{"id":9571,"date":"2021-08-22T07:30:13","date_gmt":"2021-08-22T05:30:13","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/le-corps-dans-la-rencontre-clinique-2\/"},"modified":"2021-10-02T14:02:13","modified_gmt":"2021-10-02T12:02:13","slug":"le-corps-dans-la-rencontre-clinique","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/le-corps-dans-la-rencontre-clinique\/","title":{"rendered":"Le corps dans la rencontre clinique"},"content":{"rendered":"\n<blockquote class=\"wp-block-quote\"><div>Mais l\u2019homme vieillissant en arrive toujours plus \u00e0 un moi sans monde. En partie il devient temps gr\u00e2ce au pass\u00e9 recueilli par les souvenirs de l\u2019esprit et du corps et en partie, de mani\u00e8re accrue, il devient son propre corps<footer>J. Am\u00e9ry, <em>Du vieillissement<\/em><\/footer>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/div><\/blockquote>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le corps vieux v\u00e9cu par le sujet \u00e2g\u00e9<\/h2>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s une longue p\u00e9riode d\u2019indiff\u00e9rence, la question du vieillissement a fait l\u2019objet de nombreuses recherches de la part des psychanalystes. Les raisons de cet int\u00e9r\u00eat nous semblent ressortir de deux motifs. Tout d\u2019abord, l\u2019entr\u00e9e des psychologues et psychanalystes dans le domaine de la g\u00e9riatrie les a amen\u00e9s \u00e0 c\u00f4toyer cette clinique, qui d\u2019embl\u00e9e avait \u00e9t\u00e9 peu investie par Freud. Nous avons ainsi vu para\u00eetre les travaux de Balier (1976), \u00e9tudiant les rapports du sujet avec son corps vieillissant. Assoun (1983) a mis en \u00e9vidence les ressorts inconscients \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans les processus de vieillissement. Lui ont fait suite les ouvrages de Bianchi (1987), Le Gou\u00e8s (1991), Messy (1992), P\u00e9ruchon (1994). Ceux-ci se sont int\u00e9ress\u00e9s aux processus de vieillissement psychique, mais aussi aux probl\u00e9matiques complexes soulev\u00e9es par les prises en charges de sujets atteints de pathologies neuro-d\u00e9g\u00e9n\u00e9ratives.<\/p>\n\n\n\n<p>Parall\u00e8lement s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e une importante litt\u00e9rature reposant sur l\u2019observation, par les psychanalystes eux-m\u00eames vieillissants, des processus li\u00e9s \u00e0 leur propre avanc\u00e9e en \u00e2ge. Nous citerons ici notamment Danon-Boileau (2000) mais aussi Bauchau (2006) et Herfray (2008). A partir de cette exploration quasi-autobiographique, le questionnement des psychanalystes, qui jusque-l\u00e0 portait essentiellement sur les donn\u00e9es exclusivement m\u00e9tapsychologiques concernant les destins des pulsions de vie et de mort, la persistance ou non de la libido dans le grand \u00e2ge, les destins de la relation d\u2019objet, la r\u00e9gression et la sublimation, ainsi que sur le paradoxe de la m\u00e9connaissance de la mort par les processus inconscients, s\u2019est int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 leur articulation avec l\u2019exp\u00e9rience v\u00e9cue du corps.<\/p>\n\n\n\n<p>Le corps vieillissant a d\u00e8s lors suscit\u00e9 l\u2019int\u00e9r\u00eat non plus uniquement dans sa dimension de perte narcissique de l\u2019image de soi mais aussi \u00e0 l\u2019aune des transformations entra\u00een\u00e9es par l\u2019articulation somato-psychique sur laquelle se fonde la conscience d\u2019\u00eatre soi. Fran\u00e7ois Villa notamment reprend la th\u00e9matique des \u00e9quilibres pulsionnels en la mettant en lien avec la dimension \u00e9conomique. Il insiste pour fonder cette dynamique sur les assises corporelles. En effet, proche en cela des conceptions de Winnicott, il consid\u00e8re l\u2019articulation somato-psychique comme fondamentale.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\u00ab&nbsp;L\u2019\u00e9trangement&nbsp;\u00bb \u00e0 soi<\/h2>\n\n\n\n<p>Les modifications corporelles li\u00e9es \u00e0 l\u2019avanc\u00e9e en \u00e2ge mettent \u00e0 mal les repr\u00e9sentations ant\u00e9rieures du moi Id\u00e9al et entra\u00eenent la n\u00e9cessit\u00e9 de pouvoir surseoir \u00e0 ses exigences. Le processus du vieillir met le sujet en face de la r\u00e9alit\u00e9 de la mort qui se profile de plus en plus nettement \u00e0 l\u2019horizon. Le corps trahit, n\u2019est plus capable ni de progr\u00e8s comme dans l\u2019enfance, ni de retour \u00e0 la stabilit\u00e9 de l\u2019\u00e2ge adulte&nbsp;: les pertes sont impossibles \u00e0 d\u00e9nier. Comme le remarque H. Danon-Boileau, les gestes quotidiens comme celui d\u2019ouvrir une bouteille d\u2019eau min\u00e9rale deviennent probl\u00e9matiques alors qu\u2019ils semblaient jusqu\u2019alors banals. Le personnage du <em>Journal d\u2019un corps<\/em> de D. Pennac (2012) s\u2019aper\u00e7oit un jour qu\u2019il ne saute plus comme d\u2019habitude la barri\u00e8re qui m\u00e8ne \u00e0 sa maison de campagne&nbsp;: peur de rater, d\u2019\u00eatre trahi par des jambes moins solides, des r\u00e9flexes moins rapides. De m\u00eame, H. Bauchau se trouve tiraill\u00e9 entre les \u00e9motions ressenties lors d\u2019une visite \u00e0 sa belle-fille hospitalis\u00e9e, son d\u00e9sir d\u2019\u00eatre pr\u00e9sent aupr\u00e8s d\u2019elle, confront\u00e9 \u00e0 sa fatigue et \u00e0 ses triviales envies d\u2019uriner. Limites prosa\u00efques qui atteignent durement le narcissisme. Herfray note que le corps des vieux est sujet \u00e0 des attaques dont ils ignorent l\u2019origine.<\/p>\n\n\n\n<p>Les voies de l\u2019\u00e9laboration de ces probl\u00e9matiques sont assujetties \u00e0 la capacit\u00e9 du sujet \u00e0 surmonter la crainte de l\u2019effondrement d\u00e9crite par Winnicott (1975) \u00e0 la fin de sa vie&nbsp;: l\u2019angoisse d\u2019un moment \u00e0 venir d\u00e9j\u00e0 v\u00e9cu dans le pass\u00e9 dans des angoisses in\u00e9laborables. Cette angoisse est d\u00e9crite pr\u00e9cis\u00e9ment par L\u00e9vi-Strauss \u00e0 l\u2019or\u00e9e de son centenaire. Comme le signale J.-M. Talpin, le vieillissement corporel met en \u00e9vidence \u00ab&nbsp;la complexit\u00e9 du processus psychique du vieillissement sollicit\u00e9 par les d\u00e9faillances corporelles, les mouvements d\u2019aller et retour, l\u2019ambivalence entre s\u2019accrocher et l\u00e2cher prise, entre vivre et mourir, entre l\u2019investissement libidinal et le retrait narcissique&nbsp;\u00bb (2008, p. 37). Dadoun pr\u00e9sente cette dialectique du corps mortel confront\u00e9 \u00e0 l\u2019immortalit\u00e9 de la libido comme une lutte (\u00ab&nbsp;<em>Agon<\/em>&nbsp;\u00bb)&nbsp;: il y voit une \u00ab&nbsp;ligne de mort (\u2026) suivie (qui) ne cherche gu\u00e8re plus qu\u2019\u00e0 faire saillir dans toute son acuit\u00e9 la ligne de force \u2013 de redoutable faiblesse \u2013 qui traverse de part en part le grand \u00e2ge, le serrant de pr\u00e8s et le moirant de sombres lumi\u00e8res (Hugo y croit dur comme fer \u2013 il admire que \u00ab\u00a0dans l\u2019\u0153il du vieillard, on voit de la lumi\u00e8re\u00a0\u00bb). Cette ligne de force, lance de t\u00e9n\u00e8bres, est donc en m\u00eame temps sillon de lumi\u00e8re et axe de lutte \u2013 lumi\u00e8re et lutte, elles vont de pair, se soutiennent l\u2019une l\u2019autre, qui constituent pour le grand \u00e2ge un potentiel agonique (<em>agon<\/em>, lutte, combat), bon pour renaissance, mais qui, cas quasi g\u00e9n\u00e9ral, s\u2019\u00e9tiole de demeurer inutilis\u00e9, sinon interdit&nbsp;\u00bb (2012, p. 20). Danon-Boileau et Dedieu-Anglade, moins lyriques, insistent cependant eux aussi sur la r\u00e9sistance psychique n\u00e9cessaire au maintien de l\u2019estime de soi mais aussi de la vie dans le tr\u00e8s grand \u00e2ge qu\u2019ils ont d\u00e9sormais atteint.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, contrairement aux repr\u00e9sentations couramment admises, le corps vieux, s\u2019il est le porteur manifeste des pertes li\u00e9es \u00e0 l\u2019avanc\u00e9e en \u00e2ge, ne se r\u00e9sume pas au processus de d\u00e9sertion couramment d\u00e9crit par les sociologues en termes de d\u00e9prise (Caradec, 2008). Bien que porteur de douleurs chroniques (la basse continue de la souffrance nous dit Danon-Boileau) et de limitations, marqu\u00e9 de rides, traces du passage inexorable du temps, le corps reste \u00e9galement le si\u00e8ge de l\u2019investissement libidinal (Verdon, 2009). Celui-ci peut bien s\u00fbr se traduire sur un mode pathologique&nbsp;: r\u00e9gression, hypochondrie, voire d\u00e9ni maniaque, tels que les d\u00e9crivit Ferenczi d\u00e8s 1921. Cependant, comme il nous le rappelle \u00e9galement&nbsp;: \u00ab&nbsp;La physiologie con\u00e7oit l\u2019organisme comme une simple \u00ab\u00a0machine \u00e0 travailler\u00a0\u00bb dont le seul souci est d\u2019accomplir le maximum de travail utile avec un minimum d\u2019\u00e9nergie d\u00e9pens\u00e9e, alors que l\u2019organisme est fait aussi de joie de vivre et s\u2019efforce par cons\u00e9quent de procurer le plus de plaisir possible \u00e0 chacun des organes et \u00e0 l\u2019organisme tout entier, n\u00e9gligeant souvent, ce faisant l\u2019\u00e9conomie recommand\u00e9e par le principe d\u2019utilit\u00e9&nbsp;\u00bb (p. 307).<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le corps de l\u2019\u00e2g\u00e9 pour le clinicien&nbsp;: l\u2019inqui\u00e9tante \u00e9tranget\u00e9<\/h2>\n\n\n\n<p>Cet aspect de la question a \u00e9t\u00e9 moins fr\u00e9quemment abord\u00e9 et nous engage \u00e0 aborder les probl\u00e9matiques de contre-transfert qui s\u2019y d\u00e9ploient. Il est important de noter que le clinicien lui-m\u00eame se trouve interpell\u00e9 par la dimension de finitude qui lui appara\u00eet dans le corps des \u00e2g\u00e9s et tr\u00e8s \u00e2g\u00e9s qu\u2019il re\u00e7oit. La fragilit\u00e9 passe souvent au premier plan&nbsp;: ainsi une absence, un retard font ais\u00e9ment surgir des repr\u00e9sentations de mort ou de maladie et sont difficiles de ce fait \u00e0 consid\u00e9rer en tant qu\u2019actes manqu\u00e9s. Le corps de l\u2019\u00e2g\u00e9 interpelle particuli\u00e8rement le clinicien dans la mesure o\u00f9 la dimension de sa fragilit\u00e9 physique engage \u00e0 la sollicitude, \u00e0 la prise en compte des difficult\u00e9s actuelles. De telles probl\u00e9matiques sont pr\u00e9sentes \u00e9galement dans le cas des patients pr\u00e9sentant des pathologies somatiques s\u00e9v\u00e8res, notamment lors de prises en charge dans le cadre hospitalier.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette r\u00e9alit\u00e9 du corps et de ses d\u00e9faillances implique des am\u00e9nagement du cadre qui ne sont pas anodins&nbsp;: aide \u00e0 la marche, voire man\u0153uvre du fauteuil roulant, aide \u00e0 l\u2019habillage lors de l\u2019arriv\u00e9e ou du d\u00e9part impliquent souvent physiquement le th\u00e9rapeute dans la mise en place de la possibilit\u00e9 de rencontres. Au sein des institutions hospitali\u00e8res, le bureau est souvent inaccessible et oblige \u00e0 proposer des s\u00e9ances dans la chambre du patient. Il en va de m\u00eame des interventions \u00e0 domicile lorsque le sujet ne peut plus se d\u00e9placer. L\u00e0 encore, d\u00e9finir les limites s\u2019av\u00e8re complexe. Donner \u00e0 boire ou pas, toucher ou pas engage les cliniciens dans des difficult\u00e9s techniques difficiles \u00e0 \u00e9laborer. Comme je le soulignais avec E. Weinmann-Jonch\u00e8res (2011), le clinicien se trouve alors sollicit\u00e9 sensoriellement par la r\u00e9alit\u00e9 du corps du sujet et se trouve contraint d\u2019\u00e9laborer une position qui ne correspond pas \u00e0 son cadre ordinaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous noterons enfin la dimension particuli\u00e8re que rev\u00eat l\u2019investissement par le patient du corps m\u00eame du clinicien, d\u00e9sirable, convoit\u00e9 pourrait-on dire, parce que jeune et qui, de ce fait, se trouve tr\u00e8s fr\u00e9quemment \u00e9voqu\u00e9, parfois de mani\u00e8re crue. S. Korff-Sausse (2008) note un surinvestissement du regard chez les peintres \u00e2g\u00e9s. On le retrouve \u00e9galement dans la clinique quotidienne&nbsp;: ainsi le sujet peut aller jusqu\u2019\u00e0 exhiber son propre corps, prenant le th\u00e9rapeute \u00e0 t\u00e9moin de sa d\u00e9ch\u00e9ance. La dimension agressive est alors tr\u00e8s forte&nbsp;: la vision du corps v\u00e9cu comme horrible et honteux par le sujet lui-m\u00eame est alors utilis\u00e9e comme une attaque vis-\u00e0-vis du th\u00e9rapeute plus jeune et envi\u00e9&nbsp;: comme la t\u00eate de M\u00e9duse venant faire effraction&nbsp;: corps traumatis\u00e9 et traumatisant. En pr\u00e9sence de sujets atteints de troubles d\u00e9mentiels, cette vision, notamment celle du visage va progressivement devenir partielle&nbsp;: les yeux, la bouche du psychologue seront alors d\u00e9crits, mettant en \u00e9vidence la difficult\u00e9 de ces sujets \u00e0 se repr\u00e9senter un corps unifi\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Le clinicien rencontrant des adultes \u00e2g\u00e9s est donc somm\u00e9 d\u2019\u00e9laborer cet exc\u00e8s de pr\u00e9sence du corps, sans le rejeter cependant, afin de parvenir \u00e0 laisser place au discours du sujet et de lui donner peut-\u00eatre l\u2019occasion de ce travail de r\u00e9int\u00e9gration de soi-m\u00eame. La dimension de <em>holding<\/em> de Winnicott, ch\u00e8re \u00e0 P. Charazac (2007) peut alors lui \u00eatre support th\u00e9orique pertinent, \u00e0 condition de se garder de tomber dans l\u2019\u00e9cueil du maternage et de la sollicitude excessive.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Bibliographie<\/h2>\n\n\n\n<p>Am\u00e9ry J. (1968), <em>Du vieillissement<\/em>, Paris, Payot, 2009.<\/p>\n\n\n\n<p>Assoun P.L. (1983), \u00ab&nbsp;Le vieillissement saisi par la psychanalyse&nbsp;\u00bb, <em>Communications<\/em> 37, pp. 167-179.<\/p>\n\n\n\n<p>Balier C. (1976b), \u00ab&nbsp;El\u00e9ments pour une th\u00e9orie narcissique du vieillissement&nbsp;\u00bb, <em>G\u00e9rontologie et Soci\u00e9t\u00e9<\/em>, 4, pp. 130-153.<\/p>\n\n\n\n<p>Bauchau H. (2006), <em>Le boulevard p\u00e9riph\u00e9rique<\/em>, Arles, Actes Sud.<\/p>\n\n\n\n<p>Bianchi H. (1987), <em>Le Moi et le temps. Psychanalyse du temps et du vieillissement<\/em>, Paris, Dunod.<\/p>\n\n\n\n<p>Caleca C. et Jonch\u00e8res-Weinmann E. (2011), \u00ab&nbsp;L\u2019accompagnement d\u2019un parent \u00e2g\u00e9 \u00e0 domicile&nbsp;: entre passion et tendresse&nbsp;\u00bb, <em>Dialogue<\/em>, 2, 192, pp. 85-96.<\/p>\n\n\n\n<p>Caradec V. (2008), <em>Sociologie de la vieillesse et du vieillissement<\/em>, Paris, Armand Colin.<\/p>\n\n\n\n<p>Charazac P. (2007), <em>Comprendre la crise de la vieillesse<\/em>, Paris, Dunod.<\/p>\n\n\n\n<p>Dadoun R. (2012), \u00ab&nbsp;Corps mortel, libido immortelle&nbsp;\u00bb, <em>G\u00e9rontologie et soci\u00e9t\u00e9<\/em>, 1, 140, pp. 13-21.<\/p>\n\n\n\n<p>Danon-Boileau H. (2000), <em>De la vieillesse \u00e0 la mort. Point de vue d\u2019un usager<\/em>, Paris, Calmann-Levy.<\/p>\n\n\n\n<p>Danon-Boileau H. et Dedieu-Anglade G. (2012), <em>Une certaine forme d\u2019obstination, Vivre le tr\u00e8s grand \u00e2ge<\/em>, Paris, Odile Jacob.<\/p>\n\n\n\n<p>Ferenczi S. (1921), <em>Psychanalyse 2. \u0152uvres compl\u00e8tes<\/em>, Paris, Payot, 1976.<\/p>\n\n\n\n<p>Herfray C. (2008), \u00ab&nbsp;Br\u00e9viaire du psychanalyste vieux&nbsp;\u00bb, <em>Filigranes<\/em>, 17, 1 http:\/\/rsmq.cam.org\/filigrane\/archives\/breviair.htm<\/p>\n\n\n\n<p>Korff-Sausse S. (2008), \u00ab&nbsp;La cr\u00e9ativit\u00e9 des peintres vieillissants&nbsp;: l\u2019\u0153uvre tardive de Picasso, Klee, de Kooning&nbsp;\u00bb, <em>Champ psychosomatique<\/em>, 2, 50, pp. 93-108.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Gou\u00e8s G. (1991b), <em>Le psychanalyste et le vieillard<\/em>, Paris, PUF.<\/p>\n\n\n\n<p>Messy J. (1992), <em>La personne \u00e2g\u00e9e n\u2019existe pas. Une approche psychanalytique de la vieillesse<\/em>, Rivages.<\/p>\n\n\n\n<p>Pennac D. (2012), <em>Journal d\u2019un corps<\/em>, Paris, Gallimard.<\/p>\n\n\n\n<p>P\u00e9ruchon M. (1994), <em>Le d\u00e9clin de la vie psychique. Psychanalyse de la d\u00e9mence s\u00e9nile<\/em>, Paris, Dunod.<\/p>\n\n\n\n<p>Talpin J-M. (2008), \u00ab&nbsp;Quand le corps envahit la sc\u00e8ne&nbsp;: corps et vieillissement dans \u00ab\u00a0Un homme\u00a0\u00bb de Philip Roth&nbsp;\u00bb, <em>Champ psychosomatique<\/em>, 50, pp. 37-50.<\/p>\n\n\n\n<p>Verdon B. (2009), \u00ab&nbsp;Le corps \u00e2g\u00e9. Dynamisme et fragilit\u00e9 des destins pulsionnels \u00e0 l\u2019\u00e9preuve du vieillissement&nbsp;\u00bb, <em>Psychologie clinique et projective<\/em>, 15, pp. 119-143.<\/p>\n\n\n\n<p>Villa F. (2010), <em>La puissance du vieillir<\/em>, Paris PUF.<\/p>\n\n\n\n<p>Winnicott D.W. (1975), <em>La crainte de l\u2019effondrement<\/em>, NRP N\u00b0 11, 1975, pp. 35-44<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9571?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mais l\u2019homme vieillissant en arrive toujours plus \u00e0 un moi sans monde. 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