{"id":9511,"date":"2021-08-22T07:30:06","date_gmt":"2021-08-22T05:30:06","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/psychanalyse-et-sexualite-aujourdhui-le-queer-2\/"},"modified":"2021-10-08T02:43:06","modified_gmt":"2021-10-08T00:43:06","slug":"psychanalyse-et-sexualite-aujourdhui-le-queer","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/psychanalyse-et-sexualite-aujourdhui-le-queer\/","title":{"rendered":"Psychanalyse et sexualit\u00e9 aujourd&rsquo;hui : Le \u00ab\u00a0Queer\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p>\u201c<em>Queer<\/em>\u201d veut dire quelque chose comme \u201ctordu\u201d, \u201cbizarro\u00efde\u201d. Jusque vers 1985-1990, ce mot anglais (qui se prononce, en fran\u00e7ais, \u00e0 peu pr\u00e8s comme \u201ccuir\u201d) \u00e9tait une injure lanc\u00e9e \u00e0 ceux dont l\u2019habitus r\u00e9v\u00e9lait l\u2019identit\u00e9 sexuelle incertaine (cette incertitude \u00e9tant elle-m\u00eame affich\u00e9e) par ceux que ce vacillement identitaire d\u00e9rangeait. Mais l\u2019existence de plus en plus marqu\u00e9e de la \u201cculture <em>gay<\/em>\u201d ou lesbienne, les <em>gay prides<\/em>, les <em>coming-out<\/em> (aveu public par le sujet de son homosexualit\u00e9), l\u2019int\u00e9r\u00eat des media pour ces mouvements, leur politisation et, <em>last but not least<\/em>, la pratique interne de <em>gays<\/em> et de lesbiennes qui pr\u00e9tendaient qu\u2019il fallait en finir avec l\u2019identit\u00e9, y compris l\u2019identit\u00e9 <em>gay<\/em> ou lesbienne, que se d\u00e9finir par l\u2019homosexualit\u00e9 \u00e9tait une position \u201cessentialiste\u201d \u00e0 abandonner, car elle vous confinait dans des limites insupportables, encore li\u00e9es au sexe, a projet\u00e9 le <em>queer<\/em> sur le devant de la sc\u00e8ne, tout d\u2019abord aux Etats-Unis.<\/p>\n\n\n\n<p>Le psychanalyste am\u00e9ricain Robert Stoller a introduit dans les milieux analytiques la notion de diff\u00e9rence entre sexe et genre, en particulier \u00e0 travers l\u2019\u00e9tude des transsexuels. On peut \u00eatre biologiquement m\u00e2le ou femelle et se sentir, en raison, essentiellement, des rapports pr\u00e9coces entretenus avec ses parents, comme appartenant au sexe oppos\u00e9&nbsp;; on a alors la conviction d\u2019\u00eatre femme dans un corps d\u2019homme ou un homme dans un corps de femme, conviction que l\u2019on parvient \u00e0 faire partager, dans des cas de plus en plus nombreux, aux psychiatres, aux m\u00e9decins et aux chirurgiens, de fa\u00e7on \u00e0 leur faire accepter que \u201cla grande op\u00e9ration\u201d soit effectu\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Le transsexuel nous confronte \u00e0 l\u2019id\u00e9e que nous ne sommes pas que des \u00eatres biologiques, mais \u00e9galement des \u00eatres de culture (au sens large du terme, celui-ci impliquant l\u2019histoire personnelle du sujet).<\/p>\n\n\n\n<p>Un autre exemple, qui nous confronte \u00e0 la supr\u00e9matie possible de la vie relationnelle pr\u00e9coce sur la biologie, est celui des ambigus sexuels. Il s\u2019agit de sujets dont le sexe \u00e0 la naissance pr\u00e9sente un aspect f\u00e9minin ou masculin qui induit l\u2019obst\u00e9tricien \u00e0 les d\u00e9signer comme filles ou gar\u00e7ons, alors que l\u2019avenir va d\u00e9mentir ce \u201csexe d\u2019assignation\u201d. Le petit gar\u00e7on porte un pr\u00e9nom f\u00e9minin et est \u00e9lev\u00e9 comme une fille (la r\u00e9ciproque se produit dans le cas de fille dont le sexe d\u2019assignation \u00e0 la naissance ne correspond pas \u00e0 son sexe biologique). La d\u00e9cision d\u2019op\u00e9rer l\u2019enfant, lorsqu\u2019une op\u00e9ration est possible, ne doit pas \u00eatre prise apr\u00e8s l\u2019\u00e2ge de 6 ans, selon l\u2019exp\u00e9rience de certains endocrinologues, si l\u2019on ne veut pas induire, chez le sujet, des troubles psychiques majeurs. (En fait, il s\u2019agit essentiellement de porter une appr\u00e9ciation diagnostique sur chaque enfant susceptible de changer son sexe apparent contre son sexe biologique).<\/p>\n\n\n\n<p>La distinction entre sexe et genre existe de fa\u00e7on implicite, mais \u00e9vidente chez Simone de Beauvoir. La fameuse phrase \u201cOn ne na\u00eet pas femme, on le devient\u201d ne r\u00e9cuse-t-elle pas le biologique pour s\u2019appuyer enti\u00e8rement sur le culturel&nbsp;? Mais est-on fond\u00e9 \u00e0 d\u00e9nier de fa\u00e7on si radicale l\u2019enracinement biologique des sexes&nbsp;? Que le biologique puisse \u00eatre submerg\u00e9 par le relationnel semble av\u00e9r\u00e9. Mais cela ne provient-il pas, pour une part du moins, de ce que Freud appelle \u201cle facteur biologique\u201d pr\u00e9cis\u00e9ment, qui peut contrarier d\u2019autres expressions du biologique&nbsp;? Le facteur biologique (de la formation des n\u00e9vroses) est \u201cla longue p\u00e9riode durant laquelle le petit de l\u2019esp\u00e8ce humaine se trouve dans une condition d\u2019impuissance et de d\u00e9pendance. Son existence intra-ut\u00e9rine est plus courte que celle de la plupart des animaux et il est jet\u00e9 en ce monde dans un \u00e9tat moins achev\u00e9 [\u2026] les dangers du monde ext\u00e9rieur sont augment\u00e9s et la valeur de l\u2019objet, qui seul peut l\u2019en prot\u00e9ger, et prend la place de la vie intra-ut\u00e9rine ant\u00e9rieure est \u00e9norm\u00e9ment accrue. Le facteur biologique \u00e9tablit donc les toutes premi\u00e8res situations de danger et cr\u00e9e le besoin d\u2019\u00eatre aim\u00e9 qui ne quittera plus jamais l\u2019homme.\u201d (1926).<\/p>\n\n\n\n<p>Le besoin d\u2019\u00eatre aim\u00e9 peut, en effet, balayer l\u2019enracinement biologique des pulsions. On le voit chez les animaux familiers aussi bien, la domestication les ayant priv\u00e9s de la possibilit\u00e9 de vivre de fa\u00e7on ind\u00e9pendante et les rendant tributaires de l\u2019amour que leur ma\u00eetre leur porte. Mais, s\u2019agissant de l\u2019homme, Freud laisse de c\u00f4t\u00e9 le narcissisme&nbsp;: \u00eatre impuissant et d\u00e9pendant constitue une blessure narcissique qu\u2019on peut chercher \u00e0 effacer en s\u2019imaginant, dans les fantasmes omnipotents, pourvu de tout et ind\u00e9pendant de ses g\u00e9niteurs. Les fantasmes d\u2019auto-engendrement, la fascination qu\u2019exer\u00e7ait, d\u00e8s l\u2019antiquit\u00e9, l\u2019androgyne (ou l\u2019hermaphrodite), la l\u00e9gende d\u2019Ath\u00e9na sortie tout arm\u00e9e et casqu\u00e9e du cerveau de Zeus, \u00e9vitant ainsi le lent et douloureux processus de d\u00e9veloppement et la d\u00e9pendance vis-\u00e0-vis de la m\u00e8re, tout cela indique que la diff\u00e9rence entre les sexes et la diff\u00e9rence entre les g\u00e9n\u00e9rations constituent un obstacle \u00e0 la toute-puissance et que d\u00e9nier cet obstacle est un vieux r\u00eave de l\u2019humanit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Aux Etats-Unis, c\u2019est essentiellement au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990 que \u201cla th\u00e9orie <em>queer<\/em>\u201d se d\u00e9veloppe. Elle part des \u00e9tudes f\u00e9ministes universitaires et, curieusement pour nous, s\u2019\u00e9panouit dans les d\u00e9partements de Fran\u00e7ais (<em>French Studies<\/em>). En effet, ses h\u00e9ros s\u2019appellent Barthes (SZ, 1970), Foucault (Herculine Barbin, 1978, hermaphrodite dont il avait \u00e9tudi\u00e9 le journal), Deleuze et Guattari (<em>L\u2019Anti-oedipe<\/em>, 1972) et, souvent, Derrida et Monique Wittig. Cette derni\u00e8re, disparue r\u00e9cemment, l\u2019une des fondatrices du M.L.F., \u00e9migr\u00e9e aux Etats-Unis et devenue lesbienne, affirmait que les lesbiennes ne sont pas des \u201cfemmes\u201d, parce qu\u2019elles se situent en dehors de l\u2019\u00e9conomie politique de l\u2019h\u00e9t\u00e9rosexualit\u00e9. La soci\u00e9t\u00e9 lesbienne d\u00e9truit les femmes en tant que groupe naturel, car il s\u2019agit effectivement de d\u00e9naturaliser les cat\u00e9gories masculin\/f\u00e9minin et de consid\u00e9rer les diff\u00e9rences comme enti\u00e8rement construites.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1991, Judith Butler, professeur des Universit\u00e9s, publie un livre intitul\u00e9 <em>Gender Trouble<\/em>, sous-titr\u00e9 <em>Feminism and Subversion of Identity<\/em>. Ce livre conna\u00eetra une nouvelle \u00e9dition en 1999. S\u2019appuyant sur l\u2019id\u00e9e, introduite justement par Stoller, d\u2019un \u00e9cart entre sexe et genre, elle \u00e9crit&nbsp;: \u201cPar exemple, si sexe et genre sont radicalement distincts, alors il ne s\u2019ensuit pas que d\u2019un sexe donn\u00e9 doive surgir un genre donn\u00e9&nbsp;; en d\u2019autres termes, \u201cfemme\u201d ne n\u00e9cessite pas la construction culturelle d\u2019un corps f\u00e9minin, et \u201chomme\u201d n\u2019est pas une interpr\u00e9tation d\u2019un corps masculin. La radicale formulation de la distinction sexe\/genre sugg\u00e8re que les corps sexu\u00e9s puissent \u00eatre l\u2019occasion de plus d\u2019un genre et, en allant plus loin, que le genre ne se limite pas \u00e0 deux [\u2026] le genre peut potentiellement prolif\u00e9rer au del\u00e0 des limites binaires impos\u00e9es par l\u2019apparente binarit\u00e9 du sexe.\u201d \u201c[\u2026] De fa\u00e7on plus radicale, on peut, si on le choisit, ne devenir ni masculin ni f\u00e9minin, ni homme, ni femme.\u201d<\/p>\n\n\n\n<p>En fait, certains slogans de Mai 68 sont d\u00e9j\u00e0 porteurs de ces id\u00e9es&nbsp;: Il n\u2019y a ni p\u00e8re, ni m\u00e8re&nbsp;!\u201d s\u2019exclame la Commission. \u201cNous sommes en marche&nbsp;!\u201d On retrouve l\u2019analogue dans <em>L\u2019Anti-oedipe<\/em>, qui donne pour mod\u00e8le humain le schizophr\u00e8ne&nbsp;: \u201chomme du c\u00f4t\u00e9 des hommes et femme du c\u00f4t\u00e9 des femmes\u201d (indiff\u00e9renciation entre les sexes et entre les g\u00e9n\u00e9rations).<\/p>\n\n\n\n<p>Dans sa pr\u00e9face au livre d\u2019H\u00e9l\u00e8ne Bourcier, enseignante \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Reims, <em>Queer Zones<\/em> (2001), Beatriz Preciado nous situe dans un temps \u201cpost-m\u00e8re\u201d et \u201cpost-p\u00e8re\u201d. Car, en France, le <em>Queer<\/em> a fait son entr\u00e9e en particulier au Coll\u00e8ge International de Philosophie, qui lui consacre un volume de sa revue (Mai 2003) \u00e0 la couverture pour le moins frappante. (Dans ce volume, Beatriz Preciado r\u00e9clame une \u201cqueerisation\u201d de l\u2019Universit\u00e9). <em>Les Temps Modernes<\/em> (Juin-juillet-ao\u00fbt 2000) publient un dossier intitul\u00e9 \u201c<em>Diff\u00e9rence des sexes<\/em>\u201d et \u201c<em>Ordre symbolique<\/em>\u201d (attaque contre Lacan et Fran\u00e7oise H\u00e9ritier) destin\u00e9 \u00e0 promouvoir le droit d\u2019homosexuels hommes \u00e0 l\u2019adoption et m\u00eame \u00e0 la grossesse et \u00e0 l\u2019accouchement.<br>Dans un texte de ce dossier, la juriste Marcela Iacub attaque le ventre maternel comme poss\u00e9dant des droits exorbitants par rapport \u00e0 ceux de l\u2019homme. La seule solution \u00e9galitaire serait \u201cl\u2019ectog\u00e9n\u00e8se\u201d (la grossesse accomplie en dehors du corps). Marcela Iacub est devenue, depuis quelque temps, une chroniqueuse r\u00e9guli\u00e8re du quotidien <em>Lib\u00e9ration<\/em>. Ce que je d\u00e9sire souligner est que la th\u00e9orie \u201c<em>queer<\/em>\u201d, au-del\u00e0 de son effort pour faire admettre l\u2019ind\u00e9termination des sexes, fait tache d\u2019huile et \u00e9tend ses attaques \u00e0 la m\u00e8re (N.T.M.). Bien entendu, le p\u00e8re, premier vis\u00e9 (\u201cl\u2019homme blanc, h\u00e9t\u00e9rosexuel, colonialiste\u201d) est de moins en moins \u00e9pargn\u00e9, bien que cela se fasse de fa\u00e7on plus discr\u00e8te.<br>D\u00e9j\u00e0 Deleuze et Guattari, dans <em>Mille plateaux<\/em> (1978), reniaient la verticalit\u00e9 de l\u2019arbre au profit de l\u2019horizontalit\u00e9 du rhizome. Pour en finir avec la g\u00e9n\u00e9alogie, telle est l\u2019ambition d\u2019un livre publi\u00e9 en 2004 par un Professeur d\u2019Universit\u00e9. Il s\u2019agit de \u201cbriser l\u2019ordre g\u00e9n\u00e9alogique\u201d, de \u201cd\u00e9lester la transmission de sa fonction reproductive et procr\u00e9atrice\u201d et de \u201cd\u00e9jouer les assignations identitaires\u201d. Mais \u00e9galement de l\u2019emp\u00eacher d\u2019assigner \u201cdes places\u201d, de l\u00e9gitimer \u201cdes hi\u00e9rarchies et des valeurs\u201d et de \u201cdramatiser une crise de la transmission\u201d. Car le <em>queer<\/em> est contemporain de la crise identitaire qui caract\u00e9rise notre \u00e9poque post-moderne, crise que cette th\u00e9orie s\u2019efforce de transformer en id\u00e9ologie lib\u00e9ratrice.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Bibliographie<\/h2>\n\n\n\n<p>BARTHES, R. (1970). <em>Comment vivre ensemble<\/em>. Paris&nbsp;: Le Seuil.<\/p>\n\n\n\n<p>BEAUVOIR, S. de (1949). <em>Le Deuxi\u00e8me sexe<\/em>. Paris&nbsp;: Gallimard.<\/p>\n\n\n\n<p>BOURCIER, M.-H. (2001). <em>Queer Zone<\/em>s. Paris&nbsp;: Ballard.<\/p>\n\n\n\n<p>BUTLER, J. (2005). <em>Trouble dans le genre, Pour un f\u00e9minisme de la subversion<\/em>, traduit de l\u2019anglais par Cynthia Kraus, Paris&nbsp;: La D\u00e9couverte.<\/p>\n\n\n\n<p>CHASSEGUET-SMIRGEL, J. (2003). <em>Le Corps comme miroir du monde<\/em>. Paris&nbsp;: Puf.<\/p>\n\n\n\n<p>CHASSEGUET-SMIRGEL, J. et GRUNBERGER, B. (2004). <em>L\u2019univers contestationnaire<\/em>. R\u00e9\u00e9dition avec une nouvelle pr\u00e9face, Paris&nbsp;: In Press.<\/p>\n\n\n\n<p>CHILAND, D. (1997). <em>Changer de sexe<\/em>. Paris&nbsp;: Odile Jacob.<\/p>\n\n\n\n<p>CHILAND, C. (2003). <em>Robert Jesse Stoller<\/em>. Paris&nbsp;: Puf. COLLEGE INTERNATIONAL DE PHILOSOPHIE (2003). <em>Queer&nbsp;: Repenser les identit\u00e9s<\/em>. Paris&nbsp;: Puf.<\/p>\n\n\n\n<p>DELEUZE, G., GUATTARI, F. (1972). <em>L\u2019Anti-oedipe<\/em>. Paris&nbsp;: Ed. de Minuit.<\/p>\n\n\n\n<p>DELEUZE, G., GUATTARI, F. (1978). <em>Mille plateaux<\/em>. Paris&nbsp;: Ed. de Minuit.<\/p>\n\n\n\n<p>FOUCAULT, M. (1978). <em>Herculine Barbin<\/em>. Paris&nbsp;: Gallimard.<\/p>\n\n\n\n<p>FOUQUE, A (2005). <em>Il y a deux sexes<\/em>. Paris&nbsp;: Gallimard.<\/p>\n\n\n\n<p>FREUD, S (1926). <em>Inhibition, Symptome, Angoisse<\/em>. Paris&nbsp;: Puf.<\/p>\n\n\n\n<p>HERITIER, F. (1996). <em>Masculin, f\u00e9minin<\/em>. Paris&nbsp;: Odile Jacob.<\/p>\n\n\n\n<p>NOUDELMANN, F. (2004). <em>Pour en finir avec la g\u00e9n\u00e9alogie<\/em>. Paris&nbsp;: Ed. L\u00e9o Scheer.<\/p>\n\n\n\n<p>STOLLER, R. J. (1978). \u201cSex and Gender\u201d. Trad. en fran\u00e7ais&nbsp;: <em>L\u2019identit\u00e9 sexuelle<\/em>. Paris&nbsp;: Gallimard. Revues<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9511?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u201cQueer\u201d veut dire quelque chose comme \u201ctordu\u201d, \u201cbizarro\u00efde\u201d. 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