{"id":22445,"date":"2022-04-10T21:11:00","date_gmt":"2022-04-10T19:11:00","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/?post_type=parution&#038;p=22445"},"modified":"2022-04-03T10:18:22","modified_gmt":"2022-04-03T08:18:22","slug":"la-chute-de-lintime","status":"publish","type":"parution","link":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/parution\/la-chute-de-lintime\/","title":{"rendered":"La chute de l&rsquo;intime"},"content":{"rendered":"\n<p><strong><em>La chute de l\u2019intim<\/em><\/strong><em>e<\/em> est un livre travers\u00e9 par la clinique. Clinique de la vie qui d\u00e9sire, qui s\u2019interroge et qui construit lorsque sont pr\u00e9serv\u00e9es les fronti\u00e8res de l\u2019intime. Cliniquedu discours des patientsdans ce lieu de l\u2019intime qu\u2019est la psychanalyse, l\u00e0 o\u00f9 se fait au plus pr\u00e8s l\u2019\u00e9preuve d\u2019une diff\u00e9rence \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de soi. Mais aussi clinique du monde, monde d\u00e9mocratique menac\u00e9 par la m\u00e9lancolisation du discours qui s\u2019est faite entendre dans le temps des restrictions sanitaires mises en place pour lutter contre la propagation de la Covid-19.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>PLAIDOYER POUR L\u2019INTIME.<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p><strong>L&rsquo;\u00e9criture \u00e9pouse le fond<\/strong> de l\u2019intime pour mieux lui donner corps, cr\u00e9er des images et partager une mythologie. Ce corps c\u2019est celui de la f\u00e9e M\u00e9lusine, figure de l\u00e9gende qui se m\u00e9tamorphose chaque samedi en femme serpent dans le secret de sa salle d\u2019eau.<del> <\/del>&nbsp;All\u00e9gorie de l\u2019intime, elle vient t\u00e9moigner de la n\u00e9cessit\u00e9 pour chacun de poss\u00e9der des territoires personnels qui d\u00e9limitent le champ de l\u2019intime pour qu\u2019une transformation puisse avoir lieu. Tant que son secret est respect\u00e9, M\u00e9lusine peut consoler, construire, apporter son \u00e9cot \u00e0 la cit\u00e9<ins>&nbsp;;<\/ins><del>,<\/del> mais \u00e0 la trahison de la parole donn\u00e9e, son intimit\u00e9 est viol\u00e9e, la cr\u00e9ation cesse et des pr\u00e9sages de mort s\u2019ensuivent. Point d\u2019action politique dans la cit\u00e9, point de destin de b\u00e2tisseuse, sans la possibilit\u00e9 d\u2019un temps de retrait pour abriter un secret, celui d\u2019une rencontre avec la parole de l\u2019Autre. Un dehors et un dedans inextricablement li\u00e9s. &nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c0 l\u2019instar de l\u2019ami intime<\/strong> dont elle d\u00e9ploie la fonction, Laurence Joseph&nbsp;refait le monde avec nous, elle le refait parce qu\u2019elle le renomme, en appelant ainsi au transfert du lecteur. Elle aiguise notre curiosit\u00e9 par une \u00e9criture emprunte de fra\u00eecheur. \u00ab&nbsp;Un langage nouveau suscite des id\u00e9es nouvelles et des pensers nouveaux veulent une langue fra\u00eeche&nbsp;\u00bb disait Raymond Queneau plaidant pour une langue vivante. Cette fra\u00eecheur permet de reprendre, d\u2019entendre autrement, d\u2019ouvrir d\u2019autres horizons, une \u00e9criture plaidoyer de l\u2019intime. Une \u00e9criture o\u00f9 les signifiants se lib\u00e8rent, trouvent une autre destin\u00e9e. C\u2019est peut-\u00eatre le tr\u00e8s beau chapitre sur <em>l\u2019Autre en moi<\/em> qui touche au plus pr\u00e8s cette d\u00e9licatesse-l\u00e0. Ici l\u2019intime dans des circonstances ordinaires fait l\u2019exp\u00e9rience extraordinaire de l\u2019alt\u00e9rit\u00e9. Aborder l\u2019essence de l\u2019intime c\u2019est aussi \u00e9clair\u00e9 sa fragilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>TEMOIGNAGE DE LA CHUTE DE L\u2019INTIME<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p><strong>Cette fragilit\u00e9 a \u00e9t\u00e9 \u00e9prouv\u00e9e<\/strong> dans l\u2019\u00e9branlement du socle de l\u2019intime, de ses bords, lors des restrictions sanitaires qui ont rendu impossible ce retranchement dans \u00ab&nbsp;une chambre \u00e0 soi&nbsp;\u00bb. Le confinement. Temps suspendu et<ins>,<\/ins> pour certains, temps confisqu\u00e9 dans lequel r\u00e9sonne d\u00e9j\u00e0 ce sentiment de pr\u00e9judice propre \u00e0 la m\u00e9lancolie. Temps mort car sans diff\u00e9rence, sans ponctuation, sans battement entre le dehors et le dedans, par essence plus de rythme, ni pulsation. L\u2019entendu ne pouvant \u00eatre n\u00e9glig\u00e9, l\u2019\u00e9criture t\u00e9moigne. Elle t\u00e9moigne de l\u2019abrasement des discours, du lissage des subjectivit\u00e9s, de l\u2019asth\u00e9nie du d\u00e9sir, \u00ab&nbsp;d\u2019une perte de la capacit\u00e9 d\u2019aimer<em>&nbsp;\u00bb<\/em>, cette caract\u00e9ristique psychique de la m\u00e9lancolie pour Freud<ins>,<\/ins> qui pour l\u2019auteure fait \u00e9cho \u00e0 l\u2019indiff\u00e9rence, \u00e0 la disparition pour le go\u00fbt des autres, du prochain, pouvant aller au rejet, \u00e0 la s\u00e9gr\u00e9gation. Ce qui a \u00e9t\u00e9 entendu, c\u2019est que le discours totalitaire sur la Covid \u00ab&nbsp;a dess\u00e9ch\u00e9 les autres discours, et pr\u00e9cis\u00e9ment ce langage cr\u00e9ateur qui est celui de l\u2019intime. C\u2019est cela la m\u00e9lancolisation du discours.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;Priv\u00e9s de rencontres et d\u2019\u00e9v\u00e9nements<\/strong>, ce sont les coordonn\u00e9es de l\u2019alt\u00e9rit\u00e9 qui se sont \u00e9rod\u00e9es&nbsp;\u00bb et cet effacement de l\u2019autre a provoqu\u00e9 des sentiments d\u2019abandon, de solitude, de doute et de col\u00e8re. De col\u00e8re car pour certains, c\u2019est le monde lui-m\u00eame qui les a abandonn\u00e9s&nbsp;: l\u2019\u00e9tat, le syst\u00e8me de sant\u00e9, la science, le savoir, \u00ab&nbsp;de tout ce qui faisait abri, aucun n\u2019a tenu parole&nbsp;\u00bb<em>.<\/em> Ces sentiments ne sont pas nouveaux, ils ont seulement trouv\u00e9 \u00e0 se faire entendre \u00e0 l\u2019occasion de la pand\u00e9mie.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Serrant au plus pr\u00e8s <em>Deuil et M\u00e9lancolie<\/em><\/strong><em>, <\/em>Laurence Joseph y tire le fil de \u00ab&nbsp;la constellation psychique de la r\u00e9volte&nbsp;\u00bb, m\u00e9lancolisation pr\u00e9c\u00e9dant l\u2019accablement m\u00e9lancolique, moment o\u00f9 l\u2019intime entame sa chute. Un \u00e9tat psychique guid\u00e9 par un sentiment de trahison. Ici n\u2019existe plus cette possibilit\u00e9 d\u2019\u00e9nigme qui \u00e9taye, seul<ins>e<\/ins> r\u00e8gne la certitude ravageante d\u2019un sentiment de pr\u00e9judices et de remords. Victime de trahison, le sujet pr\u00e9-m\u00e9lancolique en vient \u00e0 se d\u00e9tourner des principes d\u00e9mocratiques car il consid\u00e8re qu\u2019il n\u2019a \u00e9t\u00e9 ni entendu ni prot\u00e9g\u00e9. Il se sent l\u00e9s\u00e9, laiss\u00e9-pour-compte. Cet \u00e9tat est un moment clinique hautement li\u00e9 au politique alerte l\u2019auteure, car le lien d\u00e9mocratique s\u2019\u00e9puise et se teinte de n\u00e9gativisme, couleur m\u00e9lancolique. On ne peut qu\u2019entendre le&nbsp;: \u00ab&nbsp;\u00c0 quoi bon\u2026&nbsp;\u00bb et donc l\u2019abstention.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>N\u00e9gativisme d\u2019une part et agressivit\u00e9 de l\u2019autre<\/strong>. Le sujet emprunt du remords \u00ab&nbsp;d\u2019avoir cru en l\u2019objet qui \u00e9tait entr\u00e9 dans le champ du d\u00e9sir et qui a \u00e9t\u00e9 retir\u00e9&nbsp;\u00bb, a envie d\u2019en d\u00e9coudre. Revenant \u00e0 l\u2019\u00e9tymologie du remords, l\u2019auteure nous fait entendre combien la m\u00e9lancolie est porteuse d\u2019insurrection car il va s\u2019agir de \u00ab&nbsp;mordre en retour&nbsp;\u00bb, il faut r\u00e9pondre et attaquer l\u00e0 o\u00f9 on a \u00e9t\u00e9 bless\u00e9. Du remords d\u00e9coule la d\u00e9fiance. D\u00e9fiance de l\u2019alt\u00e9rit\u00e9, de la parole politique trompeuse \u00e0 laquelle on avait pourtant cru. Le dehors hostile et menteur, il faut s\u2019en d\u00e9saffilier. Le complotisme vient s\u2019infiltrer dans cette crise de confiance, en proposant \u00ab&nbsp;une autre mythologie pour d\u00e9gager l\u2019autre de sa cr\u00e9dulit\u00e9 et le persuader des tromperies du pouvoir.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La pertinence<\/strong> de \u00ab&nbsp;la constellation psychique de la r\u00e9volte&nbsp;\u00bb se fait entendre tout au long de ce chapitre tant ses ressorts viennent \u00e9clairer les maux de notre soci\u00e9t\u00e9 qui mettent en p\u00e9ril le socle d\u00e9mocratique.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>MANIFESTE POUR L\u2019INTIME AU REGARD DE LA DEMOCRATIE<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p><strong>R\u00e9pondant tout autant aux exigences<\/strong> d\u2019une recherche \u00e0 laquelle la pratique de la psychanalyse engage qu\u2019\u00e0 l\u2019intime conviction de l\u2019auteure, l\u2019\u00e9criture se fait moins ronde, plus incisive, elle percute. Laurence Joseph investigue ce qu\u2019il advient du discours dans son destin collectif quand il se m\u00e9lancolise. Elle questionne notamment les risques encourus par le discours si, \u00e0 l\u2019instar du moi m\u00e9lancolique, il en venait \u00e0 se prendre pour un objet et se retournait contre lui.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;Le globish galopant<\/strong> rejoint par la novlangue de la Covid&nbsp;\u00bb ont d\u00e9j\u00e0 rendu fragile la parole singuli\u00e8re. Ainsi, d\u2019autres discours captant le d\u00e9sarroi de l\u2019abandon et la haine sourde de l\u2019objet, pourraient advenir et se glisser dans cet intime chut\u00e9, discours port\u00e9s par un Autre s\u00e9ducteur pervers. Cet Autre n\u2019est pas l\u2019interlocuteur avec lequel une m\u00e9tamorphose pourrait s\u2019op\u00e9rer, car cet Autre ne se laisse pas transformer par celui qui y adh\u00e8re, il ne cherche que le pouvoir et la jouissance\u2026 Le vote de plus<em>.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019intime chut\u00e9<\/strong>, c\u2019est un intime qu\u2019on a fait taire car il n\u2019est plus entendu. Une sortie du discours. Si la parole n\u2019\u00e9veille plus la curiosit\u00e9 et le d\u00e9sir de l\u2019autre, le sujet ne se sent plus compt\u00e9 parmi les autres mais rejet\u00e9 comme un d\u00e9chet. C\u2019est le sujet tout entier qui peut en venir \u00e0 chuter, chuter jusqu\u2019au trottoir si ce n\u2019est par la fen\u00eatre.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00c0 chaque \u00e9tage<\/strong> chut\u00e9 de l\u2019intime concorde une mutation du lien social inh\u00e9rente \u00e0 la m\u00e9lancolisation du discours. L\u2019immeuble est haut, la chute est longue. Nous ne pourrons ici en recenser tous les niveaux. Mentionnons cependant le passage <em>Destruction de l\u2019intime<\/em> o\u00f9 l\u2019auteure noue les \u00e9laborations de Lacan sur l\u2019ex-time \u00e0 la disparition de l\u2019autre au long des divers confinements, rendant tout un chacun plus mall\u00e9able \u00e0 cette part d\u2019ex-time en lui.&nbsp; Son d\u00e9velopp\u00e9 est \u00e9difiant sur ce qu\u2019il pourrait advenir de l\u2019efficience du langage, de son lien \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 et par l\u00e0 m\u00eame de notre curiosit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Pour autant, Laurence Joseph<\/strong> ne succombe pas \u00e0 la m\u00e9lancolisation du discours. <em>La chute de l\u2019intime <\/em>en fait foi. Quand Lacan en 1967 s\u2019adressait aux psychiatres de Saint-Anne, les alertant sur les effets de la s\u00e9gr\u00e9gation, il les enjoignait \u00e0 une forme de curiosit\u00e9 en leur disant qu\u2019ils pourraient avoir quelque chose \u00e0 dire \u00e0 ce sujet, \u00ab&nbsp;sur le sens v\u00e9ritable que \u00e7a a&nbsp;\u00bb car \u00ab&nbsp;savoir comment les choses se produisent \u00e7a permet tr\u00e8s certainement de leur donner une forme diff\u00e9rente.&nbsp;\u00bb Cet ouvrage rel\u00e8ve de cette mission, il a la puissance de la curiosit\u00e9 de l\u2019auteure, curiosit\u00e9 telle qu\u2019elle y est d\u00e9finie&nbsp;: \u00ab&nbsp;c\u2019est l\u2019acte de pr\u00eater attention au monde, \u00e0 ses d\u00e9tails, \u00e0 ses changements (\u2026) la curiosit\u00e9 \u00e0 l\u2019autre est un moyen de prendre soin.&nbsp;\u00bb La r\u00e9ponse de Laurence Joseph \u00e0 la chute de l\u2019intime est la proposition d\u2019un espace&nbsp;en partage pour m\u00e9tamorphose(s).&nbsp;<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-parution pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution\/22445?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"featured_media":22467,"template":"","rubrique":[],"thematique":[1204],"auteur":[2531,2530],"mode":[60],"revue":[2528],"auteur_livre":[2532],"class_list":["post-22445","parution","type-parution","status-publish","has-post-thumbnail","hentry","thematique-psychanalyse","auteur-capucine-violet","auteur-laurence-joseph","mode-payant","revue-leffacement-psychique-retrait-absence-depression","auteur_livre-laurence-joseph"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution\/22445","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution"}],"about":[{"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/parution"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media\/22467"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=22445"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=22445"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=22445"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=22445"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=22445"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=22445"},{"taxonomy":"auteur_livre","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur_livre?post=22445"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}