{"id":9687,"date":"2021-08-22T07:30:28","date_gmt":"2021-08-22T05:30:28","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/un-psychiatre-litteraire-etude-de-cas-esthetique-2\/"},"modified":"2021-10-08T04:19:46","modified_gmt":"2021-10-08T02:19:46","slug":"un-psychiatre-litteraire-etude-de-cas-esthetique","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/un-psychiatre-litteraire-etude-de-cas-esthetique\/","title":{"rendered":"Un psychiatre litt\u00e9raire. Etude de cas esth\u00e9tique"},"content":{"rendered":"\n<p>Au d\u00e9but \u00e9tait le verbe, et avant lui le rythme, le rythme de l\u2019interaction. Il m\u2019arrive de l\u2019oublier mais la musique du quotidien, des rencontres en ravive la pr\u00e9sence dans divers contextes transf\u00e9rentiels si bien d\u00e9crits par Daniel Stern (1993). Ces pr\u00e9curseurs du langage (les choses avant les mots), je les retrouve aussi aujourd\u2019hui dans les travaux de Bernard Golse ainsi que dans ma pratique d\u2019\u00e9crivain (Golse, 1999, Gutfreind, 2007). On y parle du rythme, de l\u2019art, de la syntonie des premi\u00e8res rencontres de la vie. On y parle des origines.<\/p>\n\n\n\n<p>Ma premi\u00e8re vocation \u00e9tait la litt\u00e9rature. Elle a frapp\u00e9 \u00e0 ma porte avant la psychiatrie et la psychanalyse. Je suis devenu psychiatre de b\u00e9b\u00e9s puis d\u2019enfants, quand j\u2019\u00e9tais d\u00e9j\u00e0 perdu depuis longtemps pour un regard objectif. Ensuite, je suis devenu psychanalyste bien apr\u00e8s \u00eatre entr\u00e9 dans le domaine de l\u2019intersubjectivit\u00e9. Jeune m\u00e9decin, j\u2019\u00e9crivais et je publiais des livres pour enfants et de la po\u00e9sie au Br\u00e9sil. Cela m\u2019a permis d\u2019aller dans les \u00e9coles pour raconter des histoires. J\u2019animais aussi des groupes d\u2019adolescents en utilisant la po\u00e9sie comme m\u00e9diation, dans le cadre des projets publics du Secr\u00e9tariat de la Culture de Porto Alegre, au sud du Br\u00e9sil. \u00c0 l\u2019\u00e9cole, en tant qu\u2019\u00e9crivain, je constatais que les enfants criaient parfois, riaient assez souvent et manifestaient toujours le plaisir de s\u2019exprimer. La neutralit\u00e9, les visages fig\u00e9s \u00e9taient assez rares. Je n\u2019avais jamais entendu parler d\u2019espace potentiel au sens winnicottien (1951) ou ludique au sens pavlovskinien (1980), mais le cadre groupal que je cr\u00e9ais alors avec ces enfants ouvraient ces espaces. Je ne pensais pas aux concepts qui entraient en jeu (litt\u00e9ralement), j\u2019\u00e9tais un m\u00e9decin de famille qui, de temps en temps, pensait \u00e0 devenir un psychiatre. J\u2019ignorais que j\u2019\u00e9tais d\u00e9j\u00e0 un \u00ab&nbsp;psy&nbsp;\u00bb \u00e0 travers mes capacit\u00e9s \u00e0 rencontrer, \u00e0 conter, \u00e0 \u00e9couter et surtout \u00e0 jouer, co-construire et tisser un discours, un sens.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec les adolescents, dans les groupes de la Maison de la Culture, je voyais des jeunes souffrants, d\u00e9prim\u00e9s, voire suicidaires. Ils parlaient de tout cela \u00e0 travers la po\u00e9sie, ils trouvaient leurs m\u00e9taphores, composaient des rythmes \u00e0 propos de leur envie de mourir. Ils donnaient du sens \u00e0 leur souffrance. Et ils vivaient. Je ne diagnostiquais pas, je ne prescrivais pas, je n\u2019\u00e9tais pas un psy au sens strict du terme. Je faisais des livres, je racontais des histoires, je rencontrais les gens. Je vivais avec eux simplement et cela, en g\u00e9n\u00e9ral, marchait bien. Finalement, j\u2019ai tout de m\u00eame fait mon internat de psychiatrie au Br\u00e9sil. Au bout de trois ans, je suis devenu un psychiatre d\u2019orientation psychanalytique et je prescrivais des m\u00e9dicaments de temps en temps. Toutefois, je n\u2019ai pas arr\u00eat\u00e9 d\u2019\u00e9crire, d\u2019aller dans les \u00e9coles, de rencontrer des adolescents autour de la po\u00e9sie. Mais, il y avait alors d\u00e9sormais deux moments&nbsp;: le moment esth\u00e9tique et le moment clinique. L\u2019art et la vie pourrait-on dire. L\u2019art et le travail. J\u2019\u00e9tais double, partag\u00e9, voir dissoci\u00e9, scind\u00e9. J\u2019\u00e9crivais et je prenais en charge. Heureusement, si l\u2019on aspire suffisamment \u00e0 rencontrer l\u2019autre, on peut toujours \u00eatre sauv\u00e9. Ce sont bien les rencontres qui nous fondent et nous sauvent. Est-ce que la psychanalyse s\u2019\u00e9carte trop de cette id\u00e9e&nbsp;? R. Schafer (1983), par exemple, a attir\u00e9 notre attention \u00e0 ce sujet, d\u2019autres comme A. Ferro (2000) continuent de le faire.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai rencontr\u00e9 le professeur Salvador C\u00e9lia, le pr\u00e9curseur de la psychiatrie de l\u2019enfant et de la psychiatrie communautaire au Br\u00e9sil. Il m\u2019a initi\u00e9 \u00e0 ce que je connaissais d\u00e9j\u00e0 mais que je n\u2019osais pas appeler psychiatrie. C\u2019est bien l\u00e0 peut-\u00eatre l\u2019art des grands ma\u00eetres&nbsp;: nous faire d\u00e9couvrir ce que l\u2019on a d\u00e9j\u00e0 en soi mais que l\u2019on n\u2019a pas encore nomm\u00e9, ou que l\u2019on n\u2019a pas encore os\u00e9 nommer. S. C\u00e9lia osait. Il m\u2019a appris ce qu\u2019est l\u2019espace potentiel de Winnicott et l\u2019espace ludique de Pavlovsky. Il m\u2019a expliqu\u00e9 l\u2019importance de la relation, de l\u2019intersubjectivit\u00e9, de la rencontre et des \u00e9changes affectifs pour en arriver aux mots (Golse). Sur ce chemin, j\u2019ai enfin d\u00e9couvert qu\u2019\u00eatre un psychiatre d\u2019enfants et un \u00e9crivain, c\u2019\u00e9tait pareil. Il n\u2019y avait plus de clivage, au contraire\u2026 Ensuite, je suis parti en France. Quand on a go\u00fbt\u00e9 aux bonnes rencontres, on en devient gourmand.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai alors connu Serge Lebovici, ami de Salvador C\u00e9lia. Il m\u2019a invit\u00e9 \u00e0 raconter des contes \u00e0 l\u2019ASM 13. Je n\u2019\u00e9tais pas surpris et je l\u2019ai fait dans un cours de\u2026 m\u00e9thodologie de la recherche. Lebovici osait des m\u00e9taphores dans ses recherches (l\u2019empathie m\u00e9taphorisante \u00e9tait un de ses concepts les plus chers). Gr\u00e2ce au soutien attentif et amical de Philippe Mazet, j\u2019ai organis\u00e9 un groupe de recherche clinique \u00e0 l\u2019A.S.E o\u00f9 l\u2019on offrait des contes aux enfants qui souffraient des effets de la s\u00e9paration avec leur m\u00e8re. Cela m\u2019a men\u00e9 \u00e0 environ 1000 pages d\u2019une th\u00e8se en deux volumes. Les enfants ont pu raconter leurs douleurs, trouver des repr\u00e9sentations pour la s\u00e9paration, la penser et la ressentir. Ou, comme disait Lebovici \u00e0 ce sujet, les enfants ont pu garder vivante l\u2019image de leur m\u00e8re\u00a0; \u00e7a sert peut-\u00eatre \u00e0 cela, la litt\u00e9rature et les rencontres\u00a0: pouvoir \u00e9voquer l\u2019absence. Nous avons utilis\u00e9 des outils standardis\u00e9s pour \u00e9valuer les r\u00e9sultats, nos protocoles \u00e9taient s\u00e9rieux. Nous ne le regrettons pas, mais l\u2019essentiel de notre recherche reposait sur nos descriptions cliniques, avec de nombreux passages suggestifs. Je me souviens en particulier de l\u2019un d\u2019entre eux o\u00f9 les enfants avaient modifi\u00e9 l\u2019intrigue des <em>Trois Petits Cochons<\/em>\u00a0: au moment o\u00f9 la m\u00e8re dit au revoir \u00e0 ses enfants, la petite qui jouait la m\u00e8re a chang\u00e9 d\u2019avis en criant\u00a0: \u00ab\u00a0Vous restez \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de moi, personne ne sort d\u2019ici\u00a0\u00bb. Pendant un an, ils ont r\u00e9p\u00e9t\u00e9 cette sc\u00e8ne et am\u00e9lior\u00e9 les autres sc\u00e8nes de leur vie. Mais au fond, nous ne savons pas ce qui a vraiment soulag\u00e9 ces enfants. L\u2019espace ludique\u00a0? L\u2019espace potentiel\u00a0? La rencontre\u00a0? Le rythme des nouvelles interactions plus concr\u00e8tes, plus affectives, plus nomm\u00e9es dans leurs fantasmes\u00a0? Malgr\u00e9 le s\u00e9rieux de notre protocole, nous ne le savons pas. Quelle est l\u2019origine de cette aide\u00a0: la psychanalyse, la litt\u00e9rature\u00a0? Pas de r\u00e9ponse pour l\u2019instant. Mais poser des questions, c\u2019est d\u00e9j\u00e0 un signe de sant\u00e9 mentale (Diatkine, 1994)\u00a0!<br>Enseignant de psychiatrie de l\u2019enfant \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 <em>Luterana Brasileira<\/em> de Porto Alegre, j\u2019ai poursuivi ces recherches cliniques sur l\u2019utilisation de la narrativit\u00e9 au travers de contes et de comptines chez les m\u00e8res et les enfants de <em>favelas<\/em> br\u00e9siliennes. Dans l\u2019une d\u2019elles, on utilise les contes avec des enfants carenc\u00e9s affectivement et socialement, qui n\u2019arrivent pas \u00e0 \u00e9crire et \u00e0 lire. Un jour, un de ces enfants, le petit Nicolas, racontait une histoire dont il \u00e9tait le personnage principal, un gamin riche et bourgeois\u00a0; \u00ab\u00a0Tu mens\u00a0\u00bb, a dit un de ces camarades. \u00ab\u00a0J\u2019imagine\u00a0\u00bb, a-t-il r\u00e9pondu, confirmant l\u2019importance que Ren\u00e9 Diatkine (1994) a toujours donn\u00e9e \u00e0 la possibilit\u00e9 de pouvoir imaginer pour soi-m\u00eame une autre histoire. Dans une autre recherche, les \u00e9tudiants-chercheurs font des visites \u00e0 domicile aupr\u00e8s de m\u00e8res et de leurs b\u00e9b\u00e9s, le but en est de stimuler les \u00e9changes narratifs autour d\u2019histoires et de chansons. Nos r\u00e9sultats (toujours issus de notre protocole) sugg\u00e8rent une am\u00e9lioration importante de la relation d\u2019attachement. Mais il ne s\u2019agit pas seulement d\u2019un travail d\u2019enseignant. Rien n\u2019est pur ou isol\u00e9 dans ce m\u00e9tier. Il est fait de nombreux m\u00e9langes et mouvements pour soutenir le travail de m\u00e9taphorisation au sens lebovicien. Et nous voulons suivre le rythme du doute et continuer \u00e0 profiter de ce m\u00e9lange car sans m\u00e9taphore, il n\u2019y a pas de vie, ni de psychanalyse.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Bibliographie<\/h2>\n\n\n\n<p>Diatkine R. (1994a), \u00abPropos d\u2019un psychanalyste sur les psychoth\u00e9rapies d\u2019enfants\u00bb, <em>in L\u2019enfant dans l\u2019adulte ou L\u2019\u00e9ternelle capacit\u00e9 de r\u00eaverie<\/em>, Lausanne, Delachaux et Niestl\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Ferro A. (2000), <em>La psychanalyse comme \u0153uvre ouverte<\/em>, Paris, \u00c9r\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p>Golse B. (1999), <em>Du corps \u00e0 la pens\u00e9e<\/em>, Paris, PUF (Le fil rouge)<\/p>\n\n\n\n<p>Gutfreind C. (2007), <em>A Almofada que n\u00e3o dava tchau&nbsp;!<\/em>, Porto Alegre, Artes e Of\u00edcios.<\/p>\n\n\n\n<p>Lebovici S. (1998), <em>L\u2019arbre de vie &#8211; El\u00e9ments de la psychopathologie du b\u00e9b\u00e9<\/em>, Ramonville Saint-Agne, Er\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p>Pavlovsky E. (1980), <em>Espacios y creatividad<\/em>, Buenos Aires, Ediciones Busqueda de Aylly S.R.L, 1990.<\/p>\n\n\n\n<p>Schaffer R. (1983), <em>The analytic attitude<\/em>, Basic Books, Inc., Publishers, trad.fran\u00e7. par Michelle Tran Van Khai, <em>L\u2019attitude analytique<\/em>, Paris, PUF (Biblioth\u00e8que de psychanalyse), 1988<\/p>\n\n\n\n<p>Stern D. (1997), <em>The motherhood constellation<\/em>, Basic Books (HarperCollins), trad. fran\u00e7. par Dominique Cupa, <em>La Constellation Maternelle<\/em>, Paris, Calmann-L\u00e9vy (Le pass\u00e9 recompos\u00e9).<\/p>\n\n\n\n<p>Winnicott D.W. (1971), <em>Playing and reality<\/em>, trad. fran\u00e7. par Claude Monod et J.-B. Pontalis, <em>Jeu et r\u00e9alit\u00e9 &#8211; L\u2019espace potentiel<\/em>, Paris, Gallimard (Connaissance de l\u2019inconscient), 1975<\/p>\n\n\n\n<p>Sur le site Internet de <em>Carnet PSY<\/em>, on peut d\u00e9couvrir le livre de Celso Gutfreind&nbsp;: <em>Mamie, ne va pas au ciel.<\/em> &lt;<a href=\"http:\/\/www.carnetpsy.com\/Expositions\/Gutfreind\/index.htm\">http:\/\/ www. carnetpsy. com\/ Expositions\/ Gutfreind\/ index. htm<\/a>&gt;<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9687?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au d\u00e9but \u00e9tait le verbe, et avant lui le rythme, le rythme de l\u2019interaction. 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