{"id":9898,"date":"2021-08-22T07:30:54","date_gmt":"2021-08-22T05:30:54","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/facteurs-genetiques-impliques-dans-lautisme-2\/"},"modified":"2021-10-01T10:24:05","modified_gmt":"2021-10-01T08:24:05","slug":"facteurs-genetiques-impliques-dans-lautisme","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/facteurs-genetiques-impliques-dans-lautisme\/","title":{"rendered":"Facteurs g\u00e9n\u00e9tiques impliqu\u00e9s dans l&rsquo;autisme"},"content":{"rendered":"\n<p>L\u2019autisme est une pathologie neuropsychiatrique s\u00e9v\u00e8re qui se caract\u00e9rise par des anomalies perdurantes des relations sociales et du langage, souvent associ\u00e9es \u00e0 des comportements r\u00e9p\u00e9titifs et st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9s. L\u2019autisme est plus fr\u00e9quent chez le gar\u00e7on que la fille (3 \u00e0 4 gar\u00e7ons pour une fille) (Lord et al., 1982).<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les \u00e9tudes d\u2019agr\u00e9gation familiale<\/h2>\n\n\n\n<p>Quoiqu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une pathologie relativement rare (2-5\/10 000), le risque dans la fratrie de sujets atteints est extr\u00eamement \u00e9lev\u00e9, de 50 \u00e0 100 fois celui de la population g\u00e9n\u00e9rale (Smalley et al., 1988). La fr\u00e9quence moyenne d\u2019atteinte des apparent\u00e9s dans cette somme d\u2019\u00e9tude (tableau 1) est de 3,26% pour 0% dans les diff\u00e9rentes populations contr\u00f4les. L\u2019absence d\u2019atteinte chez les apparent\u00e9s de sujets contr\u00f4les n\u2019autorise pas l\u2019expression d\u2019un risque relatif, mais si l\u2019on prend en consid\u00e9ration la pr\u00e9valence sur la vie de l\u2019autisme (0,03%), le risque pour les apparent\u00e9s est bien augment\u00e9 d\u2019environ 100 fois pour la m\u00eame maladie. Si l\u2019on se base sur la proximit\u00e9 familiale des apparent\u00e9s (Szatmari et al., 1998), on remarque que le risque d\u2019autisme est de 2,2% (IC95% [1,13,3]) pour la fratrie, 0,18% pour les apparent\u00e9s au deuxi\u00e8me degr\u00e9 (IC95% [0,033,33]) et enfin de 0,12% pour les apparent\u00e9s au troisi\u00e8me degr\u00e9 (IC95% [0,010,23%]). Une d\u00e9croissance aussi brutale dans le risque des apparent\u00e9s est en g\u00e9n\u00e9ral en faveur de l\u2019existence d\u2019un grand nombre de g\u00e8nes impliqu\u00e9s dans la pathologie.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.cairn.info\/loadimg.php?FILE=LCP\/LCP_075\/LCP_075_0030\/LCP_idPAS_D_ISBN_pu2002-07s_sa08_art08_img001.jpg\" alt=\"Tableau 1\"\/><figcaption><strong><u>Tableau 1<\/u><\/strong><br><strong>Etudes d\u2019agr\u00e9gation familiale de l\u2019autisme<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les \u00e9tudes de jumeaux<\/h2>\n\n\n\n<p>Quel que soit le nombre de g\u00e8nes impliqu\u00e9s dans l\u2019autisme, l\u2019impact total de ces g\u00e8nes sur le d\u00e9terminisme de l\u2019autisme est cons\u00e9quent si l\u2019on se base sur les \u00e9tudes de jumeaux. Encore faut-il que les jumeaux souffrant d\u2019autisme repr\u00e9sentent bien l\u2019ensemble des enfants atteints (mais non jumeaux). Or la port\u00e9e des \u00e9tudes de jumeaux a \u00e9t\u00e9 remise en question du fait d\u2019une surrepr\u00e9sentation hypoth\u00e9tique de l\u2019autisme chez les enfants issus de grossesse g\u00e9mellaire (Gillberg et al., 1990), quoique cela semble \u00eatre tr\u00e8s mod\u00e9r\u00e9ment le cas (Bailey et al., 1995). Ces donn\u00e9es sont n\u00e9anmoins importantes pour la partie d\u00e9veloppementale des enfants durant la grossesse et l\u2019accouchement, dont on conna\u00eet les particularit\u00e9s chez les jumeaux (exc\u00e8s de pr\u00e9maturit\u00e9, jumeaux transfuseur \/ transfus\u00e9&#8230;). L\u00e0 aussi, peu de donn\u00e9es sont en faveur. Ainsi, les \u00e9tudes post-mortem d\u2019enfants autistes ne montrent pas de l\u00e9sions comme celles que l\u2019on retrouve dans les l\u00e9sions p\u00e9rinatales (Williams et al., 1980&nbsp;; Ritvo et al., 1986&nbsp;; Bauman, 1991&nbsp;; Bailey et al., 1993, 1995). Ainsi, il semble que les jumeaux soient suffisamment informatifs pour donner une estimation du poids des facteurs g\u00e9n\u00e9tiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Les taux de concordance entre monozygotes et dizygotes (tableau 2), ne sont pas sans poser quelques questions sur la mani\u00e8re dont les facteurs g\u00e9n\u00e9tiques sont impliqu\u00e9s. Par exemple, si la maladie est monog\u00e9nique, on s\u2019attend \u00e0 50% de concordance chez les dizygotes, et non pas 0% comme dans l\u2019essentiel des \u00e9tudes. Plusieurs hypoth\u00e8ses peuvent \u00eatre formul\u00e9es, apr\u00e8s avoir ais\u00e9ment \u00e9limin\u00e9 la notion d\u2019une consanguinit\u00e9 \u00e0 la base de ces r\u00e9sultats sur l\u2019analyse de quelques familles extraites d\u2019un isolat g\u00e9n\u00e9tique (De Braekeleer et al., 1996).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.cairn.info\/loadimg.php?FILE=LCP\/LCP_075\/LCP_075_0030\/LCP_idPAS_D_ISBN_pu2002-07s_sa08_art08_img002.jpg\" alt=\"Tableau 2\"\/><figcaption><strong><u>Tableau 2<\/u><\/strong><br><strong>Etudes de jumeaux dans l\u2019autisme<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p id=\"pa5\"><a href=\"https:\/\/www.cairn.info\/pro?thematique=psy&amp;WT.tsrc=CairnProArticleLCP_075_0030\"><\/a>Tout d\u2019abord, il peut s\u2019agir d\u2019un trait complexe plus que d\u2019une entit\u00e9 unique, donc impliquant plusieurs loci (Risch, 1990). Cette hypoth\u00e8se est assez \u00e9tay\u00e9e par l\u2019augmentation majeure du risque d\u2019autisme chez les apparent\u00e9s (fratrie ou jumeaux dizygotes) de sujets atteints, ce qui est plus proche d\u2019un mod\u00e8le multifactoriel que d\u2019un mod\u00e8le Mend\u00e9lien. De plus, le fait que la pr\u00e9valence de l\u2019autisme dans la fratrie des sujets atteints augmente en m\u00eame temps que la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 du trouble du proposant (Bolton et al., 1994) est en faveur d\u2019une pathologie \u00e0 plusieurs loci. Enfin, la diff\u00e9rence consid\u00e9rable de concordance entre monozygotes et dizygotes est en faveur d\u2019un mod\u00e8le \u00e9pi-statique (les monozygotes partageant toutes les interactions entre les diff\u00e9rents g\u00e8nes, contrairement aux dizygotes, ce qui expliquerait le grand \u00e9cart de concordance). L\u2019ensemble de ces donn\u00e9es doit donc amener \u00e0 la conclusion que, malgr\u00e9 les scores d\u2019h\u00e9ritabilit\u00e9 consid\u00e9rable de l\u2019autisme (autour de 80 \u00e0 90%), il ne s\u2019agit pas d\u2019une entit\u00e9 homog\u00e8ne, et plusieurs g\u00e8nes (en interaction) sont impliqu\u00e9s. Ce concept oligog\u00e9nique renvoie \u00e0 un nombre de g\u00e8nes compris entre 2-3 et 20-50.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Qu\u2019est-ce qui est transmis (spectre ph\u00e9notypique)&nbsp;?<\/h2>\n\n\n\n<p id=\"pa6\">Le spectre ph\u00e9notypique, qui englobe l\u2019autisme et qui est expliqu\u00e9 par les facteurs g\u00e9n\u00e9tiques, n\u2019est pas encore connu. On sait qu\u2019une h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 ph\u00e9notypique est tr\u00e8s vraisemblable mais relativement modeste. Il semble claire que les sympt\u00f4mes cognitifs au c\u0153ur du diagnostic d\u2019autisme (langage, social et vie imaginative) y soient clairement attach\u00e9s (de mani\u00e8re autonome), ainsi que des sympt\u00f4mes plus sp\u00e9cifiques tels que la fluance verbale, la planification des t\u00e2ches, les t\u00e2ches se rapportant aux fonctions executives, puisque retrouv\u00e9es en exc\u00e8s chez les apparent\u00e9s d\u2019enfants autistes (Hugues et al., 1999). Les diff\u00e9rents sympt\u00f4mes retrouv\u00e9s en exc\u00e8s chez les sujets apparent\u00e9s \u00e0 un enfant autiste pose le probl\u00e8me du ph\u00e9notype transmis. Une analyse en composante principale semble plut\u00f4t en faveur d\u2019un trait continu li\u00e9 \u00e0 plusieurs g\u00e8nes en interaction. Les variations ph\u00e9notypiques chez les apparent\u00e9s s\u2019expliqueraient par un niveau de s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 variable du proposant, plut\u00f4t que par des ph\u00e9notypes distincts (Pickles et al., 1995). Ce trait pouvant par ailleurs \u00eatre une variation d\u2019un trait retrouv\u00e9 dans la population g\u00e9n\u00e9rale (Piven et al., 1994), expliquant ainsi la perduration de la maladie \u00e0 travers les g\u00e9n\u00e9rations. En dehors des sympt\u00f4mes du spectre autiste, la fr\u00e9quence des troubles psychiatriques autres chez les apparent\u00e9s (tableau 3) a aussi amen\u00e9e \u00e0 poser la question du lien entre l\u2019autisme, la d\u00e9pression et les troubles anxieux (TOC et phobie sociale essentiellement).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.cairn.info\/loadimg.php?FILE=LCP\/LCP_075\/LCP_075_0030\/LCP_idPAS_D_ISBN_pu2002-07s_sa08_art08_img003.jpg\" alt=\"Tableau 3\"\/><figcaption><strong><span style=\"text-decoration: underline;\">Tableau 3<\/span><\/strong><br><strong>Les r\u00e9gions du chromosme 7 incrimin\u00e9s<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p id=\"pa7\">Les premi\u00e8res pathologies recherch\u00e9es concernent le trouble obsessionnel compulsif, du fait de la rigidit\u00e9 et de la pr\u00e9sence de comportements r\u00e9p\u00e9titifs dans cette pathologie, assez proche de ce que l\u2019on peut observer dans l\u2019autisme. Les r\u00e9sultats sont assez peu concluants. Si l\u2019on trouve un exc\u00e8s&nbsp;de TOC chez les apparent\u00e9s d\u2019enfant autiste par rapport aux sujets contr\u00f4les dans l\u2019\u00e9tude de Bolton (1998), cette fr\u00e9quence est assez proche de celle observ\u00e9e dans la population g\u00e9n\u00e9rale (1%). Qui plus est, les traits \u00abrigidit\u00e9\u00bb et les sympt\u00f4mes \u00abobsessions\u00bb ou \u00abcompulsion\u00bb (en dehors du diagnostic de TOC) n\u2019\u00e9taient pas significativement augment\u00e9s chez les apparent\u00e9s d\u2019enfant autistes (Wolff et al., 1988&nbsp;; Bailey et al., 1995), quoi que pour certains auteurs, la fr\u00e9quence du trait \u00abrigidit\u00e9\u00bb pourrait \u00eatre pr\u00e9sent chez plus de 50% des parents d\u2019enfants autistes (Piven et al., 1997). La phobie sociale a aussi \u00e9t\u00e9 analys\u00e9e, du fait de la pr\u00e9sence d\u2019un exc\u00e8s de troubles anxieux chez les apparent\u00e9s d\u2019enfants autistes (Piven, Chase et al., 1991) et plus sp\u00e9cifiquement de la phobie sociale sur un autre \u00e9chantillon (Smalley et al., 1995). N\u00e9anmoins, ces deux r\u00e9sultats n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 r\u00e9pliqu\u00e9s (Bolton et al., 1998&nbsp;; Piven, Chase et al., 1991).<br>Deux \u00e9tudes ont aussi montr\u00e9 un exc\u00e8s de maladie maniaco-d\u00e9pressive bipolaire chez les apparent\u00e9s d\u2019enfants autistes (DeLong &amp; Dwyer, 1988&nbsp;; DeLong &amp; Nohria, 1994). N\u00e9anmoins, l\u00e0-aussi, plusieurs \u00e9tudes standardis\u00e9es n\u2019ont pu r\u00e9pliquer une telle association (Bolton et al., 1998&nbsp;; Piven, Chase et al., 1991&nbsp;; Smalley et al., 1995). Par contre, l\u2019augmentation de troubles thymiques (tout venant) chez les apparent\u00e9s a \u00e9t\u00e9 plusieurs fois mise en \u00e9vidence (Bolton et al., 1998&nbsp;; Piven, Chase et al., 1990&nbsp;; Smalley et al., 1995). On peut concevoir qu\u2019il existe des liens directs entre d\u00e9pressions chez les apparent\u00e9s et s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 de la maladie de l\u2019enfant (par retentissement de la maladie grave chez les apparent\u00e9s). Cette hypoth\u00e8se (d\u00e9pression secondaire) est n\u00e9anmoins peu \u00e9tay\u00e9e. Par exemple, un nombre important de ces troubles thymiques d\u00e9butent avant la naissance de l\u2019enfant (Smalley et al., 1988&nbsp;; Piven et al., 1994) et une association directe entre d\u00e9pression et pr\u00e9sence de sympt\u00f4me autistique (chez les apparent\u00e9s) n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 montr\u00e9e (Bolton et al., 1994&nbsp;; Piven et al., 1999). Enfin, malgr\u00e9 quelques r\u00e9sultats positifs, il semble qu\u2019on ne puisse pas impliquer les autres troubles psychiatriques dans le spectre de l\u2019autisme, et notamment la schizophr\u00e9nie et l\u2019alcoolisme (Bolton et al., 1998&nbsp;; Piven et al., 1991&nbsp;; Smalley et al., 1995), les tics (Bolton et al., 1998&nbsp;; Comings &amp; Comings, 1991) ou l\u2019anorexie mentale (Bolton et al., 1998&nbsp;; Piven et al., 1991&nbsp;; Smalley et al., 1995).<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">G\u00e9n\u00e9tique mol\u00e9culaire de l\u2019autisme<\/h2>\n\n\n\n<p id=\"pa8\">Quelles que soient les limites et difficult\u00e9s de l\u2019estimation du poids r\u00e9el des facteurs g\u00e9n\u00e9tiques dans l\u2019autisme, il semble difficile de ne pas conclure clairement en l\u2019existence d\u2019une part r\u00e9elle et majeure des facteurs g\u00e9n\u00e9tiques dans ce qui explique l\u2019autisme. D\u2019un autre c\u00f4t\u00e9, l\u2019autisme est confront\u00e9 \u00e0 toutes les difficult\u00e9s propres aux maladies rares, impliquant par exemple que les estimations de l\u2019h\u00e9ritabilit\u00e9 soient fortement sujettes \u00e0 des biais m\u00e9thodologiques. D\u2019autre part, il semble que, pour l\u2019autisme comme pour de nombreuses autres pathologies neuropsychiatriques, les g\u00e8nes impliqu\u00e9s sont nombreux, avec d\u2019importantes interactions (g\u00e8ne-g\u00e8ne et g\u00e8ne-environnement). Seule une \u00e9tude internationale sur de tr\u00e8s gros \u00e9chantillons pourrait permettre une estimation fiable de l\u2019h\u00e9ritabilit\u00e9, mais cela est-il vraiment n\u00e9cessaire&nbsp;? La recherche directe sur le g\u00e9nome de sujets atteints permet de faire l\u2019\u00e9conomie de ces estimations qui \u00e9taient auparavant indispensables. Deux types d\u2019approches sont alors possibles. On peut analyser certains g\u00e8nes pr\u00e9cis qui pourraient expliquer en partie le trouble (g\u00e8ne candidat) ou cribler le g\u00e9nome \u00e0 l\u2019aide de sondes (anonymes) r\u00e9guli\u00e8rement espac\u00e9es sur les chromosomes, en esp\u00e9rant avoir test\u00e9 une r\u00e9gion dans laquelle un g\u00e8ne (encore inconnu dans son r\u00f4le pour l\u2019autisme) augmente significativement le risque de maladie. De mani\u00e8re interm\u00e9diaire, certains criblages se polarisent sur des r\u00e9gions pr\u00e9cises du g\u00e9nome (r\u00e9gions candidates).<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">G\u00e8nes candidats<\/h2>\n\n\n\n<p id=\"pa9\">Peu de g\u00e8nes candidats ont \u00e9t\u00e9 analys\u00e9s dans l\u2019autisme. Un des premiers a \u00e9t\u00e9 l\u2019HRAS. Le g\u00e8ne HRAS est le g\u00e8ne codant pour une GTPase intracellulaire, et donc impliqu\u00e9 dans la transmission du signal des r\u00e9cepteurs coupl\u00e9s \u00e0 la prot\u00e9ine G. Des premiers r\u00e9sultats encourageants, quoique bas\u00e9s sur de petits \u00e9chantillons (H\u00e9rault et al., 1993&nbsp;; H\u00e9rault et al., 1995&nbsp;; Comings et al., 1996) semblent \u00eatre li\u00e9s \u00e0 des r\u00e9sultats de type \u00abfaux positifs\u00bb. Le NF1 est impliqu\u00e9 dans les neurofibromatoses de type 1, pathologie retrouv\u00e9e chez les enfants autistes 100 \u00e0 200 fois plus que ne le voudrait le hasard (Gillberg &amp; Forsell, 1984). Cet all\u00e8le rare pr\u00e9sent chez des enfants pr\u00e9sentant un trouble autistique s\u00e9v\u00e8re et associ\u00e9 \u00e0 des troubles moteurs pourrait repr\u00e9senter un g\u00e8ne de vuln\u00e9rabilit\u00e9 rare, pr\u00e9sent&nbsp;dans un petit groupe de malades (Mbarek et al., 1999). Les nombreux polymorphismes du HLA (antig\u00e8ne tissulaire) ont \u00e9t\u00e9 analys\u00e9s chez les enfants autistes. Dans ce travail aussi, le risque qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019un r\u00e9sultat par chance est augment\u00e9 du fait du (tr\u00e8s) grand nombre d\u2019all\u00e8les possibles (Warren et al., 1996). Enfin, un haplotype comprenant deux marqueurs du g\u00e8ne codant pour le transporteur de la s\u00e9rotonine (5HTT) semblait transmis en exc\u00e8s chez des enfants autistes (Cook et al., 1997a). N\u00e9anmoins, d\u2019autres \u00e9tudes sont n\u00e9gatives (Maestrini et al., 1999).<\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9gions candidates<\/h1>\n\n\n\n<p id=\"pa10\">Si les g\u00e8nes candidats sont pauvres, la recherche de r\u00e9gions candidates pourrait orienter les recherches plus ais\u00e9ment. La surrepr\u00e9sentation des gar\u00e7ons dans l\u2019autisme a tout naturellement orienter les \u00e9tudes sur les chromosomes sexuels, bien que pour certaines familles une transmission par un g\u00e8ne unique localis\u00e9 sur le chromosome X soit exclue (passage par le p\u00e8re \u00e0 un gar\u00e7on atteint) (Hallmayer et al., 1996). De plus, la recherche de X-fragile a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9r\u00e9e pendant un certain temps comme devant \u00eatre syst\u00e9matiquement effectu\u00e9e chez les enfants autistes du fait de liens sp\u00e9cifiques. N\u00e9anmoins, une revue syst\u00e9matique de la litt\u00e9rature sur le sujet entre 1983 et 1994 (Dykens &amp; Volkmar, 1997) montre que les 17 \u00e9tudes r\u00e9alis\u00e9es sur le sujet trouvent un X-fragile dans 0% \u00e0 16% (moyenne 4%). Ainsi, la tr\u00e8s grande majorit\u00e9 des sujets autistes n\u2019ont pas d\u2019anomalie des chromosomes sexuels. Les deux criblages des diff\u00e9rents marqueurs du chromosome X rendent peu probable la possibilit\u00e9 qu\u2019il existe un g\u00e8ne majeur situ\u00e9 sur ce chromosome (Hallmayer et al., 1994&nbsp;; Hallmayer et al., 1996).<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs auteurs ont rep\u00e9r\u00e9 la fr\u00e9quence des anomalies du chromosome 15 chez des enfants autistes (Gillberg et al., 1991&nbsp;; Baker et al., 1994&nbsp;; Bundey et al., 1994&nbsp;; Hotof &amp; Bolton, 1995&nbsp;; Flejter et al., 1996). Cette r\u00e9gion est int\u00e9ressante puisqu\u2019on la sait impliqu\u00e9e dans les syndromes de Willi-Prader et d\u2019Angelman, maladies neurod\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives. Le <em>South Caroline Autism project<\/em> a montr\u00e9 que la fr\u00e9quence de cette anomalie chez 100 patients autistes (Schroer et al., 1998) est de 4%, touchant essentiellement la partie centrom\u00e9rique du bras long. Les sujets ayant cette anomalie caryotypique se distinguent n\u00e9anmoins du reste de la population de malades par un retard mental plus s\u00e9v\u00e8re et des crises d\u2019\u00e9pilepsie. Dans une approche inverse (partant du caryotype vers le ph\u00e9notype), la revue de la litt\u00e9rature montre que l\u2019autisme est pr\u00e9sent chez 7% des enfants ayant une duplication invers\u00e9e du chromosome 15 (Schroer et al., 1998). Cook et al. (1997) ont montr\u00e9 la transmission d\u2019une anomalie caryotypique (idi(15)) d\u2019une m\u00e8re porteuse \u00e0 ses deux enfants atteints et pas \u00e0 son seul fils sain (Cook et al., 1997).<\/p>\n\n\n\n<p>Parmi les r\u00e9gions candidates se basant sur les analyses caryotypiques d\u2019enfants autistes, un travail r\u00e9cent (Warburton et al., 2000) a montr\u00e9, chez les deux enfants autistes qui avaient en commun une translocation du chromosome 7, une cassure localis\u00e9e en 7q31.3. Des auteurs se sont pench\u00e9s sur cette r\u00e9gion 7q31. De fait, le g\u00e8ne \u00e0 la base de la cassure sur le 7 intitul\u00e9 RAY1 (Vincent et al., 2000) ne semble pas r\u00e9v\u00e9ler de polymorphismes sp\u00e9cifiquement pr\u00e9sents dans une s\u00e9rie de 27 autistes. Cette r\u00e9gion a n\u00e9anmoins pris une importance particuli\u00e8re du fait des r\u00e9sultats du criblage du g\u00e9nome.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Criblage du g\u00e9nome<\/h2>\n\n\n\n<p>La derni\u00e8re approche consiste donc \u00e0 cribler le g\u00e9nome (sur des r\u00e9gions plus ou moins grandes) avec des marqueurs r\u00e9guli\u00e8rement espac\u00e9s pour rep\u00e9rer un exc\u00e8s de transmission des parents \u00e0 l\u2019enfant (ou aux enfants) atteint(s) d\u2019un segment chromosomique porteur d\u2019un all\u00e8le de vuln\u00e9rabilit\u00e9. La premi\u00e8re du genre fut publi\u00e9e par le consortium international sur l\u2019\u00e9tude de g\u00e9n\u00e9tique mol\u00e9culaire de l\u2019autisme (1998) \u00e0 partir de 100 familles ayant (pour la plupart) plusieurs atteints, et une carte assez dense (354 microsatellites donc en moyenne un tous les 10 centimorgans). Sur cet \u00e9chantillon de sibpaires (fratrie avec deux sujets atteints), seules deux r\u00e9gions \u00e9taient compatibles avec un exc\u00e8s de transmission aux sujets atteints, le bras long du chromosome 7 (7q) ainsi que le bras court du chromosome 16 (16p).<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Un travail fran\u00e7ais (Philippe et al., 1999) portant sur 51 familles multiplex (264 marqueurs microsatellites) europ\u00e9ennes utilisait aussi la technique des sibpaires. Plusieurs r\u00e9gions semblent potentiellement impliqu\u00e9es, mais il est int\u00e9ressant de constater que la r\u00e9gion du 7q, 15q et 16 p semble aussi li\u00e9e au ph\u00e9notype autisme, quoique ce lien soit de faible intensit\u00e9. Les r\u00e9gions semblant les plus li\u00e9es au ph\u00e9notype dans cette \u00e9tude sont localis\u00e9es sur les chromosomes 6q, 18q et 19p. Un autre grand groupe de travail collaboratif (Risch et al., 1999) a effectu\u00e9 son propre <em>screening<\/em> du g\u00e9nome chez 97 familles multiplex, \u00e0 partir de 519 marqueurs. Les analyses sont plut\u00f4t en faveur d\u2019un r\u00f4le significatif d\u2019un marqueur localis\u00e9 sur le chromosome 1, sans r\u00e9pliquer les r\u00e9sultats pr\u00e9c\u00e9dants. Une autre \u00e9quipe internationale travaillant sur la recherche de g\u00e8nes impliqu\u00e9s dans l\u2019autisme \u00e0 travers le screening du g\u00e9nome est le <em>Collaborative Linkage Study of Autism<\/em> (Barret et al., 1999). Il s\u2019agit de l\u2019analyse de 75 familles ayant plusieurs fr\u00e8res ou s\u0153urs atteints. Trois r\u00e9gions semblent impliqu\u00e9es, deux dans le chromosome 13 et le chromosome 7, ce dernier n\u2019\u00e9tant pas incompatible avec les r\u00e9sultats du consortium.<\/p>\n\n\n\n<p>Un groupe commence \u00e0 sortir des r\u00e9sultats int\u00e9ressants sur les chromosomes 1, 2, 3, 7, 18 et 20, et notamment sur les 7q (Ashley-Koch et al., 1999) et 15q (Bass et al., 2000). Dix-sept familles multiplex ont \u00e9t\u00e9 analys\u00e9es d\u2019une population finlandaise (Auranen et al., 2000). Cette \u00e9tude ne montre aucun \u00e9l\u00e9ment en faveur de l\u2019implication des r\u00e9gions pr\u00e9alablement suspect\u00e9es (mais pas d\u2019exclusion de liaison non plus). Une r\u00e9gion tr\u00e8s mod\u00e9r\u00e9ment positive existe sur le chromosome 1p (D1S1675 et D1S534).<br>Comme on le voit, les diff\u00e9rentes r\u00e9gions incrimin\u00e9es ne sont pas identiques. Un certain nombre d\u2019\u00e9tudes ont pourtant impliqu\u00e9, \u00e0 diff\u00e9rents niveaux le chromosome 7q (voir tableau 3). Un centimorgan (cM) repr\u00e9sentant un million de paires de base, on peut tout juste noter une convergence de quelques r\u00e9gions sp\u00e9cifiques, sans r\u00e9el empi\u00e8tement. Cette partie du chromosome 7 devient n\u00e9anmoins une r\u00e9gion des plus int\u00e9ressante puisque plusieurs \u00e9tudes y ont trouv\u00e9 des \u00e9l\u00e9ments en faveur d\u2019une implication dans l\u2019autisme (Turner et al., 2000). Qui plus est, le type d\u2019analyse propos\u00e9e (c\u2019est-\u00e0-dire des fratries atteintes et non des familles multiplex) r\u00e9duit la pr\u00e9cision de l\u2019\u00e9tude de linkage. Des r\u00e9gions grossi\u00e8rement proches peuvent donc en fait concerner les m\u00eames g\u00e8nes. L\u2019affinement du screening de cette r\u00e9gion et l\u2019\u00e9tude de nouveaux \u00e9chantillons devraient permettre de mieux peser ces diff\u00e9rentes \u00e9ventualit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.cairn.info\/loadimg.php?FILE=LCP\/LCP_075\/LCP_075_0030\/LCP_idPAS_D_ISBN_pu2002-07s_sa08_art08_img004.jpg\" alt=\"Tableau 3\"\/><figcaption><span style=\"text-decoration: underline;\"><strong>Tableau 3<\/strong> <\/span><br><strong>Coagr\u00e9gation de l\u2019autisme avec les troubles psychiatriques (% d\u2019atteinte des apparent\u00e9s)<\/strong><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Conclusions<\/h2>\n\n\n\n<p id=\"pa16\">L\u2019autisme est une pathologie complexe et multifactorielle, mais le r\u00f4le des facteurs g\u00e9n\u00e9tiques y est consid\u00e9rable (80 \u00e0 90%). Le fait d\u2019avoir un apparent\u00e9 atteint augmente le risque d\u2019un facteur 100 pour le reste de la fratrie. N\u00e9anmoins, vu la faible fr\u00e9quence de la pathologie dans la population g\u00e9n\u00e9rale, le risque individuel des apparent\u00e9s au premier degr\u00e9 reste mod\u00e9r\u00e9 (1% \u00e0 5%). La fratrie (pr\u00e9sente ou \u00e0 venir) d\u2019un premier enfant autiste peut n\u00e9anmoins \u00eatre assez clairement consid\u00e9r\u00e9e comme \u00e0 risque, avec une surveillance qui pourrait \u00eatre plus ax\u00e9e sur les sympt\u00f4mes pr\u00e9morbides afin de faciliter une prise en charge la plus pr\u00e9coce possible.<\/p>\n\n\n\n<p>La coagr\u00e9gation familiale des autres troubles psychiatriques (TOC, troubles thymiques, phobies sociales) ne semble pas utilisable dans le d\u00e9pistage de l\u2019autisme tant le lien \u00e9tiologique est faible. Plusieurs pathologies g\u00e9n\u00e9tiques semblent clairement \u00e0 risque accru d\u2019autisme (X-fragile, scl\u00e9rose tub\u00e9reuse\u2026), mais il n\u2019est pas \u00e9vident que des facteurs g\u00e9n\u00e9tiques communs soient en cause. La pr\u00e9sence de ces anomalies doit de toute fa\u00e7on faire rechercher plus sp\u00e9cifiquement un trouble autistique.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, la r\u00e9v\u00e9lation des polymorphismes g\u00e9n\u00e9tiques d\u2019individus \u00e0 risque n\u2019est pas encore utilisable puisque aucun g\u00e8ne ne peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme clairement impliqu\u00e9, m\u00eame pour un r\u00f4le minime. Plusieurs r\u00e9gions caryotypiques pourraient contenir des g\u00e8nes de vuln\u00e9rabilit\u00e9 (15p et 7q notamment), r\u00e9gions pour lesquelles il existe de fortes chances de trouver des g\u00e8nes impliqu\u00e9s. N\u00e9anmoins, ceux-ci sont inconnus pour le moment.<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9898?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019autisme est une pathologie neuropsychiatrique s\u00e9v\u00e8re qui se caract\u00e9rise par des anomalies perdurantes des relations sociales et du langage, souvent associ\u00e9es \u00e0 des comportements r\u00e9p\u00e9titifs et st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9s. 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