{"id":12709,"date":"2021-09-12T10:13:18","date_gmt":"2021-09-12T08:13:18","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/parution\/eros-messager\/"},"modified":"2021-09-30T02:32:18","modified_gmt":"2021-09-30T00:32:18","slug":"eros-messager","status":"publish","type":"parution","link":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/parution\/eros-messager\/","title":{"rendered":"Eros messager"},"content":{"rendered":"\n<p>&nbsp;Qu\u2019est-ce que se souvenir d\u2019un analyste&nbsp;? A qui pense-t-on, \u00ab&nbsp;A quelle troisi\u00e8me personne qui serait moi aussi&nbsp;?&nbsp;<sup>1<\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Le volume r\u00e9cemment publi\u00e9 d\u2019hommage \u00e0 Fran\u00e7ois Gantheret, psychanalyste membre de l\u2019<em>Association Psychanalytique de France&nbsp;<\/em>disparu en d\u00e9cembre dernier&nbsp;(1934-2018),&nbsp;<em>Eros messager<\/em>&nbsp;(PUF, 2020), invite en filigrane \u00e0 se poser cette belle question. Belle, et pas seulement profonde, puisque l\u2019on comprend \u00e0 travers ces pages que l\u2019\u0153uvre-m\u00eame du psychanalyste qu\u2019elles interrogent, cor\u00e9dacteur de la&nbsp;<em>Nouvelle Revue de Psychanalyse<\/em>&nbsp;(1978-1994), docteur \u00e8s Lettres, professeur de psychopathologie, romancier, fut non seulement travers\u00e9e par le souci de poursuivre l\u2019\u00e9v\u00e9nement du \u00ab&nbsp;d\u00e9centrement&nbsp;\u00bb&nbsp;<sup>2<\/sup>&nbsp;freudien dans l\u2019histoire, de penser avec une \u00ab&nbsp;pratique de l\u2019interpr\u00e9tation&nbsp;\u00bb&nbsp;<sup>3<\/sup>, avec le transfert, avec la r\u00e9actualisation de la passion pulsionnelle au c\u0153ur d\u2019un&nbsp;<em>Eros<\/em>&nbsp;incertain&nbsp;<sup>4<\/sup>, mais qu\u2019elle fut, aussi bien, ent\u00e9e sur la conviction que ce \u00ab&nbsp;message interpr\u00e9tatif&nbsp;\u00bb \u00e9tait par nature \u00ab&nbsp;sensuel&nbsp;\u00bb<sup>&nbsp;5<\/sup>, qu\u2019il pouvait en tant que tel tenir lieu d\u2019&nbsp;\u00ab&nbsp;ouverture&nbsp;\u00bb, d\u2019\u00ab&nbsp;acte&nbsp;\u00bb<sup>6<\/sup>&nbsp;psychique dont le d\u00e9gagement d\u00fbt ainsi \u00eatre qualifi\u00e9 de \u00ab&nbsp;cr\u00e9ation&nbsp;\u00bb<sup>7<\/sup>, \u00e0 valeur \u00ab&nbsp;esth\u00e9tique&nbsp;\u00bb<sup>8<\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Ouvrir&nbsp;<em>Eros messager<\/em>&nbsp;c\u2019est ainsi d\u00e8s le d\u00e9part, par une \u00e9l\u00e9gante mise en ab\u00eeme de l\u2019ouvrage, laisser Fran\u00e7ois Gantheret en devenir l\u2019auteur, l\u2019\u00ab&nbsp;Eros interpr\u00e8te&nbsp;\u00bb (Jacques Andr\u00e9, p. 11) des dialogues et de nos lectures \u00e0 venir, avec un texte consacr\u00e9 \u00e0 la passion \u2013 coup d\u2019envoi de l\u2019ouverture sur et par sa pens\u00e9e. Car c\u2019est rencontrer l\u2019analyste-m\u00eame qui pensa \u00ab&nbsp;la t\u00e2che de l\u2019analyse,&nbsp;<em>l\u2019analuein<\/em>, ce mouvement par lequel P\u00e9n\u00e9lope d\u00e9fait pendant la nuit les n\u0153uds de la tapisserie qu\u2019elle a nou\u00e9s durant le jour, \u00e9carte les fils de la trame, ouvre des \u00ab&nbsp;jours&nbsp;\u00bb et relance la marche du temps&nbsp;\u00bb&nbsp;<sup>9<\/sup>&nbsp;; mais c\u2019est aussi s\u2019ouvrir soi-m\u00eame au \u00ab&nbsp;message&nbsp;\u00bb non \u00e9vident, non consensuel, purement freudien, que cette interpr\u00e9tation fonctionne avec&nbsp;<em>sensualit\u00e9<\/em>. La sensualit\u00e9, sans doute l\u2019une des notions les plus ouvertes par le texte de Fran\u00e7ois Gantheret, fil conducteur de l\u2019\u0153uvre comme d\u2019une cure, chair de l\u2019espace psychique d\u2019o\u00f9 simultan\u00e9ment se lance l\u2019interpr\u00e9tation psychanalytique et se cr\u00e9e le d\u00e9gagement psychique, ouvrant la voie \u00e0 une pens\u00e9e fonci\u00e8rement mat\u00e9rialiste, fonctionnant comme la lentille optique du volume.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Au c\u0153ur de l\u2019amour, cela&nbsp;<\/em>\u00bb&nbsp;: la passion. Repenser \u00e0 partir d\u2019elle, dit Fran\u00e7ois Gantheret, c\u2019est suivre la piste de l\u2019\u00ab&nbsp;intime noyau de feu \u00bb (p. 42) au c\u0153ur de l\u2019amour d\u2019objet. C\u2019est, aussi bien, ce dont nous p\u00e2tissons, quand la passion rabat le r\u00e9gime de l\u2019objet sur le r\u00e9gime de l\u2019\u00eatre dont le besoin asymptotiquement morbide n\u2019en a \u00ab&nbsp;jamais assez&nbsp;\u00bb, sur le mod\u00e8le de la consommation toxique (p. 22), provenant d\u00e8s l\u2019origine de la pulsion de mort noyautant le c\u0153ur d\u2019Eros. Au c\u0153ur de l\u2019amour ou au c\u0153ur du cadre, le parall\u00e8le est postul\u00e9 d\u00e8s le d\u00e9part, c\u2019est ce que nous actualisons transf\u00e9rentiellement&nbsp;: \u00ab&nbsp;il ne saurait y avoir d\u2019analyse en dehors du creuset passionnel&nbsp;\u00bb (p. 16), dans la mesure o\u00f9 \u00ab&nbsp;Nous pouvons penser la situation, le&nbsp;<em>site<\/em>&nbsp;analytique, comme un&nbsp;<em>analogon<\/em>&nbsp;de l\u2019espace psychique&nbsp;\u00bb (p. 19). Retour \u00e0 la substance passionnelle dans le cadre de la th\u00e9orie \u00e9galement, injectant dans la premi\u00e8re th\u00e9orie freudienne des pulsions (auto-conservatrices et sexuelles)&nbsp;la seconde (de vie et de mort), qui en profite pour red\u00e9finir la triade substance-\u00e9tayage-objet dont \u00ab&nbsp;l\u2019auto-r\u00e9f\u00e9rence&nbsp;\u00bb (p. 31) devient le pivot critique d\u2019une pr\u00e9valence de la notion d\u2019objet&nbsp;: \u00ab&nbsp;Il n\u2019y a pas, pour moi, contig\u00fcit\u00e9 d\u2019un objet-lait \u00e0 un objet-sein, mais v\u00e9ritable cr\u00e9ation d\u2019un objet, qui succ\u00e8de (mal) \u00e0 une substance&nbsp;\u00bb (p. 25). Au c\u0153ur de l\u2019\u00e9tayage, la force de ce besoin substantiel par nature hostile au r\u00e9gime des objets, tendu vers la dissolution de la distinction sujet\/monde dans le \u00ab&nbsp;paradis perdu (m\u00eame s\u2019il n\u2019a jamais exist\u00e9) de l\u2019auto-conservation. C\u2019est cela, l\u2019id\u00e9al de la pulsion&nbsp;: le retour au n\u00e9ant. \u00bb (p. 30). Id\u00e9al qui abandonne le r\u00e9gime (pluraliste, changeant, d\u00e9cevant) des objets et qui provoque un retour du r\u00e9gime de la continuit\u00e9 substantielle du besoin, r\u00e9f\u00e9rence auto\u00e9rotique, autor\u00e9f\u00e9rence n\u00e9gative du d\u00e9sir, tapi dans l\u2019ombre d\u2019Eros. Or, \u00e0 cette cr\u00e9ation de substance, \u00e0 cet instant passionnel toujours tapi,&nbsp;<em>r\u00e9pond<\/em>&nbsp;l\u2019\u00e9coute de l\u2019analyste et la cr\u00e9ation de \u00ab&nbsp;l\u2019interpr\u00e9tation&nbsp;\u00bb proprement psychanalytique : \u00ab&nbsp;ce moment dans lequel, et ce mouvement par lequel, ce qui n\u2019a jusque-l\u00e0 jamais \u00e9t\u00e9 entendu vient \u00e0 s\u2019entendre, prend ainsi place dans le syst\u00e8me de signes \u00bb (p. 37), \u00ab&nbsp;o\u00f9 va&nbsp;<em>s\u2019ouvrir<\/em>&nbsp;la repr\u00e9sentation-chose, o\u00f9 elle va se d\u00e9ployer en un double versant, repr\u00e9sentation de mot et repr\u00e9sentation, cette fois,&nbsp;<em>de<\/em>&nbsp;chose&nbsp;\u00bb (p. 37-38). Puisqu\u2019il \u00ab&nbsp;n\u2019est pas de temps interpr\u00e9tatif, au sens de l\u2019\u00e9mergence du nouveau, sans affleurement de ce moment (\u2026) et les n\u00e9cessit\u00e9s de survie qui s\u2019imposent alors&nbsp;\u00bb (p. 42). Crise passionnelle, dont on ne sortira (patient, ou analyste) qu\u2019\u00e0 condition d\u2019avoir c\u00e9d\u00e9 le passage \u00e0 ce corps-\u00e0-corps, \u00ab d\u2019en laisser aller la spirale jusqu\u2019\u00e0 cette limite d\u2019embrasement d\u2019o\u00f9 na\u00eet, comme un d\u00e9gagement, la cr\u00e9ation, dont la source toujours vive est dans la d\u00e9construction auto-\u00e9rotique, autor\u00e9f\u00e9rentielle&nbsp;\u00bb (p. 42).<\/p>\n\n\n\n<p>A partir d\u2019un embarras relatif \u00e0 la notion de \u00ab&nbsp;substance&nbsp;\u00bb, Michel Gribinski retrace l\u2019\u00e9volution de sa rencontre avec Fran\u00e7ois Gantheret. Notion de substance qui, si elle prenait d\u00e8s le d\u00e9part \u00ab&nbsp;le risque d\u2019un rapprochement de la substance et de la mati\u00e8re, en introduisant peu \u00e0 peu, et comme si elles \u00e9taient li\u00e9es, les notions sensuelles et les traces langagi\u00e8res inconscientes, la veine du bois ou le grain de la peau, et la \u00ab&nbsp;chair des mots&nbsp;\u00bb&nbsp;\u00bb (p. 46), trouvait sa signification dans la \u00ab&nbsp;permanence du corps maternel \u00bb (p. 47), en sa qualit\u00e9 d\u2019impensable&nbsp;: \u00ab&nbsp;\u00ab&nbsp;L\u2019impensable maternel&nbsp;\u00bb&nbsp;: ce titre remarquablement actif (\u2026) touche au paradoxe d\u2019une identit\u00e9 n\u00e9gative&nbsp;: l\u2019identit\u00e9 de ce qui ne parvient pas \u00e0 \u00eatre pens\u00e9&nbsp;\u00bb (p. 50). Une liaison originaire du corps maternel et du principe d\u2019identit\u00e9,&nbsp;<em>arch\u00e8<\/em>&nbsp;impensable comme \u00ab&nbsp;pr\u00e9sentification en trop&nbsp;\u00bb (p. 51) \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans la pulsion, \u00ab&nbsp;la continuit\u00e9 m\u00eame, la permanence substantielle, une identit\u00e9 qu\u2019il \u00e9prouve comme reconduite dans le grand courant m\u00e9tonymique de nos perceptions (\u2026) l\u00e0 o\u00f9 j\u2019aurais attendu autre chose&nbsp;: que le maternel soit un entre-deux, un jeu toujours manqu\u00e9 entre permanence et absence, entre pr\u00e9sence et discontinuit\u00e9 \u00bb (p. 51). Un doute, reconduit du c\u00f4t\u00e9 du cadre envisag\u00e9 comme principe d\u2019identit\u00e9 ou de \u00ab&nbsp;continuit\u00e9 en quoi elle me semble imaginaire (y a-t-il de la continuit\u00e9&nbsp;?) et par exemple une continuit\u00e9 des s\u00e9ances, m\u00e9taphore de la continuit\u00e9 du support maternel du langage. (\u2026) La p\u00e9riodicit\u00e9 des s\u00e9ances serait une continuit\u00e9 substantielle. De nouveau, Fran\u00e7ois va directement \u00e0 la d\u00e9signation de la \u00ab&nbsp;substance&nbsp;\u00bb (\u2026) quand j\u2019attendais une sorte d\u2019h\u00e9r\u00e9sie (\u2026) c\u2019est-\u00e0-dire une substance changeante, entre le d\u00e9fil\u00e9 des s\u00e9ances et du n\u00e9gatif&nbsp;: absence, rupture, que sais-je, qui me semble \u00eatre le point sans identit\u00e9 structurant&nbsp;autour duquel tourne n\u00e9cessairement toute qu\u00eate de soi-m\u00eame \u00bb (p. 52). Et c\u2019est pourtant cette permanence maternelle qui permit \u00e0 l\u2019embarras de basculer en rencontre, et m\u00eame en \u00ab&nbsp;interpr\u00e9tation&nbsp;\u00bb : \u00e0 partir de la lecture de l\u2019entretien men\u00e9 par Fran\u00e7ois Gantheret avec Claude Lanzmann en 1986, o\u00f9 sous son aspect historique et politique \u00ab&nbsp;l\u2019impensable est au c\u0153ur \u00bb (p. 53), l\u2019id\u00e9e de permanence maternelle impensable permit soudain d\u2019envisager \u00ab&nbsp;cette sorte de&nbsp;<em>bleiche Mutter<\/em>, de \u00ab&nbsp;m\u00e8re blafarde&nbsp;\u00bb qu\u2019est la haine&nbsp;\u00bb&nbsp;(p. 53)&nbsp;: une haine \u00ab&nbsp;substance avant d\u2019\u00eatre pulsion ou repr\u00e9sentation pulsionnelle.&nbsp;\u00bb (p. 53). Une substance d\u2019 \u00ab&nbsp;avant&nbsp;\u00bb, qui ouvrira aussi bien vers son \u00ab&nbsp;autre destin,&nbsp;plus apais\u00e9 \u00bb&nbsp;: le destin sensuel&nbsp;; destin s\u2019offrant, notamment \u00e0 partir d\u2019\u00ab&nbsp;Esth\u00e9tique de l\u2019\u00e9coute psychanalytique \u00bb (2003), non comme une pens\u00e9e&nbsp;<em>de la<\/em>&nbsp;sensualit\u00e9, mais comme, c\u2019est le point de perspective vibrant du texte, expression de l\u2019\u00ab&nbsp;\u00e9nigme freudienne&nbsp;: \u00e0 savoir qu\u2019est-ce qu\u2019une sensualit\u00e9 de la pens\u00e9e, qu\u2019est-ce qu\u2019une \u00e9motion de la pens\u00e9e&nbsp;? C\u2019est dire aussi&nbsp;: qu\u2019est-ce qu\u2019un concept-limite&nbsp;?&nbsp;\u00bb (p. 55).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les mots dans la cure sont cette limite, poursuit en quelque sorte le texte de Miguel de Azambuja, fonctionnant comme des \u00ab&nbsp;zooms&nbsp;\u00bb (p. 109), r\u00e9v\u00e9lant les \u00ab&nbsp;fronti\u00e8res ind\u00e9cises&nbsp;\u00bb entre psych\u00e8 et soma, histoire passionnelle et r\u00e9actualisation transf\u00e9rentielle : \u00ab&nbsp;Lorsqu\u2019on propose \u00e0 un patient de&nbsp;<em>s\u2019allonger<\/em>, on le pr\u00e9vient ainsi des d\u00e9formations \u00e0 venir ici en s\u00e9ance. Ici, les mots d\u00e9sertent leur vie fonctionnelle&nbsp;\u00bb (p. 113). Ceux qui, devenant le terrain de la rencontre entre pulsion et lenteur, imposent ce double tempo \u00e0 l\u2019\u00e9coute de l\u2019analyste : \u00ab&nbsp;Je pense \u00e0 la locution latine&nbsp;<em>Festina lente<\/em>&nbsp;(\u2026)&nbsp;: \u00ab&nbsp;H\u00e2te-toi lentement&nbsp;\u00bb&nbsp;\u00bb (p. 114), paradoxe de \u00ab&nbsp;ces dispositions contradictoires propres \u00e0 l\u2019analyste, \u00e9prouver l\u2019urgence de saisir, et savoir attendre sans fin&nbsp;\u00bb (p. 116). Attendre sans fin, comme&nbsp;une \u00ab&nbsp;d\u00e9rive des continents, ces s\u00e9parations lentes qui d\u00e9chirent un monde et qui me font penser \u00e0 l\u2019aube de la vie psychique, moments de confusion et de s\u00e9paration, de substance et de signe&nbsp;\u00bb (p. 117), et qui rendent possible que \u00ab&nbsp;l\u00e0, une forme nouvelle appara\u00eet, une pr\u00e9sence, Fran\u00e7ois l\u2019appelait une forme sensuelle&nbsp;\u00bb (p. 121).&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Zoomer au contraire sur la haine, c\u2019est ce que&nbsp;Pasolini avec&nbsp;<em>Salo ou les 120 journ\u00e9es de Sodome<\/em>&nbsp;nous fait regarder en face, dit Is\u00e9e Bernateau (p. 124). Principe de la haine, jouant sur toutes les cordes de la destruction des corps, \u00ab insupportable scandale de Thanatos cach\u00e9 sous Eros&nbsp;\u00bb (p. 126), m\u00e9taphore film\u00e9e du sadisme au c\u0153ur du sexuel, mais aussi m\u00e9taphore d\u2019une&nbsp;<em>politique<\/em>&nbsp;de la destruction au c\u0153ur du pouvoir, \u00ab&nbsp;une \u00e9norme m\u00e9taphore sadique de ce qu\u2019a \u00e9t\u00e9 la dissociation nazi-fascite avec ses crimes contre l\u2019humanit\u00e9&nbsp;\u00bb, et qui s\u2019accompagne d\u2019une parall\u00e8le \u00ab&nbsp;d\u00e9nonciation du capitalisme&nbsp;\u00bb (p. 131), dirig\u00e9es contre leur dispositif scopique commun qui annihile, puisqu\u2019il se veut total, la possibilit\u00e9 pour un autre de n\u2019\u00eatre pas vu, de se d\u00e9rober, d\u2019\u00eatre un objet : le \u00ab&nbsp;charme totalitaire&nbsp;\u00bb des&nbsp;<em>Multiples Visages de l\u2019Un<\/em>&nbsp;(p. 129) ext\u00e9nuant toute les cordes de la tessiture humaine, s\u2019exer\u00e7ant \u00e0 jouir de d\u00e9truire toute \u00e9mergence de l\u2019&nbsp;\u00ab&nbsp;<em>amore<\/em>&nbsp;\u00bb (p. 136).<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Emergence du sexuel&nbsp;\u00bb<sup>10<\/sup>&nbsp;toujours guett\u00e9 par une substance contraire, mais dont les traces mn\u00e9siques sont autant de veines dans la chair des mots, de traces langagi\u00e8res qui sont cette mati\u00e8re limite \u00e0 partir de laquelle se cherche la \u00ab&nbsp;v\u00e9rit\u00e9 de parole&nbsp;\u00bb<sup>11<\/sup>&nbsp;dans la cure. En repartant de ce magnifique passage de l\u2019article \u00ab&nbsp;Trois m\u00e9moires&nbsp;\u00bb (1977)&nbsp;: \u00ab&nbsp;Toute parole cherche \u00e0 joindre quelque chose qui s\u2019\u00e9chappe&nbsp;\u00bb, Catherine Chabert revient sur ce que Fran\u00e7ois Gantheret sut reconna\u00eetre \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans la conception freudienne des traces mn\u00e9siques : \u00ab&nbsp;m\u00e9moire de ce qui n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9&nbsp;: le fantasme&nbsp;; &#8211; m\u00e9moire de ce qui a \u00e9t\u00e9&nbsp;: la v\u00e9rit\u00e9&nbsp;; &#8211; m\u00e9moire de ce qu\u2019on n\u2019a pu recevoir&nbsp;: la r\u00e9alit\u00e9&nbsp;\u00bb (p. 74), en leur offrant trois registres : de la sexualit\u00e9 et de la d\u00e9ception (fantasme), de la croyance et de la nostalgie (v\u00e9rit\u00e9), de la perception et de la perte (r\u00e9alit\u00e9) (p. 74). Trois registres dont l\u2019intrication dans la cure se justifie, \u00ab&nbsp;contre la psychanalyse actuelle&nbsp;\u00bb (p. 74), et dans la d\u00e9fense du fait de l\u2019analyse comme terrain de jeu de l\u2019illusion substantielle et de la d\u00e9sillusion sexuelle, s\u2019offrant dans le lent travail de d\u00e9sossement du moi comme \u00ab&nbsp;le lieu d\u2019\u00e9mergence du vrai&nbsp;\u00bb (p. 80), dans les jeux du transfert comme \u00ab&nbsp;effet de la parole de l\u2019un et de l\u2019autre, de l\u2019un sur l\u2019autre, puisque c\u2019est \u00e0 la parole dans la cure qu\u2019il vouait sa passion&nbsp;\u00bb (p. 81). Une passion pour la parole, donc, sa cr\u00e9ation \u00e0 partir de sa \u00ab&nbsp;mati\u00e8re premi\u00e8re&nbsp;\u00bb, qui appelle la question des \u00ab&nbsp;constructions&nbsp;\u00bb de l\u2019analyste au regard des traces de \u00ab&nbsp;la douleur&nbsp;psychique \u00bb telle que l\u2019initia J.-B. Pontalis&nbsp;<sup>12<\/sup>&nbsp;(p. 85) laquelle, \u00e0 la fois \u00ab&nbsp;\u00e0 l\u2019origine de l\u2019angoisse et du d\u00e9sir&nbsp;\u00bb (p. 85), trouve dans le transfert une liaison langagi\u00e8re nouvelle, et \u00ab&nbsp;droit d\u2019asile et d\u2019existence \u00bb (p. 86). \u00ab&nbsp;Je me souviens du \u00ab&nbsp;tac-tac&nbsp;\u00bb&nbsp;<sup>13<\/sup>&nbsp;\u00e9crivait Georges Perec, \u00ab&nbsp;Je me souviens&nbsp;\u00bb \u00e9crit Catherine Chabert de la phrase \u00ab&nbsp;Je n\u2019ai pas de salle d\u2019attente&nbsp;!&nbsp;\u00bb, de la librairie en bas, des saveurs de la p\u00e2tisserie non loin, de n\u2019avoir jamais crois\u00e9 le voisin, de l\u2019ouverture de voie, de traces mn\u00e9siques en construction de parole, par l\u2019interpr\u00e8te superviseur.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>De l\u2019analyste Catherine Ducarre retrouve des traces \u00e9galement, dans un d\u00e9licat portrait en ombre chinoise du temp\u00e9rament, voire du panache de l\u2019interpr\u00e8te, \u00ab&nbsp;pourfendeur de ce diabolique moi&nbsp;\u00bb (p. 58). Portrait de l\u2019analyste au travail, dans la rigueur de l\u2019\u00e9coute&nbsp;: \u00ab&nbsp;Fran\u00e7ois Gantheret ne transigeait pas avec l\u2019or de l\u2019analyse&nbsp;: (\u2026) La libre association, rien que la libre association.&nbsp;\u00bb (p. 60)&nbsp;;&nbsp;&nbsp;portrait de son ombre en arri\u00e8re-plan, grandissante, bient\u00f4t chevaleresque : \u00ab&nbsp;Il s\u2019attaquait de mani\u00e8re frontale aux r\u00e9sistances, tel Saint Georges contre le dragon&nbsp;\u00bb (p. 62). Un portrait de transfert qui am\u00e8ne subtilement \u00e0 penser son envers au moment o\u00f9 le texte bascule : celui du d\u00e9sarroi, de l\u2019accablement, de la double frustration, d\u00e9crit par Fran\u00e7ois Gantheret comme ce temps de \u00ab&nbsp;\u00ab&nbsp;l\u2019accueil de la r\u00e9sistance dans la cure&nbsp;\u00bb&nbsp;\u00bb. (p 65). Ce temps, qui permet de mettre \u00e0 distance l\u2019attente du fantasme transf\u00e9rentiel (p. 65) et qui finalement s\u2019impose le \u00ab&nbsp;meurtre d\u2019une illusion&nbsp;\u00bb (p. 67). Un meurtre, un acte, une mort \u00ab&nbsp;partout pr\u00e9sente&nbsp;\u00bb (p. 68) chez l\u2019homme et dans l\u2019\u0153uvre, probable \u00ab&nbsp;\u00e9cho des pertes douloureuses&nbsp;\u00bb (p. 69), en tout cas \u00ab&nbsp;l\u00e0 d\u00e8s le d\u00e9but&nbsp;\u00bb (p. 70) chez l\u2019analyste qui, sans avoir \u00e9t\u00e9 chevalier, \u00ab&nbsp;luttait farouchement contre les ombres, Don Quichotte, r\u00e9sistant&nbsp;\u00bb (p.70), faisant percevoir \u00e0 sa patiente \u00ab&nbsp;une vigoureuse incitation \u00e0 vivre&nbsp;\u00bb (p. 72).<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est ce temps de la r\u00e9sistance, le silence du \u00ab&nbsp;corps douloureux&nbsp;\u00bb (p. 90) revenant occuper l\u2019espace psychique et d\u00e9figurant des cures \u00ab&nbsp;sans possibilit\u00e9 d\u2019interpr\u00e9tation&nbsp;\u00bb (p. 91), que le travail de Fran\u00e7ois Gantheret permet justement de penser, en tant qu\u2019il est le fondement de l\u2019\u00e9coute de l\u2019analyste, rappelle dans un tr\u00e8s beau texte Dominique Suchet, la mati\u00e8re de la&nbsp;<em>force<\/em>&nbsp;\u00e0 l\u2019\u0153uvre dans la cure. Cette disposition psychique de l\u2019analyste, paradoxalement \u00ab&nbsp;solitaire&nbsp;\u00bb dans l\u2019aff\u00fbt de l\u2019\u00e9mergence inconsciente \u00e0 son contact, est la \u00ab&nbsp;r\u00e9volution&nbsp;\u00bb (p. 93) op\u00e9r\u00e9e par Freud : d\u2019avoir su comparer la perception par la conscience des processus psychiques inconscients \u00e0 la palpation du monde ext\u00e9rieur par les organes des sens, et que par suite \u00ab&nbsp;La r\u00e9alit\u00e9 de l\u2019inconscient refoul\u00e9 est pos\u00e9e comme un point de perspective dans le champ de la repr\u00e9sentation&nbsp;\u00bb (p. 93), permettant que, \u00e0 la condition de l\u2019interpr\u00e9tation, \u00ab&nbsp;\u00ab&nbsp;en l\u2019espace d\u2019un instant&nbsp;\u00bb&nbsp;<sup>14<\/sup>, on peut simultan\u00e9ment sentir, \u00e9prouver (fugitivement), et aussi voir et penser (durablement)&nbsp;\u00bb (p. 94). \u00ab&nbsp;Ensemble&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>alone together<\/em>, inconscient du patient et \u00e9coute de l\u2019analyste, \u00ab&nbsp;alliage indispensable \u00bb (p. 95), modifient la perspective. Or ils la modifient, parce qu\u2019ils s\u2019en d\u00e9poss\u00e8dent&nbsp;: ni le patient, ni l\u2019analyste, ne peuvent se rendre ma\u00eetres de la \u00ab&nbsp;fonction perspective&nbsp;\u00bb (p. 95), cette r\u00e9volution dont il s\u2019\u00e9chappe toujours \u00ab&nbsp;un reste&nbsp;\u00bb (p. 95), \u00ab&nbsp;la part exclue (\u2026) au fondement des progr\u00e8s de la pens\u00e9e par l\u2019op\u00e9ration du refoulement qui la fonde&nbsp;\u00bb (p. 96). Et c\u2019est ainsi que \u00ab&nbsp;la sensualit\u00e9 des dispositions animiques primaires&nbsp;\u00bb (p. 97) dans leur inactualit\u00e9 font de l\u2019\u00e9coute de l\u2019analyste \u00ab&nbsp;un acte de cr\u00e9ation de m\u00e9taphore \u00e0 partir de perceptions et instaure un espace interm\u00e9diaire de transposition psychique&nbsp;\u00bb (p. 98), travail de \u00ab&nbsp;d\u00e9figuration&nbsp;\u00bb o\u00f9 psych\u00e9 et soma \u00ab&nbsp;ensemble&nbsp;\u00bb se rejoignent (p. 99). Or c\u2019est justement ce \u00ab&nbsp;vif&nbsp;\u00bb du transfert (p. 100) qui ne doit pas faire oublier d\u2019entrapercevoir sa force contraire, au risque d\u2019une illusion, d\u2019un \u00ab&nbsp;pi\u00e8ge&nbsp;\u00bb d\u2019une pens\u00e9e de l\u2019\u00e9tayage sans perspective&nbsp;qui amoindrirait l\u2019analyse pour en faire un travail de la \u00ab&nbsp;raison&nbsp;\u00bb (p. 104) : \u00ab&nbsp;D\u2019une mani\u00e8re ou d\u2019une autre (\u2026) d\u00e9molir l\u2019analyse, voire l\u2019analyste, deviennent l\u2019enjeu vital de l\u2019analysant&nbsp;; retrouvant en une acm\u00e9 le paradoxe o\u00f9 la recherche de plaisir qui oriente la vie psychique conduit \u00e0 la mort&nbsp;\u00bb (p. 101). Pi\u00e8ge d\u2019oublier, en tant qu\u2019analyste, ce que \u00ab&nbsp;la d\u00e9tresse, toujours corporelle, met \u00e0 l\u2019\u00e9preuve&nbsp;\u00bb (p. 103). La \u00ab&nbsp;zone interm\u00e9diaire o\u00f9 l\u2019\u00e9tayage survient&nbsp;\u00bb (p. 103) restant insuffisante si elle ne tient pas toujours compte \u00ab&nbsp;du reste possible&nbsp;\u00bb (p. 104), pr\u00e9cis\u00e9ment parce que la formation du fantasme et l\u2019installation de l\u2019\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 sont&nbsp;<em>corr\u00e9latives<\/em>, \u00ab&nbsp; qu\u2019\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 et transfert op\u00e8rent comme la perspective centrale \u00bb (p. 104-105), mais non unique- l\u2019\u00e9tayage pouvant d\u00e8s lors \u00eatre con\u00e7u comme l\u2019\u00ab&nbsp;entreb\u00e2illement&nbsp;\u00bb (p. 105) que le psychanalyste, comme le peintre, l\u2019\u00e9crivain, tout \u00ab&nbsp;cr\u00e9ateur de nouveau&nbsp;\u00bb (p. 105), saisit&nbsp;: \u00ab&nbsp;r\u00f4deurs de fronti\u00e8res, le domaine qu\u2019ils fr\u00e9quentent et dont ils reviennent avec des mots vivants n\u2019appartient \u00e0 personne&nbsp;\u00bb&nbsp;<sup>15<\/sup>&nbsp;(p. 105).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019y a pas d\u2019\u00e9pilogue \u00e0 ces dialogues avec Fran\u00e7ois Gantheret, \u00ab&nbsp;Vous ouvrez, sans conclure&nbsp;\u00bb lui \u00e9crivait Christian Bobin (p. 43-44). Qu\u2019est-ce que se souvenir d\u2019un analyste&nbsp;? Avec&nbsp;<em>Eros messager<\/em>, cela. Nous nous souviendrons que c\u2019est se tenir contemporain de l\u2019interpr\u00e9t\u00e9, du mat\u00e9riellement rejoint, qui a permis que nous cr\u00e9ions par d\u00e9gagement l\u2019id\u00e9e que&nbsp;\u00ab&nbsp;Simplement quelque chose s\u2019est ouvert et s\u2019ouvre \u00bb&nbsp;<sup>16<\/sup>.&nbsp;Nous nous souviendrons qu\u2019\u00e0 l\u2019image de notre mati\u00e8re, notre m\u00e9thode est incertaine. Nous nous souviendrons que c\u2019est contre l\u2019attrait m\u00e9lancolique de retrouver avec fadeur&nbsp;<sup>17<\/sup>\u00ab&nbsp;L\u2019inflexion des voix ch\u00e8res qui se sont tues&nbsp;\u00bb que les pages d\u2019<em>Eros messager<\/em>&nbsp;seront ouvertes, mais bien par une attraction y ayant rencontr\u00e9 \u00ab&nbsp;un souffle unique et tout personnel \u00bb&nbsp;<sup>18<\/sup>&nbsp;, aim\u00e9 trouver chaque fois&nbsp;<em>de novo<\/em>&nbsp;l\u2019incidence du vivant dans la pens\u00e9e, et se laisser surprendre par les traces (les troisi\u00e8mes personnes) de ce que l\u2019interpr\u00e9tation laisse avec elle dans sa \u00ab&nbsp;tra\u00eene&nbsp;\u00bb<sup>&nbsp;19<\/sup>&nbsp;quand il lui arrive de na\u00eetre, par instant transf\u00e9rentiel,&nbsp;<em>sub specie sensualitatis.<\/em>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>1. Gantheret, F., \u00ab&nbsp;Quant \u00e0 moi\u2026&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>in<\/em>&nbsp;Gribinski, M.,&nbsp;<em>Analyse ordinaire Analyse extraordinaire Les VARIA de la Nouvelle revue de Psychanalyse<\/em>, I, Paris, Gallimard, 1994, p. 243,&nbsp;<br>2. Pontalis, J.-B., \u00ab&nbsp;Pr\u00e9face&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Apr\u00e8s-Freud<\/em>, Paris, Gallimard, 1968, p. 12<br>3. Gantheret, F., \u00ab&nbsp;La NRP&nbsp;: une pratique de l\u2019interpr\u00e9tation&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>in Le royaume interm\u00e9diaire. Psychanalyse, litt\u00e9rature, autour de J.-B. Pontalis<\/em>, Paris, Gallimard, 2007, p. 158&nbsp;<br>4. Gantheret, F.,&nbsp;<em>Incertitudes d\u2019Eros<\/em>, Paris, Gallimard, 1984<br>5. Gantheret, F., \u00ab&nbsp;La NRP&nbsp;: une pratique de l\u2019interpr\u00e9tation&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>in ibid.,&nbsp;<\/em>p. 158&nbsp;<br>6. Gantheret, F., \u00ab&nbsp;Un acte&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>in<\/em>&nbsp;Freud, S.,&nbsp;<em>Totem et tabou<\/em>, Paris, Gallimard, 1993<br>7. Gantheret, F., \u00ab&nbsp;Per via di levare&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Nouvelle Revue de Psychanalyse<\/em>, n\u00b017, Paris, Gallimard, 1978<br>8.&nbsp;Gantheret, F., \u00ab&nbsp;Esth\u00e9tique de l\u2019\u00e9coute psychanalytique. Esquisse pour un \u00e9loge de la sensualit\u00e9&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Revue fran\u00e7aise de psychanalyse<\/em>, n\u00b067 (2), 2003<br>9. Gantheret, F., \u00ab&nbsp;La NRP&nbsp;: une pratique de l\u2019interpr\u00e9tation&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>ibid.<\/em>, p. 175-176&nbsp;&nbsp;<br>10. L\u2019expression est de F. Gantheret, cit\u00e9e par J. Andr\u00e9 p. 9<br>11. Bonnefoy, Y.,&nbsp;<em>La v\u00e9rit\u00e9 de parole<\/em>, Paris, Mercure de France, 1988<br>12. Pontalis, J.-B., \u00ab&nbsp;Sur la douleur (psychique)&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>in Entre le r\u00eave et la douleur<\/em>, Paris, Gallimard, 1977<br>13. Perec, G.,&nbsp;<em>Je me souviens. Choses communes<\/em>, Paris, Hachette, 1978<br>14. Gantheret, F.,&nbsp;<em>Topique de l\u2019instant<\/em>,&nbsp;<em>ibid<\/em>., p. 9-11<br>15. Gantheret, F.,&nbsp;<em>La Nostalgie du pr\u00e9sent. Psychanalyse et \u00e9criture<\/em>, Paris, L\u2019Olivier, 2010<br>16. Perec, G., \u00ab&nbsp;Les lieux d\u2019une ruse&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>in<\/em>&nbsp;<em>Penser\/Classer<\/em>, Paris, Le Seuil, 1985, p. 61<br>17. Richard, J.-P., \u00ab&nbsp;Fadeur de Verlaine&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Po\u00e9sie et profondeur<\/em>, Paris, Le Seuil, 1955&nbsp;<br>18. Gantheret, F., \u00ab&nbsp;Livraison d\u2019un bouquet&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>in<\/em>&nbsp;<em>ibid.<\/em>, p. 15<br>19. Gantheret, F., \u00ab&nbsp;Un acte&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>in<\/em>&nbsp;<em>ibid<\/em>., p. 15<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-parution pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution\/12709?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"featured_media":0,"template":"","rubrique":[],"thematique":[],"auteur":[2036],"mode":[61],"revue":[216],"auteur_livre":[2152],"class_list":["post-12709","parution","type-parution","status-publish","hentry","auteur-sarah-contou-terquem","mode-gratuit","revue-216","auteur_livre-francois-gantheret"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution\/12709","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution"}],"about":[{"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/parution"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12709"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=12709"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=12709"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=12709"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=12709"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=12709"},{"taxonomy":"auteur_livre","embeddable":true,"href":"https:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur_livre?post=12709"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}