{"id":12968,"date":"2021-09-12T10:13:49","date_gmt":"2021-09-12T08:13:49","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/parution\/les-folies-compulsives\/"},"modified":"2021-09-21T15:55:13","modified_gmt":"2021-09-21T13:55:13","slug":"les-folies-compulsives","status":"publish","type":"parution","link":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/parution\/les-folies-compulsives\/","title":{"rendered":"Les folies compulsives"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00ab&nbsp;<em>C\u2019est plus fort que moi !&nbsp;<\/em>\u00bb : ce cri du c\u0153ur ouvre la r\u00e9flexion r\u00e9solument contemporaine de Vincent Estellon sur les folies compulsives, ces singuli\u00e8res folies qui condamnent d\u2019autant plus drastiquement le sujet \u00e0 un \u00ab faire \u00bb que jamais la satisfaction n\u2019est susceptible de venir en inter-rompre la d\u00e9mesure. La force de ce livre tient dans son objet m\u00eame : interroger la compulsion, cet agir irr\u00e9pressible, ind\u00e9pendamment de son ancrage nosographique traditionnel, que celui-ci penche du c\u00f4t\u00e9 des TOC de la n\u00e9vrose obsessionnelle ou du c\u00f4t\u00e9 des probl\u00e9matiques addictives propres aux \u00e9tats-limites. En isolant la compulsion des profils psychopathologiques auxquels elle est g\u00e9n\u00e9ralement associ\u00e9e, Vincent Estellon en renouvelle totalement l\u2019approche au point de faire de l\u2019agir compulsif l\u2019un des troubles symptomatiques de notre post-modernit\u00e9 capitaliste avide d\u2019imm\u00e9diatet\u00e9 et de consommation.<\/p>\n\n\n\n<p>Les questions liminaires de l\u2019introduction ouvrent des possibles que le livre parcourt ensuite avec une d\u00e9termination et une pr\u00e9cision remarquables :<br>\u00ab Dans cette prise impliquant l\u2019envahissement intrusif d\u2019un territoire psycho-corporel, o\u00f9 est le sujet ? O\u00f9 est l\u2019objet ? Qui est l\u2019envahisseur ? Qui est le r\u00e9sistant ? O\u00f9 est l\u2019enfant ? O\u00f9 est l\u2019adulte ? Peut-on entendre dans ce combat int\u00e9rieur l\u2019\u00e9cho lointain d\u2019une sc\u00e8ne de m\u00e9nage entre l\u2019adulte et l\u2019enfant ? \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019embl\u00e9e, le conflit entre \u0152dipe et Narcisse, entre libido objectale et libido narcissique est pos\u00e9 : la part narcissique de la crise compulsive est ce qui rend son traitement analytique particuli\u00e8rement \u00e9pineux. D\u2019embl\u00e9e aussi, l\u2019importance du corps est affirm\u00e9e :&nbsp; la compulsion s\u2019empare du corps pour le pousser \u00e0 l\u2019action dans une qu\u00eate toujours plus \u00e9perdue que l\u2019auteur nomme avec justesse des \u00ab extases n\u00e9gatives \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, la situation anthropologique fondamentale, celle qui met en situation un adulte et un infans, forme le cadre d\u2019une r\u00e9flexion m\u00e9tapsychologique rigoureuse qui reconstruit l\u2019histoire des folies compulsives \u00e0 partir des al\u00e9as des relations pr\u00e9coces et de leurs destins cliniques.<br>Comme Catherine Chabert le note \u00e0 juste titre dans sa pr\u00e9face, l\u2019ouvrage \u00ab porte sur la psychopathologie des limites, comprises d\u2019embl\u00e9e dans une dialectique qui en assure la valeur dynamique, et non comme un \u00e9tat qui viendrait d\u00e9signer voire statuer l\u2019identit\u00e9 d\u2019un sujet \u00bb. En effet, tout est dynamisme, mouvement, plasticit\u00e9, rebond dans la pens\u00e9e de Vincent Estellon. Aucune lourdeur, aucune rigidit\u00e9, aucune normativit\u00e9. Son \u00e9criture, l\u00e9g\u00e8re et agile comme un chat, bondit d\u2019une id\u00e9e \u00e0 une autre sans effort, pleine d\u2019une insatiable curiosit\u00e9 et d\u2019une belle audace th\u00e9orique et clinique.<br>Ainsi n\u2019h\u00e9site-t-il pas \u00e0 mettre en sc\u00e8ne en le th\u00e9\u00e2tralisant le conflit qui se noue entre les instances topiques au c\u0153ur du rituel obsessionnel compulsif :<br>\u00ab Surinvesti et sur-\u00e9rotis\u00e9 dans les p\u00e9riodes de la vie quotidienne, cette part essentielle de l\u2019efficacit\u00e9 de l\u2019administration du Moi se voit ici non seulement disqualifi\u00e9e mais \u00e9galement humili\u00e9e : \u201cToi qui croyais tout ma\u00eetriser, tout gouverner, tout administrer, te voil\u00e0 spectateur de ton propre impouvoir (\u2026) Tu n\u2019as cess\u00e9 de refuser le plaisir de la sexualit\u00e9 ? H\u00e9 bien tu vas jouir, la sexualit\u00e9 vengeresse va venir envahir tes portes, tes verrous, tes objets inanim\u00e9s\u201c. Le Moi impuissant, est devenu l\u2019otage d\u2019une sc\u00e8ne de m\u00e9nage entre le \u00c7a et le Surmoi, \u00e0 cette diff\u00e9rence pr\u00e8s que pour parvenir \u00e0 ses fins, le \u00c7a s\u2019est d\u00e9guis\u00e9 en Surmoi \u00bb. Cet art du dialogue, de l\u2019image oude la mise en sc\u00e8ne n\u2019est jamais chez l\u2019auteur illustration ou pr\u00e9lude \u00e0 la construction th\u00e9orique conceptuelle. Il s\u2019agit toujours au contraire de chercher d\u2019autres voies pour appr\u00e9hender et rendre compte de la complexit\u00e9 psychique. Avec par moments un tranchant que seul l\u2019humour autorise : \u00ab On entend souvent qu\u2019obs\u00e9d\u00e9 et hyst\u00e9rique font bon m\u00e9nage. Peut-\u00eatre parce que l\u2019hyst\u00e9rique dit tout haut son insatisfaction, poussant l\u2019obses-sionnel(le) \u00e0 faire plus encore pour qu\u2019il\/elle se taise \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Que se passe-t-il dans la t\u00eate de l\u2019homme qui va v\u00e9rifier 30 fois s\u2019il a bien ferm\u00e9 le gaz ? Ou chez cette femme qui v\u00e9rifie plus de 20 fois si elle a bien ferm\u00e9 la porte \u00e0 clef ? Vincent Estellon nous livre une belle analyse ph\u00e9nom\u00e9nologique des crises compulsives de l\u2019obs\u00e9d\u00e9. Dans les deux cas, \u00e9crit-il, il s\u2019agit bien de \u00ab retourner voir \u00bb, et \u00ab pourquoi faut-il toujours retourner voir sinon pour s\u2019assurer que rien n\u2019a boug\u00e9 ? \u00bb. Le roc du f\u00e9minin et l\u2019angoisse de castration qui lui est associ\u00e9e seraient-ils au fondement de l\u2019arsenal d\u00e9fensif obsessionnel ? Avec Glenn Gould, ce grand artiste qui le \u00ab travaille \u00bb et le met au travail depuis longtemps, Vincent Estellon pousse l\u2019analyse encore plus loin, jusqu\u2019\u00e0 la folie que le tabou du toucher incarne dans sa version syst\u00e9matique et totalitaire : \u00ab En voulant s\u2019\u00e9tendre dans et par le piano, le corps ne serait-il pas lui-m\u00eame p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 par la machinerie de l\u2019instrument ? Aux prises avec cette exp\u00e9rimentation sensorielle compulsive, Glenn Gould semble se d\u00e9doubler pour devenir \u00e0 la fois t\u00e9moin inquiet et acteur redoutable dans cette dislocation corps\/esprit \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Car dans la crise compulsive se r\u00e9v\u00e8le la dimension fondamen-talement narcissique, voire autistique, du rituel obsessionnel : \u00ab Les plis et replis de la pens\u00e9e obsessionnelle peuvent se lire comme un moyen singulier \u2013 symptomatique \u2013 d\u2019\u00eatre contenu par un plaisir d\u2019auto-fonctionnement faisant office de barri\u00e8re de contact contre le monde de l\u2019autre. L\u2019emballement autocratique de cette activit\u00e9 de pens\u00e9e peut ainsi appara\u00eetre sous l\u2019angle f\u00e9roce des vis\u00e9es anti-objectales de la libido narcissique \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Le tableau de Magritte Les Jours gigantesques orne la couverture des Folies compulsives : une femme nue au corps colossal tente d\u2019\u00e9loigner d\u2019elle dans un intense mouvement de r\u00e9pulsion un homme qui la touche, semble vouloir la violer. Elle veut le repousser mais elle ne le peut pas : il fait partie d\u2019elle, de son corps. Elle est en r\u00e9alit\u00e9 le violeur et la viol\u00e9e, le bourreau et la victime, semblable \u00e0 l\u2019hyst\u00e9rique de Freud qui, dans sa crise convulsive, \u00ab tient d\u2019une main sa robe serr\u00e9e contre son corps (en tant que femme) tandis que de l\u2019autre main elle s\u2019efforce de l\u2019arracher (en tant qu\u2019homme) \u00bb. Saisissante et magnifique image de cet ennemi int\u00e9rieur qui nous assaille et dont on ne saurait venir \u00e0 bout, ce tableau, parce qu\u2019il \u00ab touche au corps \u00bb, est indiciel de ce que l\u2019auteur rep\u00e8re comme l\u2019un des fantasmes commandant l\u2019activit\u00e9 compulsive : \u00ab Le renversement de la passivit\u00e9 originelle en \u201cactivit\u00e9\u201c compulsive peut \u00eatre entendu comme une confusion de deux ordres. En me commandant moi-m\u00eame, je deviens actif, sauf que la partie qui s\u2019y soumet est passive \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 partir des agirs compulsifs de certains patients limites, Vincent Estellon d\u00e9veloppe ce qui constitue sans doute l\u2019un des apports les plus originaux de l\u2019ouvrage, le r\u00f4le de l\u2019oralit\u00e9 et de l\u2019analit\u00e9, voire de \u00ab l\u2019oranalit\u00e9 \u00bb dans la symptomatologie compulsive. Les cas cliniques dessinent une cartographie ultra-contemporaine des troubles de la subjectivation : Fabrice,&nbsp; patient aux multiples addictions \u00ab pharmacien de lui-m\u00eame \u00bb, se d\u00e9finissant comme un \u00ab trou sur pattes \u00bb&nbsp; et engloutissant chaque nuit des p\u00e9nis anonymes ; Ga\u00ebl, patient s\u00e9ropositif adepte du&nbsp;<em>barebacking<\/em>&nbsp;(rapports sexuels volontairement non prot\u00e9g\u00e9s) dont les activit\u00e9s sexuelles, souvent accompli sous drogues, est \u00ab le seul sport \u00bb ;&nbsp; Jules, patient toxicomane aux deux visages, \u00e9l\u00e9gant dandy c\u00f4t\u00e9 pile et \u00ab Jules cendrier \u00bb, h\u00e2ve et hagard, c\u00f4t\u00e9 face. Les cures analytiques de ces patients, superbement restitu\u00e9es, mettent en \u00e9vidence le r\u00f4le central d\u2019un \u00ab axe bouche-anus \u00bb qu\u2019il faudrait sans arr\u00eat combler, boucher, dans une activit\u00e9 qui certes d\u00e9joue la castration et la peur du vide, mais qui fait surtout du p\u00e9nis f\u00e9tichis\u00e9 le seul rempart contre une passivit\u00e9 originelle offerte \u00e0 l\u2019emprise et \u00e0 la destructivit\u00e9 : \u00ab Chaque frustration rencontr\u00e9e dans la vie n\u00e9cessite l\u2019incorporation urgente orale du p\u00e9nis r\u00e9parateur, apr\u00e8s quoi, les tensions s\u2019apaisent pour un temps jusqu\u2019\u00e0 la survenue envahissante du prochain sentiment de vide. La libido orale appara\u00eet comme pr\u00e9dominante, compulsive, inlassable, et in\u00e9vitablement insatisfaisante \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>La mise au jour de ces fantasmes organisateurs passe toujours par l\u2019analyse des enjeux transf\u00e9rentiels propres \u00e0 chaque cure et il y a chez l\u2019auteur une \u00e9tonnante sinc\u00e9rit\u00e9, notamment dans l\u2019analyse des ressentis contre-transf\u00e9rentiels de l\u2019analyste aux prises avec des patients limites : \u00ab Je ne parvenais plus \u00e0 \u00e9couter, peut-\u00eatre parce qu\u2019elle donnait trop \u00e0 voir, son discours \u00e9tant satur\u00e9 d\u2019images porno-graphiques les plus crues. Je me vivais comme enferm\u00e9, prisonnier d\u2019une \u00e9coute forc\u00e9e qui semblait confisquer mon activit\u00e9 associative, comme mis en veille de ma sensibilit\u00e9 ou de ma capacit\u00e9 \u00e0 entendre avec l\u2019impression d\u2019\u00eatre absent \u00e0 moi-m\u00eame. Souvent, apr\u00e8s ces s\u00e9ances, j\u2019\u00e9tais accabl\u00e9 d\u2019une sensation de pesanteur massive, comme si mon corps \u00e9tait endolori apr\u00e8s avoir subi un choc, incapable d\u2019articuler un mot, avec parfois une boule dans la gorge ou dans le ventre \u00bb.<br>Tr\u00e8s attentif \u00e0 ses propres sensations contre-transf\u00e9rentielles comme \u00e0 celles de ses patients, Vincent Estellon accepte d\u2019entendre ces folies du corps que sont les compulsions, quand il faut sans rel\u00e2che \u00ab gesticuler dans le vide, toucher, ordonner, nettoyer, fermer\/ouvrir, se laver, se scarifier, s\u2019automutiler, su\u00e7oter, se remplir\/se vider \u00bb. Au sein de tous ces agirs, il note la soumission du corps \u00e0 l\u2019empire des pulsions partielles dans une \u00ab dynamique auto-\u00e9rotique r\u00e9gressive \u00bb qui refuse la supr\u00e9matie de la g\u00e9nitalit\u00e9. C\u2019est finalement la place accord\u00e9e ou plut\u00f4t refus\u00e9e \u00e0 l\u2019objet qui sera le gradient de l\u2019agir compulsif, jusqu\u2019au paradoxe qui voit chez le&nbsp;<em>sex-addict<\/em>&nbsp;un phobique de la sexualit\u00e9 : \u00ab Pris dans l\u2019id\u00e9al narcissique du \u201cje peux tout tout seul\u201c, le<em>&nbsp;sex-addict<\/em>&nbsp;ne veut rien savoir de l\u2019autre sinon d\u2019en tirer quelques sensations. Organes, peaux, corps coup\u00e9s de leur histoire, des rencontres deshumanis\u00e9es lui suffisent \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a chez cet auteur une r\u00e9elle ouverture au nouveau dans la clinique et dans la th\u00e9orie. Cette curiosit\u00e9 insatiable trouve dans la cr\u00e9ation artistique une infinit\u00e9 de formes in\u00e9dites susceptibles de poser les lin\u00e9aments d\u2019un sens qui reste toujours ouvert, dans le refus d\u2019un savoir clos et totalisant. Le cin\u00e9ma, la litt\u00e9rature, la musique sont, comme les patients, des interlocuteurs pour penser l\u2019impensable, pour tenter de saisir ce qui se d\u00e9robe. Son livre d\u00e9borde d\u2019hypoth\u00e8ses, de constructions, de remarques, voire de prises de position ouvertement pol\u00e9miques. Vincent Estellon n\u2019a pas peur de penser et n\u2019a pas peur de ce qu\u2019il pense. Il est libre, autant qu\u2019on peut l\u2019\u00eatre.<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-parution pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution\/12968?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"featured_media":0,"template":"","rubrique":[],"thematique":[],"auteur":[1383],"mode":[60],"revue":[482],"auteur_livre":[2383],"class_list":["post-12968","parution","type-parution","status-publish","hentry","auteur-isee-bernateau","mode-payant","revue-482","auteur_livre-vincent-estellon"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution\/12968","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution"}],"about":[{"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/parution"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12968"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=12968"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=12968"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=12968"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=12968"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=12968"},{"taxonomy":"auteur_livre","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur_livre?post=12968"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}