{"id":9978,"date":"2021-08-22T07:31:04","date_gmt":"2021-08-22T05:31:04","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/lenfant-avec-les-images-2\/"},"modified":"2021-09-24T13:21:43","modified_gmt":"2021-09-24T11:21:43","slug":"lenfant-avec-les-images","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/lenfant-avec-les-images\/","title":{"rendered":"L&rsquo;enfant avec les images"},"content":{"rendered":"\n<p>La r\u00e9volution num\u00e9rique fait qu\u2019aujourd\u2019hui l\u2019enfant est immerg\u00e9 dans un univers imag\u00e9 qui produit une nouvelle forme de r\u00e9alit\u00e9, une r\u00e9alit\u00e9 virtuelle avec laquelle il lui faut apprendre \u00e0 vivre. L\u2019influence grandissante des m\u00e9dias leur ont permis de devenir des institutions de socialisation pour l\u2019enfant au m\u00eame titre que la famille ou l\u2019\u00e9cole. Ce, d\u2019autant plus que ces institutions sont en mutation, pour ne pas dire en crise. Certains mentors avancent m\u00eame l\u2019id\u00e9e selon laquelle un enseignement par le Net serait bien plus adapt\u00e9 \u00e0 chaque enfant que l\u2019enseignement ordinaire&nbsp;! Pourquoi pas la famille n\u2019en ferait-elle pas autant&nbsp;? Les m\u00e9dias, dont la plupart sont des entreprises commerciales florissantes, utilisent pour cela tous les canaux et sollicitent l\u2019enfant par toutes sortes de supports auxquels il a acc\u00e8s tr\u00e8s t\u00f4t, jusque dans l\u2019intimit\u00e9 de sa chambre. Impossible de faire un v\u00e9ritable \u00e9tat des lieux car l\u2019entr\u00e9e des diverses machines \u00e0 images dans les foyers est tr\u00e8s rapide et leur usage s\u2019impose de plus en plus jeune.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 l\u2019exception pr\u00e8s d\u2019une seule enqu\u00eate qui constate que la plupart des adolescent(e)s regardent des films pornographiques (Choquet, 2004), les indicateurs \u00e0 notre disposition sont des statistiques de leur consommation command\u00e9es par la presse ou venant des distributeurs. Un sondage parents TNS-SOFRES, effectu\u00e9 en 2004, montrait que 77&nbsp;% des enfants de moins de cinq ans regardent la t\u00e9l\u00e9vision. Le m\u00eame sondage indiquait que 64&nbsp;% de ces m\u00eames enfants regardaient la t\u00e9l\u00e9vision le matin. Soixante et un pour cent d\u2019entre eux regardent la t\u00e9l\u00e9vision avec au moins un de leurs parents. Par cons\u00e9quent, regarder des images \u00e0 la t\u00e9l\u00e9 est une norme, y compris pour les tout-petits.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais l\u2019accompagnement parental n\u2019est pas toujours fiable&nbsp;: ce que regardaient le plus 70&nbsp;% des enfants sur les six cha\u00eenes de diffusion gratuite (<em>cf.<\/em> Allard, Doll\u00e9, 2005) \u00e9tait surtout le journal t\u00e9l\u00e9vis\u00e9, puis les \u00e9missions de t\u00e9l\u00e9-r\u00e9alit\u00e9, enfin les dessins anim\u00e9s et les \u00e9missions d\u00e9di\u00e9es aux enfants, qui ne venaient qu\u2019en troisi\u00e8me position. Depuis, la mise en place d\u2019une cha\u00eene TNT d\u00e9di\u00e9e aux enfants voit ses taux d\u2019audience augmenter. Il est en effet rassurant pour les parents de se dire que cette cha\u00eene est pour eux. Mais, en m\u00eame temps, comme c\u2019est le cas des 30&nbsp;% qui regardent les programmes d\u00e9di\u00e9s aux enfants sur les cha\u00eenes payantes, ils oublient tr\u00e8s souvent de s\u2019int\u00e9resser au contenu des messages qui s\u2019adressent \u00e0 leurs enfants. Les plus jeunes, et m\u00eame des b\u00e9b\u00e9s, sont cibl\u00e9s par des cha\u00eenes th\u00e9matiques qui deviennent facilement leur nounou. Dans leur r\u00eave \u00e9veill\u00e9 collectif, les enfants se trouvent confin\u00e9s dans l\u2019univers du dessin anim\u00e9 dont les principales s\u00e9ries sont confirm\u00e9es par leur audience mondiale et circulent d\u2019une cha\u00eene \u00e0 l\u2019autre. Et bien peu ont une valeur artistique faisant la part \u00e0 la po\u00e9sie ou la cr\u00e9ativit\u00e9. Souvent les parents leur offrent le DVD de leur choix.<\/p>\n\n\n\n<p>Les \u00e9missions enfantines sont encadr\u00e9es par au moins 10&nbsp;% de messages publicitaires qui s\u2019adressent directement aux enfants afin de les solliciter comme prescripteurs d\u2019achat pour \u201cle temps de leur cerveau rendu disponible\u201d. D\u00e8s sa troisi\u00e8me ann\u00e9e, l\u2019enfant est capable de reconna\u00eetre le jingle ou le logo publicitaire, de le rep\u00e9rer sur les rayons de l\u2019hypermarch\u00e9, mais ce n\u2019est qu\u2019\u00e0 8 ans qu\u2019il prend conscience des intentions publicitaires. Les d\u00e9sirs de l\u2019enfant se trouvent ainsi attir\u00e9s par tous ces objets qui sont \u00e0 sa disposition et qui lui font envie car ce sont surtout des gourmandises, des boissons, des jouets ou des produits d\u00e9riv\u00e9s de leurs \u00e9missions favorites. Et bien des parents sont en difficult\u00e9 pour assurer l\u2019accompagnement souhaitable et assurer le cadre des frustrations pourtant n\u00e9cessaires. Rares sont ceux qui font un choix ou tout simplement regardent leurs \u00e9missions.<\/p>\n\n\n\n<p>Les jeux vid\u00e9o sont devenus en quelques ann\u00e9es le premier loisir des enfants, et surtout des gar\u00e7ons, en d\u00e9tr\u00f4nant la t\u00e9l\u00e9vision apr\u00e8s 8 \u00e0 10 ans. Les enfants les pratiquent \u00e0 partir de diff\u00e9rents appareils&nbsp;: le t\u00e9l\u00e9phone portable de leurs parents, leur petite console portable, la console branch\u00e9e sur le t\u00e9l\u00e9viseur et sur l\u2019ordinateur, que ce soit sous forme de DVD ou par Internet. En consultation de p\u00e9dopsychiatrie, on ne peut se satisfaire de simplement constater le ph\u00e9nom\u00e8ne qui envahit les loisirs des enfants et adolescents. Car, depuis Winnicott, nous savons que jouer, r\u00eaver sont des espaces de libert\u00e9 d\u2019o\u00f9 na\u00eet la cr\u00e9ativit\u00e9. Mais jouer \u00e0 une programmation de simulacre d\u2019actions plus ou moins sc\u00e9naris\u00e9es par des adultes concepteurs produit une d\u00e9r\u00e9alisation fascinante chez l\u2019enfant qui le pratique. Non seulement il a l\u2019illusion de r\u00eaver \u00e9veill\u00e9 dans des univers magiques, mais de plus il a le pouvoir d\u2019agir sur les \u00e9v\u00e9nements qu\u2019il croit d\u00e9clencher et ainsi il peut s\u2019arroger un pouvoir aussi grand que celui de l\u2019adulte. De toutes les mani\u00e8res, le jeu programm\u00e9 entra\u00eene le sujet sur des trajectoires pr\u00e9alablement \u00e9tablies par leur arborescence ou le sc\u00e9nario. Mais, pendant la s\u00e9quence, le temps et l\u2019espace se dilatent, l\u2019illusion de la toute-puissance est \u00e0 son comble, et plus dure sera la chute pour revenir sans encombre sur les rives de la r\u00e9alit\u00e9. Certes, il y a toutes sortes de jeux vid\u00e9o, du ludo\u00e9ducatif aux jeux de simulation, de strat\u00e9gie, de guerre, etc. Certains pr\u00e9sentent des graphismes et des sons d\u2019un r\u00e9alisme \u00e9poustouflant et leurs qualit\u00e9s esth\u00e9tiques sont \u00e9videntes. Cependant leurs contenus ne s\u2019adressent pas forc\u00e9ment \u00e0 des enfants, car ils comportent souvent une violence excessive, surtout si la difficult\u00e9 du jeu n\u2019est pas un frein.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u00e0 encore, on constate que les parents sont d\u00e9pass\u00e9s. Ils ignorent la plupart du temps la limite d\u2019\u00e2ge pr\u00e9conis\u00e9e par les diffuseurs sur la jaquette, le contenu du jeu et ses objectifs, alors qu\u2019il n\u2019est rien de plus simple que de demander \u00e0 son enfant une d\u00e9monstration&nbsp;! On re\u00e7oit ainsi des petits enfants agit\u00e9s et d\u2019allure phobique venir \u00e0 la consultation tout simplement parce qu\u2019ils sont des adeptes de <em>Mortal Kombat<\/em> ou de <em>GTA San Andrea<\/em>. Des enfants de 6 ans jouant \u00e0 des jeux interdits aux moins de 16 ou 18 ans est une affaire courante \u00e0 la consultation, et parfois m\u00eame avec la b\u00e9n\u00e9diction de leurs parents. Un autre paradoxe est d\u2019interdire dans la r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 ses adolescents de sortir dans la rue r\u00e9put\u00e9e dangereuse, et d\u2019autoriser des bagarres sans fin dans tous les bas-fonds virtuels pendant des nuits enti\u00e8res. Or, s\u2019il y a une p\u00e9riode o\u00f9 la prise en compte de la r\u00e9alit\u00e9 est difficile, c\u2019est bien l\u2019adolescence.<\/p>\n\n\n\n<p>Branch\u00e9s \u00e0 leur t\u00e9l\u00e9phone portable, les ados retrouvent leurs amis(e)s sur MSN en ligne sur l\u2019ordinateur, pour une sortie, un rendezvous ou pour se faire un petit commando et entrer en comp\u00e9tition avec les autres adeptes du jeu en ligne tout en profitant du confort du <em>cocooning<\/em> familial pendant des jours et des nuits enti\u00e8res. Mais les virtuoses de la console sont bien d\u00e9pourvus, le stylo ou le livre \u00e0 la main, face aux exigences scolaires (Anderson, Karen, 2000), ou tout simplement dans l\u2019engagement amoureux. Mais si les jeux vid\u00e9os on autant d\u2019emprise chez les adolescents, surtout les gar\u00e7ons, c\u2019est que le v\u00e9ritable enjeu invisible pour eux, c\u2019est l\u2019acc\u00e8s au phallus qui peut se r\u00e9aliser bien plus facilement dans le virtuel que dans le r\u00e9el (Allard, 2006). Et pour cause, quelle v\u00e9ritable initiation notre soci\u00e9t\u00e9 leur propose-t-elle face aux incertitudes grandissantes du monde du travail&nbsp;? Car, quand on est adolescent, on veut tout, tout de suite et dans le virtuel tout est possible, alors, c\u2019est le refuge id\u00e9al.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, l\u2019interactivit\u00e9 avec les images n\u2019est pas un gage de distanciation par rapport \u00e0 l\u2019engagement relationnel qui implique l\u2019enfant ou l\u2019adolescent. Bien au contraire, ces derniers s\u2019identifient \u00e0 leur alias en action et parlent de lui \u00e0 la premi\u00e8re personne du singulier. Un v\u00e9ritable transfert narcissique se projette sur le h\u00e9ros qui est un autre soim\u00eame. Lorsqu\u2019on est en jeu, la pratique de groupe permet cependant de se d\u00e9gager de l\u2019action par un \u00e9cart, celui de l\u2019apart\u00e9 par des paroles dans le r\u00e9el.<\/p>\n\n\n\n<p>Le t\u00e9l\u00e9phone portable multim\u00e9dia est devenu un accessoire indispensable, et parfois d\u00e8s l\u2019\u00e9cole primaire. Il permet \u00e0 l\u2019enfant de produire lui-m\u00eame ses images, comme une cam\u00e9ra mobile \u00e0 tous les instants, et de les transf\u00e9rer ensuite sur son ordinateur et de le diffuser par le Net. La technologie permet que l\u2019enfant puisse devenir photographe, acteur, r\u00e9alisateur, t\u00e9moin, etc. Cet outil, hautement communicatif car il est polyvalent, demande cependant un certain apprentissage, et surtout de respecter le droit \u00e0 l\u2019image des personnes que l\u2019on filme. L\u2019autre jour, alors qu\u2019elle me parlait de sa famille, une petite fille de 6 ans m\u2019a ainsi pr\u00e9sent\u00e9 fi\u00e8rement son album avec parents, grand-parents, oncles et tante, etc., enregistr\u00e9 sur son portable. Elle les avait photographi\u00e9s elle-m\u00eame et sa maman les avait enregistr\u00e9s avec leur num\u00e9ro correspondant. C\u2019\u00e9tait tr\u00e8s positif. Par contre, pour un adolescent de 14 ans adepte du <em>happy slapping<\/em> au coll\u00e8ge, cela ne l\u2019\u00e9tait pas du tout.<\/p>\n\n\n\n<p>Par leur plasticit\u00e9, par leur diversit\u00e9, par leur instantan\u00e9it\u00e9, par leur interactivit\u00e9 de plus en plus grande, les images anim\u00e9es de l\u2019audiovisuel sont tr\u00e8s attractives pour l\u2019enfant qui prend du plaisir \u00e0 les consommer de fa\u00e7on jubilatoire, voir jouissive, sans v\u00e9ritable distance. Tout d\u2019abord parce que l\u2019enfant est un \u00eatre en d\u00e9veloppement au contact des autres et qu\u2019il n\u2019acc\u00e8de \u00e0 la repr\u00e9sentation, de l\u2019autre en premier, puis de lui-m\u00eame comme entit\u00e9, qu\u2019apr\u00e8s une \u00e9volution au cours de laquelle les images issues de son environnement n\u2019acqui\u00e8rent que progressivement la dimension d\u2019ext\u00e9riorit\u00e9. Et c\u2019est une conception d\u2019adulte de consid\u00e9rer les images comme des objets ext\u00e9rieurs \u00e0 soi-m\u00eame. Au cours de sa maturation, l\u2019enfant passe de la perception sensorielle des images audiovisuelles, qui a une fonction excitante, stimulante ou provocante, \u00e0 la corr\u00e9lation avec ses propres impressions issues de son v\u00e9cu affectif et sensori-moteur, produisant en lui ses propres repr\u00e9sentations internes, pour ensuite les dissocier, les comparer, les rapprocher, les diff\u00e9rencier.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019enfant vit sous l\u2019emprise de son imaginaire dans lequel coexistent et sont souvent associ\u00e9es de mani\u00e8re \u00e9quivalente plusieurs instances en m\u00eame temps, sans que pour autant les relations de causalit\u00e9 soient \u00e9tablies (Fonagy, Target, 1996)&nbsp;: la r\u00e9alit\u00e9 psychique qui est issue de son monde interne anim\u00e9 par son registre pulsionnel et qui propulse ses fantasmes&nbsp;; la repr\u00e9sentation psychique de la r\u00e9alit\u00e9 qui peu \u00e0 peu s\u2019impose et qu\u2019il int\u00e8gre \u00e0 ses jeux, non sans renoncement \u00e0 la toute-puissance de ses pulsions, en faveur des symboles qui prennent forme pour lui&nbsp;; il a aussi cette capacit\u00e9 de r\u00eaverie qui active son imaginaire dans ses jeux. Puis le raisonnement organise une pens\u00e9e op\u00e9ratoire dont la logique permet les apprentissages et prend le pas sur les autres activit\u00e9s psychiques de l\u2019enfant.<br>La rencontre entre l\u2019enfant et les images est b\u00e9n\u00e9fique lorsqu\u2019elles lui permettent d\u2019ouvrir les yeux et de comprendre le monde dans lequel il vit, d\u2019en appr\u00e9cier la diversit\u00e9, et de nourrir son imaginaire dans un v\u00e9ritable partage socialis\u00e9. Encore faut-il respecter son d\u00e9veloppement et particuli\u00e8rement tout ce qui va contribuer \u00e0 l\u2019organisation de son image du corps, et qu\u2019il se per\u00e7oive lui-m\u00eame comme une entit\u00e9 bien v\u00e9cue. Or, les images transportent les \u00e9motions par le langage du corps, de la mimique, de la posture, du geste des diff\u00e9rents protagonistes pr\u00e9sents \u00e0 l\u2019\u00e9cran. Pour que l\u2019exp\u00e9rience audiovisuelle de l\u2019enfant soit satisfaisante, il lui faut un r\u00e9cit intelligible qui tienne compte de son niveau de d\u00e9veloppement, et surtout des \u00e9changes et un dialogue qui donne un sens \u00e0 l\u2019action. Ce que l\u2019enfant saisit de l\u2019action d\u00e9pend aussi de ses propres capacit\u00e9s \u00e0 se r\u00e9f\u00e9rer au temps et \u00e0 l\u2019espace, notions qui s\u2019organisent de 7 \u00e0 9 ans (Allard, 2000).<br>Il est donc incontournable que les adultes l\u2019accompagnent dans cette d\u00e9couverte, l\u2019initient aux merveilles de la technologie, lui apprennent \u00e0 se servir des images, \u00e0 les cr\u00e9er, \u00e0 choisir ses programmes, tout en lui laissant sa place d\u2019enfant. Mais dans la pr\u00e9cipitation actuelle, le <em>marketing<\/em> va plus vite que la ma\u00eetrise des usages, cela demande aux parents, une fois de plus, d\u2019assumer leur r\u00f4le et \u00e0 l\u2019\u00e9cole d\u2019int\u00e9grer au plus vite ces nouvelles donnes. Le clinicien de la psychopathologie doit aussi prendre en compte la relation entre l\u2019enfant et les images en lien avec les transactions intrafamiliales. D\u2019abord pour \u00e9valuer dans quelle mesure elle interf\u00e8re dans le d\u00e9veloppement psychique de l\u2019enfant, et ensuite pour constater ses \u00e9ventuelles r\u00e9actions pathologiques qui sont essentiellement des manifestations r\u00e9actionnelles, comportementales ou addictives. Comme psychoth\u00e9rapeute, il peut appr\u00e9cier dans quelle mesure les images interviennent au cours des th\u00e9rapies qui sont engag\u00e9es (Allard, 2001).<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9978?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La r\u00e9volution num\u00e9rique fait qu\u2019aujourd\u2019hui l\u2019enfant est immerg\u00e9 dans un univers imag\u00e9 qui produit une nouvelle forme de r\u00e9alit\u00e9, une r\u00e9alit\u00e9 virtuelle avec laquelle il lui faut apprendre \u00e0 vivre. L\u2019influence grandissante des m\u00e9dias leur ont permis de devenir des&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"rubrique":[1225,1214],"thematique":[227],"auteur":[1986],"dossier":[229],"mode":[60],"revue":[230],"type_article":[452],"check":[2023],"class_list":["post-9978","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","rubrique-dispositif","rubrique-psychanalyse","thematique-virtuel","auteur-claude-allard","dossier-des-ecrans-et-des-hommes","mode-payant","revue-230","type_article-dossier","check-ok"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9978","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9978"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9978\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15326,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9978\/revisions\/15326"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9978"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=9978"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=9978"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=9978"},{"taxonomy":"dossier","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/dossier?post=9978"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=9978"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=9978"},{"taxonomy":"type_article","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/type_article?post=9978"},{"taxonomy":"check","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/check?post=9978"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}