{"id":12973,"date":"2021-09-12T10:13:49","date_gmt":"2021-09-12T08:13:49","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/parution\/la-violence-dans-le-soin\/"},"modified":"2021-09-22T18:36:04","modified_gmt":"2021-09-22T16:36:04","slug":"la-violence-dans-le-soin","status":"publish","type":"parution","link":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/parution\/la-violence-dans-le-soin\/","title":{"rendered":"La violence dans le soin"},"content":{"rendered":"\n<p>Avant de d\u00e9velopper le riche contenu de cet ouvrage, quelques mots de son origine : il est issu de deux s\u00e9minaires (l\u2019un universitaire, l\u2019autre psychanalytique) anim\u00e9 par Albert Ciccone, dispositif qui avait d\u00e9j\u00e0 donn\u00e9 naissance \u00e0&nbsp;<em>La part b\u00e9b\u00e9 du soi<\/em>. Cela se sent car il s\u2019agit d\u2019un v\u00e9ritable travail collectif, des fils, des liens courant d\u2019un chapitre \u00e0 l\u2019autre \u00e0 partir de la premi\u00e8re partie programma-tique \u00e9crite par le ma\u00eetre d\u2019\u0153uvre. Ensuite, les dix autres auteurs, tous praticiens (psychologues, psychanalystes, psychiatres) creusent cette probl\u00e9matique \u00e0 partir de leurs terrains de pratique, les uns dans une logique d\u2019accumulation de situations qui mettront le lecteur \u00e0 l\u2019\u00e9preuve, les autres dans une logique au plus pr\u00e8s de situations cliniques qui permettent de r\u00e9introduire du processus, donc de l\u2019espoir, face aux violences dans le soin.<em>&nbsp;La violence dans le soin<\/em>&nbsp;fait le choix explicite de ne pas se consacrer aux violences manifestes (maltraitance, sexuelles) mais \u00e0 la violence \u00e9vitable dans le soin, en particulier psychique. En effet, ainsi que le soulignent divers auteurs, si le soin a une dimension n\u00e9cessairement violente, d\u00e8s lors qu\u2019il s\u2019agit de mettre en travail ce qui fait souffrir psychiquement, il est bien des violences inutiles, anti-th\u00e9rapeutiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s un rappel des fondements de la position clinique, rappel qui fait ressortir que ces fondements sont, indissociablement, politiques, A. Ciccone d\u00e9cline les trois registres de la violence qu\u2019il a rep\u00e9r\u00e9s : dans les requ\u00eates sociales, dans les logiques institutionnelles, dans le transfert et&nbsp; le contre-transfert. Il en ressort un positionnement qui, pour n\u2019\u00eatre pas nouveau, n\u2019en doit pas moins \u00eatre rappel\u00e9 : la violence dans le soin se situe dans la tension entre le m\u00e9tacadre (qui actuellement met \u00e0 mal les professionnels dans leur exercice professionnel), le cadre (insti-tutionnel) et les effets de la pathologie des patients (selon la logique du principe de Bleger). En effet, il n\u2019est pas rare que la question soit rabattue sur un de ces p\u00f4les alors qu\u2019ils sont en interaction, in\u00e9gale bien entendu ! Il en r\u00e9sulte une hypoth\u00e8se centrale \u00e0 tout l\u2019ouvrage : la violence dans le soin r\u00e9sulte d\u2019une insuffisante analyse du transfert et du contre-transfert. Ainsi la violence in\u00e9labor\u00e9e par les soignants, qu\u2019elle vienne de leur confrontation au politique, \u00e0 l\u2019\u00e9conomique ou aux pathologies, rejaillit dans le soin au risque de s\u2019enkyster dans la honte des professionnels. Elle met d\u00e8s lors \u00e0 mal ce qu\u2019A. Ciccone nomme la pr\u00e9occupation soignante primaire, formule d\u00e9clin\u00e9e en pr\u00e9occupation soignante terminale&nbsp; par L. Syp-Sametsky et en parentalit\u00e9 dans la cit\u00e9 par M. Garot. Sans doute le transfert du mod\u00e8le parental au champ social m\u00e9riterait-il d\u2019\u00eatre discut\u00e9 (voir G. Mendel,&nbsp;<em>La soci\u00e9t\u00e9 n\u2019est pas une famille<\/em>), sans doute serait-il aussi int\u00e9ressant d\u2019engager le dialogue avec les auteurs du care car il semble y avoir l\u00e0 des points de conver-gences fructueux. Les chapitres qui suivent frappent par le ton et l\u2019implication personnels forts des auteurs en m\u00eame temps que par une v\u00e9ritable prise de risque d\u2019oser se pr\u00e9senter dans ses difficult\u00e9s, ses erreurs, ses questionnements profonds qui r\u00e9sonnent de texte en texte.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi E. Calamote souligne-t-il que ce que l\u2019on croit th\u00e9rapeu-tique peut emp\u00eacher de penser la relation clinique singuli\u00e8re. J-B Desveaux, dans sa&nbsp;<em>Chronique d\u2019un groupe d\u2019analyse de la pratique dans une institution m\u00e9dico-sociale naissante<\/em>, d\u00e9veloppe une double violence. Celle d\u2019une institution qui \u00ab m\u00e9lange \u00bb des populations (adolescents et adultes d\u00e9ficients et\/ou pr\u00e9sen-tant des troubles psychotiques et autistiques associ\u00e9s), ce qui met en permanence l\u2019\u00e9quipe \u00e0 mal, en particulier parce que le peu d\u2019\u00e9volution entra\u00eene des mouvements d\u00e9pressifs chez l\u2019\u00e9quipe (ce qui se retrouve dans l\u2019apport d\u2019E. Veyron La Croix). D\u00e8s lors, de sa place de superviseur,&nbsp;&nbsp;&nbsp; J-B Desveaux se pose la question des \u00ab besoins des soignants \u00bb, besoin que l\u2019institution a \u00e0 pourvoir dans la mesure o\u00f9 ils participent \u00e0 la r\u00e9alisation de la t\u00e2che primaire.&nbsp; Avec un beau sens de la formule, E. Calamote propose que \u00ab est violent ce qui ne souffre aucun retard, est dans l\u2019urgence aussi, la part du patient trop soumis au retard des autres. \u00bb. Et c\u2019est bien \u00e0 cette violence qu\u2019il est soumis et qu\u2019il soumet la jeune fille qu\u2019il est appel\u00e9 \u00e0 rencontrer suite \u00e0 un accouchement sous X qui fait suite \u00e0&nbsp; un d\u00e9ni de grossesse.&nbsp; Alors qu\u2019il se rend en urgence au chevet d\u2019Eva, qui ne demande ni ne s\u2019oppose, au fil de l\u2019entretien, l\u2019auteur en vient \u00e0 se questionner sur le bien-fond\u00e9 de cette intervention, sauf \u00e0 penser qu\u2019elle est d\u2019abord au service de l\u2019\u00e9quipe de la maternit\u00e9 \u00e0 laquelle cette situation fait particuli\u00e8rement violence, ce qui la rend impensable. Ce chapitre nous vaut aussi une r\u00e9flexion sur l\u2019infiltration du religieux dans le travail du psychologue, infiltration qui peut aussi \u00eatre source de violence. Le psychologue est d\u00e8s lors pris, agi et acteur, dans cette violence de l\u2019urgence impensable sur le coup et m\u00eame encore, pour partie, apr\u00e8s-coup.<\/p>\n\n\n\n<p>Les chapitres suivants, d\u2019E. Veyron La Croix (sur les personnes souffrant de d\u00e9ficiences intel-lectuelles) et d\u2019E. Bonneville-Baruchel (sur \u00ab les enfants plac\u00e9s, n\u00e9glig\u00e9s, oubli\u00e9s \u00bb), sont sans doute les plus \u00e9prouvants de l\u2019ouvrage car ils accumulent des br\u00e8ves situations cliniques qui produisent un profond v\u00e9cu de malaise et d\u2019impuissance contre lequel elles luttent en optant pour un ton militant afin de pouvoir soutenir des conditions minimales de ce que certains appellent la bientraitance, que nous appel-lerons classiquement bienveil-lance. La premi\u00e8re auteure, qui s\u2019appuie fort utilement sur les repr\u00e9sentations sociales de la d\u00e9ficience, souligne que la violence des soignants rel\u00e8ve en particulier de mouvements de d\u00e9gagement de ceux-ci vis-\u00e0-vis du risque d\u2019\u00eatre contamin\u00e9s par la d\u00e9valorisation sociale de ceux dont ils s\u2019occupent. D\u00e8s lors, ces professionnels ont \u00e0 \u00e9laborer des affects de honte et de culpabilit\u00e9. Suivant l\u2019hypoth\u00e8se centrale du livre, la non \u00e9laboration de ceux-ci ressurgit comme violence dans le soin, comme s\u2019il s\u2019agissait de se venger sur les patients de leur \u00eatre assimil\u00e9s. La seconde auteure montre les terribles r\u00e9p\u00e9titions briseuses de liens intersubjectifs autant qu\u2019intrapsychiques chez un certain nombre d\u2019enfants plac\u00e9s de mani\u00e8re incoh\u00e9rente, en particulier du fait du dogme du maintien de la relation au parent.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s de tels chapitres, celui propos\u00e9 par V. Rousselon, et alors m\u00eame qu\u2019il d\u00e9veloppe une probl\u00e9matique clinique lourde, apporte de la vie. En effet, la cr\u00e9ativit\u00e9 relationnelle permet de faire entrer dans le soin ce que les soignants rejettent d\u2019abord : l\u2019alimentation. En effet, la m\u00e8re d\u2019un enfant gravement autiste apporte de la nourriture maghr\u00e9bine \u00e0 l\u2019h\u00f4pital de jour ; dans un premier temps l\u2019\u00e9quipe rejette cette m\u00e8re trop nourrici\u00e8re avant de reconna\u00eetre ses comp\u00e9-tences dans de bonnes odeurs et une restauration de la sen-sorialit\u00e9. Mais ce chapitre pose une autre question, celles des mod\u00e8les des soignants lorsque l\u2019autisme croise \u00ab l\u2019alt\u00e9rit\u00e9 culturelle \u00bb : si certains excluent le culturel, d\u2019autres en font la cl\u00e9 de vo\u00fbte de leur pens\u00e9e, ce qui dans tous les cas revient \u00e0 un positionnement id\u00e9ologique qui fait violence aux sujets accueillis dans leur singularit\u00e9. Or c\u2019est bien la construction d\u2019un cadre th\u00e9rapeutique hors norme qui permet de penser cette clinique si complexe.<\/p>\n\n\n\n<p>A partir d\u2019une observation tr\u00e8s fine de l\u2019investissement des espaces th\u00e9rapeutiques ouverts ou ferm\u00e9s dans un h\u00f4pital de jour pour enfant, C. L\u00e9v\u00eaque d\u00e9gage des analyseurs institutionnels particuli\u00e8rement pertinents qui permettent d\u2019\u00e9clairer en parti-culier les violences faites aux soignants, ce qui n\u2019est bien s\u00fbr pas sans effet sur la relation et la disponibilit\u00e9 aux patients.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans son beau chapitre, avec l\u00e0 encore une forte et touchante implication personnelle, A. Paillard se questionne sur les violences dans le soin telles qu\u2019elles \u00e9mergent lors d\u2019une demande de deuxi\u00e8me (ou plus) psychoth\u00e9rapie. Tout psychiste ayant un peu d\u2019anciennet\u00e9 conna\u00eet cela et sait la difficult\u00e9 \u00e0 le traiter. A Paillard y entend les violences inutiles de certains th\u00e9rapeutes qui touchent toujours des points in\u00e9labor\u00e9s du contre-transfert, ce qui ressort particuli\u00e8rement dans certains passages \u00e0 l\u2019acte des th\u00e9rapeutes. Mais elle met aussi cette question \u00e0 l\u2019\u0153uvre \u00e0 partir de certaines de ses propres difficult\u00e9s, en particulier dans le suivi de Sylvain, adolescent lourd et lent pour lequel elle inventera des am\u00e9nagements qu\u2019elle n\u2019aura pas toujours le courage de soutenir, y compris pour des raisons qui croisent des \u00e9v\u00e9nements personnels.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec L. Syp-Sametsky et C. Bonnefoy,&nbsp; nous touchons \u00e0 la violence dans le soin somatique. Avec finesse chacune de ces deux auteures ne se laissent pas prendre dans le clivage facile somatique-psychique, m\u00e9decin-psychologue. L\u2019une et l\u2019autre, \u00e0 leur fa\u00e7on, soulignent tout d\u2019abord la violence de la maladie elle-m\u00eame (oncologie et fin de vie pour la premi\u00e8re, p\u00e9diatrie et maladie chronique grave pour la seconde), la violence n\u00e9cessaire de certains soins, la violence inutile aussi, parfois. L. Syp-Sametsky, \u00e0 partir d\u2019une clinique de fin de vie particuli\u00e8rement douloureuse en oncologie, propose une \u00ab pr\u00e9occupation soignante terminale \u00bb, pr\u00e9oc-cupation qui n\u2019est pas toujours mobilis\u00e9e, en particulier du fait de la multiplicit\u00e9 des d\u00e9c\u00e8s dans de tels services. Il y a l\u00e0, aussi, une violence qui demande \u00e0 \u00eatre contenue, voire \u00e9labor\u00e9e.&nbsp; Autour de deux cas, C. Bonnefoy souligne la violence de l\u2019apparition de maladie chronique grave dans l\u2019enfance ou dans l\u2019adolescence, rendant particuli\u00e8rement difficile la travers\u00e9e de ces \u00e2ges de la vie.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019ouvrage se cl\u00f4t sur la figure contemporaine par excellence (au moins depuis P. Declerck) : le SDF, le clochard, celui qui vit dans la rue, qui est \u00e0 la rue. Le texte de M. Garot (le plus long de tous les textes cliniques) est particuli\u00e8-rement dense, articulant avec une profonde pertinence, une \u00e9rudition qui fait dans son raffinement parfois contraste avec la clinique cloacale qu\u2019il d\u00e9crit. Il propose que les exclus le sont aussi du soin psychique d\u00e8s lors qu\u2019ils n\u2019entrent pas dans ces cat\u00e9gories modernes (type DSM). Et de raconter ce qu\u2019il a fallu de man\u0153uvres d\u2019approche, puis d\u2019insistance aupr\u00e8s des Urgences, pour qu\u2019un SDF m\u00e9lancolique et publiquement (tr\u00e8s publique-ment) incurique soit hospitalis\u00e9 : l\u2019hospitalisation dura tout de m\u00eame six mois, finalement, pour restaurer un tant soit peu l\u2019homme. Si M.&nbsp; Garot souligne largement la dimension d\u2019ex-clusion de notre soci\u00e9t\u00e9, s\u2019il rel\u00e8ve bien le paradoxe de la commande sociale (prenez-en soin \/ d\u00e9bar-rassez-nous en), il ne c\u00e8de pas non plus au clivage en \u00e9voquant par exemple Benny qui \u00ab attisait la haine et s\u2019en d\u00e9lectait \u00bb : mais sur fond de quelles blessures si profondes qu\u2019elles le des-humanisaient ?&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Bref,&nbsp;<em>La violence dans le soin<\/em>&nbsp;est un livre n\u00e9cessaire, un livre salutaire. A le lire, il a une sorte d\u2019\u00e9vidence, le lecteur se dit : j\u2019avais bien per\u00e7u, pens\u00e9 quelque chose comme cela, mais je n\u2019avais pas pris le temps, pas eu le courage psychique de m\u2019y arr\u00eater, d\u2019y r\u00e9fl\u00e9chir pour de bon. Et m\u00eame si cet ouvrage, d\u00e9j\u00e0 gros de trois cents pages, ne traite pas de tous les terrains (rien par exemple sur le soin et la violence aux vieux) il parle \u00e0 tous car bien des r\u00e9alit\u00e9s sont transversales, de m\u00eame que les enjeux psychiques et les hypoth\u00e8ses pour les mettre en travail.<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-parution pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution\/12973?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"featured_media":0,"template":"","rubrique":[],"thematique":[],"auteur":[1532],"mode":[61],"revue":[285],"auteur_livre":[2373],"class_list":["post-12973","parution","type-parution","status-publish","hentry","auteur-jean-marc-talpin","mode-gratuit","revue-285","auteur_livre-albert-ciccone"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution\/12973","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution"}],"about":[{"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/parution"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12973"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=12973"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=12973"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=12973"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=12973"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=12973"},{"taxonomy":"auteur_livre","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur_livre?post=12973"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}