{"id":9558,"date":"2021-08-22T07:30:13","date_gmt":"2021-08-22T05:30:13","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/reflexions-de-psychotherapeutes-de-formation-psychanalytique-soccupant-de-sujets-avec-autisme-2\/"},"modified":"2021-10-08T02:51:24","modified_gmt":"2021-10-08T00:51:24","slug":"reflexions-de-psychotherapeutes-de-formation-psychanalytique-soccupant-de-sujets-avec-autisme","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/reflexions-de-psychotherapeutes-de-formation-psychanalytique-soccupant-de-sujets-avec-autisme\/","title":{"rendered":"R\u00e9flexions de psychoth\u00e9rapeutes de formation psychanalytique s&rsquo;occupant de sujets avec autisme"},"content":{"rendered":"\n<p>Cette exp\u00e9rience<sup>1<\/sup> porte sur cinq adultes avec autisme ayant \u201cd\u00e9velopp\u00e9 les capacit\u00e9s de la parole\u201d et huit sujets normaux auxquels on fait entendre un enregistrement alternant de la voix humaine et des sons d\u2019autres origines. L\u2019activation des diff\u00e9rentes aires de tout le cortex du cerveau est enregistr\u00e9e par IRM fonctionnelle. Les sujets normaux ont une activation bilat\u00e9rale du sillon temporal sup\u00e9rieur plus grande \u00e0 l\u2019audition de la voix qu\u2019\u00e0 celle des sons non vocaux. L\u2019un des cinq sujets avec autisme a une activation unilat\u00e9rale droite de ce sillon. Un autre a une petite activation juste en dehors de lui. Les trois autres n\u2019ont pas d\u2019activation plus grande \u00e0 l\u2019audition de la voix. Apr\u00e8s l\u2019IRM, il a \u00e9t\u00e9 demand\u00e9 \u00e0 tous les sujets d\u2019\u00e9num\u00e9rer les sons entendus\u00a0: les sujets normaux indiquent que 51\u00a0% du total des sons ont une origine vocale (la r\u00e9ponse exacte \u00e9tant 50), les sujets avec autisme n\u2019en indiquent que 8,5%, c\u2019est-\u00e0-dire que tout de m\u00eame 17\u00a0% des sons d\u2019origine vocale sont reconnus comme tels.<\/p>\n\n\n\n<p>Le communiqu\u00e9 de l\u2019INSERM (19\/08\/04)<sup>2<\/sup> selon lequel cette exp\u00e9rience \u201cr\u00e9v\u00e8le une incapacit\u00e9 des autistes \u00e0 activer les aires c\u00e9r\u00e9brales sp\u00e9cifiques de la reconnaissance de la voix humaine\u201d comporte ainsi une g\u00e9n\u00e9ralisation \u00e0 tous les sujets avec autisme de l\u2019exp\u00e9rience, ce qui, on vient de le lire, est inexact, et m\u00eame une g\u00e9n\u00e9ralisation \u201caux autistes\u201d alors que ces 5 sujets ne constituent manifestement pas un \u00e9chantillon repr\u00e9sentatif (leur \u00e2ge moyen est 27 ans&nbsp;; ils utilisent la parole). Un tel communiqu\u00e9 a induit de nombreuses r\u00e9percussions m\u00e9diatiques \u00e0 leur tour inexactes titr\u00e9es par exemple&nbsp;: \u201cAutisme&nbsp;: la confusion des sons\u201d, \u201cLe cerveau des autistes herm\u00e9tique \u00e0 la voix\u201d, ou causalistes de fa\u00e7on r\u00e9ductrice&nbsp;: \u201cUne anomalie c\u00e9r\u00e9brale emp\u00eacherait les autistes d\u2019identifier la voix humaine\u201d. Faisons remarquer que si les sujets avec autisme participant \u00e0 l\u2019exp\u00e9rience avaient d\u00e9velopp\u00e9 la parole, c\u2019est qu\u2019ils n\u2019avaient sans doute pas \u00e9t\u00e9 constamment non r\u00e9ceptifs \u00e0 la voix humaine.<\/p>\n\n\n\n<p>Ne serait-il pas int\u00e9ressant de faire parall\u00e8lement le point sur l\u2019histoire du d\u00e9veloppement et l\u2019\u00e9tat clinique actuel de chacun de ces sujets ainsi que sur les r\u00e9sultats de divers tests capables d\u2019appr\u00e9cier la gravit\u00e9 du syndrome et plus particuli\u00e8rement des troubles de la communication&nbsp;? C\u2019est peut-\u00eatre ce que ces chercheurs en neurophysiologie ont d\u00e9j\u00e0 fait mais qu\u2019il nous int\u00e9resserait de savoir pour pouvoir mettre leurs r\u00e9sultats en regard des nombreux mat\u00e9riaux que nous avons d\u00e9j\u00e0 r\u00e9unis dans nos recherches cliniques concernant les relations, fluctuantes, des sujets avec autisme, surtout enfants et adolescents, au sonore en g\u00e9n\u00e9ral et \u00e0 la voix humaine en particulier.<\/p>\n\n\n\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 des psychanalystes, nous avons \u00e0 communiquer davantage l\u2019\u00e9tat actuel de nos constats, hypoth\u00e8ses et interrogations issus des processus th\u00e9rapeutiques psychanalytiques, et des observations pr\u00e9alables ou parall\u00e8les \u00e0 ceux-ci que nous recueillons de la part des parents, et des divers intervenants&nbsp;: \u00e9ducateurs, orthophonistes, psycho-motriciens, psychop\u00e9dagogues, musicoth\u00e9rapeutes et enseignants qui s\u2019occupent conjointement des enfants. Nous pensons de plus en plus important d\u2019\u00e9changer entre les cliniciens et les chercheurs en neurosciences et en biologie pour un profit sans doute r\u00e9ciproque, cherchant \u00e0 r\u00e9duire le clivage trop fr\u00e9quent, \u00e0 nos yeux dommageable, entre le \u201ctout c\u00e9r\u00e9bral\u201d et le \u201ctout psychique\u201d, entre le \u201ctout \u00e9ducatif\u201d et le \u201ctout th\u00e9rapeutique\u201d.<\/p>\n\n\n\n<p>S\u2019il existe encore de ces positions caricaturales malheureusement aussi dans certaines \u00e9quipes anim\u00e9es par des psychanalystes, en tout cas ceux qui partagent ces r\u00e9flexions ont \u00e9t\u00e9 form\u00e9s et ont eux-m\u00eames per\u00e7u dans leur exp\u00e9rience l\u2019existence de pr\u00e9dispositions (\u201c quelque chose dans l\u2019enfant\u201d, disait D. Meltzer dans les ann\u00e9es 70) sur lesquelles les g\u00e9n\u00e9ticiens et neurophysiologistes font des recherches que nous suivons avec int\u00e9r\u00eat. Cependant les facteurs environnementaux ont aussi leur importance et une mall\u00e9abilit\u00e9 certaine des sujets avec autisme nous permet, tant sur le plan \u00e9ducatif que th\u00e9rapeutique, d\u2019obtenir des \u00e9volutions vers le mieux dans la majorit\u00e9 des cas. C\u2019est sans doute aussi l\u2019espoir des cognitivistes en proposant des actions \u00e9ducatives tr\u00e8s pr\u00e9coces, mais nous pensons que le seul abord \u00e9ducatif ne peut sans doute pas \u00eatre aussi efficace qu\u2019une approche pluridisciplinaire, d\u2019autant plus que la pr\u00e9disposition semble toucher tout un carrefour cognitivo\u00e9motionnel et par cons\u00e9quent les bases du d\u00e9veloppement de toute la personnalit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">I \u2013 Les faits cliniques que nous constatons habituellement<\/h2>\n\n\n\n<p>1) Beaucoup d\u2019enfants autistes par moments semblent ne rien percevoir de la voix humaine, mais \u00e0 d\u2019autres moments se bouchent les oreilles si l\u2019on commence \u00e0 leur parler. Nous avons observ\u00e9, et des enfants nous ont aid\u00e9s \u00e0 le confirmer lors de leur d\u00e9mutisation, qu\u2019ils se bouchaient d\u2019autant plus les oreilles que la voix \u00e9tait plus forte et tr\u00e8s articul\u00e9e. C\u2019est pourquoi beaucoup de psychoth\u00e9rapeutes ont appris par exp\u00e9rience qu\u2019il leur faut musicaliser leur voix, voire m\u00eame chanter leurs commentaires et leurs interpr\u00e9tations pour qu\u2019ils soient accept\u00e9s, principalement au d\u00e9but des psychoth\u00e9rapies. Mais certains enfants ayant avanc\u00e9 dans la perception d\u2019un langage porteur de significations peuvent aussi se fermer auditivement devant les risques d\u2019un commentaire touchant particuli\u00e8rement leurs \u00e9motions maintenant diff\u00e9renci\u00e9es, surtout de tristesse, mais aussi de grand enthousiasme. Par contre dans des \u00e9tapes d\u2019excitation maniaque survenant souvent au cours m\u00eame d\u2019une \u00e9volution positive, le plus apaisant semble \u00eatre d\u2019utiliser une voix grave, lente, la plus neutre possible.<\/p>\n\n\n\n<p>Chez les enfants non parlants, mais utilisant le langage pr\u00e9verbal des gestes pour tenter de communiquer leurs angoisses corporelles et spatiales, nous avons souvent constat\u00e9 qu\u2019ils \u00e9taient tr\u00e8s ouverts \u00e0 \u00e9couter notre reconnaissance et notre verbalisation de leurs d\u00e9monstrations, qu\u2019ils r\u00e9p\u00e9taient avec insistance jusqu\u2019\u00e0 ce que nous ayons clairement traduit en mots leur \u201clangage corporel\u201d. Comment le comprendre&nbsp;? Beaucoup ont manifestement acquis une compr\u00e9hension du langage parl\u00e9, mais ne semblent \u00e9couter que si l\u2019on rejoint leurs pr\u00e9occupations centrales, mais en \u00e9vitant de parler trop directement de leurs \u00e9motions car alors ils n\u2019\u00e9coutent plus, semblent sourds, peut-\u00eatre comme nous nous rendons sourds \u00e0 une \u00e9mission radio que nous avons laiss\u00e9e ouverte mais qui ne nous int\u00e9resse plus et que nous nous recentrons sur nos pr\u00e9occupations et r\u00eaveries, ou bien comme nous n\u2019entendons plus quand nous sommes en \u00e9tat de choc&nbsp;: que donnerait notre IRM fonctionnelle \u00e0 ce moment l\u00e0&nbsp;? Les enfants autistes, eux, dans de telles circonstances, se r\u00e9cup\u00e8rent en se focalisant sur leurs impressions sensorielles, en l\u2019absence d\u2019un monde interne plus construit avec des repr\u00e9sentations \u00e9volu\u00e9es. On constate aussi &#8211; et Donna Williams, souffrant d\u2019autisme, en parle clairement dans son autobiographie (1992) &#8211; qu\u2019ils \u00e9coutent si c\u2019est autour d\u2019eux que l\u2019on parle d\u2019eux, \u00e0 cause sans doute du risque toujours pr\u00e9sent de d\u00e9bordement \u00e9motionnel \u00e0 la r\u00e9ception de certains contenus, mais aussi au vertige de s\u00e9paration impliqu\u00e9 par l\u2019adresse directe&nbsp;; ils \u00e9coutent donc mieux les commentaires indirects que l\u2019on peut faire pr\u00e8s d\u2019eux les concernant, surtout si l\u2019on veut aborder le monde des sentiments plus diff\u00e9renci\u00e9s et subjectiv\u00e9s. D. Meltzer, psychanalyste anglais qui nous a beaucoup enseign\u00e9 (1975), nous conseillait de leur parler et de parler d\u2019eux comme si l\u2019on se parlait \u00e0 soi-m\u00eame, ou bien dans le \u201con\u201d&nbsp;: \u201cJe me demande si\u2026\u201d, \u201cOn dirait que\u2026\u201d.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous avons aussi pu constater qu\u2019un nombre important d\u2019enfants en voie de d\u00e9mutisation commencent par \u201cchanter\u201d ce qu\u2019ils veulent nous communiquer, mais en se servant seulement de la m\u00e9lodie. Ce sont des enfants qui ont \u00e9t\u00e9 nourris, en famille ou dans des institutions o\u00f9 l\u2019on a beaucoup d\u00e9velopp\u00e9 les moments musicaux, de comptines, chansons mim\u00e9es, et qui semblent comprendre les mots contenus dans les chansons et se servent de la m\u00e9lodie de celles-ci comme \u201clexique\u201d en quelque sorte. A nous d\u2019avoir entretenu notre souvenir des chansons enfantines&nbsp;! (Haag 1984, 1996). Il y aurait donc bien une reconnaissance de la voix mais dont l\u2019entr\u00e9e serait en quelque sorte filtr\u00e9e avec les exigences d\u2019une suffisante douceur et musicalit\u00e9, de l\u2019ad\u00e9quation du contenu \u00e0 leurs pr\u00e9occupations, et pour certains que ce soit indirectement que les commentaires de leur vie \u00e9motionnelle, de leurs capacit\u00e9s, r\u00e9ussites ou \u00e9checs soient tent\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>2) Autre ph\u00e9nom\u00e8ne, rest\u00e9 longtemps \u00e9nigmatique pour nous&nbsp;: lorsque la communication a \u00e9t\u00e9 am\u00e9lior\u00e9e et notamment le contact du regard plus facile, les enfants se passionnent pour les bruits de tuyaux, et plus particuli\u00e8rement le gros borborygme de la fin de l\u2019\u00e9coulement des lavabos et baignoires, qui auparavant les terrorisaient. Dans le m\u00eame temps ils semblent plus souvent r\u00e9ceptifs \u00e0 nos commentaires et ils se mettent \u00e0 vocaliser beaucoup plus abondamment.<br>Dans quelques cas, nous avons enregistr\u00e9 la survenue d\u2019hallucinations d\u2019un bruit fort lors du surgissement d\u2019un inattendu dans le d\u00e9roulement d\u2019une s\u00e9ance, sans qu\u2019il y ait aucun support perceptible de bruit.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">II \u2013 Nos hypoth\u00e8ses<\/h2>\n\n\n\n<p>Pour la premi\u00e8re s\u00e9rie de ces faits cliniques, nous rejoignons les observations de beaucoup sur l\u2019hypersensibilit\u00e9 des enfants avec autisme aux bruits de machines, aux ambiances trop bruyantes pour laquelle, \u00e0 notre connaissance, nous n\u2019avons pas encore trouv\u00e9 d\u2019explication. Peut-on penser pour certains au moins \u00e0 un trouble cochl\u00e9aire&nbsp;? Mais nous faisons plut\u00f4t l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019un trouble de l\u2019aff\u00e9rentation en relation avec le retrait \u00e9motionnel et le d\u00e9mant\u00e8lement des sensorialit\u00e9s ci-dessus \u00e9voqu\u00e9s, nous faisant nous diriger vers l\u2019existence de troubles de l\u2019attention (Houzel, 2002)&nbsp;: des anomalies de la fonction d\u2019attention ont souvent \u00e9t\u00e9 \u00e9voqu\u00e9es au sujet des enfants avec autisme, mais, pour celle-ci de m\u00eame, est-ce la cause ou la cons\u00e9quence de la dysr\u00e9gulation \u00e9motionnelle&nbsp;? Dans certaines \u00e9tudes neurophysiologiques n\u2019a-t-on pas trouv\u00e9 des anomalies des circuits frontaux-pari\u00e9taux (Zilbovicius, 2002)&nbsp;? N. Bodaert et M. Zilbovicius soulignent, dans le dossier de presse <em>Autisme 2005-2006<\/em>, les connexions des aires \u00e9tudi\u00e9es avec le syst\u00e8me limbique tenu comme le cerveau des \u00e9motions.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous pouvons aussi noter que, pour chaque sensorialit\u00e9, les enfants \u00e9tablissent ce que nous appelons des \u201cclivages\u201d, bien \u00e9tudi\u00e9s par F. Tustin (1981)&nbsp;: dans le sonore, le clivage entre dur et doux se manifeste entre les sons des voyelles &#8211; la partie musicale de la voix -, et le bruit des consonnes &#8211; rejet\u00e9es du c\u00f4t\u00e9 du \u201cdur\u201d. Mais nous nous r\u00e9interrogeons&nbsp;: pourquoi une telle intol\u00e9rance aux bruits&nbsp;? Nous avons \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s int\u00e9ress\u00e9s par les exp\u00e9riences mettant en \u00e9vidence qu\u2019\u00e0 l\u2019audition de sons purs les sujets avec autisme activent la r\u00e9gion temporale post\u00e9rieure du cerveau droit, le cerveau \u00e9motionnel, alors que chez les sujets sans autisme cette audition est re\u00e7ue dans la r\u00e9gion sym\u00e9trique du cerveau gauche, celle du langage chez un droitier (Zilbovicius, ibid.) qui int\u00e8gre ainsi \u00e0 la fois la musicalit\u00e9 de la voix, le bruit de la parole autrement dit l\u2019articulation consonantique, et la signification des mots.<\/p>\n\n\n\n<p>A noter que nous enregistrons, au cours des psychoth\u00e9rapies, les m\u00eames d\u00e9monstrations pour l\u2019\u0153il \u00e0 \u0153il que pour la p\u00e9n\u00e9tration de la voix&nbsp;: p\u00e9n\u00e9tration, oui, \u00e0 condition qu\u2019elle soit suffisamment douce. Nous pouvons penser que les sujets avec autisme traduisent ainsi leur exp\u00e9rience de d\u00e9bordement \u00e9motionnel, \u00e0 commencer par leur choc \u00e0 l\u2019inattendu, comme une p\u00e9n\u00e9tration corporelle violente faisant en quelque sorte \u201cexploser\u201d leur fragile construction identitaire, tout d\u2019abord celle du premier \u201cmoi corporel\u201d, et aussi exploser momentan\u00e9ment certains secteurs cognitifs acquis. Y aurait-il l\u00e0 aussi, pour la reconnaissance des visages et le d\u00e9cryptage des \u00e9motions sur le visage, le m\u00eame ph\u00e9nom\u00e8ne de d\u00e9tournement d\u00fb au d\u00e9bordement \u00e9motionnel de la p\u00e9n\u00e9tration du regard&nbsp;? D. Williams dit de cette rencontre qu\u2019elle \u00e9tait engloutissante et lui faisait perdre pendant quelque temps \u201cdes pans entiers de significations\u201d (ibid.).<\/p>\n\n\n\n<p>Dans notre exp\u00e9rience, les relations entre le degr\u00e9 de tol\u00e9rance \u00e0 la p\u00e9n\u00e9tration des bruits ou sons trop intenses et \u00e0 celle du regard d\u2019une part, et d\u2019autre part la construction de la premi\u00e8re \u00e9tape du moi corporel (sentiment d\u2019entourance, d\u2019enveloppe avec son corollaire de noyau d\u2019attache interne, lequel est sans doute \u00e0 rapprocher du sentiment de coh\u00e9rence interne dont le d\u00e9faut chez les sujets avec autisme est bien soulign\u00e9 dans les travaux cognitivistes) sont \u00e9troites&nbsp;; la p\u00e9n\u00e9tration du regard, une fois d\u00e9dramatis\u00e9e, est d\u00e9montr\u00e9e \u00eatre un facteur important de la formation de l\u2019enveloppe (Haag, 2000). Lorsque l\u2019enfant a stabilis\u00e9 ce sentiment d\u2019entourance, qu\u2019il est \u201cdans sa peau\u201d, la diminution ou disparition des st\u00e9r\u00e9otypies en \u00e9tant l\u2019un des principaux r\u00e9sultats, l\u2019intol\u00e9rance aux bruits de machines vari\u00e9s dispara\u00eet ou s\u2019att\u00e9nue consid\u00e9rablement.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour la deuxi\u00e8me s\u00e9rie de faits, une hypoth\u00e8se se fait jour depuis une quinzaine d\u2019ann\u00e9es \u00e0 partir de travaux psychanalytiques sur la naissance d\u2019une perception existentielle tr\u00e8s primitive dans le sonore pr\u00e9natal (Maiello, 1991, 1998). Cette racine pr\u00e9natale du probl\u00e8me du sonore nous est apparue tr\u00e8s importante. Les traitements nous ont aid\u00e9s \u00e0 la cerner de la mani\u00e8re suivante qui nous semble toujours en lien avec ce probl\u00e8me de dysr\u00e9gulation \u00e9motionnelle. Toujours en contrepoint avec les rep\u00e9rages d\u00e9veloppe-mentaux, il semble qu\u2019une certaine naissance du sentiment d\u2019existence se produirait \u00e0 partir du 4<sup>\u00e8<\/sup> mois de la vie pr\u00e9natale dans la perception diff\u00e9rentielle entre les rythmes r\u00e9guliers des bruits du c\u0153ur et le surgissement de l\u2019al\u00e9atoire de la voix maternelle (Maiello, ibid). Les enfants autistes nous ont montr\u00e9 qu\u2019ils avaient \u00e9tabli une analogie entre la voix humaine et les bruits des tuyaux, donc probablement les borborygmes intestinaux, autre bruit al\u00e9atoire per\u00e7u <em>in utero<\/em>. Il semble que ces deux al\u00e9atoires aient \u00e9t\u00e9 rejet\u00e9s en m\u00eame temps (cf. troubles de l\u2019\u00e9coute de la voix d\u00e9cel\u00e9s tr\u00e8s t\u00f4t chez les b\u00e9b\u00e9s \u00e0 risque autistique). Lorsque, dans le processus th\u00e9rapeutique, ils reprennent confiance dans la communication apr\u00e8s att\u00e9nuation de beaucoup de leurs peurs (angoisses corporelles d\u2019engloutissement, de chute, de liqu\u00e9faction) gr\u00e2ce \u00e0 la compr\u00e9hension que nous leur en proposons et que tr\u00e8s souvent ils re\u00e7oivent, ils prennent un plaisir tr\u00e8s grand \u00e0 l\u2019audition des borborygmes des \u00e9coulements de lavabos&nbsp;; ils nous entra\u00eenent vers un moment de plaisir partag\u00e9, en attention conjointe en quelque sorte, de ces m\u00eames bruits, ou parfois d\u2019autres jolies rythmicit\u00e9s sonores, par exemple obtenues en faisant r\u00e9sonner des gouttes d\u2019eau sur un r\u00e9cipient renvers\u00e9, et en m\u00eame temps ils reprennent plaisir aux \u00e9changes vocaux (Haag, 2005). Comment le comprendre&nbsp;? Est-ce que le <em>sameness<\/em> (recherche d\u2019immuabilit\u00e9) de L. Kanner, en lien probable avec la non r\u00e9gulation \u00e9motionnelle faisant fuir justement tout al\u00e9atoire, serait d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l\u2019\u0153uvre&nbsp;? L\u00e0 o\u00f9 cette perception, chez le f\u0153tus sans probl\u00e8me, installe au contraire les racines pr\u00e9natales de l\u2019\u00e9change \u00e9motionnel (de \u201ctype chant et danse\u201d dit S. Langer cit\u00e9e par Meltzer, 1984), en m\u00eame temps que des sursauts de perception-conscience et par l\u00e0-m\u00eame d\u2019un noyau tr\u00e8s primitif d\u2019identit\u00e9\/alt\u00e9rit\u00e9, ici se produirait un d\u00e9tournement de la voix humaine bloquant l\u2019un des deux principaux canaux d\u2019\u00e9changes \u00e9motionnels p\u00e9rinataux (Trevarthen, 1989), ramenant ainsi \u00e0 cette hypoth\u00e8se de la fragilit\u00e9 au d\u00e9bordement \u00e9motionnel d\u00e8s la vie pr\u00e9natale, et plus particuli\u00e8rement au d\u00e9bordement \u00e9motionnel \u00e0 l\u2019inattendu. Du c\u00f4t\u00e9 neurophysiologique et en liaison avec ces r\u00e9actions au changement, \u00e0 l\u2019inattendu, signalons la communication de C. Barth\u00e9lemy au r\u00e9cent congr\u00e8s <em>Psy et syst\u00e8me nerveux central<\/em> (Cit\u00e9 des sciences, nov. 2004)&nbsp;: la r\u00e9ponse \u00e9lectrophysiologique appel\u00e9e Mismatch Negativity\/n\u00e9gativit\u00e9 de discordance lors de la survenue, rare et impr\u00e9vue, d\u2019une stimulation diff\u00e9rente au sein d\u2019une s\u00e9quence de stimulations auditives jusque l\u00e0 r\u00e9p\u00e9t\u00e9es de fa\u00e7on r\u00e9guli\u00e8re, se r\u00e9v\u00e8le chez l\u2019enfant avec autisme tr\u00e8s diff\u00e9rente, traduisant \u201cle d\u00e9clenchement tr\u00e8s pr\u00e9coce par la stimulation d\u00e9viante d\u2019une activation enregistr\u00e9e au niveau frontal gauche\u201d.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">III \u2013 Rassemblement de nos questions \u00e0 l\u2019adresse des chercheurs en neurophysiologie<\/h2>\n\n\n\n<p>Nous sommes naturellement bien assur\u00e9s, quelle que soit la disqualification, courante dans les m\u00e9dias, \u00e0 l\u2019encontre des psychanalystes qui auraient ignor\u00e9 le cerveau, qu\u2019aucune de nos op\u00e9rations mentales, m\u00eame les plus complexes, n\u2019existe sans le substrat d\u2019un fonctionnement neurophysiologique c\u00e9r\u00e9bral et un grand nombre d\u2019entre nous sont tr\u00e8s attentifs aux recherches de laboratoire en cours. Mais ne serait-il pas sage de ne pas d\u00e9clarer cause premi\u00e8re de l\u2019autisme la non activation d\u2019aires qui n\u2019est peut-\u00eatre que la cons\u00e9quence d\u2019autres dysfonctionnements&nbsp;? La question est bien pos\u00e9e \u00e0 la fin de l\u2019article de M. Zilbovicius (2004), mais elle n\u2019est pas reprise dans le communiqu\u00e9 de l\u2019INSERM ni dans les diffusions m\u00e9diatiques&nbsp;; en effet, nous pouvons y lire: \u201cUne possible interpr\u00e9tation de ces r\u00e9sultats est que les sujets autistiques pourraient \u00eatre caract\u00e9ris\u00e9s par une d\u00e9viation attentionnelle vers des sons non vocaux, dans la ligne des d\u00e9couvertes r\u00e9centes sur la sensibilit\u00e9 accrue \u00e0 l\u2019intensit\u00e9 sonore chez les sujets avec autisme&nbsp;; de futures \u00e9tudes devront investiguer si ce manque de reconnaissance des <em>stimuli<\/em> vocaux cause, ou est une cons\u00e9quence, du <em>pattern<\/em> anormal d\u2019activation corticale [ ] La ressemblance marqu\u00e9e des d\u00e9ficits de traitement de la voix et de la reconnaissance des visages sugg\u00e8re un m\u00e9canisme commun sous-tendant ce traitement anormal de l\u2019information sociale<sup>3<\/sup>\u201d (Gervais, Zilbovicius et coll., 2004).<\/p>\n\n\n\n<p>S\u2019il en est bien ainsi, la question que nous adresserions finalement aux chercheurs maniant l\u2019IRM fonctionnelle serait donc&nbsp;: dans quelle mesure les non activations de ces aires, dont les fonctions sp\u00e9cifiques sont de plus en plus r\u00e9pertori\u00e9es \u2013 mais relativement modelables par l\u2019exp\u00e9rience cf. plus loin C. Vidal \u2013 ne sont-elles pas des ph\u00e9nom\u00e8nes transitoires et jusqu\u2019\u00e0 un certain point r\u00e9versibles qui pourraient \u00eatre des r\u00e9actions en quelque sorte \u201cprotectrices\u201d par rapport \u00e0 ce danger d\u00e9sorganisant du d\u00e9bordement \u00e9motionnel, ce qui serait sans doute \u00e0 rapprocher de l\u2019augmentation des hormones de stress mise en \u00e9vidence dans une \u00e9tude men\u00e9e par S. Tordjman et coll. (1997), laquelle fut aid\u00e9e cliniquement par l\u2019\u00e9laboration d\u2019une \u201cGrille de rep\u00e9rage clinique des \u00e9tapes \u00e9volutives de l\u2019autisme infantile trait\u00e9\u201d, dont, sur le terrain, des praticiens ont \u00e0 leur tour \u00e9prouv\u00e9 l\u2019utilit\u00e9 (Haag G. et coll., 1995). Nous aborderions alors peut-\u00eatre certains substrats neuro-hormonaux, de ce que nous appelons \u201cd\u00e9fenses archa\u00efques\u201d en termes psychanalytiques, tel que le \u201cd\u00e9mant\u00e8lement\u201d \u2013 entendre la dissociation \u2013 de l\u2019appareil perceptuel, qui fonctionne en g\u00e9n\u00e9ral de fa\u00e7on polysensorielle et consensuelle, en ses divers composants sensoriels par rel\u00e2chement de l\u2019attention (Meltzer 1975), ce qui permet de s\u2019agripper \u00e0 une lumi\u00e8re, \u00e0 un son, \u00e0 un vertige labyrintique etc.&nbsp;; ce faisant, la perception des corps et des choses dans leur globalit\u00e9 et leur individualit\u00e9 formelle est annul\u00e9e et par cons\u00e9quent la perception de la s\u00e9paration des uns et des autres. On peut voir aussi des clivages plus \u00e9volu\u00e9s&nbsp;: sons purs\/bruits ou \u00e9motions\/repr\u00e9sentations comme en t\u00e9moigne D. Williams quand elle parlait de combattre pour la s\u00e9paration entre son intelligence et ses \u00e9motions, clivage tr\u00e8s connu des psychanalystes dans d\u2019autres structures psychopathologiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Ne serait-il pas int\u00e9ressant, dans le projet annonc\u00e9 par M. Zilbovicius d\u2019exp\u00e9riences semblables chez des enfants, d\u2019\u00e9tablir s\u2019il y aurait corr\u00e9lation entre l\u2019activation ou non de ces aires r\u00e9ceptrices de la voix et les progr\u00e8s des enfants autistes en communication&nbsp;? Il serait important de mentionner quels types de traitements leur ont \u00e9t\u00e9 propos\u00e9s, car nous doutons que des programmes purement r\u00e9\u00e9ducatifs entrepris dans la perspective d\u2019aires c\u00e9r\u00e9brales \u00e0 activer comme le conclut h\u00e2tivement le communiqu\u00e9 de l\u2019INSERM<sup>4<\/sup>, puissent aboutir \u00e0 d\u2019aussi bons effets que la conjonction d\u2019abords \u00e9ducatifs et psychoth\u00e9rapiques travaillant parall\u00e8lement cette fragilit\u00e9 \u00e9motionnelle et l\u2019acquisition progressive des repr\u00e9sentations normales du moi corporel. C\u2019est l\u00e0 notre exp\u00e9rience pour un grand nombre de cas.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais nous concevons bien que ce retrait de la r\u00e9ception de la voix, inhibant les frayages vers l\u2019aire concern\u00e9e, s\u2019il commence d\u00e8s la vie pr\u00e9 et postnatale, \u00e9poque o\u00f9 le cerveau continue \u00e0 se d\u00e9velopper intens\u00e9ment, puisse entra\u00eener un v\u00e9ritable appauvrissement de substance c\u00e9r\u00e9brale, rendant compte des r\u00e9sultats de l\u2019IRM morphom\u00e9trique publi\u00e9s par M. Zilbovicius en 2002 \u00e0 savoir \u201cune diminution bilat\u00e9rale de la substance grise localis\u00e9e dans la r\u00e9gion temporale sup\u00e9rieure\u201d. Dans quelle mesure des suppl\u00e9ances sont-elles possibles dans les prises en charge plus ou moins tardives&nbsp;? Peut-on imaginer une pr\u00e9vention par une action pr\u00e9coce y compris pr\u00e9natale en cas de circonstances stressantes patentes ou d\u00e9pressiog\u00e8nes tarissant cette modification universelle de la voix maternelle ou paternelle qui sous-tend les dialogues \u00e9motionnels p\u00e9rinataux, le <em>mothering<\/em> traduit en fran\u00e7ais par \u201cmamanais\u201d (Trevarthen, 1981), tarissement qui serait un facteur environnemental ne pouvant qu\u2019aggraver les facteurs de pr\u00e9disposition d\u2019ordre g\u00e9n\u00e9tique en cours de recherche&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019autres questions surgiraient sans doute de rencontres entre chercheurs cliniciens et exp\u00e9rimentateurs en imagerie et biologie que, pour notre part, nous continuons \u00e0 souhaiter car elles ne pourraient qu\u2019\u00eatre favorables \u00e0 ce que les uns et les autres nous nous effor\u00e7ons de faire pour les sujets souffrant d\u2019autisme et par cons\u00e9quent pour leurs familles. Ce devrait \u00eatre facile \u00e0 lire Catherine Vidal, neurobiologiste, directrice de recherche \u00e0 l\u2019Institut Pasteur&nbsp;: \u201cNul ne conteste l\u2019immense apport de l\u2019imagerie c\u00e9r\u00e9brale, qui permet de voir le cerveau vivant [ ] au cours d\u2019op\u00e9rations mentales. Ces \u00e9tudes ont aussi montr\u00e9 l\u2019importance de la variabilit\u00e9 individuelle dans le fonctionnement du cerveau. Pour une fonction donn\u00e9e, des r\u00e9gions sont activ\u00e9es en commun, r\u00e9gions incluses dans des r\u00e9seaux qui diff\u00e8rent d\u2019un individu \u00e0 l\u2019autre. La formation de ces r\u00e9seaux est largement d\u00e9pendante de l\u2019exp\u00e9rience de chacun [ ]. Par exemple, la zone de reconnaissance des visages n\u2019a qu\u2019une sp\u00e9cialisation relative. Si l\u2019on entra\u00eene les sujets \u00e0 distinguer des oiseaux, des voitures, et m\u00eame des objets abstraits, la r\u00e9gion d\u00e9termin\u00e9e pour reconna\u00eetre les visages s\u2019active tout autant&nbsp;! [ ]. Difficile d\u2019imaginer plus belle d\u00e9monstration des m\u00e9canismes de plasticit\u00e9 c\u00e9r\u00e9brale en fonction de l\u2019exp\u00e9rience. [ ] A l\u2019\u00e9vidence, la prudence s\u2019impose dans l\u2019interpr\u00e9tation de l\u2019imagerie c\u00e9r\u00e9brale\u201d (Vidal, 2003).<br>L\u00e0 se placerait la discussion sur la relation que l\u2019on pourrait faire entre ce qui a \u00e9t\u00e9 appel\u00e9 d\u00e9viation attentionnelle dans cet article de <em>Nature Neuroscience<\/em>, et la notion psychodynamique d\u2019investissement ou non investissement. Pour ce qui est des sujets avec autisme, nous avons de toute fa\u00e7on \u00e0 comprendre encore mieux, les uns avec les autres, le d\u00e9terminisme de cette sorte de d\u00e9tournement des investissements humains fondamentaux de la voix et du visage, mais dans le respect, \u00e9videmment tr\u00e8s souhaitable, des apports et des r\u00e9alisations th\u00e9rapeutiques de chacun, que le courant psychodynamique, pour sa part, cherche constamment \u00e0 am\u00e9liorer.<\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Se sont associ\u00e9s \u00e0 ces r\u00e9flexions les professionnels en charge de sujets avec autisme, psychoth\u00e9rapeutes, consultants, animateurs d\u2019\u00e9quipes, et \u00e9galement des chercheurs dans divers champs exp\u00e9rimentaux, dont les noms suivent&nbsp;:<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Simonetta Adamo, Pr Fac. M\u00e9d.&nbsp;; psychoth\u00e9r. AIPPI (Italie)&nbsp;; Martine Agman, p\u00e9dopsychiatre, psychanalyste, m\u00e9decin-directeur de l\u2019H\u00f4p. de jour l\u2019Epi, Paris&nbsp;; Brigitte Algranti Fildier, p\u00e9dopsy. psychan., praticien hospitalier, Chaville (92)&nbsp;; Dr Heidy Allegaert, ABOBEBE (Bruxelles)&nbsp;; Anne Alvarez, former co-Chair Professional Committee, Tavistock Clinic, Autism Workshop&nbsp;; Pr Michel Amar, Unit\u00e9 univ. de p\u00e9dopsychiatrie, CHU Nantes&nbsp;; Dr Pascale Ambroise, praticien hospitalier, h\u00f4p. de jour La Colline Meaux 77)&nbsp;; Dominique Amy, psycho., psychan. (Coll\u00e8ge de psychanalyse groupale et familiale), Courbevoie (92)&nbsp;; Annette Andr\u00e9, psycho. Psychoth\u00e9r. ITTAC Villeurbanne (69)&nbsp;; Jacques Angelergues, psychiatre psychan., Centre A. Binet&nbsp;; Jo\u00eblle Austruy, p\u00e9dopsy. CMP Fontainebleau (77)&nbsp;; Dominique Arnoux, p\u00e9dopsy., psychan. (SPP), m\u00e9decin-dir. Inst. Clapar\u00e8de&nbsp;; Cl\u00e9op\u00e2tre Athanassiou, psychan. (SPP), Paris&nbsp;; Prunelle Aziosmanoff, psychologue, psychoth\u00e9rapeute, Montreuil (93)&nbsp;; Armelle Barral, psycho. psychoth\u00e9r., CMP Noisy-le-Sec, intersecteur p\u00e9dopsychiatrie Seine St-Denis&nbsp;; Paul Barrows, Lead Clinician, Child and Adolescent Mental Health Service, United Bristol Healthcare Trust&nbsp;; Chair of the Association for Infant Mental Health (UK), Editor Newsletter World Association for Infant Mental Health&nbsp;; Herv\u00e9 Benhamou, psychiatre psychan., C. A. Binet&nbsp;; Maurice Berger, chef service p\u00e9dopsychiatrie CHU St-Etienne (42)&nbsp;; Paul Bizouard, Pr de psychiatrie de l\u2019enfant et de l\u2019adol., chef de service psychiatrie infanto juv\u00e8nile CHU Besan\u00e7on (25)&nbsp;; Marie-Pierre Blondel, psychiatre psychan. (SPP), C. A. Binet et Fondation Rotschild&nbsp;; Vincenzo Bonaminio, psicoanalista (Societ\u00e0 Psicoanalitica Italiana)&nbsp;; A\u00efcha Boumaza, psycho. psychoth\u00e9r. (inscrite \u00e0 la SPP), Fond. Vall\u00e9e, Gentilly (94)&nbsp;; Arielle Bouvet, psycho., IME St-Martin-du-T. (95)&nbsp;; Patrick Brossais, IMP Champrosay (91) et Paris&nbsp;; Andr\u00e9 Bullinger, Prof. Hon., Univ. de Gen\u00e8ve&nbsp;; Nicole Cadaux-Marty, psycho. psychoth\u00e9r. (AMPPEA), Toulouse&nbsp;; Bernard Cadet, p\u00e9dopsy., F. Vall\u00e9e&nbsp;; Sandrine Calmettes, psychiatre, psychan. (Ass. laca-nienne internat.), chef d\u00e9partement infanto-juv\u00e9nile Fondation Croix St-Simon (Paris)&nbsp;; Andr\u00e9 Carel, psychiatre, ITTAC, psychan. (SPP)&nbsp;; Patrick Caron, psychiatre psychan., Centre A. Binet&nbsp;; Martine Caron-Lef\u00e8vre, psychiatre psychan., C. A. Binet&nbsp;; Laurence Carpentier, p\u00e9dopsy., psychoth\u00e9r. (Guidance infantile Toulouse)&nbsp;; Isabelle Cartier-Bresson, psychoth\u00e9r., CMPP, H\u00f4p. j. Mantes (78)&nbsp;; Marthe Cartier-Bresson, psychan. (SPP)&nbsp;; Marie-France Castar\u00e8de, Pr psychopathologie Univ. de Besan\u00e7on, psychan. (SPP)&nbsp;; Elisabeth Castex, psychiatre, psychan. (SPP)&nbsp;; H\u00e9l\u00e8ne Causse, p\u00e9diatre, p\u00e9dopsy., psychoth\u00e9r. (IVe Groupe), Paris&nbsp;; G\u00e9raldine Cerf de Dudzeele, psycho.-psychan., H\u00f4p. j. Epi, Paris (14e); Brigitte Cers, psycho. psychoth\u00e9r., Conflans (78)&nbsp;; Catherine Chollet, praticien hosp. (Toulouse)&nbsp;; Abram Coen, psychiatre, psychan. (Espace analytique) ex chef de service psychiatrie enfant et adol., Enghien (95)&nbsp;; Alexandra Colinet, psycho. psychan. (SPF), Paris&nbsp;; Genevi\u00e8ve Coudin, psycho. lib\u00e9rale, Paris&nbsp;; Graciela Crespin, psychan., Paris&nbsp;; Annick Cukierman, psychiatre, psychan. (SPP), Charenton (92)&nbsp;; Laurent Danon-Boileau, psychan. (SPP), Pr linguistique, Paris V&nbsp;; Elena Dargenton-Aronovitch, psycho. psychan. (SPP), Paris&nbsp;; Suzanne Deffin-Cunha, psycho., psychan. (SPP), fondatrice du Centre pr\u00e9vention pour tout-petits h\u00f4pital de Lagny (77)&nbsp;; Fran\u00e7oise Delbos, psychan. psycho., CMPP, Mantes (78)&nbsp;; Pierre Delion, psychan., Pr de p\u00e9dopsychiatrie, CHU Lille&nbsp;; Isabelle Delsol, p\u00e9dopsy. (G. inf. Toulouse)&nbsp;; Maurice Despinoy, psychiatre, psychoth\u00e9r., Marseille&nbsp;; Bernard Dewitte, p\u00e9dopsy., psychan., CAMSP, Tourcoing (59)&nbsp;; Dominique Deyon, psychiatre psychan., Unit\u00e9 Ren\u00e9 Diatkine ASM 13e ardt Paris&nbsp;; Dominique Dill, psycho., psychoth\u00e9r. (ITTAC)&nbsp;; Catherine Druon, psychan. (SPP), Paris&nbsp;; H\u00e9l\u00e8ne Dubinsky, psychoth\u00e9r., The Tavistock Clinic Teaching Staff&nbsp;; Louis Edy, p\u00e9dopsy., Paris&nbsp;; Bertrand Etienne, psychiatre psychan., h\u00f4p. j. adolescents ASM 13e ardt&nbsp;; Julien Faineteau, psycho., CMPE-CSA, Cholet&nbsp;; Catherine Fayard, psychanalyste (SPP)&nbsp;; Fran\u00e7oise Feder, psycho. F. Vall\u00e9e, psychan. (SPP)&nbsp;; Sylvie Ferry, psychoth\u00e9r., CMPP Mantes (78)&nbsp;; Dominique Fischesser, prat. hosp. intersecteur 7 Hauts-de-S.)&nbsp;; Anne Fo\u00efs, psycho., psychan., Orsay (91)&nbsp;; Jacques Fortineau, ex-pr\u00e9sident F\u00e9d\u00e9ration fran\u00e7aise psychiatrie, chef de service h\u00f4p. Esquirol, psychan. (SPP)&nbsp;; Daniel Frydman, psychiatre-psychan., m\u00e9decin-chef IMP Champrosay (91)&nbsp;; Philippe Gabbai, neuropsychiatre, dir. hon. Fondation John Bost \u00e0 La Force, formateur dans le champ de l\u2019autisme (particuli\u00e8rement pour adol. et adultes), N\u00eemes&nbsp;; Anna Maria Galdo, psychan. (Societ\u00e0 di Psicanalisi Italiana), Naples&nbsp;; James Gammill, psychan. adulte et enfant (Soci\u00e9t\u00e9 britann. de psychanalyse), formateur \u00e0 la psychanalyse adulte et enfant en France, nombreuses activit\u00e9s enseignantes en milieu universitaire et aupr\u00e8s d\u2019\u00e9quipes soignantes&nbsp;; Maya Garboua, psycho. psychan., C. A. Binet&nbsp;; Simone Gerber, p\u00e9diatre, psychoth\u00e9r., Strasbourg&nbsp;; Paola Giusti, psychoth\u00e9r. AIPPI, Naples&nbsp;; Bernard Golse, psychan., chef de service p\u00e9dopsychiatrique H\u00f4p. Necker, Pr psychiatrie enfant et adolescent \u00e0 l\u2019Univ. Paris V&nbsp;; Catherine Graindorge, Pr psychiatrie enfant et adol. Paris XI, chef de service de la F. Vall\u00e9e, psychoth\u00e9r. (inscrite \u00e0 la SPP)&nbsp;; Janick Guerlesquin, psycho. psychoth\u00e9r., intersecteur du Morbihan Ouest, H\u00f4p. Charcot, Caudan (56)&nbsp;; B\u00e9atrice Guevel, psycho. psychoth\u00e9r., CMPP Mantes, Epinay (78)&nbsp;; Christian Guibert, responsable d\u2019un H\u00f4p. de j. et I.M.E., Ch\u00e2lon (71)&nbsp;; Jean-Marc Guil\u00e9, psy-chodramatiste, psychiatre des h\u00f4pitaux, m\u00e9decin-dir. du CCCA, Cr\u00e9py-en-Valois (60), Association La Nouvelle Forge et Univ. de Montr\u00e9al&nbsp;; Jacques Hochmann, Pr \u00e9m\u00e9rite psychiatrie enfant et adol., psychan. (SPP), Lyon&nbsp;; Didier Houzel., psychan. (APF), Pr p\u00e9dopsychiatrie, CHU Ca\u00ebn&nbsp;; Denise Huon, psycho., psychan. (IVe Gr.)&nbsp;; Fran\u00e7oise Jardin, psychiatre psychan. (SPP), Paris, pr\u00e9sidente Assoc. Pikler Loczy France&nbsp;; Nicole Jaucourt, psychoth\u00e9r., Versailles&nbsp;; Nagib Khouri, psychan. (SPP), Paris&nbsp;; Trudy Klauber, Dean of Post-Graduate Studies, Tavistock Clinic, former Dir. of the Winnicott Center&nbsp;; Marie-Blanche Lacroix, p\u00e9dopsy., psychan. (SPP), Toulouse&nbsp;; Monique Lachkar, psychiatre, CMPP Mantes (78)&nbsp;; C\u00e9line Lallier, psycho. psychoth\u00e9r., intersecteur p\u00e9dopsychiatrie de Corr\u00e8ze (19)&nbsp;; Didier Lambert, p\u00e9dopsy. psychan., chef de service h\u00f4p. Marius Lacroix, La Rochelle (17)&nbsp;; Marie-Christine Laznik, psychan., C. A. Binet, co-fondatrice de Pr\u00e9aut&nbsp;; Dr Bianca Lechevalier, psychan. (SPP), Ca\u00ebn&nbsp;; Dr Florence Leclerc, psychan. (SPP), Paris&nbsp;; Marie-Fran\u00e7oise Lef\u00e8vre, p\u00e9dopsy. psychan., Centre A. Binet&nbsp;; Eric Lefort, psycho. psychan., intersecteur p\u00e9dopsychiatrie de Corr\u00e8ze (19)&nbsp;; Laurence L\u2019Hostis-Lelouarn, psychiatre, IMP Champrosay (91)&nbsp;; B\u00e9atrice Lehalle, p\u00e9dopsy., psychan. (SPP), Paris&nbsp;; Anne-Yvonne Lenfant, p\u00e9dopsy. responsable h\u00f4p. de j., Lille&nbsp;; Ann Levy, psycho., psychan. (SPP)&nbsp;; Albert Louppe, p\u00e9dopsy., psychan. (SPP), Paris&nbsp;; Suzanne Ma\u00efello, psychoth\u00e9r.-psychan. (AIPPI), Rome&nbsp;; Susanna Messeca, psychoth\u00e9r. AIPPI, Naples&nbsp;; Laurent Metzger, p\u00e9dopsy.-psychan., chef de service St-Egr\u00e8ve (38)&nbsp;; Nathalie Mineau, psychoth\u00e9r., doctorante en autisme, Centre ressource autisme, Limoges&nbsp;; Grazia Mineo, psychoth\u00e9r. AIPPI, Rome&nbsp;; Fran\u00e7oise Moggio, p\u00e9dopsy. psychan. (SPP), m\u00e9decin-chef intersecteur 75 I01- C. A. Binet&nbsp;; Jean Morali, m\u00e9decin-dir. CMP de Versailles (78)&nbsp;; Dominique Morel, p\u00e9dopsy., C. A. Binet&nbsp;; Tiziana Muratori, psychoth\u00e9r., CMPP Mantes (78)&nbsp;; Francis Moreno, psycho. psychan. (Espace analytique), Paris&nbsp;; G\u00e9rard Noir, p\u00e9dopsy. (Paris)&nbsp;; Michel Ody, psychiatre psychan. (SPP), C. A. Binet&nbsp;; Silva Oliva, psychoth\u00e9r. AIPPI, Rome&nbsp;; Lisa Ouss, psychiatre psychoth\u00e9r., H\u00f4p. Necker, Paris&nbsp;; Fiorella Pascale, psychoth\u00e9r. AIPPI, Naples&nbsp;; Anne-Sylvie Pelloux, prat. hosp., 1er intersecteur Val-de-Marne&nbsp;; Maria Peluso, psychoth\u00e9r., didacte AIPPI, Naples&nbsp;; Roger Perron, psychan. (SPP), dir. honor. CNRS&nbsp;; Diomira Petrelli, psychan., didacte AIPPI, Naples&nbsp;; Fabienne Pinilo, psycho., Foyer Bois des Saules (autistes adultes) Plaisir (78), S\u00e9same Autisme Yvelines&nbsp;; Marie-Pierre Pougnet, psycho., psychoth\u00e9r., V\u00e9lizy (78)&nbsp;; Pierrette Poyet, psychan., Blois&nbsp;; R\u00e9gine Prat, psycho.-psychan. (SPP), 91 Bi\u00e8vres&nbsp;; R\u00e9mi Puyuelo, p\u00e9dopsy., psychan. (SPP), Toulouse&nbsp;; Andr\u00e9 R\u00e9cap\u00e9, psychiatre psychan. (SPP), G. inf. Toulouse&nbsp;; V\u00e9ra Renz, psychan. (SPP), Paris&nbsp;; Dominique R\u00e9y\u00e9, psychiatre, IMP Champrosay (91) et Clinique de l\u2019Isle, Crosne (91)&nbsp;; Monique R\u00e9yer, psycho. psychan. (SPF), Paris&nbsp;; Maria Rhode, Pr \u00e0 la Tavistock Clinic et \u00e0 l\u2019East London University, psychoth\u00e9r.&nbsp;; Denys Ribas, p\u00e9dopsy., psychan. (SPP), Paris&nbsp;; Marie Riuz, psychiatre, G. inf., Toulouse&nbsp;; Patricia Rochut, psycho. psychoth\u00e9r. (inscrite \u00e0 la SPP), Montereau (77)&nbsp;; Martine Rotcejg, psycho., psychan. (SPP), F. Vall\u00e9e&nbsp;; Sophie Rougeot, psycho., psychan., Fond. Vall\u00e9e&nbsp;; Ren\u00e9 Roussillon, Pr psychopathologie Univ. Lyon II, psychan.; Margaret Rustin, Chair of the Professional Committee, Tavistock&nbsp;; Henryk Rybak, psychiatre, psychan. Inst. E. Clapar\u00e8de&nbsp;; Anna Sabatini, psychoth\u00e9r. AIPPI, Rome&nbsp;; Serge Salabelle, psychiatre, h\u00f4p. de Meaux (77)&nbsp;; Rosella Sandri, Dr psychologie, psychoth\u00e9r. (Bruxelles)&nbsp;; Ya\u00ebl Shavit, psycho., psychan. (Paris)&nbsp;; Alain Sombret, psychiatre psychan. (SPP), Paris&nbsp;; Michel Soul\u00e9, Pr honor. psychiatrie enf., Univ. Paris V, fondateur h\u00f4p. j. enfants psychotiques, Inst. pu\u00e9riculture, Paris&nbsp;; H\u00e9l\u00e8ne Stork, neuropsychiatre, Pr \u00e9m\u00e9rite psychopathologie clinique Univ. Paris V&nbsp;; H\u00e9l\u00e8ne Suarez-Labat, psycho., psychoth\u00e9r. (inscrite \u00e0 la SPP), Paris&nbsp;; Claire Synodinou, psycho. psychan. (SPP), Pr psychopathologie \u00e0 l\u2019Univ. du Panteion, Ath\u00e8nes&nbsp;; G\u00e9rard Szwec, p\u00e9dopsy., psychan. (SPP), dir. Psychosomat. Enf. (IPSO)&nbsp;; Claude Tabet, p\u00e9dopsy., psychoth\u00e9r., chef de service, H\u00f4p. de Lens (62)&nbsp;; Giuliana Tessitore, psychan. SPI, Naples&nbsp;; Catherine Th\u00e9pin, psycho. psychoth\u00e9r., Paris&nbsp;; Jean-Michel Thurin, psychiatre, psychan. (Ecole de psychosomatique), Paris&nbsp;; Bernard Touati, p\u00e9dopsy. psychan., C. A. Binet, intersecteur 13e ardt&nbsp;; Christine Touz\u00e9, p\u00e9dopsy., Paris&nbsp;; Jacques Touz\u00e9, psychiatre psychan., Paris&nbsp;; Jacqueline Tricaud, psycho. psychan. (SPP), Versailles&nbsp;; Sylvia Trinch\u00e9, psycho. psychoth\u00e9r., service p\u00e9dopsychiatrie, Dieppe (76)&nbsp;; Simone Urwand, Dr en psychologie, psychoth\u00e9r., Paris&nbsp;; Dr Anne-Marie Vaillant, psychoth\u00e9r., prat. hosp., intersecteur de Corr\u00e8ze&nbsp;; Dr Annette Watillon-Naveau, ex-pr\u00e9sidente Soci\u00e9t\u00e9 belge de psychanalyse et pr\u00e9sidente ABOBEBE (Bruxelles)&nbsp;; Bernard Wielgo-Polanin, psychoth\u00e9r., CMPP Mantes&nbsp;; Gianna Williams, The Tavistock Clinic Teaching Staff&nbsp;; Biddy Youell, Head of Training, Northern Training School for Child Psychotherapy.<\/p>\n\n\n\n<p>(liste non close, arr\u00eat\u00e9e au 10\/02\/05) \u00e0 laquelle on peut se joindre en \u00e9crivant \u00e0 G. Haag, 18, rue Emile Duclaux, 75015 Paris. Certains des signataires ci-dessus et d\u2019autres coll\u00e8gues se sont group\u00e9s en une <em>Coordination internationale entre psychoth\u00e9rapeutes de formation psychanalytique s\u2019occupant du traitement des enfants avec autisme<\/em>, qui a d\u00e9j\u00e0 tenu deux r\u00e9unions \u00e0 Paris. Pour s\u2019y joindre, \u00e9crire soit \u00e0 D. Amy, 10, rue Carpeaux, 92400 Courbevoie, soit \u00e0 G. Haag, adresse ci-dessus.<br><em><strong>Abr\u00e9viations<\/strong><\/em>&nbsp;: p\u00e9dopsy. pour p\u00e9dopsychiatre, psycho. pour psychologue, psychoth\u00e9r. pour psychoth\u00e9rapeute<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Notes<\/h2>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\"><li>Les deux pages de sa publication en anglais sont accessibles par l\u2019obligeance de l\u2019auteur \u00e0\u00a0: &lt;<a href=\"mailto:zilbo@shfj.cea.fr\">zilbo@ shfj. cea. fr<\/a>><\/li><li>Une page accessible par &lt;<a href=\"mailto:presse@tolbiac.inserm.fr\">presse@ tolbiac. inserm. fr<\/a>><\/li><li>Soulign\u00e9 par nous car cela rejoindrait nos hypoth\u00e8ses ci-dessus \u00e9nonc\u00e9es.<\/li><li>\u201cLa mise en \u00e9vidence de ces d\u00e9ficits perceptifs pourrait permettre l\u2019\u00e9laboration de strat\u00e9gies de r\u00e9\u00e9ducation visant \u00e0 induire un traitement sp\u00e9cifique des informations vocales et faciales, traitement qui semble ne pas s\u2019\u00eatre d\u00e9velopp\u00e9 spontan\u00e9ment chez l\u2019autiste\u201d.<\/li><\/ol>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9f\u00e9rences des publications cit\u00e9es<\/h2>\n\n\n\n<p>Gervais H., Belin P., Boddaert N., Leboyer M., Coez A., Sfaello I., Barthelemy C, Brunelle F., Samson Y., Zilbovicius M. (ao\u00fbt 2004) Abnormal cortical voice processing in autism, Nature Neuroscience, volume 7, number 8, July p. 801-802<\/p>\n\n\n\n<p>Haag G. (1984), R\u00e9flexions sur certains aspects du langage d\u2019enfants autistes en cours de d\u00e9mutisation, Neuropsychiatr. Enfance Adolesc&nbsp;; 32 (10-11), 539-544. Haag G. (1995), Tordjman S., Duprat A., Cukierman A., Druon C., Jardin F., Maufras du Chatellier A., Tricaud J., Urwand S. (1995 f),&nbsp;: Pr\u00e9sentation d\u2019une grille de rep\u00e9rage clinique des \u00e9tapes \u00e9volutives de l\u2019autisme infantile trait\u00e9, Psychiatrie de l\u2019enfant, 38, 2., p.&nbsp;495-527.<\/p>\n\n\n\n<p>Haag G. (1996), R\u00e9flexions sur quelques particularit\u00e9s des \u00e9mergences de langage chez les enfants autistes, Journal de p\u00e9diatrie et de pu\u00e9riculture, Vol. 9, n\u00b0&nbsp;5, p.&nbsp;261-264.<\/p>\n\n\n\n<p>Haag G. (2000), Mise en perspective des donn\u00e9es psychanalytiques et des donn\u00e9es d\u00e9veloppementales (concernant l\u2019autisme), Neuropsychiatr. Enfance Adolesc&nbsp;; 48&nbsp;: 432-40.<\/p>\n\n\n\n<p>Haag G. (2005), L\u2019enfant autiste et l\u2019objet sonore pr\u00e9natal, \u00e0 para\u00eetre dans Le Partage vocal originaire, M. F. Castar\u00e8de ed., Er\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p>Houzel D. (2002), L\u2019aube de la vie psychique, Paris, E.S.F.<\/p>\n\n\n\n<p>Maiello S. (1991), L\u2019Oracolo, Un \u2018esplorazione alle radici della memoria auditiva, Analysis, Rivista Internazionale di psicoterapia clinica, Anno 2 N.3, p.&nbsp;245-268, trad. fr. L\u2019objet sonore. L\u2019origine pr\u00e9natale de la m\u00e9moire auditive&nbsp;; une hypoth\u00e8se, Journal de la psychanalyse de l\u2019Enfant, n\u00b0&nbsp;20, p.&nbsp;40-66.<\/p>\n\n\n\n<p>Maiello S. (1998), Trames sonores et rythmiques primordiales \u2013 Bulletin du Gerpen, vol. 39, p.&nbsp;2-24, 38, avenue Ardoin, 94420, Le Plessis Tr\u00e9vise, T\u00e9l.\/Fax&nbsp;: 01.45.94.16.30).<\/p>\n\n\n\n<p>Meltzer D. (1975), Explorations in Autism, Roland Harris Trust, Clunie Press, trad. fr. G. et M. Haag et coll. Explorations dans le monde de l\u2019Autisme, Paris, Payot, 1980. Tordjman S. et coll. (1997), Plasma endorphin, adreno-corti-cotropin hormone, and cortisol in Autism, Journal of child psychology and psychiatry, vol. 38, p.&nbsp;705-716.<\/p>\n\n\n\n<p>Trevarthen C. (1989), Les relations entre autisme et le d\u00e9veloppement socioculturel normal&nbsp;: arguments en faveur d\u2019un trouble primaire de la r\u00e9gulation du d\u00e9veloppement cognitif par les \u00e9motions, dans&nbsp;: G. Lelord&nbsp;; J.P. Muh, M. Petit &amp; D. Sauvage (dir. publ.), Autismes et troubles du d\u00e9veloppement global de l\u2019enfant, Paris, Expansion scientifique fran\u00e7aise, pp.&nbsp;56-80.<\/p>\n\n\n\n<p>Tustin F. (1981), Autistic States in children, London, Routledge and Keagan Paul, trad. fr. Les \u00e9tats autistiques chez l\u2019enfant, Paris, Seuil, 1986.<\/p>\n\n\n\n<p>Vidal C. (2003), Des g\u00e8nes de la morale&nbsp;? in L\u2019Empire des g\u00e8nes, Sciences et Avenir, hors s\u00e9rie.<\/p>\n\n\n\n<p>Williams D. (1992), Nobody Nowhere, Londres, ISBN, trad. fr. F. G\u00e9rard, Si on me touche, je n\u2019existe plus, Paris, Robert Laffont.<\/p>\n\n\n\n<p>Zilbovicius M. (2002), L\u2019imagerie c\u00e9r\u00e9brale et l\u2019autisme infantile, Document Fondation France T\u00e9l\u00e9com, consultable sur <a href=\"http:\/\/ autisme. ocisi. net\/ front\/ travail. asp? id_contenir= 145\">http:\/\/ autisme. ocisi. net\/ front\/ travail. asp? id\\_contenir= 145<\/a><\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9558?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cette exp\u00e9rience1 porte sur cinq adultes avec autisme ayant \u201cd\u00e9velopp\u00e9 les capacit\u00e9s de la parole\u201d et huit sujets normaux auxquels on fait entendre un enregistrement alternant de la voix humaine et des sons d\u2019autres origines. 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