{"id":9883,"date":"2021-08-22T07:30:51","date_gmt":"2021-08-22T05:30:51","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/une-consultation-familiale-a-ladolescence-2\/"},"modified":"2021-09-23T11:31:00","modified_gmt":"2021-09-23T09:31:00","slug":"une-consultation-familiale-a-ladolescence","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/une-consultation-familiale-a-ladolescence\/","title":{"rendered":"Une consultation familiale \u00e0 l&rsquo;adolescence"},"content":{"rendered":"\n<p>Je vais vous parler du cas d\u2019une jeune fille que j\u2019ai re\u00e7ue pendant un trimestre en consultation avec ses parents. Elle avait, dans un premier temps, consult\u00e9 mon coll\u00e8gue, et cette consultation avait d\u00e9bouch\u00e9 sur une psychoth\u00e9rapie. C\u2019est pendant le cours de cette psychoth\u00e9rapie qu\u2019il m\u2019avait demand\u00e9 d\u2019intervenir (voir article suivant <em>L\u2019adolescence est-elle une impasse symbolique&nbsp;?<\/em>, D. Lauru). En effet, il s\u2019inqui\u00e9tait car la jeune fille menait une vie d\u00e9cousue qui la mettait en danger. Elle n\u2019avait plus de limites. Le probl\u00e8me des limites se posait aussi avec sa m\u00e8re qu\u2019il n\u2019arrivait pas \u00e0 maintenir en dehors de la psychoth\u00e9rapie. Bien qu\u2019il lui ait expliqu\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises la n\u00e9cessit\u00e9 de s\u00e9parer les espaces, elle continuait \u00e0 lui demander des rendez-vous, tentant par ce biais de faire intrusion dans l\u2019espace de sa fille. C\u2019est donc \u00e0 sa demande que j\u2019ai \u00e9t\u00e9 amen\u00e9e \u00e0 commencer un travail de consultation avec la m\u00e8re de l\u2019adolescente puis avec l\u2019adolescente et ses parents.<\/p>\n\n\n\n<p>Le travail de consultation avec les adolescents ne n\u00e9cessite pas la m\u00eame neutralit\u00e9 que celui de la psychoth\u00e9rapie. Ce coll\u00e8gue ne pouvait pas, en tant que son psychoth\u00e9rapeute, intervenir dans la r\u00e9alit\u00e9 de la patiente qui buvait trop, abusait des drogues et avait de mauvaises fr\u00e9quentations. Tandis que le travail de consultation autorise le consultant \u00e0 intervenir dans la r\u00e9alit\u00e9 et \u00e0 tenir une position structurante par rapport aux limites. Quand on parle de limites avec un adolescent, on \u00e9voque aussi bien ses limites corporelles que les limites \u00e0 poser aux comportements transgressifs. S\u2019il fallait d\u00e9finir rapidement la diff\u00e9rence entre le travail de consultation th\u00e9rapeutique et la psychoth\u00e9rapie, on pourrait dire que cette derni\u00e8re vise \u00e0 la construction du Moi de l\u2019adolescent. La consultation, quant \u00e0 elle, aura sa place pour pr\u00e9server le Moi. Il est normal qu\u2019un adolescent, par la parole ou bien les actes, cherche \u00e0 conna\u00eetre le champ de la libert\u00e9 qui s\u2019offre \u00e0 lui et donc qu\u2019il tente d\u2019en explorer les limites en transgressant des interdits. Mais cela commence \u00e0 poser probl\u00e8me quand les parents ou les adultes de l\u2019entourage du jeune ne sont pas suffisamment construits pour repr\u00e9senter une r\u00e9f\u00e9rence identificatoire ou bien une autorit\u00e9 suffisante pour poser des limites aux dangers que rencontre leur adolescent.<\/p>\n\n\n\n<p>Les consultations familiales permettent de rep\u00e9rer ce qui se tisse entre une jeune et sa famille. Elles permettent d\u2019intervenir sur la qualit\u00e9 du lien que l\u2019adolescent a \u00e9tabli avec son entourage. Le cadre de la consultation favorise la production d\u2019une sc\u00e8ne transf\u00e9rentielle, r\u00e9sultante des conflits et des m\u00e9canismes de d\u00e9fense qui sont \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans le psychisme des diff\u00e9rents protagonistes. En rep\u00e9rant les mouvements transf\u00e9rentiels ainsi que la qualit\u00e9 de l\u2019adresse qui lui est faite, le consultant sera en mesure de cerner les enjeux d\u2019une dynamique familiale. Il lui sera alors possible d\u2019\u00e9tablir des liens entre les mouvements qui se donnent \u00e0 entendre et parfois aussi \u00e0 voir dans la s\u00e9ance, ces liens qui peuvent parfois para\u00eetre \u00e9vidents mais qui ne pouvaient pas s\u2019effectuer sans l\u2019intervention d\u2019un tiers. Au cours de ce travail, on arrivera \u00e0 la d\u00e9condensation de la sc\u00e8ne familiale et \u00e0 sa fragmentation en diff\u00e9rentes sc\u00e8nes, une par individu, chacun pouvant alors entendre la partition qu\u2019il joue.<\/p>\n\n\n\n<p>Mon coll\u00e8gue m\u2019avait parl\u00e9 de l\u2019histoire de Madeleine, une jeune fille de 16 ans, sportive de haut niveau, scolaris\u00e9e dans une classe sport-\u00e9tudes&nbsp;; tout avait march\u00e9 jusque-l\u00e0 sans encombre, mais, depuis quelque temps, la jeune fille inqui\u00e9tait ses parents par son absent\u00e9isme. Ils \u00e9taient donc venus consulter pour Madeleine qui avait entrepris une psychoth\u00e9rapie avec ce consultant. A la demande du m\u00e9decin de sa fille, Madame S. m\u2019avait sollicit\u00e9e en me pr\u00e9cisant bien qu\u2019elle pensait que j\u2019interviendrais aupr\u00e8s de ce m\u00e9decin pour lui transmettre l\u2019urgence de sa demande. Elle se mit \u00e0 me t\u00e9l\u00e9phoner tous les jours pour me communiquer ses inqui\u00e9tudes \u00e0 propos de la scolarit\u00e9 de sa fille. Elle semblait d\u00e9bord\u00e9e par l\u2019angoisse quand elle me d\u00e9crivait qu\u2019elle tentait de suivre sa fille au cours de ses journ\u00e9es en t\u00e9l\u00e9phonant \u00e0 ses diff\u00e9rents professeurs. Elle consid\u00e9rait que Madeleine \u00e9tait en danger car elle n\u2019allait pas \u00e0 ses rendez-vous, et cela montrait bien qu\u2019elle avait perdu la t\u00eate car elle devait passer, dans quelques jours, un concours d\u00e9cisif pour sa carri\u00e8re. Entendre Madame S me permettait de prendre la mesure de sa fragilit\u00e9 et de la perte que repr\u00e9sentait pour elle, ce lien en train de se distendre. La relation m\u00e8re-fille avait \u00e9t\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 cette derni\u00e8re p\u00e9riode tr\u00e8s proche et amicale, mais la survenue d\u2019une copine anorexique dans la vie de Madeleine avait compl\u00e8tement chang\u00e9 la donne. Selon sa m\u00e8re, Madeleine n\u2019avait plus d\u2019yeux que pour cette jeune fille qui avait une mauvaise influence sur elle car elle n\u2019\u00e9tait plus scolaris\u00e9e \u00e9tant, la majeure partie du temps, hospitalis\u00e9e. Madame S. se disait tr\u00e8s d\u00e9\u00e7ue par l\u2019investissement de sa fille. \u00c0 travers la d\u00e9ception qu\u2019elle manifestait se faisait jour la tr\u00e8s forte rivalit\u00e9 qu\u2019elle \u00e9prouvait \u00e0 l\u2019\u00e9gard de cette jeune fille dont elle parlait avec beaucoup d\u2019agressivit\u00e9. Elle avait conscience de cette agressivit\u00e9 mais se voyait incapable de la contr\u00f4ler ce qui lui faisait \u00e9prouver une grande culpabilit\u00e9. Cette absence de distance posait, bien s\u00fbr, la question de la qualit\u00e9 de ses propres identifications. Mais Madame S. avait cependant des raisons d\u2019\u00eatre inqui\u00e8te car Madeleine devenait incontr\u00f4lable. Elle sortait beaucoup, passait les nuits dehors et rentrait au petit matin pour dormir toute la journ\u00e9e. L\u2019ambiance \u00e0 la maison \u00e9tait devenue catastrophique. Le p\u00e8re de la jeune fille s\u2019\u00e9tait lui aussi mis \u00e0 vivre la nuit car depuis que son entreprise avait fait faillite, il s\u2019isolait pour boire de l\u2019alcool. Alors qu\u2019il avait toujours \u00e9t\u00e9 proche de sa fille pour la soutenir dans ses investissements, il se tenait maintenant \u00e0 l\u2019\u00e9cart et la violence entre la m\u00e8re et la fille n\u2019avait plus de limites. Madeleine, qui menait une vie de plus en plus dissolue, passait ses nuits \u00e0 boire et \u00e0 fumer du cannabis.<\/p>\n\n\n\n<p>Entendre l\u2019histoire de Madame S. me permettait de mesurer la violence des conflits qui \u00e9taient r\u00e9activ\u00e9s chez elle par les paroles et les comportements de l\u2019adolescente. Elle avait elle-m\u00eame souffert d\u2019anorexie au m\u00eame \u00e2ge que la camarade de Madeleine et elle continuait, encore aujourd\u2019hui, \u00e0 avoir des troubles alimentaires. Je pensais que la jeune fille tout en tentant de sortir d\u2019un lien fusionnel avec sa m\u00e8re le maintenait en cherchant \u00e0 la soigner inconsciemment. La force du lien qu\u2019elle entretenait avec la jeune anorexique n\u2019avait d\u2019\u00e9gal que la force du lien qu\u2019elle et sa m\u00e8re entretenaient entre elles. Dans notre pratique avec des adolescents et leur famille, nous pouvons souvent constater que les comportements violents des jeunes, qu\u2019ils se manifestent par la parole ou bien par des actes, agissent comme une interpr\u00e9tation au fonctionnement psychique de leurs parents. Ces paroles ou bien parfois ces actes agissent comme pourrait le faire une interpr\u00e9tation sauvage qui viendrait actualiser des conflits qui n\u2019ont pas encore \u00e9t\u00e9 \u00e9labor\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s avoir re\u00e7u Madame S. seule, je proposais de recevoir les parents ensemble&nbsp;: Monsieur traversait un moment de grande d\u00e9pression car, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 lui aussi un sportif de haut niveau ainsi qu\u2019un p\u00e9dagogue reconnu, il se trouvait au ch\u00f4mage, sans activit\u00e9 professionnelle, d\u00e9pendant financi\u00e8rement de sa femme depuis plus d\u2019un an. Il s\u2019\u00e9tait mis \u00e0 boire beaucoup et rentrait souvent ivre \u00e0 la maison. Il se sentait beaucoup trop pris dans ses propres difficult\u00e9s pour pouvoir continuer d\u2019arbitrer la relation entre sa femme et sa fille&nbsp;; il r\u00e9alisait la difficult\u00e9 de la situation actuelle, mais ne se sentait pas la force d\u2019intervenir et d\u2019affronter sa fille qui ne se privait pas de lui faire remarquer son \u00e9chec. Sa femme ne s\u2019en privait pas non plus et cela le confortait dans des sentiments d\u2019incapacit\u00e9. Pendant cet entretien, il lui devint \u00e9vident qu\u2019il n\u2019occupait plus sa place de p\u00e8re au sein de la famille. Il avait laiss\u00e9, petit \u00e0 petit, les commandes \u00e0 son \u00e9pouse et elle le lui reprochait, le rendant responsable du trouble de sa fille, et de leur fils qui commen\u00e7ait \u00e0 poser des probl\u00e8mes.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette situation clinique me semblait pouvoir b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019entretiens familiaux car la probl\u00e9matique de l\u2019adolescente \u00e9tait compliqu\u00e9e de la fragilit\u00e9 momentan\u00e9e de ses parents, ce qui augmentait sa tendance aux passages \u00e0 l\u2019acte. La jeune fille, \u00e0 ce que j\u2019en avais entendu \u00e0 travers les diff\u00e9rents discours (celui de la m\u00e8re, celui du p\u00e8re et aussi celui de mon coll\u00e8gue) paraissait, pour une grande part, r\u00e9pondre aux sympt\u00f4mes de ses parents. Je pensais que les passages \u00e0 l\u2019acte de la m\u00e8re devaient pouvoir prendre sens s\u2019ils \u00e9taient entendus dans une dynamique du lien avec sa fille. Et puis, elle avait r\u00e9ussi \u00e0 faire en sorte que nous nous mobilisions, au CMPP, autour de sa fille ce qui pouvait t\u00e9moigner en faveur d\u2019un d\u00e9sir de changements. Je proposai aux parents de Madeleine de lui dire de venir s\u2019entretenir avec nous pour une s\u00e9rie de consultations dont nous d\u00e9terminerions ensemble la fr\u00e9quence. Au cours de nos premiers entretiens la tension \u00e9tait vive, \u00e0 l\u2019image de l\u2019attente de chacun \u00e0 pouvoir reprendre le dialogue. La jeune fille qui se sentait autoris\u00e9e par la situation \u00e9voquait d\u2019embl\u00e9e sa difficult\u00e9 \u00e0 rester \u00e0 la maison, son besoin d\u2019en partir pour passer du temps avec sa camarade. Elle en imputait la responsabilit\u00e9 au malaise qu\u2019elle percevait chez ses parents, malaise qui la conduisait \u00e0 prendre des distances. Elle cherchait pourtant \u00e0 se rapprocher de sa m\u00e8re, mais cette derni\u00e8re r\u00e9agissait \u00e0 ses tentatives par une attitude froide et hostile, ce dont elle n\u2019avait jamais fait l\u2019exp\u00e9rience auparavant. Cette distance, que sa m\u00e8re mettait maintenant entre elles deux, lui \u00e9tait tr\u00e8s douloureuse, lui donnant l\u2019impression d\u2019\u00eatre abandonn\u00e9e. La m\u00e8re qui se tenait effectivement \u00e0 distance pendant l\u2019entretien justifiait son attitude par le souhait qu\u2019exprimait depuis quelque temps Madeleine, qu\u2019on ne vienne pas se m\u00ealer de ses affaires. \u00ab&nbsp;Elle l\u2019avait voulu, elle l\u2019avait eu&nbsp;\u00bb disait-elle et son attitude qui n\u2019avait plus rien de maternel, exprimait une grande agressivit\u00e9 vis-\u00e0-vis de la jeune fille.<br>La violence entre les deux femmes se d\u00e9ployait dans la s\u00e9ance d\u2019autant plus que le p\u00e8re n\u2019y mettait aucune limite. Cet homme me paraissait tr\u00e8s d\u00e9prim\u00e9 et je pris le parti de le lui dire ce qui eu pour effet de le soulager. Il alla consulter un confr\u00e8re qui lui prescrivit des antid\u00e9presseurs qui l\u2019aid\u00e8rent \u00e0 sortir assez rapidement de l\u2019inhibition dans laquelle il vivait depuis plusieurs mois. Monsieur S. se remit alors \u00e0 r\u00e9glementer la vie \u00e0 la maison. Madeleine se sentit autoris\u00e9e \u00e0 exprimer de l\u2019agressivit\u00e9 \u00e0 son \u00e9gard et par l\u00e0, \u00e0 renouer, en tout cas pendant les s\u00e9ances un lien de connivence avec sa m\u00e8re.<br>Nous nous sommes vus tous les quinze jours pendant environ un trimestre. Dans un premier temps, pendant nos entretiens, les relations familiales sembl\u00e8rent s\u2019am\u00e9liorer&nbsp;: il y fut question des attentes et de la place de chacun. La m\u00e8re de la jeune fille nous dit sa crainte de voir grandir son enfant ainsi que sa crainte de la solitude. Le p\u00e8re, qui se sentait plus en confiance, put reprendre progressivement une place au sein de la famille. La jeune fille me faisait occuper une place transf\u00e9rentielle grand-maternelle exprimant de cette mani\u00e8re le besoin qu\u2019elle avait de sentir ses parents rassur\u00e9s. Ce d\u00e9ploiement fantasmatique des g\u00e9n\u00e9rations permettait aux conflits de s\u2019exprimer tr\u00e8s directement, sans pour autant devenir mena\u00e7ant, car chaque intervenant pouvait se sentir cr\u00e9dit\u00e9 d\u2019un regard bienveillant par son parent transf\u00e9rentiel. Au bout de quelques s\u00e9ances, Madeleine exprima le souhait de me voir seule&nbsp;: elle ne se sentait pas assez soutenue par ses parents qui ne pouvaient se rendre disponibles pour elle. Elle redoutait d\u2019\u00e9chouer \u00e0 cet examen qu\u2019elle pr\u00e9parait car elle manquait de confiance en elle. Je l\u2019assurais de ma confiance en ses capacit\u00e9s et relativisais l\u2019enjeu de la scolarit\u00e9. Et puis, de fa\u00e7on insidieuse, je commen\u00e7ais \u00e0 me sentir d\u00e9bord\u00e9e par l\u2019agressivit\u00e9 qui \u00e9manait de la pr\u00e9sence de cette famille. Je ne me sentais plus \u00e0 m\u00eame d\u2019entendre les conflits qui surgissaient pendant nos s\u00e9ances. Nous avions bien avanc\u00e9 sur les conflits qui r\u00e9sultaient d\u2019une m\u00e9sentente sur la position de chacun et c\u2019\u00e9tait maintenant la psychopathologie propre \u00e0 chacun des parents qui se faisait jour dans nos entretiens. De ma place de consultant pour la famille, je ne me sentais pas avoir une neutralit\u00e9 pour pouvoir entendre cette nouvelle donne du transfert. Je leur proposais alors de commencer une psychoth\u00e9rapie familiale. Les entretiens pr\u00e9liminaires eurent lieu, le cadre fut pos\u00e9 mais ils ne se pr\u00e9sent\u00e8rent pas au premier rendez-vous. La jeune fille vint me voir quelques temps plus tard pour me faire part de ses succ\u00e8s aux diff\u00e9rents examens et concours qu\u2019elle avait pass\u00e9. Les relations familiales s\u2019\u00e9taient bien am\u00e9lior\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Conclusion<\/h2>\n\n\n\n<p>Les consultations th\u00e9rapeutiques familiales sont le pivot de notre travail avec les adolescents et leur famille. C\u2019est au cours de ces consultations que nous d\u00e9cidons de la prise en charge \u00e0 effectuer. Elles permettent un travail pr\u00e9paratoire \u00e0 la psychoth\u00e9rapie, ce temps indispensable pour s\u2019assurer du d\u00e9sir du jeune ainsi que de sa possibilit\u00e9 \u00e0 l\u2019effectuer. Comme dans l\u2019exemple que je vous ai pr\u00e9sent\u00e9 plus haut, les consultations th\u00e9rapeutiques peuvent avoir lieu au cours d\u2019une psychoth\u00e9rapie. Elles servent alors \u00e0 conforter le jeune dans l\u2019investissement de sa prise en charge et aident les parents \u00e0 faire face aux changements qui peuvent \u00eatre parfois difficiles \u00e0 vivre pour la famille.<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9883?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je vais vous parler du cas d\u2019une jeune fille que j\u2019ai re\u00e7ue pendant un trimestre en consultation avec ses parents. Elle avait, dans un premier temps, consult\u00e9 mon coll\u00e8gue, et cette consultation avait d\u00e9bouch\u00e9 sur une psychoth\u00e9rapie. C\u2019est pendant le&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"rubrique":[1217,1225,1214],"thematique":[217],"auteur":[1750],"dossier":[938],"mode":[60],"revue":[939],"type_article":[452],"check":[2023],"class_list":["post-9883","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","rubrique-adolescence","rubrique-dispositif","rubrique-psychanalyse","thematique-psychotherapie","auteur-florence-melese","dossier-psychotherapies-a-ladolescence","mode-payant","revue-939","type_article-dossier","check-ok"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9883","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9883"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9883\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15115,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9883\/revisions\/15115"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9883"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=9883"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=9883"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=9883"},{"taxonomy":"dossier","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/dossier?post=9883"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=9883"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=9883"},{"taxonomy":"type_article","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/type_article?post=9883"},{"taxonomy":"check","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/check?post=9883"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}