{"id":9657,"date":"2021-08-22T07:30:25","date_gmt":"2021-08-22T05:30:25","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/mort-biologique-mort-cosmique-2\/"},"modified":"2023-04-24T08:47:21","modified_gmt":"2023-04-24T06:47:21","slug":"mort-biologique-mort-cosmique","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/mort-biologique-mort-cosmique\/","title":{"rendered":"Mort biologique, mort cosmique"},"content":{"rendered":"\n<p>A certains \u00e9gards, l\u2019une des caract\u00e9ristiques des \u00eatres humains par rapport aux (autres) animaux est un sens aigu de la dur\u00e9e. Non pas que le sens de la dur\u00e9e soit absent du monde animal : un chien qui attend son ma\u00eetre \u00e0 la fin de la semaine, ou un oiseau qui pr\u00e9pare une migration, n\u2019ignorent nullement l\u2019\u00e9coulement du temps, mais il reste que, plus que tout autre, l\u2019\u00eatre humain est sans doute un obs\u00e9d\u00e9 de la dur\u00e9e, de l\u2019avenir, donc de la mort. Mais ce qui obs\u00e8de surtout l\u2019homme, c\u2019est l\u2019appr\u00e9hension de sa mort \u00e0 lui, ou celle des ses proches, ce qui offre une vision anthropocentr\u00e9e pessimiste, importante certes, mais limit\u00e9e, de ce qu\u2019est la mort. Dans la pr\u00e9sente r\u00e9flexion, nous voudrions justement d\u00e9passer cette vision anthropocentr\u00e9e, pour rendre \u00e0 la mort, au del\u00e0 de la psychologie individuelle, sa dimension plus biologique, voire plus cosmique, et, on le verra, moins pessimiste<sup>1<\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La mort biologique<\/h2>\n\n\n\n<p>Par analogie avec nous-m\u00eames, \u00eatres humains, nous n\u2019avons aucun mal \u00e0 envisager la mort des animaux qui nous ressemblent, ceux qui m\u00e8nent une vie autonome et individuelle : un chien, un chat, un oiseau, un insecte. Dans la plupart de ces conceptions, la mort appara\u00eet alors comme un \u00e9v\u00e8nement in\u00e9luctable et ind\u00e9l\u00e9bile, per\u00e7u comme totalement n\u00e9gatif, sauf \u00e0 faire appel \u00e0 des convictions religieuses dans un au-del\u00e0 heureux. Pour nous comme pour les animaux, puisqu\u2019elle est disparition de l\u2019individu, la mort serait une fermeture d\u00e9finitive et absolue.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut cependant savoir relativiser ce point de vue. Nos enfants, quand nous en avons, constituent une sorte de continuation, biologique mais aussi culturelle, de ce que nous avons \u00e9t\u00e9. Nos productions diverses, artistiques notamment, le sont \u00e9galement, puisqu\u2019elles nous survivent. Malraux disait superbement que l\u2019art \u00e9tait un anti-destin. Dans ce m\u00eame esprit, un philosophe ath\u00e9e, Philippe Lazar (Lazar, 2008), a r\u00e9cemment propos\u00e9 une int\u00e9ressante d\u00e9finition de l\u2019\u00e2me, comme \u00ab tout ce qui nous survit apr\u00e8s notre mort biologique \u00bb. Notre mort individuelle laisse donc la place ouverte \u00e0 ce qui nous survit et qui fait que le monde apr\u00e8s nous ne sera plus exactement le m\u00eame qu\u2019avant. Elle laisse aussi la place au parcours existentiel d\u2019autres individus, nos enfants ou tous ceux qui tireront profit de notre activit\u00e9 pass\u00e9e. Dans cet esprit, la mort s\u2019inscrit davantage dans une \u00e9volution plastique, voire cyclique, que dans une fermeture d\u00e9finitive. Il est curieux que ces conceptions cycliques nous apparaissent \u00e9videntes pour les v\u00e9g\u00e9taux qui, chaque printemps, renaissent de leurs graines, et incongrue pour les animaux ou pour nous-m\u00eames, dont nous ne percevons gu\u00e8re la \u00ab renaissance \u00bb.<br>Ces conceptions cycliques apparaissent \u00e9galement sur le plan cellulaire du fonctionnement des organismes, o\u00f9 la mort fait partie de la vie et en est m\u00eame la cause. Ameisen (Ameisen, 1999) montre que notre organisme ne (sur)vit que parce que des milliers de nos cellules \u00ab se suicident \u00bb (un ph\u00e9nom\u00e8ne appel\u00e9 \u00ab apoptose \u00bb) pour faire la place \u00e0 de nouvelles cellules. Le philosophe Laurent Cherlonneix (Cherlonneix, 2008) a pu analyser philosophiquement cette dialectique cellulaire de la vie et de l\u2019apoptose, qui d\u00e9montre ici le caract\u00e8re tr\u00e8s \u00ab positif \u00bb de la mort cellulaire. Comme le formule Ameisen dans son sous-titre, la mort devient cr\u00e9atrice. Ou encore : l\u2019autodestruction cellulaire aboutit \u00e0 une reconstruction permanente de soi, garante de notre long\u00e9vit\u00e9, donc de notre vie.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Du sommeil \u00e0 l\u2019\u00e9volution des esp\u00e8ces<\/h2>\n\n\n\n<p>A un niveau plus global cette fois, on assiste aussi \u00e0 des alternances de ph\u00e9nom\u00e8nes actifs et passifs qui peuvent faire penser \u00e0 des morts transitoires. Nous en avons une exp\u00e9rience partielle durant le sommeil, bien qu\u2019il reste encore un \u00e9tat actif, mais moins que l\u2019\u00e9tat de veille. Des phases comparables au sommeil ont m\u00eame pu \u00eatre mises en \u00e9vidence chez certains insectes (Kume, 2006). Le rapprochement du sommeil et de la mort a souvent \u00e9t\u00e9 fait, y compris dans le langage populaire qui dit que les morts \u00ab dorment de leur dernier sommeil \u00bb. Le coma repr\u00e9sente sans doute un \u00e9tat beaucoup plus proche de la mort, mais, h\u00e9las, pas toujours r\u00e9versible. Nous, humains, n\u2019avons pas acc\u00e8s \u00e0 un autre stade transitoire et r\u00e9versible de vie suspendue, et beaucoup plus profond que le sommeil, l\u2019hibernation. Dans ce cas, les animaux qui hibernent suivent le cycle de la flore et \u00ab renaissent \u00bb au printemps.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin certains invert\u00e9br\u00e9s, comme les tardigrades par exemple, de petits animaux qui vivent dans les mousses, peuvent atteindre des stades extr\u00eames de vie suspendue (Tirard, 2003). Si le milieu devient d\u00e9favorable, ils peuvent en effet se d\u00e9shydrater pour subsister sans aucun m\u00e9tabolisme, un \u00e9tat appel\u00e9 \u00ab cryptobiose \u00bb, et ce, pendant des dur\u00e9es qui peuvent parfois aller jusqu\u2019\u00e0 des dizaines d\u2019ann\u00e9es. La r\u00e9hydratation peut les ramener \u00e0 une vie normale (reviviscence) apr\u00e8s un stade qui ressemble beaucoup \u00e0 la mort, ou, en tous les cas, \u00e0 l\u2019absence de vie.<\/p>\n\n\n\n<p>A un niveau encore plus global, les individus ne sont pas les seuls \u00e0 mourir pour laisser la place \u00e0 d\u2019autres individus. Les colonies, comme celles des abeilles, peuvent mourir. Au cours de l\u2019histoire, des soci\u00e9t\u00e9s humaines ont pu fleurir, puis dispara\u00eetre. Enfin, on le sait, les esp\u00e8ces vivantes naissent et meurent, en donnant souvent naissance \u00e0 d\u2019autres esp\u00e8ces-filles, comme le postule la th\u00e9orie de l\u2019\u00e9volution. Dans tous ces cas, comme pour les individus, la mort de ces ensembles ou de ces collectivit\u00e9s laisse la place \u00e0 d\u2019autres ensembles. Julien Delord avait judicieusement intitul\u00e9 son article sur la mort des esp\u00e8ces \u00ab L\u2019extinction des esp\u00e8ces entre mort et r\u00e9surrection \u00bb (Delord, 2003). La mort s\u2019int\u00e8gre donc ici dans un ph\u00e9nom\u00e8ne de cyclicit\u00e9 bien \u00e9loign\u00e9 de la disparition absolue et d\u00e9finitive.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La mort cosmique<\/h2>\n\n\n\n<p>La mort, ou au moins une forme de disparition-transformation, peut aussi concerner les objets stellaires. Pour \u00e9voquer bri\u00e8vement cette mort cosmique, rappelons les conclusions de Jean-Pierre Luminet, qui avait trait\u00e9 de cette question dans le dossier de la revue <em>\u00c9tudes sur la mort<\/em>. (Luminet, 2003) : \u00ab au terme de leur \u00e9volution nucl\u00e9aire, le c\u0153ur des \u00e9toiles s\u2019effondre\u2026 Leur enveloppe gazeuse\u2026 ensemence en noyaux atomiques lourds l\u2019espace interstellaire, enrichissant de proche en proche la chimie du milieu galactique \u00bb (p 20). C\u2019est ainsi que nos corps, \u00e0 nous, \u00eatres humains, sont constitu\u00e9s de poussi\u00e8res d\u2019\u00e9toiles et que, d\u2019une certaine mani\u00e8re, la mort des \u00e9toiles est une des causes de notre vie.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Un retour \u00e0 Aristote ?<\/h2>\n\n\n\n<p>Pour le p\u00e8re fondateur de la philosophie et de la biologie, Aristote, le cosmos \u00e9tait \u00e0 l\u2019image du monde vivant et, dans ses m\u00e9canismes, le microcosme, les entit\u00e9s particuli\u00e8res, ne faisaient que reproduire le macrocosme, les entit\u00e9s plus globales. Ces th\u00e8ses \u00ab biocosmologiques \u00bb ont \u00e9t\u00e9 reprises et d\u00e9velopp\u00e9es par un courant n\u00e9o-aristot\u00e9licien moderne autour du philosophe russe Konstantin Khroutski (Khroutski, 2010). Les conceptions de la mort rapport\u00e9es ici nous rapprochent sans doute aussi de cette vision aristot\u00e9licienne. Notre mort, ou la mort des individus, reprend, dans ses m\u00e9canismes, des ph\u00e9nom\u00e8nes macroscopiques comme la mort des \u00e9toiles ou celle des esp\u00e8ces. A l\u2019\u00e9chelon microscopique, les ph\u00e9nom\u00e8nes cellulaires qui entourent l\u2019apoptose s\u2019en rapprochent aussi.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019alternance de stades actifs et de temps passifs, les cycles de \u00ab vie \u00bb et de \u00ab mort \u00bb, qui n\u2019excluent pas pour autant des \u00e9volutions plus lin\u00e9aires, semblent, au-del\u00e0 de l\u2019humanit\u00e9, une constante du cosmos tout entier.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Mort et v\u00e9cu existentiel humain<\/h2>\n\n\n\n<p>Le survol, que nous venons de faire, sur la relativit\u00e9 de la mort et l\u2019extension possible du concept \u00e0 des dimensions biologiques ou cosmiques, qui ne sont plus celles du v\u00e9cu existentiel humain, ne doit pas, pour autant, nous faire oublier ce dernier. Plus exactement, l\u2019imminence pressentie dans le futur d\u2019un \u00e9v\u00e8nement, la mort, per\u00e7ue, psycho-logiquement par l\u2019individu, comme une fermeture d\u00e9finitive, a amen\u00e9 les humains \u00e0 viser \u00e0 son d\u00e9passement. Ils l\u2019ont fait, \u00e0 leur mani\u00e8re humaine, par des productions intellectuelles culturelles, religieuses et artistiques notamment, pour laisser apr\u00e8s eux persister \u00ab un peu de leur \u00e2me \u00bb. Quand je parle de cette sp\u00e9cificit\u00e9 humaine, je fais certes allusion \u00e0 notre esp\u00e8ce, l\u2019<em>Homo sapiens<\/em>, mais aussi \u00e0 d\u2019autres esp\u00e8ces cousines du pass\u00e9, comme l\u2019<em>Homo neanderthalensis<\/em>. Tous ces humains, nos anc\u00eatres ou nos cousins, ont donc utilis\u00e9 leurs aptitudes intellectuelles proprement humaines, pour se projeter dans le futur et y laisser des \u0153uvres non p\u00e9rissables, afin de subvertir leur in\u00e9luctable disparition biologique individuelle. En ce sens, ils ont, \u00e0 leur mani\u00e8re, esquiss\u00e9 cette relativit\u00e9 de la mort, que nous avons voulu pr\u00e9senter dans cet article.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Note<\/h2>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\"><li>Pour davantage de pr\u00e9cisions, on consultera avec profit le dossier \u00ab Mort biologique, mort cosmique \u00bb, publi\u00e9 en 2003 par la revue <em>\u00c9tudes sur la mort<\/em>, n\u00b0 124.<\/li><\/ol>\n\n\n<h2>R\u00e9f\u00e9rences<\/h2>\n<p>Ameisen, J. (1999). <em>La Sculpture du vivant. Le Suicide cellulaire ou la Mort cr\u00e9atrice<\/em>. Seuil, Paris.<\/p>\n<p>Cherlonneix, L. (2008). <em>L\u2019\u00e9quivocit\u00e9 vive &#8211; Une nouvelle repr\u00e9sentation du Vivant<\/em>. L\u2019Harmattan, Paris.<\/p>\n<p>Delord, J. (2003). \u00ab L\u2019extinction des esp\u00e8ces entre mort et r\u00e9surrection \u00bb. <em>\u00c9tudes sur la mort<\/em>, n\u00b0124, 21-34.<\/p>\n<p>Khroutski, K. (2010). \u00ab All-embracing (triune) medicine of the individual health: a biocosmological perspective \u00bb. <em>J. Future Studies<\/em> 14(4), 65-84.<\/p>\n<p>Kume, K. (2006). \u00ab A Drosophila dopamine transporter mutant, fumin (fmn), is defective in arousal regulation \u00bb. <em>Sleep and Biological Rhythms<\/em> 4(263-273).<\/p>\n<p>Lazar, P. (2008). <em>Court trait\u00e9 de l\u2019\u00e2me<\/em>. Fayard, Paris.<\/p>\n<p>Luminet, J. (2003). \u00ab La mort des \u00e9toiles \u00bb. <em>\u00c9tudes sur la mort<\/em>, n\u00b0124, 9-20.<\/p>\n<p>Tirard, S. (2003). \u00ab Cryptobiose et reviviscence chez les animaux, le vivant et la structure \u00bb. <em>\u00c9tudes sur la mort<\/em>, n\u00b0124, 81-89. Voir aussi : St\u00e9phane Tirard (2010), <em>Histoire de la vie latente<\/em>, Vuibert, Paris.<\/p><div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9657?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>A certains \u00e9gards, l\u2019une des caract\u00e9ristiques des \u00eatres humains par rapport aux (autres) animaux est un sens aigu de la dur\u00e9e. Non pas que le sens de la dur\u00e9e soit absent du monde animal : un chien qui attend son&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"rubrique":[1214],"thematique":[629],"auteur":[1693],"dossier":[876],"mode":[60],"revue":[877],"type_article":[452],"check":[2023],"class_list":["post-9657","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","rubrique-psychanalyse","thematique-deuil","auteur-georges-chapouthier","dossier-existe-t-il-une-psychologie-de-la-mort","mode-payant","revue-877","type_article-dossier","check-ok"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9657","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9657"}],"version-history":[{"count":2,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9657\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":19631,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9657\/revisions\/19631"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9657"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=9657"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=9657"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=9657"},{"taxonomy":"dossier","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/dossier?post=9657"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=9657"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=9657"},{"taxonomy":"type_article","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/type_article?post=9657"},{"taxonomy":"check","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/check?post=9657"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}