{"id":9662,"date":"2021-08-22T07:30:25","date_gmt":"2021-08-22T05:30:25","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/apercu-historique-et-point-de-vue-epistemologique-2\/"},"modified":"2021-09-27T16:09:45","modified_gmt":"2021-09-27T14:09:45","slug":"apercu-historique-et-point-de-vue-epistemologique","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/apercu-historique-et-point-de-vue-epistemologique\/","title":{"rendered":"Aper\u00e7u historique et point de vue \u00e9pist\u00e9mologique"},"content":{"rendered":"\n<p>A l\u2019or\u00e9e de ce vingt et uni\u00e8me si\u00e8cle, et apr\u00e8s deux d\u00e9cennies remarquables qui ont vu litt\u00e9ralement exploser les recherches dans le champ -jusque l\u00e0 confin\u00e9- de la neuro-psychologie infantile, une question de fond taraude toujours, n\u00e9anmoins, les milieux avertis de la psychopathologie infantile&nbsp;: l\u2019hyperactivit\u00e9 pathologique de l\u2019enfant, en tant qu\u2019entit\u00e9 clinique sp\u00e9cifique existe-t-elle vraiment&nbsp;? Ou n\u2019est-elle -comme beaucoup le voudrait encore &#8211; qu\u2019un mythe \u00e9chafaud\u00e9 par quelques \u201cbrigands\u201d pour excuser la prescription d\u2019amph\u00e9tamines \u00e0 des enfants dont le comportement perturbateur d\u00e9range l\u2019adulte&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>En filigrane de cette interrogation, on per\u00e7oit que chez nombre de nos confr\u00e8res ne se joue pas tant la question du statut \u00e9tiopathog\u00e9nique de l\u2019instabilit\u00e9 infantile que celle des ses modalit\u00e9s de prise en charge. Car apr\u00e8s tout, et s\u2019il ne s\u2019agit que d\u2019une simple et banale manifestation symptomatique de surface, pourquoi esp\u00e9rer l\u2019amender par quelques m\u00e9dications \u201cmiraculeuses\u201d alors que celle-ci ne peut faire sens qu\u2019en lien avec la compr\u00e9hension de l\u2019organisation psychique du sujet et \u00e0 l\u2019\u00e9volution de ses modalit\u00e9s relationnelles&nbsp;? Dans un fonctionnement soci\u00e9tal de plus en plus domin\u00e9 par \u201cl\u2019agir\u201d, l\u2019illusion d\u2019une quelconque r\u00e9demption de ses actes \u00e0 travers un traitement \u00e0 vis\u00e9e purement comportementale para\u00eet &#8211; il est vrai -plus tentante et moins co\u00fbteuse que le n\u00e9cessaire, et parfois douloureux, effort d\u2019\u00e9laboration psychique des conduites avec les remises en causes qu\u2019il ne manque pas d\u2019impliquer.<\/p>\n\n\n\n<p>De fait et probablement plus qu\u2019aucune autre pathologie de l\u2019enfant, l\u2019hyperactivit\u00e9 est devenue la figure embl\u00e9matique d\u2019une opposition id\u00e9ologique entre deux visions causales des ph\u00e9nom\u00e8nes psycho-comportementaux&nbsp;: la premi\u00e8re, en r\u00e9f\u00e9rence au mod\u00e8le \u201cpsychanalytique freudien\u201d, conf\u00e8re \u00e0 l\u2019instabilit\u00e9 psychomotrice une intention-nalit\u00e9 cach\u00e9e, relevant d\u2019un d\u00e9terminisme essentiellement inter-subjectif et r\u00e9pondant \u00e0 une logique affective inconsciente; la seconde, au contraire, voit dans l\u2019hyperactivit\u00e9 d\u00e9bordante et st\u00e9rile -c\u2019est-\u00e0-dire sans motivation manifeste- de certains enfants, l\u2019expression d\u2019un d\u00e9ficit du contr\u00f4le et\/ou de la planification motrice, dont l\u2019origine univoque doit \u00eatre recherch\u00e9e au niveau des soubassements neurobiologiques de tout acte moteur, et pouvant, par cons\u00e9quent, justifier l\u2019opportunit\u00e9 d\u2019un traitement correcteur ou r\u00e9gulateur. Ceci \u00e9tant, ces deux conceptions &#8211; psychodynamique ou organiciste &#8211; du comportement sont-elles en r\u00e9alit\u00e9, dans notre pratique diagnostique et th\u00e9rapeutique, si inconciliables et n\u2019avons-nous rien appris de ces enfants qui puisse nous faire d\u00e9passer ce clivage, somme toute, assez r\u00e9ductionniste et quelque peu d\u00e9pass\u00e9&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Rappel des faits\u2026<\/h2>\n\n\n\n<p>On a longtemps voulu faire de l\u2019hyperactivit\u00e9 infantile une \u201c\u00e9pid\u00e9mie\u201d contemporaine \u00e0 point de d\u00e9part nord-am\u00e9ricain, mais c\u2019est oubli\u00e9 que d\u00e8s la fin du XIX<sup>\u00e8<\/sup> si\u00e8cle, plusieurs cliniciens fran\u00e7ais s\u2019\u00e9taient d\u00e9j\u00e0 int\u00e9ress\u00e9s de pr\u00e8s \u00e0 cette cat\u00e9gorie d\u2019enfants instables et r\u00e9tifs \u00e0 tout apprentissage scolaire ou \u00e9ducatif. D\u00e9sireux d\u2019offrir \u00e0 ces enfants une p\u00e9dagogie adapt\u00e9e, Bourneville (1897) tente, en ces termes, la premi\u00e8re description s\u00e9miologique d\u00e9taill\u00e9e de leurs sp\u00e9cificit\u00e9s cliniques&nbsp;: \u201cmobilit\u00e9 intellectuelle et physique extr\u00eame,\u2026 susceptibilit\u00e9 et irritabilit\u00e9,\u2026 penchants \u00e0 la destructivit\u00e9, \u2026besoin d\u2019une surveillance continuelle, \u2026 insouciance et n\u00e9gligence, \u2026suggestibilit\u00e9 et soumission aux personnes aim\u00e9es\u201d. Initialement centr\u00e9e sur des conceptions constitutionnalistes, la compr\u00e9hension de l\u2019instabilit\u00e9 infantile va rapidement int\u00e9grer, \u00e0 la suite des travaux de Henri Wallon (1925), divers facteurs tant endog\u00e8nes (les avatars du d\u00e9veloppement de la personnalit\u00e9 de l\u2019enfant) qu\u2019exog\u00e8nes (la probl\u00e9matique parentale tr\u00e8s souvent en arri\u00e8re fond et ses cons\u00e9quences sur l\u2019\u00e9tablissement des relations avec l\u2019enfant), ouvrant ainsi la voie aux interpr\u00e9tations d\u2019ordre psychodynamique. Ce point de vue, prenant en compte la sp\u00e9cificit\u00e9 de la relation psychoaffective reliant l\u2019enfant instable \u00e0 ses parents va, d\u00e8s lors, dominer l\u2019ensemble de la r\u00e9flexion fran\u00e7aise autour de l\u2019instabilit\u00e9 psychomotrice l\u2019opposant ainsi et de mani\u00e8re radicale, \u00e0 la position de l\u2019\u00e9cole anglo-saxonne, pour qui cette perspective va, au contraire et de mani\u00e8re inverse, c\u00e9der le pas \u00e0 des arguments explicatifs de nature physiopathologique, qu\u2019ils soient primaires ou secondairement acquis.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Qu\u2019en est-il aujourd\u2019hui&nbsp;?<\/h2>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 des discours partisans et des pol\u00e9miques de chapelle -dont la presse sp\u00e9cialis\u00e9e ou grand public s\u2019est largement fait l\u2019\u00e9cho-, comment avons-nous pu \u00e0 partir d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 clinique pourtant indiscutable, en arriver \u00e0 une telle divergence conceptuelle&nbsp;? Qu\u2019il soit instable, hyperactif ou hyperkin\u00e9tique, de quel enfant parle t-on enfin de compte&nbsp;? S\u2019agit-il d\u2019un enfant \u201chandicap\u00e9\u201d, dont l\u2019incontinence motrice va, en retour, gr\u00e9ver grandement la qualit\u00e9 de son adaptation familiale et scolaire&nbsp;? Ou bien plut\u00f4t d\u2019un enfant authentiquement \u201cen souffrance\u201d- dans sa double acception affective et d\u2019attente &#8211; et dont l\u2019inconsistance psychomotrice n\u2019est que la traduction de quelques d\u00e9sordres affectivo-\u00e9motionnels avec son entourage proche&nbsp;? En d\u2019autres termes, enfant \u201cporteur\u201d ou enfant \u201cr\u00e9v\u00e9lateur\u201d&nbsp;?\u2026 La question reste ouverte. Force est toutefois de constater, qu\u2019en d\u00e9pit de l\u2019important effort de recherche qui lui a \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9, les m\u00e9canismes intimes \u00e0 l\u2019origine de ce trouble restent encore, et pour une bonne part, obscurs. Ce que l\u2019on peut n\u00e9anmoins assurer au vu des r\u00e9cents travaux scientifiques disponibles, c\u2019est qu\u2019il n\u2019est plus d\u00e9sormais possible de limiter la compr\u00e9hension de l\u2019hyperactivit\u00e9 infantile \u00e0 la faveur d\u2019un mod\u00e8le \u00e0 l\u2019exclusion de l\u2019autre, tant l\u2019intrication et la complexit\u00e9 des interactions entre d\u00e9terminants endog\u00e8nes et environnementaux semblent importantes.<\/p>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 ce constat, de plus en plus d\u2019auteurs s\u2019accordent aujourd\u2019hui pour reconna\u00eetre l\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019appr\u00e9hender l\u2019hyperactivit\u00e9 pathologique \u00e0 travers une double lecture instrumentale et affective, tout en int\u00e9grant les sp\u00e9cificit\u00e9s d\u00e9veloppementales de chacune. Repla\u00e7ant les troubles de l\u2019enfant instable dans une trajectoire diachronique, cette nouvelle perspective offre l\u2019avantage d\u2019une vision plus globale et moins r\u00e9ductrice du fonctionnement de l\u2019enfant instable, susceptible de d\u00e9passer le manich\u00e9isme id\u00e9ologique ambiant au profit d\u2019une r\u00e9vision de la dialectique psych\u00e9 &#8211; soma plus conforme \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 clinique du trouble.<\/p>\n\n\n\n<p>A ce titre d\u2019aucuns consid\u00e8rent par exemple, eu \u00e9gard au polymorphisme des situations cliniques, qu\u2019il serait plus judicieux de se repr\u00e9senter l\u2019hyperactivit\u00e9 pathologique non plus comme la voie finale commune de divers comportements perturbateurs, couramment observ\u00e9s chez l\u2019enfant, mais plut\u00f4t sur un continuum -d\u00e9j\u00e0 avanc\u00e9 en son temps par Ajuriaguerra- s\u2019\u00e9tendant entre deux extr\u00e9mit\u00e9s&nbsp;: l\u2019une correspondrait aux formes dites \u201caffectivo-caract\u00e9rielles\u201d, lesquelles appara\u00eetrait principalement en r\u00e9action \u00e0 un conflit affectif propre \u00e0 l\u2019enfant ou avec son environnement&nbsp;; l\u2019autre correspondrait aux formes dites \u201cprimaires\u201d, puisque admettant dans leur gen\u00e8se des facteurs de nature constitutionnelle, et dont la description clinique se conformerait davantage aux crit\u00e8res diagnostiques du DSM-IV. En effet l\u2019hyperactivit\u00e9 pathologique, de part ses cons\u00e9quences, entrave le sujet dans son d\u00e9sir d\u2019accomplissement, tout comme elle attaque les liens qui l\u2019unissent \u00e0 l\u2019autre. En cela, elle repr\u00e9sente une v\u00e9ritable pathologie de \u201cl\u2019\u00eatre agissant\u201d plus que du simple \u201ccorps agi\u201d, dont on ne peut minimiser la dimension subjective et relationnelle. Pour autant et dans une position d\u2019ouverture \u00e9pist\u00e9mologique, peut-on ignorer plus long-temps le formidable corpus empirique apport\u00e9 par la neuropsychologie cognitive \u00e0 l\u2019\u00e9tude des fonctions dites ex\u00e9cutives, sous-tendant l\u2019ensemble de nos actions dirig\u00e9es&nbsp;? Et plus largement, l\u2019apport des sciences cognitives \u00e0 la connaissance des liens unissant comportements et faits psychiques&nbsp;?<br>S\u2019il demeure important de respecter les particularit\u00e9s m\u00e9thodologiques de chacune, l\u2019introduction en psychopathologie de ce nouveau dualisme \u201cconcert\u00e9\u201d peut cr\u00e9er, selon nous, les conditions n\u00e9cessaires \u00e0 une articulation plus op\u00e9rationnelle &#8211; et qui sait plus pertinente &#8211; entre logique du sens et logique de production des sympt\u00f4mes, au sein d\u2019un r\u00e9f\u00e9rentiel commun centr\u00e9 sur l\u2019analyse de l\u2019action. En effet, la notion d\u2019action, de part ses derniers d\u00e9veloppements, ouvre aujourd\u2019hui un espace th\u00e9orique suffisamment riche pour int\u00e9grer aussi bien l\u2019\u00e9tude de la position subjective de l\u2019agent, que celle plus objective de l\u2019acte ou encore celle de l\u2019influence du milieu sur les conditions de sa r\u00e9alisation. En red\u00e9finissant ainsi l\u2019hyperactivit\u00e9 infantile comme une pathologie de l\u2019action, nous pouvons esp\u00e9rer, \u00e0 terme, d\u00e9passer la pol\u00e9mique &#8211; toujours pr\u00e9sente en pratique clinique mais devenue scientifiquement obsol\u00e8te &#8211; entre d\u00e9fenseurs du \u201ctout organique\u201d et ceux du \u201ctout psychodynamique\u201d et restaurer, dans le champ de la psychopathologie, la possibilit\u00e9 d\u2019un d\u00e9bat entre disciplines annexes dont le projet commun a toujours \u00e9t\u00e9 de comprendre la nature de l\u2019acte et des \u00e9tats mentaux.<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9662?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A l\u2019or\u00e9e de ce vingt et uni\u00e8me si\u00e8cle, et apr\u00e8s deux d\u00e9cennies remarquables qui ont vu litt\u00e9ralement exploser les recherches dans le champ -jusque l\u00e0 confin\u00e9- de la neuro-psychologie infantile, une question de fond taraude toujours, n\u00e9anmoins, les milieux avertis&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"rubrique":[1231,1215,1245],"thematique":[292],"auteur":[1952],"dossier":[294],"mode":[60],"revue":[295],"type_article":[452],"check":[2023],"class_list":["post-9662","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","rubrique-enfance","rubrique-psychopathologie","rubrique-soin","thematique-hyperactivite","auteur-pierre-fourneret","dossier-lenfant-instable","mode-payant","revue-295","type_article-dossier","check-ok"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9662","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9662"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9662\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15682,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9662\/revisions\/15682"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9662"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=9662"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=9662"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=9662"},{"taxonomy":"dossier","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/dossier?post=9662"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=9662"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=9662"},{"taxonomy":"type_article","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/type_article?post=9662"},{"taxonomy":"check","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/check?post=9662"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}