\u2026) la menace de perte demeure impr\u00e9cise, floue, et son objet reste mal identifi\u00e9, donc essentiellement diffus.&nbsp;\u00bb (p. 172). Et c\u2019est fondamentalement le maintien de l\u2019investissement libidinal de la m\u00e8re, la peur de perdre son amour, qui se cache derri\u00e8re l\u2019agressivit\u00e9 qui lui est adress\u00e9e, qu\u2019elle se d\u00e9voile ou reste retourn\u00e9e contre le moi, dans le masochisme ou le sacrifice, dans la tyrannie d\u2019un \u00ab&nbsp;surmoi au f\u00e9minin&nbsp;\u00bb qui n\u2019\u00e9pargne pas certaines configurations \u0153dipiennes des hommes.<\/p>\n\n\n\n<p>Si, suivant Freud, on pense la faiblesse du surmoi des femmes, c\u2019est donner la primaut\u00e9 de la tyrannie au \u00e7a, entre lesquels ce pauvre moi se d\u00e9bat &#8211; et on pourrait ajouter la r\u00e9alit\u00e9 \u00ab&nbsp;des hommes&nbsp;\u00bb lorsqu\u2019ils s\u2019y complaisent \u00e0 faire r\u00e9gner le primat phallique. La pens\u00e9e de la plus grande soumission au \u00e7a est le corollaire de ce qu\u2019elle rec\u00e8le de fantasmes angoissants, tout autant qu\u2019excitants, notamment \u00ab&nbsp;aquatiques&nbsp;\u00bb. Et s\u2019il est un moment o\u00f9, pourrait-on dire, Freud ne \u00ab&nbsp;se mouille pas&nbsp;\u00bb, c\u2019est quand, discutant du sentiment oc\u00e9anique de Romain Rolland, il conclue par une phrase de Schiller&nbsp;: \u00ab&nbsp;Qu\u2019il se r\u00e9jouisse, celui qui respire en haut dans la lumi\u00e8re rose&nbsp;!&nbsp;\u00bb (1930, p. 259). Comme le d\u00e9ploie Herbert Lehmann (2003), cette phrase est issue du po\u00e8me <em>Le plongeur<\/em>, qui voit avec effroi dans la profondeur de la mer \u00ab&nbsp;des salamandres, des dragons et d\u2019autres monstres s\u2019agitant dans ce gouffre infernal&nbsp;\u00bb. Freud se tient au-dessus de la civilisation mino\u00e9-myc\u00e9nienne devin\u00e9e dans les derni\u00e8res ann\u00e9es, et aussi, comme les spectateurs rest\u00e9s en haut dans le po\u00e8me, au-dessus de \u00ab&nbsp;l\u2019ouverture noire, sans fond, qu\u2019on dirait \u00eatre celle de l\u2019enfer&nbsp;\u00bb. Ainsi l\u2019\u00e9l\u00e9ment liquide porte son lot d\u2019inqui\u00e9tant, renvoyant aussi au sang des r\u00e8gles, incontenables, ou aux fantasmes pr\u00e9coces d\u2019urine meurtri\u00e8re que retrouve M. Klein. Par ailleurs, dans le lien fait par Freud entre \u00e9nur\u00e9sie et masturbation, c\u2019est la pens\u00e9e de la d\u00e9charge qui pr\u00e9vaut, en conformit\u00e9 avec l\u2019\u00e9quivalence du d\u00e9plaisir et de l\u2019augmentation de la tension. Cette r\u00e9tention, du c\u00f4t\u00e9 des plaisirs pr\u00e9liminaires, qui sont dits pervers lorsqu\u2019ils se prolongent trop, et pourtant, pr\u00e9cise Freud, pris\u00e9s par la femme, rejoint-elle l\u2019inqui\u00e9tant de la jouissance f\u00e9minine, infinie, neuf fois plus forte que celle de l\u2019homme selon le mythe de Tiresias qui voulut la conna\u00eetre. Celle-ci est-elle du c\u00f4t\u00e9 d\u2019une d\u00e9charge monstrueuse ou de celui de la figure hyst\u00e9rique de la femme laissant \u00ab&nbsp;passer un masochisme actif dont la pouss\u00e9e manque l\u2019orgasme&nbsp;\u00bb (Braunschweig, 1986, p. 956)&nbsp;? Qui rejoindrait finalement ce myst\u00e8re du \u00ab&nbsp;quelque chose dans la nature de la pulsion sexuelle elle-m\u00eame (qui n\u2019est) pas favorable \u00e0 ce que se produise la pleine satisfaction&nbsp;\u00bb (Freud, 1912, p. 139). Le tableau d\u2019Ary Scheffer d\u2019apr\u00e8s <em>Le plongeur<\/em> de Schiller figure, devant le gouffre des flots engloutissant, ces visages angoiss\u00e9s. Dans le po\u00e8me, un gentilhomme d\u00e9fie Dieu et les forces de la Nature en plongeant dans un torrent d\u00e9cha\u00een\u00e9 pour recueillir une coupe en or (qui peut symboliser le vagin), jet\u00e9e par son roi. Renouvelant l\u2019\u00e9preuve, le souverain lui promet sa fille s\u2019il r\u00e9ussit \u00e0 nouveau l\u2019exploit&nbsp;; mais au second plongeon le h\u00e9ros ne remonte pas. \u00ab&nbsp;On entend les flots qui mugissent. On se penche en tremblant sur le bord du gouffre. La vague s\u2019enfle, \u00e9cume, monte, redescend et remonte encore&nbsp;; mais elle ne ram\u00e8ne pas le plongeur&nbsp;\u00bb. N\u2019est-ce pas la m\u00e9taphore m\u00eame du sexe f\u00e9minin et de sa jouissance, et des risques encourus d\u2019engloutissement, de castration, de disparition\u2026 Dans le tableau, la fille qui attend au premier plan se trouve entre p\u00e8re et m\u00e8re, la main de la m\u00e8re enserrant son bras, dans le secret partag\u00e9, ou \u00e0 venir ou confisqu\u00e9 par la m\u00e8re, et qui les lie.<\/p>\n\n\n\n<p>Certes la femme ne peut pas pisser sur le feu, elle se br\u00fblerait. Du coup elle ne peut pas renoncer \u00e0 ce plaisir pour entrer dans la culture. <em>L\u2019analyse sans fin<\/em> se heurte au refus de la f\u00e9minit\u00e9 et de la bisexualit\u00e9 psychique pour les deux sexes, et ce \u00e0 quoi la femme doit renoncer, c\u2019est \u00e0 son envie du p\u00e9nis (Freud, 1937). L\u2019analyse doit l\u2019en gu\u00e9rir, quand c\u2019est la plupart du temps ce que pr\u00e9cis\u00e9ment elle est venue y chercher. Lorsque la fille a vu, sait qu\u2019elle ne l\u2019a pas, et veut l\u2019avoir (Freud, 1925), de quoi cette \u00ab&nbsp;envie&nbsp;\u00bb est-elle faite&nbsp;? Plusieurs perspectives ont revisit\u00e9 son origine et ses cons\u00e9quences, dont l\u2019inhibition au travail et aux d\u00e9veloppements culturels, sous-tendant une culpabilit\u00e9 f\u00e9minine sp\u00e9cifique. La perspective originale de Danielle Margueritat (2002) a particuli\u00e8rement retenu notre attention&nbsp;: \u00ab&nbsp;Il y a l\u00e0 un outil en or, mais \u00e0 quoi peut-il bien servir, et pourquoi est-il en or&nbsp;?&nbsp;\u00bb (p. 121). C\u2019est un objet qui lui permettrait de pouvoir faire&nbsp;: d\u2019abord tout ce que peuvent faire les gar\u00e7ons, pipi debout, avoir quelque chose \u00e0 montrer dans les jeux d\u2019enfants, pouvoir jouer avec ce sexe et obtenir cette jouissance fantasm\u00e9e. Ensuite, de fa\u00e7on m\u00e9taphorique, c\u2019est un objet d\u2019embl\u00e9e marqu\u00e9 par l\u2019\u00e9nigme (transmise aussi par le sexuel infantile inconscient des parents). Il y a ici reconnaissance de l\u2019absence, port\u00e9e par l\u2019envie du p\u00e9nis, source de pouss\u00e9e libidinale vers l\u2019avant&nbsp;: du d\u00e9sir de \u00ab&nbsp;pouvoir p\u00e9n\u00e9trer, elle aussi, dans le monde&nbsp;\u00bb (p. 122). Ainsi n\u2019est-il pas seulement retournement de la pulsion passive de recevoir. Le pire pour Danielle Margueritat serait que cette envie s\u2019\u00e9teigne, qu\u2019elle disparaisse. Son advenue en analyse permettra qu\u2019elle prenne un autre essor qu\u2019une \u00ab&nbsp;envie envieuse, destructrice ou castratrice du p\u00e9nis de l\u2019autre&nbsp;\u00bb. Ainsi pour l\u2019auteur, le \u00ab&nbsp;roc&nbsp;\u00bb freudien sur lequel bute l\u2019analyse des femmes est le d\u00e9ni de la castration ou le renoncement accompli qui dit qu\u2019il n\u2019y aura jamais rien. Ce qui manque \u00e0 ces femmes est bien l\u2019envie du p\u00e9nis, qui n\u2019est ni identification masculine ni identification au phallus, en de\u00e7\u00e0, elle, de la diff\u00e9rence des sexes. Dans son dernier ouvrage, Jean-Claude Rolland fait cette hypoth\u00e8se audacieuse que les premi\u00e8res cr\u00e9ations culturelles de l\u2019humanit\u00e9 sont n\u00e9es du deuil n\u00e9cessaire de la repr\u00e9sentation de la femme au p\u00e9nis, visant \u00e0 compenser cette perte (2015). Ainsi peut-on penser, que pour les femmes comme les hommes, sa retrouvaille en analyse, de m\u00eame que l\u2019advenue de l\u2019envie du p\u00e9nis chez la femme, font partie du travail du f\u00e9minin, et autorise l\u2019entr\u00e9e dans la culture.<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9473?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Danielle Margueritat repense \u00e0 la mani\u00e8re dont Robert Pujol reprenait la revendication des f\u00e9ministes&nbsp;: \u00ab&nbsp;ce qu\u2019aiment les femmes disaient les f\u00e9ministes, c\u2019est le milieu&#8230; aqueux. Question, comment l\u2019\u00e9crire&nbsp;?&nbsp;\u00bb (2007, p. 151). 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