{"id":28099,"date":"2023-01-17T11:13:21","date_gmt":"2023-01-17T10:13:21","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/?p=28099"},"modified":"2023-03-29T10:37:15","modified_gmt":"2023-03-29T08:37:15","slug":"la-psychanalyse-des-contes-de-fees-les-concepts-de-la-theorie-psychanalytique-de-bettelheim-examines-experimentalement-par-le-test-des-contes-de-fees","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/la-psychanalyse-des-contes-de-fees-les-concepts-de-la-theorie-psychanalytique-de-bettelheim-examines-experimentalement-par-le-test-des-contes-de-fees\/","title":{"rendered":"La Psychanalyse des Contes de F\u00e9es. Les concepts de la th\u00e9orie psychanalytique examin\u00e9s exp\u00e9rimentalement par le Test des Contes de F\u00e9es\u00a0\u00a0"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Perspectives psychanalytiques des contes de F\u00e9es<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>La fascination qu\u2019\u00e9prouvent les enfants pour les contes de f\u00e9es a fait l\u2019objet de diverses \u00e9tudes, surtout du point de vue litt\u00e9raire (Favat, 1977\u2009; Applebee, 1978). Les interpr\u00e9tations symboliques des contes des f\u00e9es ainsi que leur relation avec l\u2019inconscient sont devenues un champ de sp\u00e9culation o\u00f9 entrent en lice aussi bien des analystes freudiens que jungiens (Bettelheim, 1976&nbsp; Von Franz, 1982\u2009 ; Ka\u00ebs et al., 1989 \u2009; De la G\u00e9nardi\u00e8re, 1996). Freud (1900) fut le premier \u00e0 d\u00e9couvrir la nature symbolique des contes. De m\u00eame que les mythes et les l\u00e9gendes, ils plongent dans les parties les plus primitives de la psych\u00e9. Dans son <em>Interpr\u00e9tation des R\u00eaves<\/em>, Freud se r\u00e9f\u00e8re aux contes de f\u00e9es pour justifier l\u2019analyse des r\u00eaves&nbsp;: \u00ab&nbsp;Nous savons d\u00e9j\u00e0 que les mythes et les contes de f\u00e9es, les proverbes et les chansons, le langage d\u2019imagination utilisent le m\u00eame symbolisme&nbsp;\u00bb (1916, p. 168). Dans <em>L\u2019Homme aux Loups<\/em>, Freud soutient que le&nbsp; conte de f\u00e9es offre \u00e0 l\u2019enfant un mode de pens\u00e9e qui correspond \u00e0 sa repr\u00e9sentation de lui-m\u00eame. Il ne sent pas de diff\u00e9rence entre l\u2019animal et lui, ce qui explique qu\u2019il n\u2019est pas surpris par les animaux anthropomorphiques figurant dans de nombreux contes.<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00f3heim (1953) souligne la ressemblance entre les contes de f\u00e9es et les exp\u00e9riences oniriques. Une grande partie de la mythologie, affirme-t-il, d\u00e9rive des r\u00eaves. Les contes de f\u00e9es pourraient provenir d\u2019exp\u00e9riences oniriques racont\u00e9es et re-racont\u00e9es. En outre, selon Schwartz (1956), le conte de f\u00e9es, comme le r\u00eave, proc\u00e8de par opposition ou contraste, est illogique, poss\u00e8de une signification manifeste et latente, emploie des symboles, interpr\u00e8te et \u00e9tend le concept de r\u00e9alit\u00e9, est une forme d\u2019expression dramatis\u00e9e, contient des \u00e9l\u00e9ments sexuels et culturels, exprime des d\u00e9sirs, fait preuve d\u2019humour et utilise les m\u00e9canismes de condensation, substitution, d\u00e9placement, \u00e9valuation et sur\u00e9valuation.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est avec Bruno Bettelheim, que la signification des contes de f\u00e9es chez l\u2019enfant a atteint son point culminant. Le livre de Bettelheim <em>Psychanalyse des contes de f\u00e9es C.D<\/em> (1976) est devenu un classique de l\u2019approche psychanalytique de ces r\u00e9cits. Il offre un tableau \u00e9labor\u00e9 de la relation entre l\u2019enfant et les contes de f\u00e9es, en mettant l\u2019accent sur leur valeur th\u00e9rapeutique pour l\u2019enfant. Bettelheim a longuement analys\u00e9 des contes populaires et a tent\u00e9 de d\u00e9montrer la mani\u00e8re dont chacun d\u2019eux refl\u00e8te des conflits ou des angoisses apparaissant \u00e0 des stades sp\u00e9cifiques du d\u00e9veloppement. Gr\u00e2ce \u00e0 sa longue exp\u00e9rience clinique en tant qu\u2019\u00e9ducateur et th\u00e9rapeute aupr\u00e8s des enfants et leurs parents, Bettelheim \u00e9labore les interpr\u00e9tations des contes. Il propose que les contes aident l\u2019enfant \u00e0 d\u00e9couvrir le sens profond de la vie tout en le divertissant et en \u00e9veillant sa curiosit\u00e9. Les contes stimulent l\u2019imagination de l\u2019enfant et l\u2019aident \u00e0 voir clair dans ses \u00e9motions, mais aussi \u00e0 prendre conscience de ses difficult\u00e9s tout en lui proposant des solutions possibles aux probl\u00e8mes qui le troublent.<\/p>\n\n\n\n<p>Les analystes jungiens ont aussi \u00e9tudi\u00e9 les contes de f\u00e9es d\u2019un point de vue aussi bien th\u00e9orique que clinique. Jung a attribu\u00e9 une grande importance aux contes et a d\u00e9clar\u00e9 que dans ces histoires on peut mieux \u00e9tudier l\u2019anatomie comparative de la psych\u00e9. Les mythes et les l\u00e9gendes permettent de trouver des mod\u00e8les de base de la psych\u00e9 et un mat\u00e9riel culturel\u2009; il y a moins de mat\u00e9riel culturel conscient sp\u00e9cifique dans les contes. Marie-Louise Von Franz (1982) souligne que ces contes sont l\u2019expression la plus pure et simple des processus collectifs inconscients. Hans Dieckmann (1986) sugg\u00e8re que les contes d\u00e9crivent nos complexes primaires, mais aussi la mani\u00e8re avec laquelle on apprend \u00e0 se comporter dans la relation avec eux.<\/p>\n\n\n\n<p>Pierre P\u00e9ju (1981) dans son ouvrage <em>La Petite fille dans la for\u00eat des contes <\/em>met l\u2019accent sur le fait que le conte est un moyen de penser, d\u2019imaginer et d\u2019exp\u00e9rimenter une \u00ab&nbsp;animalisation&nbsp;\u00bb&nbsp;: la description du loup faite par le Petit Chaperon rouge est fine et suggestive et se limite \u00e0 la t\u00eate de l\u2019animal. Elle est tout aussi \u00e9rotique, livrant le corps enfantin \u00e0 un contact animal, qui en retour animalise l\u2019enfant. \u00ab&nbsp;Ce n\u2019est donc pas seulement la grand-m\u00e8re qui est fantasmatiquement faite loup, mais la petite fille elle-m\u00eame, durant ces minutes tendues, devient quelque chose en rupture avec la famille et avec la distinction humain\/animal&nbsp;\u00bb (p.80).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Colette Chiland (1983) \u00e9crit&nbsp;: \u00ab&nbsp;Par le tr\u00e9sor des contes et des mythes, on facilite les \u00e9laborations mentales&nbsp;: si avoir peur du loup permet \u00e0 l\u2019enfant d\u2019avoir moins peur de son p\u00e8re ou de sa m\u00e8re, les relations quotidiennes en sont am\u00e9lior\u00e9es pour l\u2019enfant, \u00e0 condition que le loup demeure un objet mental dont il a la ma\u00eetrise&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon Ren\u00e9 Ka\u00ebs et al. (1989), c\u2019est par son contenu, ses m\u00e9canismes et la subjectivit\u00e9 avec laquelle nous y r\u00e9agissons que le conte de f\u00e9es se rapproche le plus du r\u00eave. Comme dans le r\u00eave, les actions des personnages dans le conte, aux prises avec leurs conflits, cherchent une issue \u00e0 leur d\u00e9sir ou \u00e0 leur besoin. \u00ab&nbsp;Chaque personnage constitue un p\u00f4le iden tificatoire possible ou impossible&nbsp;\u00bb (p. 13). Pour ces auteurs, le personnage a trois fonctions&nbsp;: celles de lien, de transformation et d\u2019interm\u00e9diaire. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, il relie des processus primaires et secondaires, il transforme des fantasmes inconscients en r\u00e9cits structur\u00e9s, et agit comme un interm\u00e9diaire entre le corps et le milieu social.<\/p>\n\n\n\n<p>Christian Gu\u00e9rin (1989) a d\u00e9velopp\u00e9 une th\u00e8se originale sur la fonction \u00ab&nbsp;conteneur potentiel&nbsp;\u00bb du conte \u2014 en s\u2019appuyant sur la th\u00e9orie de Bion \u2014, c\u2019est-\u00e0-dire sur sa fonction de transformation des affects ou des objets non pens\u00e9s, consid\u00e9r\u00e9s m\u00eame comme les destructeurs du penseur lui-m\u00eame, en repr\u00e9sentations tol\u00e9rables, \u00e0 savoir capables d\u2019engendrer des repr\u00e9sentations.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon Georges Jean (1990), \u00ab&nbsp;le magique&nbsp;\u00bb des contes garde toute sa place dans l\u2019imaginaire des enfants. Cette magie-l\u00e0 demeure dans \u00ab&nbsp;le pouvoir des contes&nbsp;\u00bb o\u00f9 s\u2019inscrivent nos interpr\u00e9tations possibles et personnelles. En effet, c\u2019est ce pouvoir qui nous permet de faire le \u00ab&nbsp;double trajet&nbsp;\u00bb entre le monde ext\u00e9rieur et le monde int\u00e9rieur, entre le r\u00e9el et l\u2019imaginaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour Pierre Lafforgue (1995), \u00ab&nbsp;Le loup semble bien repr\u00e9senter la m\u00e9taphore des mauvais objets internes. Les contes de loup permettent leur ext\u00e9riorisation, leur ma\u00eetrise psychique et leur liquidation en tant que cr\u00e9ation fantasmatique&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Claude de la G\u00e9nardi\u00e8re (1996) \u00e9voque les discours sur les diff\u00e9rentes versions du <em>Petit Chaperon rouge<\/em> allant des versions orales aux versions \u00e9crites de Perrault et de&nbsp; Grimm. Pour elle, les personnages des contes comme les personnages des r\u00eaves sont tous des figures du moi. Elle met l\u2019accent sur l\u2019espace \u00ab&nbsp;dans l\u2019entre-deux-m\u00e8res&nbsp;\u00bb o\u00f9 les deux m\u00e8res (m\u00e8re et grand-m\u00e8re du Petit Chaperon rouge) \u00e9changent des choses (nourriture, v\u00eatement de la petite) par l\u2019enfant interpos\u00e9. \u00ab&nbsp;Trois personnages sont alors situ\u00e9s en fonction de leur \u00e9lan pour elle, \u00e9lans maternels&nbsp;\u00bb (p.81). Par cons\u00e9quent, l\u2019enfant existe dans le d\u00e9sir des autres et c\u2019est son trajet qui va leur proposer un point de rencontre. Chacun de ces personnages \u00e9tant la condition de l\u2019existence de l\u2019autre.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon Ren\u00e9 Diatkine (1998), l\u2019analyse d\u2019un conte ne doit pas \u00eatre orient\u00e9e par la recherche d\u2019une signification unique. Dans l\u2019analyse d\u2019un r\u00eave, la polys\u00e9mie des personnages, des objets, des lieux et des actions permet d\u2019aborder les formes les plus cach\u00e9es de chacun de nous. \u00ab&nbsp;Quand il s\u2019agit d\u2019un conte, c\u2019est une cl\u00e9 pr\u00e9cieuse pour comprendre quelqu\u2019un\u2026&nbsp;\u00bb (p.338). Chaque r\u00f4le ne repr\u00e9sente pas la totalit\u00e9 d\u2019une personne, mais un de ses aspects, le produit d\u2019une de ses identifications.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le Test des Contes de F\u00e9es<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Le Fairy Tale Test (FTT) est un test projectif destin\u00e9 aux enfants de 6 \u00e0 12 ans (Coulacoglou, 1998). Il se compose de 21 planches dont les images repr\u00e9sentent des personnages de contes de f\u00e9es tr\u00e8s populaires et des sc\u00e8nes d\u00e9riv\u00e9es du <em>Petit Chaperon rouge<\/em> et de <em>Blanche-Neige et les Sept Nains<\/em>.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Chaque s\u00e9rie de planches est d\u00e9ploy\u00e9e aux trois planches diff\u00e9rentes pour offrir ainsi \u00e0 l\u2019enfant la possibilit\u00e9 de projeter diff\u00e9rents c\u00f4t\u00e9s de soi. Les deux de trois images sont des illustrations que nous trouvons souvent dans les livres sur les contes connus par les enfants. La troisi\u00e8me image n\u2019est pas souvent crois\u00e9e dans les contes les plus connus et elle \u00e9tait cens\u00e9e conduire \u00e0 des r\u00e9ponses plus spontan\u00e9es et significatives. De cette fa\u00e7on, nous pouvons souvent noter une interaction entre trois c\u00f4t\u00e9s diff\u00e9rents de Soi. En outre, la vari\u00e9t\u00e9 d\u2019images de h\u00e9ros peut faciliter la r\u00e9v\u00e9lation de divers m\u00e9canismes de d\u00e9fense comme le clivage, l\u2019annihilation ou le d\u00e9ni. En plus, les trois images du m\u00eame h\u00e9ros offrent souvent la possibilit\u00e9 de l\u2019articulation du r\u00e9cit parmi les trois planches et la cr\u00e9ation d\u2019une histoire compl\u00e8te avec l\u2019emploi des trois versions de h\u00e9ros.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les sept s\u00e9ries des planches du FTT selon leur ordre de pr\u00e9sentation sont les suivantes&nbsp;: la premi\u00e8re s\u00e9rie repr\u00e9sente le Petit Chaperon Rouge, la deuxi\u00e8me le Loup, la troisi\u00e8me repr\u00e9sente le Nain, la quatri\u00e8me la Sorci\u00e8re, la cinqui\u00e8me le G\u00e9ant et la sixi\u00e8me et la septi\u00e8me les Sc\u00e8nes de l\u2019histoire du Petit Chaperon Rouge et Blanche-Neige et les Sept Nains. Parmi ces s\u00e9ries diff\u00e9rentes des planches, la question principale que le\/la psychologue pose et se r\u00e9f\u00e8re aux planches c\u2019est \u00ab&nbsp;Que pense\/ressent chacun(e) d\u2019entre eux (elles)&nbsp;?&nbsp;\u00bb&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En plus, il y a de questions suppl\u00e9mentaires pour chaque s\u00e9rie s\u00e9par\u00e9ment. Ainsi, pour les s\u00e9ries jusqu\u2019\u00e0 la s\u00e9rie du G\u00e9ant, le\/la psychologue pose la question&nbsp;: \u00ab&nbsp;Laquelle\/Lequel des trois est celle-celui du conte&nbsp;? Pourquoi&nbsp;?&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Puis, plus sp\u00e9cifiquement pour la premi\u00e8re s\u00e9rie, le\/la psychologue pose aussi la question&nbsp;: \u00ab&nbsp;Si tu \u00e9tais le loup, laquelle tu mangerais&nbsp;? Pourquoi&nbsp;?&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Pour la s\u00e9rie du loup \u00ab&nbsp;Lequel te fait le plus peur&nbsp;? Pourquoi&nbsp;?&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Pour celle du Nain&nbsp;: \u00ab&nbsp;Avec lequel des trois nains Blanche-Neige se marier&nbsp;? Pourquoi&nbsp;?&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Puis pour la s\u00e9rie de la Sorci\u00e8re ainsi que pour celle du G\u00e9ant l\u2019administrateur\/administratrice pose les questions&nbsp;: \u00ab&nbsp;Lequel te fait le plus peur&nbsp;? Pourquoi&nbsp;?&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Quelle\/Quel est la\/le Sorci\u00e8re\/G\u00e9ant la\/le plus m\u00e9chant(e)&nbsp;?&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Que peut faire un(e) m\u00e9chant(e) Sorci\u00e8re\/G\u00e9ant&nbsp;?&nbsp;\u00bb et puis il\/elle demande \u00e0 l\u2019enfant de donner un nom tant aux Sorci\u00e8res ainsi qu\u2019aux G\u00e9ants. Puis pour les s\u00e9ries qui se r\u00e9f\u00e8rent aux les Sc\u00e8nes de l\u2019histoire du Petit Chaperon Rouge et Blanche-Neige et les Sept Nains la consigne principale c\u2019est \u00ab&nbsp;D\u00e9cris-moi ce qui se passe dans chaque image&nbsp;\u00bb et puis il y a deux questions \u00ab&nbsp;Avec quelle image se termine l\u2019histoire&nbsp;? Pourquoi&nbsp;?&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Avec quelle image aimerais-tu que l\u2019histoire se termine&nbsp;? Pourquoi&nbsp;?&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>\u00c9talonnage du FTT<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Le FTT a \u00e9t\u00e9 \u00e9talonn\u00e9 premi\u00e8rement en Gr\u00e8ce sur un \u00e9chantillon normatif d\u2019un peu pr\u00e8s de 800 enfants \u00e2g\u00e9s de 7 ans \u00e0 12 ans (1989-1993). De 2001 \u00e0 2003 il a \u00e0 nouveau \u00e9t\u00e9 \u00e9talonn\u00e9 sur 873 d\u2019enfants grecs, \u00e2g\u00e9s de 6 \u00e0 12 ans.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9talonnage du FTT en France a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 en collaboration avec l\u2019Association Fran\u00e7aise des Psychologues de l\u2019\u00c9ducation Nationale (AFPEN) avec la participation de 80 psychologues scolaires, sous la supervision du Coordinateur National et des six Coordinateurs R\u00e9gionaux, ainsi qu\u2019en collaboration avec 27 psychologues ind\u00e9pendants.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les normes de l\u2019\u00e9talonnage fran\u00e7ais du FTT, ont \u00e9t\u00e9 \u00e9tablies \u00e0 partir des donn\u00e9es recueillies sur un \u00e9chantillon de 1107 sujets, consid\u00e9r\u00e9 comme repr\u00e9sentatif de la population fran\u00e7aise. Afin d\u2019assurer la repr\u00e9sentativit\u00e9 de toutes les cat\u00e9gories des sujets dans l\u2019\u00e9chantillon, un plan d\u2019\u00e9talonnage stratifi\u00e9 a \u00e9t\u00e9 construit\u2009; les variables sexe et \u00e2ge ont \u00e9t\u00e9 contr\u00f4l\u00e9es. Le recueil de donn\u00e9es d\u2019\u00e9talonnage s\u2019est d\u00e9roul\u00e9 de f\u00e9vrier 2010 \u00e0 juin 2011. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>La cotation et l&rsquo;interpr\u00e9tation des r\u00e9ponses<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Les r\u00e9ponses des enfants peuvent \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9es de deux mani\u00e8res&nbsp;: quantitativement (cotation) aussi bien que qualitativement (approche psychanalytique\/psychodynamique).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Par les exemples qui suivent, nous essayons d\u2019illustrer comment nous pouvons allonger notre pens\u00e9e dans les chemins centraux de l\u2019approche psychanalytique par les r\u00e9ponses donn\u00e9es au FTT.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les concepts psychanalytiques suivants ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s dans les r\u00e9ponses des enfants de pays et cultures diff\u00e9rentes :<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>La Sexualit\u00e9 et le Plaisir dans l\u2019histoire du Petit Chaperon Rouge<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>La plupart des interpr\u00e9tations psychanalytiques de l\u2019histoire du<em> Petit Chaperon rouge <\/em>mettent l\u2019accent sur la sexualit\u00e9 comme nous l\u2019avons d\u00e9j\u00e0 mentionn\u00e9. Nous consid\u00e9rons la plus remarquable d\u2019entre elles comme \u00e9tant celle du Bettelheim (1976). Cette sexualit\u00e9 refl\u00e8te des issues sp\u00e9cifiques comme les sentiments \u0153dipiens du Petit Chaperon rouge envers son p\u00e8re qui est repr\u00e9sent\u00e9 par le loup. Ainsi, c\u2019est remarquable le fait que l\u2019instinct sexuel, dans sa forme la plus primitive, peut \u00eatre rencontr\u00e9 parmi les r\u00e9ponses o\u00f9 l\u2019enfant per\u00e7oit l\u2019image du loup comme un \u00eatre masculin.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Au FTT, les r\u00e9ponses donn\u00e9es surtout \u00e0 la deuxi\u00e8me planche du Petit Chaperon Rouge r\u00e9v\u00e8lent souvent des pr\u00e9occupations narcissiques et un int\u00e9r\u00eat pour le sexe oppos\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Exemples :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Une fille de 7 ans r\u00e9pond \u00e0 la deuxi\u00e8me planche repr\u00e9sentant le Petit Chaperon rouge&nbsp;: \u00ab&nbsp;Elle est rus\u00e9e et elle flirte avec quelqu\u2019un dans la for\u00eat. Elle pense qu\u2019elle est tr\u00e8s belle. Elle flirte avec le loup.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Un gar\u00e7on de 11 ans pour la m\u00eame planche donne le r\u00e9cit&nbsp;: \u00ab&nbsp;Celle-l\u00e0, elle se sent belle. Elle se laisse s\u00e9duire par les paroles du loup. Elle fait des gestes pour\u2026 parce qu\u2019elle est un peu g\u00ean\u00e9e et contente \u00e0 la fois. Elle aimerait entendre des compliments de la part du loup. (Psychologue&nbsp;: Et qu\u2019est-ce qu\u2019elle&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>pense&nbsp;?) Elle pense&nbsp;: \u00ab&nbsp;Oh&nbsp;! un admirateur&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Une fille de 11 ans raconte&nbsp;: \u00ab&nbsp;Elle est timide et elle a l\u2019air honteuse. Elle est en train de parler au loup et elle rougit devant lui (?) elle se demande si elle est cens\u00e9e lui parler ou non.&nbsp;\u00bb &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Une fille de 12 ans qui se trouve au d\u00e9but de sa pubert\u00e9 r\u00e9v\u00e8le ses pr\u00e9occupations sexuelles dans la r\u00e9ponse suivante \u00e0 la planche II&nbsp;: \u00ab&nbsp;Elle a l\u2019air compl\u00e8tement nul parce qu\u2019elle se tient comme toutes les filles et elle sourit b\u00eatement. Elle se sent probablement honteuse \u00e0 cause du loup parce qu\u2019elle veut qu\u2019il pense qu\u2019elle est jolie.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les Instances psychiques freudiennes<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Les notions de \u00c7a, de Moi et de Surmoi, qui constituent le mod\u00e8le structurel de Freud (1923\/1961), d\u00e9crivent les trois couches du fonctionnement psychique. Le \u00c7a est la partie inconsciente de la personnalit\u00e9 qui comprend tous les d\u00e9sirs et impulsions instinctifs, et vise \u00e0 la gratification. Le Moi est le r\u00e9gulateur entre le \u00c7a et le Surmoi. Il fonctionne selon les exigences de la r\u00e9alit\u00e9, en tenant compte de l\u2019estimation logique des faits et de la satisfaction des d\u00e9sirs de mani\u00e8re acceptable. Le Surmoi repr\u00e9sente l\u2019\u00e9thique morale, les r\u00e8gles soci\u00e9tales. C\u2019est l\u2019instance qui exerce la critique et qui est responsable de l\u2019\u00e9mergence des sentiments de culpabilit\u00e9 (Freud, 1923\/1961). Le conflit entre ces instances ainsi que sa r\u00e9solution refl\u00e8tent la maturit\u00e9 de la personnalit\u00e9 ou le degr\u00e9 de psychopathologie propre au caract\u00e8re de chacun. Ce conflit entre \u00c7a, Moi et Surmoi, peut \u00eatre rep\u00e9r\u00e9 aux r\u00e9ponses qui font appel aussi au clivage de Soi.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Au FTT, nous le croisons souvent aux s\u00e9ries des Sorci\u00e8res ou des G\u00e9ants et surtout dans les r\u00e9ponses \u00e0 la question \u00ab&nbsp;Que pense chacun(e) d\u2019entre eux\/elles&nbsp;?&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Exemples :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Une fille de 10 ans \u00e0 la premi\u00e8re planche des Sorci\u00e8res d\u00e9crit \u00ab&nbsp;Il y a des sorci\u00e8res, de bonnes sorci\u00e8res et de mauvaises sorci\u00e8res. Un jour il y avait un enfant. La sorci\u00e8re a \u00e9t\u00e9 d\u00e9rang\u00e9e, car elle pensait que l\u2019enfant a un pouvoir magique, alors elle veut tuer l\u2019enfant. Quand elle \u00e9tait sur le point de dire son sortil\u00e8ge pour changer l\u2019enfant en souris, elle a \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9e par une f\u00e9e\u2026 une bonne f\u00e9e.&nbsp;\u00bb. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Un gar\u00e7on de 7 ans raconte pour la premi\u00e8re planche des G\u00e9ants \u00ab&nbsp;Il pense \u00e0 \u00e9craser l\u2019arbre parce qu\u2019il est m\u00e9chant. Il se ressent la rage, car les arbres entrent dans sa maison et il veut les pi\u00e9tiner.&nbsp;\u00bb Et puis pour la troisi\u00e8me \u00ab&nbsp;Il pense \u00e0 frapper le premier sur la t\u00eate avec la massue parce que le premier veut \u00e9craser l\u2019arbre.&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Une fille de 9 ans \u00e0 la troisi\u00e8me planche des G\u00e9ants d\u00e9crit \u00ab&nbsp;Il pense qu\u2019il aimerait se battre avec quelqu\u2019un, avec un autre g\u00e9ant (?) Parfois il se sent mal, parfois bien (?) Il se sent mal quand quelqu\u2019un le met en col\u00e8re (?) Quand quelqu\u2019un lui dit de se battre (?) Il se sent bien quand quelqu\u2019un fait quelque chose de gentil pour lui, par exemple lui dit de ne plus se battre et l\u2019invite \u00e0 quelque chose de bon (\u00e0 manger, \u00e0 boire).&nbsp;\u00bb Parmi ces mots, nous nous laissons penser sur l\u2019envie de cette jeune fille de supprimer ses tendances venant du \u00c7a.<\/p>\n\n\n\n<p>Une autre fille de 10 ans \u00e0 la premi\u00e8re planche des G\u00e9ants \u00ab&nbsp;Il est un homme riche, prosp\u00e8re, normal. Il est meilleur et plus rus\u00e9 que les autres. Les autres sont ses fr\u00e8res et il dit \u00e0 2 qu\u2019il doit arr\u00eater de manger et \u00e0 3 qu\u2019il doit arr\u00eater de battre. Il est le plus \u00e2g\u00e9 des trois.&nbsp;\u00bb Dans cette r\u00e9ponse, nous nous permettons de supposer que le troisi\u00e8me g\u00e9ant intervient comme le Surmoi en essayant de soumettre les tendances du \u00c7a.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Masochisme Moral<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Selon Freud, le masochisme moral fait r\u00e9f\u00e9rence au besoin de l\u2019individu de se faire punir par les figures d\u2019autorit\u00e9. Le besoin de punition repr\u00e9sente ainsi les sentiments refoul\u00e9s de culpabilit\u00e9 qui conduisent au d\u00e9sir de la personne de se faire souffrir, un ph\u00e9nom\u00e8ne que Freud a appel\u00e9 \u00ab&nbsp;le masochisme moral&nbsp;\u00bb (Freud, 1924\/1953). Selon Spiegel (1978), le masochisme moral fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la recherche du d\u00e9plaisir par les individus, sans en \u00eatre conscient en raison de sentiments inconscients de culpabilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les r\u00e9ponses des enfants, nous pouvons observer ce d\u00e9sir soit de mani\u00e8re directe lorsque le h\u00e9ros se fait du mal en guise de punition pour un acte r\u00e9pr\u00e9hensible soit de mani\u00e8re indirecte, lorsque le h\u00e9ros est soumis \u00e0 une forme interne de punition comme par exemple l\u2019apparition des sympt\u00f4mes psychosomatiques ou des accidents apr\u00e8s l\u2019accomplissement d\u2019une action agressive ou moralement r\u00e9pr\u00e9hensible.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Au FTT, il y a une s\u00e9rie des planches qui repr\u00e9sentent les sc\u00e8nes diff\u00e9rentes du conte du <em>Petit Chaperon Rouge<\/em>. L\u2019enfant d\u00e9crit ce qui se passe dans chacune de ces planches, et puis r\u00e9pond aux questions d\u00e9crites ci-dessus. Le Masochisme Moral se r\u00e9v\u00e8le souvent \u00e0 la r\u00e9ponse que l\u2019enfant donne \u00e0 la question \u00ab&nbsp;Avec quelle image aimerais-tu que l\u2019histoire se termine&nbsp;? Pourquoi&nbsp;?&nbsp;\u00bb. Les enfants choisissent alors souvent la planche o\u00f9 le Petit Chaperon Rouge soit il est r\u00e9primand\u00e9 soit il est puni par sa m\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Exemples :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour une fille de 8 ans, cette question l\u2019am\u00e8ne au choix de la deuxi\u00e8me image en ajoutant \u00ab&nbsp;elle est punie pendant 2 semaines et l\u00e0, elle est dans sa chambre triste.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Pour un gar\u00e7on de 9, en choisissant la deuxi\u00e8me image et en d\u00e9crivant \u00ab&nbsp;quand nous faisons quelque chose de stupide, nous sommes punis.&nbsp;\u00bb&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Une fille de 12 ans en choisissant la premi\u00e8re planche, elle raisonne \u00ab&nbsp;car j\u2019adore les mamans qui punissent leurs enfants quand ils ont fait des fautes.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Et un gar\u00e7on de 10 ans en choisissant la m\u00eame planche, il dit \u00ab&nbsp;car le PCR est fier d\u2019\u00eatre punie, car elle a pass\u00e9 outre ses recommandations.&nbsp;\u00bb &nbsp; &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Souhait Mortel<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Le Souhait Mortel est associ\u00e9 au conscient ou inconscient Souhait Mortel vis-\u00e0-vis une personne et surtout vis-\u00e0-vis la figure parentale (APA, 2020). Selon Sigmund Freud, les souhaits de ce genre sont une source majeure de culpabilit\u00e9, de d\u00e9sir d\u2019autopunition ainsi que de d\u00e9pression. Anna Freud (1981) soutient l\u2019id\u00e9e que le Souhait Mortel dirig\u00e9 vers la m\u00e8re semble constituer le point culminant de l\u2019agression infantile.<\/p>\n\n\n\n<p>Au FTT, nous pouvons observer l\u2019expression du souhait mortel tout&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>au longue des planches. Toutefois, le plus souvent nous le pouvons rencontrer aux planches des Sc\u00e8nes du Petit Chaperon Rouge quand l\u2019enfant d\u00e9crit \u00e0 la premi\u00e8re planche que sa maman gronde ou rejette le Petit Chaperon Rouge, et puis aux r\u00e9cits qui suivent, la m\u00e8re est \u00ab&nbsp;magiquement&nbsp;\u00bb morte ou malade.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Exemples :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Une fille de 11 ans d\u00e9crit alors \u00e0 la premi\u00e8re planche \u00ab&nbsp;le PCR, elle est punie. Elle est triste\u2026 et sa m\u00e8re, elle est furieuse. (?) Parce que le PCR, elle a fait une b\u00eatise. (?) Elle a coup\u00e9 un arbre.&nbsp;\u00bb pour continuer avec la deuxi\u00e8me \u00ab&nbsp;elle est triste. Elle est pas contente. (?) Elle revoit plus sa maman. Elle est morte. Donc elle est \u00e0 la rue.&nbsp;\u00bb et m\u00eame continuer dans la m\u00eame trame, en laissant son inconscient librement d\u00e9ploy\u00e9 en donnant \u00e0 la r\u00e9ponse \u00ab&nbsp;Avec quelle image se termine l\u2019histoire&nbsp;? Pourquoi&nbsp;?&nbsp;\u00bb apr\u00e8s son choix de la deuxi\u00e8me planche, assez de d\u00e9tails \u00ab&nbsp;elle est morte sa maman. Elle avait une maladie. (?) du c\u0153ur et du poumon&nbsp;\u00bb concernant la morte de sa m\u00e8re.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pour un gar\u00e7on de 8 ans, \u00e0 la premi\u00e8re planche \u00ab&nbsp;Le Petit Chaperon Rouge a fait de mauvaises choses donc il s\u2019excuse aupr\u00e8s de sa m\u00e8re. Maman dit que je vais te battre et te mettre au feu.&nbsp;\u00bbPuis, il vient le r\u00e9cit de la deuxi\u00e8me planche&nbsp;: \u00ab&nbsp;le PCR pleure parce qu\u2019elle est triste que sa m\u00e8re soit morte d\u2019une maladie-cholera.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Pour un gar\u00e7on de 8 ans, la deuxi\u00e8me planche du Petit Chaperon Rouge lui laisse d\u2019exprimer son souhait librement \u00ab&nbsp;elle apporte de la nourriture pour sa famille parce que quelqu\u2019un est mort. (?) Elle est heureuse parce que ce membre de sa famille est d\u00e9c\u00e9d\u00e9. (?) Ce membre de la famille \u00e9tait diabolique et aimait la frapper\u2009; c\u2019est pourquoi elle d\u00e9testait ce membre de la famille.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Rivalit\u00e9 Fraternelle<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Les Rivalit\u00e9s Fraternelles sont un genre de concurrence ou d\u2019animosit\u00e9 entre enfants de m\u00eame sang ou non. En g\u00e9n\u00e9ral, les fr\u00e8res et s\u0153urs passent plus de temps entre eux qu\u2019avec leurs parents. Les liens fraternels sont souvent compliqu\u00e9s et sont influenc\u00e9s par des facteurs tels que le traitement parental, l\u2019ordre de naissance, la personnalit\u00e9, les gens et les exp\u00e9riences en dehors de la famille.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La Rivalit\u00e9 Fraternelle, est connue aussi comme \u00ab&nbsp;d\u00e9tr\u00f4nement&nbsp;\u00bb et se r\u00e9f\u00e8re \u00e0 la tendance de comp\u00e9tition parmi la fratrie concernant l\u2019exclusivit\u00e9 pour l\u2019amour parental. Pour Sigmund Freud, les relations fraternelles sont comme le prolongement du complexe d\u2019\u0152dipe, dans lequel les fr\u00e8res sont en concurrence pour l\u2019attention de leur m\u00e8re et les s\u0153urs pour celle du p\u00e8re. Par exemple, dans le cas du petit Hans, Freud a postul\u00e9 que la peur des chevaux du jeune gar\u00e7on \u00e9tait li\u00e9e \u00e0 la jalousie de sa petite s\u0153ur, ainsi qu\u2019\u00e0 son d\u00e9sir de remplacer son p\u00e8re comme compagnon de sa m\u00e8re.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La Rivalit\u00e9 Fraternelle est crois\u00e9e surtout dans les r\u00e9ponses donn\u00e9es aux planches des Nains ainsi qu\u2019aux planches des Sorci\u00e8res ou des G\u00e9ants. Souvent son expression est suivie par l\u2019expression d\u2019une angoisse du rejet ou l\u2019expression d\u2019un sentiment de la solitude.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Exemples :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour une fille de 10 ans le deuxi\u00e8me Nain \u00ab&nbsp;l\u00e0, on dirait qu\u2019il est pas super content et m\u00eame un peu triste. Parce que le 1er (montre la planche) est amoureux d\u2019BN et lui voudrait \u00eatre amoureux d\u2019elle. Il pense qu\u2019il ne pourra jamais \u00eatre amoureux d\u2019elle. Le 1er (montre la planche) lui a pris la place.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Un gar\u00e7on de 11 ans du m\u00eame, aux planches des Nains parmi ces r\u00e9cits il mentionne \u00ab&nbsp;il pense \u00e0 trouver une jeune fille, il est content. Il a envie que ses fr\u00e8res soient jaloux de la jeune fille.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Quand pour une fille de 6 ans, la deuxi\u00e8me planche des Sorci\u00e8res \u00ab&nbsp;C\u2019est la s\u0153ur de BN. Elle pense frapper BN, elle est en col\u00e8re parce qu\u2019elle est plus belle, elle est jalouse en fait.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Pour un gar\u00e7on de 11 ans, le premier G\u00e9ant \u00ab&nbsp;Il a l\u2019air souriant, content avec ses dents \u00e0 l\u2019air. Il pense \u00e0 aller jouer au karat\u00e9. (?) Parce qu\u2019il se pr\u00e9pare \u00e0 combattre tous les autres gar\u00e7ons qui voudraient demander la main \u00e0 Blanche Neige.&nbsp;\u00bb&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le Complexe d\u2019\u0152dipe&nbsp;<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Le complexe d\u2019\u0152dipe est un terme introduit par S. Freud (1924\/1961) qui d\u00e9signe le d\u00e9sir ou le sentiment de possession de l\u2019enfant envers le parent du sexe oppos\u00e9, au cours du stade phallique (3-4 ans) de d\u00e9veloppement. Dans le m\u00eame temps, de sentiments de col\u00e8re et de jalousie surviennent pour le parent du m\u00eame sexe.<\/p>\n\n\n\n<p>De m\u00eame, parall\u00e8lement \u00e0 l\u2019hypoth\u00e8se faite par Bettelheim, les planches repr\u00e9sentant la Sorci\u00e8re, peuvent r\u00e9v\u00e9ler une relation antagoniste entre la m\u00e8re et sa fille \u00e0 cause des sentiments \u0153dipiens. L\u2019enfant s\u2019identifie souvent \u00e0 la sorci\u00e8re pendant que Blanche Neige assume le r\u00f4le de la m\u00e8re et le roi ou le prince peut symboliser le p\u00e8re. Les sentiments narcissiques sont refl\u00e9t\u00e9s \u00e0 la figure de la Sorci\u00e8re qui d\u00e9sire l\u2019appr\u00e9cia tion et l\u2019approbation des autres aussi bien que l\u2019acquisition d\u2019un statut sup\u00e9rieur.<\/p>\n\n\n\n<p>Au FTT, le Complexe d\u2019\u0152dipe s\u2019appara\u00eet dans diverses mani\u00e8res et aux diff\u00e9rentes s\u00e9ries des planches. Toutefois, nous pouvons observer de r\u00e9ponses qui nous font appel au Complexe d\u2019\u0152dipe surtout aux planches des Sorci\u00e8res et aux planches des Sc\u00e8nes du BN.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Exemples :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour une fille de 9 ans, la deuxi\u00e8me planche des Sorci\u00e8res \u00ab&nbsp;Elle ne veut pas que Blanche-Neige se marie avec le prince. Parce qu\u2019elle l\u2019aime. Elle ressent de l\u2019amour pour le prince.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Un gar\u00e7on de 7 ans \u00e0 la deuxi\u00e8me planche des Sorci\u00e8res mentionne \u00ab&nbsp;Elle peut tuer BN. Parce que BN c\u2019est sa rivale en amour. Elle n\u2019est pas contente parce que BN n\u2019est pas morte, et elle lui vole le prince quand m\u00eame.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Pour une autre fille de 9 ans, ce qu\u2019une m\u00e9chante Sorci\u00e8re peut faire est clair&nbsp;: \u00ab&nbsp;elle peut tuer toutes les personnes belles, ainsi elle sera elle la plus belle et elle se marie avec le Roi.&nbsp;\u00bb&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pour une fille de 10 ans aux Sc\u00e8nes de Blanche Neige, la deuxi\u00e8me planche r\u00e9v\u00e8le que \u00ab&nbsp;BN parle avec son p\u00e8re le Roi. Il parle du bal qu\u2019elle a f\u00eat\u00e9 avec le PC, il \u00e9tait un peu choqu\u00e9 parce que c\u2019est la premi\u00e8re fois qu\u2019il voit sa fille danser avec un PC. Il se dit que ce PC, peut-\u00eatre, va vouloir l\u2019\u00e9pouser et lui, il craint de voir BN partir&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Quand une autre fille de 11 ans \u00e0 la m\u00eame planche aux Sc\u00e8nes de Blanche Neige d\u00e9crit \u00ab&nbsp;Le p\u00e8re de Blanche Neige. Il n\u2019est pas content parce qu\u2019il ne veut pas qu\u2019elle le quitte. Apr\u00e8s, c\u2019est qui va faire le manger&nbsp;?&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le clivage&nbsp;<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Selon Melanie Klein (1932), ce m\u00e9canisme primitif trouve son origine dans la petite enfance lorsque le nourrisson ne parvient pas \u00e0 int\u00e9grer les aspects positifs et n\u00e9gatifs dans des repr\u00e9sentations d\u2019objets coh\u00e9sives (position parano\u00efde-schizo\u00efde). Le processus de division peut se r\u00e9f\u00e9rer soit \u00e0 des objets, soit \u00e0 soi. En divisant les images des autres, les perceptions et les sentiments d\u2019une personne \u00e0 propos des autres sont v\u00e9cus comme contradictoires et irr\u00e9conciliables, \u00e9chouant ainsi \u00e0 former une impression r\u00e9aliste et coh\u00e9rente des autres. Ce m\u00e9canisme refl\u00e8te le concept de perception \u00ab&nbsp;tout-bien&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;tout-mauvais&nbsp;\u00bb de soi-m\u00eame, des autres ou de la r\u00e9alit\u00e9 ext\u00e9rieure.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Bruno Bettelheim a mis l\u2019accent sur le fantasme de la m\u00e9chante mar\u00e2tre dans les contes de f\u00e9es lorsqu\u2019il a parl\u00e9 de la division de la m\u00e8re (et\/ou du p\u00e8re) en deux personnages&nbsp;: une bonne m\u00e8re et une m\u00e9chante mar\u00e2tre. Pour le jeune enfant, cette division est importante, il doit pr\u00e9server en lui-m\u00eame l\u2019image d\u2019une m\u00e8re bonne, mais aussi celle-ci lui donne la possibilit\u00e9 de se mettre en col\u00e8re contre la m\u00e9chante m\u00e8re. Il ajoute que cette division peut avoir lieu aussi pour le Moi propre de l\u2019enfant&nbsp;: il peut se diviser en deux \u00eatres, tout bon et tout m\u00e9chant sans pouvoir int\u00e9grer ces deux aspects en une int\u00e9grit\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Au FTT, le m\u00e9canisme du clivage par lequel l\u2019individu cherche de ma\u00eetriser l\u2019angoisse cr\u00e9e par deux r\u00e9actions simultan\u00e9es et oppos\u00e9es, peut se trouver aux planches repr\u00e9sentant les Sorci\u00e8res, les G\u00e9ants ou m\u00eame aux planches des Sc\u00e8nes du Petit Chaperon Rouge.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Exemples :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour un gar\u00e7on de 8 ans, les r\u00e9cits donn\u00e9s aux planches des Nains sont&nbsp;: Planche I (3) \u00ab&nbsp;ll pense que BN va se faire prendre par la sorci\u00e8re. Il se sent malheureux, parce qu\u2019il n\u2019a pas envie que BN tombe.&nbsp;\u00bb, Planche II (2) \u00ab&nbsp;Il pense que BN va se faire prendre. Il se sent heureux&nbsp;: son visage rigole parce que c\u2019est le petit grognon. (?) Il est content que BN se fait prendre.&nbsp;\u00bb, Planche III (1)&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Il est beaucoup content que BN n\u2019aille pas se faire prendre. (?) Il pense que la sorci\u00e8re va abandonner. Il est gros. Son ventre est comme une baleine.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Pour un gar\u00e7on de 6 ans, dans les planches des Sorci\u00e8res, les r\u00e9cits donn\u00e9s \u00e0 la deuxi\u00e8me planche sont remarquables. L\u2019enfant dit \u00ab&nbsp;elle pense le mal. Elle veut tuer Blanche Neige. Elle est une mar\u00e2tre. Elle pense que Blanche Neige est une bonne personne et il faut qu\u2019elle tue les bonnes personnes parce qu\u2019elle veut le mal pour tout le monde.&nbsp;\u00bb Puis, pour la troisi\u00e8me planche, l\u2019enfant d\u00e9crit \u00ab&nbsp;elle pense qu\u2019elle aime Blanche Neige. Elle est sa grand-m\u00e8re. Elle pense&nbsp;: Blanche Neige est une bonne personne, elle aime Blanche Neige.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Les planches des G\u00e9ants am\u00e8nent un gar\u00e7on de 8 ans de raconter&nbsp;: le premier G\u00e9ant \u00ab&nbsp;il pense \u00e0 dire coucou&nbsp;! Il se sent content parce qu\u2019il y a des petits enfants.&nbsp;\u00bb quand le troisi\u00e8me \u00ab&nbsp;il pense \u00e0 assommer. Il se sent fort, parce qu\u2019il veut tuer des petits enfants.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Pour une fille de 7 ans, les planches des G\u00e9ants lui am\u00e8nent de dire \u00e0 la deuxi\u00e8me planche \u00ab&nbsp;il me fait sourire. Il est semblable \u00e0 un ange qui sourit toujours. Il est bon et il pense qu\u2019il veut caresser les gens pour toujours.&nbsp;\u00bb et puis \u00e0 la troisi\u00e8me planche \u00ab&nbsp;Il me semble un vrai g\u00e9ant celui-l\u00e0, mais il pense \u00ab&nbsp;avec mon b\u00e2ton, si cela c\u2019est la maison de quelqu\u2019un ou de Blanche Neige, moi je vais la tuer&nbsp;\u00bb.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pour un gar\u00e7on de 8 ans aux m\u00eames planches des Sc\u00e8nes du Petit Chaperon Rouge cette ambivalence face \u00e0 l\u2019objet est racont\u00e9e en choisissant la deuxi\u00e8me planche et en disant \u00ab&nbsp;Elle boude \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des rochers parce qu\u2019elle pense que&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>sa m\u00e8re est m\u00e9chante&nbsp;\u00bb et puis, dans son r\u00e9cit pour la troisi\u00e8me planche vient le r\u00e9cit \u00ab&nbsp;L\u00e0, elle est gentille, sa m\u00e8re. Elles se parlent gentiment.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Identification et Incorporation<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Par l\u2019identification, la personne adopte comme siennes les caract\u00e9ristiques importantes d\u2019une autre, qui se confondent avec son image (Vaillant, 1992). Ainsi, les parties valoris\u00e9es de l\u2019autre sont int\u00e9rioris\u00e9es. L\u2019incorporation est consid\u00e9r\u00e9e comme une forme pr\u00e9coce d\u2019identification et est souvent confondue avec celle-ci. Le fantasme d\u2019incorporation se r\u00e9f\u00e8re au fantasme primitif de prendre quelque chose \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de son corps afin de s\u2019approprier les aspects et les qualit\u00e9s de l\u2019objet. Il n\u2019est pas rare d\u2019observer l\u2019apparition de ce fantasme dans les r\u00e9ponses des enfants \u00e0 la question \u00ab&nbsp;si tu \u00e9tais le loup, laquelle tu mangerais&nbsp;? Pourquoi&nbsp;?&nbsp;\u00bb. Ce fantasme d\u2019incorporation est consid\u00e9r\u00e9 comme une tentative d\u2019acqu\u00e9rir les qualit\u00e9s de l\u2019autre qui manquent chez soi.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Au FTT, l\u2019identification appara\u00eet surtout lorsque le h\u00e9ros a une image de soi n\u00e9gative et veut assimiler les caract\u00e9ristiques souhait\u00e9es d\u2019un autre.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Exemples :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La r\u00e9ponse donn\u00e9e par une fille de 11 ans \u00e0 la question d\u00e9crite ci-dessus, apr\u00e8s son choix de la planche II est&nbsp;: \u00ab&nbsp;parce qu\u2019elle est plus mignonne et plus propre te plus rieuse.&nbsp;\u00bb (Incorporation)<\/p>\n\n\n\n<p>Quand pour une autre fille du m\u00eame \u00e2ge explique son choix de la deuxi\u00e8me planche en disant \u00ab&nbsp;parce que je suis jalouse. (?) qu\u2019elle va voir un prince charmant.&nbsp;\u00bb (Incorporation)<\/p>\n\n\n\n<p>Un gar\u00e7on de 11 ans \u00e0 la m\u00eame question, apr\u00e8s son choix de la planche I, mentionne \u00ab&nbsp;le grand m\u00e9chant loup emp\u00eache le petit CR de venir chez sa m\u00e8re-grand pour prendre sa place.&nbsp;\u00bb (Incorporation)<\/p>\n\n\n\n<p>Une fille de 9 ans \u00e0 la question \u00ab&nbsp;Que peut faire une m\u00e9chante Sorci\u00e8re&nbsp;?&nbsp;\u00bb n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 dire \u00ab&nbsp;la tuer pour se venger par jalousie. Quand on est jalouse, on a envie de prendre les habits de l\u2019autre pour \u00eatre plus belle et l\u2019autre fille (montre la planche 1) va r\u00e9cup\u00e9rer ses habits.&nbsp;\u00bb (Identification)<\/p>\n\n\n\n<p>Et une autre fille du m\u00eame \u00e2ge, \u00e0 la premi\u00e8re planche des Sorci\u00e8res mentionne \u00ab&nbsp;elle ressent une m\u00e9chancet\u00e9 (?) elle aime pas BN, elle est plus belle qu\u2019elle (?) elle se dit qu\u2019elle va lui voler sa beaut\u00e9 pour \u00eatre la plus belle.&nbsp;\u00bb (Identification)<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Cheminements de la pens\u00e9e vari\u00e9s<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Alter Ego<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Maslow (1968) a indiqu\u00e9 l\u2019importance des besoins d\u2019un individu et des objectifs ult\u00e9rieurs par rapport \u00e0 l\u2019actualisation de son vrai soi. Cependant, de nombreux chercheurs ont indiqu\u00e9 qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un processus complexe impliquant une multitude de facteurs, notamment des influences culturelles, sociales ainsi que parentales (Scharf et Mayseless, 2010). Le Soi authentique fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la propri\u00e9t\u00e9 de ses croyances, \u00e9motions, pens\u00e9es et choix conform\u00e9ment aux d\u00e9sirs et sentiments int\u00e9rieurs (Harter, 2002). Toutefois, il a \u00e9t\u00e9 indiqu\u00e9 que l\u2019authenticit\u00e9 peut \u00eatre compromise par le processus consistant \u00e0 r\u00e9pondre aux attentes et aux pr\u00e9f\u00e9rences des autres comme moyen d\u2019obtenir l\u2019approbation (Gino, Sezer &amp; Huang, 2020).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Au FTT, les \u00ab&nbsp;Alter Ego&nbsp;\u00bb apparaissent lorsque le personnage exprime diff\u00e9rents aspects de lui-m\u00eame en relation avec des sentiments ou des souhaits. L\u2019Alter Ego agit souvent d\u2019une mani\u00e8re impr\u00e9visible, voire radicale.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Exemples :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour un gar\u00e7on de 7 ans le r\u00e9cit donn\u00e9 \u00e0 la premi\u00e8re planche des G\u00e9ants \u00ab&nbsp;il croit qu\u2019un g\u00e9ant arrivera et qu\u2019il mettra tout sens dessus dessous. Parce que Shrek viendra \u00e0 l\u2019improviste et qu\u2019il mettra tout en d\u00e9sordre. Il polluera l\u2019air. Il crachera du feu comme les dragons. Il doit tuer ce g\u00e9ant-l\u00e0.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Une jeune fille de 10 ans exprime le r\u00e9cit \u00ab&nbsp;elle a l\u2019air \u00e9tonn\u00e9e. Elle pense \u00ab&nbsp;c\u2019est incroyable ce qu\u2019il a fait&nbsp;\u00bb, le gar\u00e7on, il monte dans les arbres. Elle se dit qu\u2019il est fort, qu\u2019elle ne saurait pas le faire.&nbsp;\u00bb \u00e0 la premi\u00e8re planche du Petit Chaperon Rouge.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Pour un gar\u00e7on de 8 ans, le deuxi\u00e8me loup \u00ab&nbsp;il pense \u00e0 un plan et il cherche le Petit Chaperon Rouge partout dans la for\u00eat. \u00c7a fait longtemps qu\u2019il veut lui manger, car elle toujours l\u2019emp\u00eache de manger quelqu\u2019un. Il aime la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 et le silence, mais le Petit Chaperon Rouge court et fait beaucoup de bruit partout dans la for\u00eat. Il se ressent de la rage.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Faux Self<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Le Faux Self est une personnalit\u00e9 artificielle que les gens cr\u00e9ent tr\u00e8s t\u00f4t dans la vie pour se prot\u00e9ger des traumatismes, des chocs et du stress li\u00e9s au d\u00e9veloppement dans les relations intimes. Selon Winnicott, il s\u2019agit d\u2019une fa\u00e7ade d\u00e9fensive qui dans des cas extr\u00eames pourrait laisser ses d\u00e9tenteurs manquer de spontan\u00e9it\u00e9 et se sentir morts et vides, derri\u00e8re une simple apparence d\u2019\u00eatre r\u00e9el.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Au FTT le Faux Self peut \u00eatre rencontr\u00e9 \u00e0 toutes les planches, car le concept auquel se r\u00e9f\u00e8re a plus \u00e0 voir avec une sensation, m\u00eame perception de Soi.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Exemples :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Une fille de 11 ans, \u00e0 la premi\u00e8re planche des Nains constate \u00ab&nbsp;il ne pense \u00e0 rien, parce que la m\u00e9chante sorci\u00e8re l\u2019a transform\u00e9 en poup\u00e9e de paille. Il ne sent rien, car c\u2019est une poup\u00e9e de paille.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Une fille de 6 ans \u00e0 la premi\u00e8re planche du Petit Chaperon Rouge dit&nbsp;: \u00ab&nbsp;elle s\u2019apparante \u00e0 une poup\u00e9e. Elle pense qu\u2019elle est semblable \u00e0 une peluche parce qu\u2019elle se sent sa peau douce. Elle se sent douce, parce que \u00e7a lui permet de dormir. Parce que c\u2019est comme cela qu\u2019une jeune fille peut s\u2019endormir.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>La troisi\u00e8me planche du Petit Chaperon Rouge, am\u00e8ne un gar\u00e7on de 8 ans de raconter \u00ab&nbsp;avec sa jupe plus grande et des p\u00e9tales de fleurs roses, c\u2019est pas la vraie. (pense) \u00e0 rien (?) parce que ce n\u2019est pas la vraie.&nbsp;\u00bb&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Un gar\u00e7on du m\u00eame \u00e2ge \u00e0 la premi\u00e8re planche du Petit Chaperon Rouge raconte \u00ab&nbsp;elle appara\u00eet \u00e0 une marionnette. Elle pense comment elle va apporter les g\u00e2teaux \u00e0 sa grand-m\u00e8re. Elle se sent contente parce qu\u2019elle va se promener.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>La th\u00e9orie psychanalytique de Jung <\/strong><\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>L\u2019Inconscient Collectif<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>L\u2019Inconscient Collectif est un terme qui accumule les \u00ab&nbsp;reliques&nbsp;\u00bb ou vestiges de nos origines, les sensations primitives ou archa\u00efques, lorsque le langage n\u2019existait pas (Jung, 1954\/1959). Selon Jung (1954\/1959), l\u2019Inconscient Collectif est fabriqu\u00e9 par des arch\u00e9types. En particulier, les expressions de l\u2019Inconscient Collectif peuvent \u00eatre mises en \u00e9vidence \u00e0 travers&nbsp;: la pens\u00e9e animiste, la pens\u00e9e archa\u00efque et magique, les qualit\u00e9s divines, les instincts animaux, les pr\u00e9monitions, l\u2019intuition, les superstitions, les hallucinations, les cr\u00e9atures surnaturelles, les pr\u00e9sages, les rites, les lieux imaginaires ou oniriques tels que les abysses, les volcans, les for\u00eats, les profondeurs des mers, les oc\u00e9ans, les d\u00e9serts, la plan\u00e8te, l\u2019espace et des activit\u00e9s telles que le vol, la danse, la plong\u00e9e, la natation ou l\u2019escalade.\u00c9tant donn\u00e9 que les contes font partie de notre h\u00e9ritage collectif, l\u2019apparition des r\u00e9ponses qui se r\u00e9f\u00e8rent \u00e0 l\u2019Inconscient Collectif est observ\u00e9e \u00e0 toutes les s\u00e9ries des planches du FTT.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Exemples :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Pour un gar\u00e7on de 9 ans, la m\u00e9chante Sorci\u00e8re peut \u00ab&nbsp;te transformer en grenouille, te jeter dans un volcan de lave en fusion&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la troisi\u00e8me planche des Loups, un gar\u00e7on de 11 ans raconte \u00ab&nbsp;il est au bord de la rivi\u00e8re. Il ressent la peur. Il pense sauter ou retourner chercher un autre chemin (?) la rivi\u00e8re est vaste.&nbsp;\u00bb&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Un gar\u00e7on de 10 ans, \u00e0 la deuxi\u00e8me planche des Sc\u00e8nes du Petit Chaperon Rouge, raconte \u00ab&nbsp;on voit que la maman essaie de consoler la petite fille. Elles sont main dans la main, elles sourient. Elle la console parce qu\u2019elle a peur du noir&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Une fille de 6 ans \u00e0 la question \u00ab&nbsp;Que peut faire une m\u00e9chante Sorci\u00e8re&nbsp;?&nbsp;\u00bb r\u00e9pond&nbsp;: \u00ab&nbsp;elle peut blesser Blanche-Neige et quelqu\u2019un d\u2019autre, peut-\u00eatre un nain. Elle peut blesser la nature, la nature est rare, c\u2019est la raison pour laquelle Blanche-Neige s\u2019y est cach\u00e9e comme le chasseur lui a dit de le faire. (?) Elle peut vouloir le c\u0153ur de quelqu\u2019un comme celui de Blanche-Neige.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Tandis qu\u2019une fille de 7 ans \u00e0 la question \u00ab&nbsp;quelle est la Sorci\u00e8re la plus m\u00e9chante&nbsp;? Pourquoi&nbsp;?&nbsp;\u00bb apr\u00e8s son choix de la premi\u00e8re planche, elle dit \u00ab&nbsp;Elle pense \u00e0 sacrifier les gens (?) Elle ne veut personne qui se m\u00eale dans sa vie.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le Combat entre le Bien et le Mal&nbsp;<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p>Jung a cit\u00e9 que le Bien et le Mal sont en eux-m\u00eames des principes. Comme cela nous devons les envisager en souvenant la caract\u00e9ristique principale des principes, \u00e0 savoir, un principe existait bien avant nous et s\u2019\u00e9tend bien au-del\u00e0 de nous.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les r\u00e9ponses de FTT nous pouvons souvent observer ce combat entre le Bien et le Mal dans les sets (les trois planches) des h\u00e9ros, o\u00f9 l\u2019enfant peut exprimer un r\u00e9cit avec un h\u00e9ros qui est totalement mal et puis dans les deux autres r\u00e9cits, aux planches suivantes les h\u00e9ros sont totalement bons et essaient de corriger celui qui est mal. La notion peut appara\u00eetre comme celle du clivage. Toutefois, nous supposons que le fait que le sujet fasse si consciemment l\u2019effort de supprimer le mal, nous permet de penser sur le fait que ce combat peut \u00eatre rep\u00e9r\u00e9 dans le conscient.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Exemples :<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Un gar\u00e7on de 6 ans raconte aux planches des Nains&nbsp;: Premi\u00e8re planche \u00ab&nbsp;il veut manger Blanche Neige. Il a faim et elle semble d\u00e9licieuse. Il pense comment il pourrait la manger&nbsp;\u00bb. Le deuxi\u00e8me Nain \u00ab&nbsp;il a la rage parce que Blanche Neige est entr\u00e9e dans sa maison sans son permis. Il veut qu\u2019elle parte de chez lui, personne l\u2019a invit\u00e9.&nbsp;\u00bb et le troisi\u00e8me Nain \u00ab&nbsp;il veut punir les deux autres Nains pour&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>ses mauvaises pens\u00e9es envers Blanche Neige. Il veut les frapper et les envoyer dans la for\u00eat. Il est f\u00e2ch\u00e9 contre eux.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Pour un gar\u00e7on de 7 ans alors dans ces r\u00e9cits aux planches des G\u00e9ants nous observons que le premier \u00ab&nbsp;Il pense \u00e0 \u00e9craser l\u2019arbre parce qu\u2019il est m\u00e9chant. Il se sent fou par tous les arbres qui entrent dans sa maison et il veut les pi\u00e9tiner.&nbsp;\u00bb Le deuxi\u00e8me \u00ab&nbsp;il pense qu\u2019il veut arr\u00eater le premier G\u00e9ant parce que celui il est gentil. Il se sent bien, car il veut aider les autres et le premier g\u00e9ant.&nbsp;\u00bb et le troisi\u00e8me \u00ab&nbsp;Il pense \u00e0 cogner le premier g\u00e9ant sur la t\u00eate avec sa massue parce que le premier veut \u00e9craser l\u2019arbre. Il se sent heureux et bien parce qu\u2019il veut aider les humains et pas \u00e9craser leurs arbres.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Tandis que pour une fille de 8 ans, ce combat fait son apparition dans le r\u00e9cit de la premi\u00e8re planche des Sorci\u00e8res \u00ab&nbsp;elle se bat avec la bonne sorci\u00e8re. La bonne va gagner, mais la mauvaise veut l\u2019ensorceler avec son sortil\u00e8ge le plus puissant. Elle ressent la peur qu\u2019ils l\u2019expulsent du Royaume.&nbsp;\u00bb&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Conclusions<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Le but pour cette \u00e9tude \u00e9tait de fournir une validation exp\u00e9rimentale aux notions et principes centraux de la clinique. Le Test des Contes de F\u00e9es (FTT) est un instrument susceptible d\u2019une telle tentative, puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un outil projectif de l\u2019\u00e9valuation de la personnalit\u00e9 dont le mat\u00e9riel est d\u00e9riv\u00e9 des contes classiques.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les histoires du Petit Chaperon Rouge et de Blanche Neige et les Sept Nains ont \u00e9t\u00e9 choisies comme la base principale du mat\u00e9riel de l\u2019outil en d\u00e9partant de l\u2019hypoth\u00e8se que la nature de ces contes de f\u00e9es, nous permet de rapprocher aux th\u00e8mes centraux de la clinique telles comme la Sexualit\u00e9 et le Plaisir, le Masochisme Morale, le Souhait Mortel, la Rivalit\u00e9 Fraternelle, le complexe d\u2019\u0152dipe, l\u2019Alter Ego, le Faux Self, l\u2019Inconscient Collectif et le Combat entre le Bien et le Mal. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Toutefois, il est \u00e0 noter que plusieurs r\u00e9ponses d\u2019enfants semblent repr\u00e9senter des concepts diff\u00e9rents. Comme il s\u2019agit de la pratique de chacun, nous maintenons la libert\u00e9 de pouvoir nous appuyer sur la pierre qui nous para\u00eet la plus stable pour continuer le difficile chemin de l\u2019\u00e9valuation de la personnalit\u00e9 des petits enfants.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En tout cas, il semble que le mat\u00e9riel riche et \u00e9labor\u00e9 fourni par les enfants dans leurs r\u00e9ponses au FTT, peut compl\u00e9ter et v\u00e9rifier les interpr\u00e9tations psychanalytiques des contes de f\u00e9es.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Bibliographie<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Applebee, A. (1978). <em>The Childs Concept of Story. Chicago<\/em>. The University of Chicago Press.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Bettelheim, B. (1976). <em>The Uses of Enchantment :The Meaning and Importance of Fairy Tales<\/em>. London : Thames and Hudson.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Chiland, C. (1983). <em>L\u2019enfant de six ans et son avenir. <\/em>PUF.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Coulacoglou, C. <em>Le Test des Contes de F\u00e9es. Le manuel<\/em>. Paris : ECPA.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; De la Genardi\u00e8re, C. (1996). <em>Encore un Conte ? Le Petit Chaperon Rouge \u00e0 l\u2019Usage des Adultes.<\/em> Paris : L\u2019Harmattan.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Diatkine, R. (1998). \u00ab Le dit et le non-dit dans les contes merveilleux \u00bb, <em>La psychiatrie de l&rsquo;enfant, XLI, 2.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Dieckmann, H. (1986). <em>Twice-Told Tales : The Psychological Use of Fairy Tales. <\/em>Wllmette, Illinois : Chiron Publications.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Dundes, A. (1989). <em>Little Red Riding Hood : A&nbsp; case book. <\/em>Madison : The University of Wisconsin Press.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Favat, A. (1977). <em>Child and Tale: The Origins of Interest. <\/em>Urbana, 111 : The National Council of leachers of English.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Freud, A. (1981). <em>Psycho-Analytic Psychology of Normal Development<\/em>. London : Hogarth Press.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Freud, S. (1900). The Interpretation of Dreams. In<em> Standard Edition, 4 \u20145<\/em>. London : Hogarth Press.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Freud, S. (1913). The Occurrence in <em>Dreams of Material from Fairy Tales<\/em>. London : Hogarth.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Freud, S. (1918). From the History Of an Infantile Neurosis. In <em>Standard Edition<\/em>, 17 : 3-122.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Freud, S. (1924\/1953). The economic problem of masochism. In <em>J. Strachey (Ed.), The standard edition of the complete psychological works of Sigmund Freud <\/em>(Vol. 19, pp. 155\u2013170). London, UK : Hogarth Press.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Freud, S. (1924\/1961). The dissolution of the Oedipus Complex. In <em>J. Strachey (Ed.), The standard edition of the complete psychological works ofSigmund Freud <\/em>(Vol. 19, pp. 173\u2013179). London, UK : Hogarth Press.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Fromm, E. (1951), <em>The Forgotten Language : An Introduction to the Understanding of Dreams, Fairy Tales and Myths.<\/em> New York : Holt, Rinehart and Winston.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Gino, F., Sezer, O., &amp; Huang, L. (2020). To be or not to be your authentic self ? Catering to others\u2019 preferences hinders performance.<em> Organizational Behavior and Human Decision Processes<\/em>, 158, 83\u2013100.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Gu\u00e9rin, C. (1989). \u00ab Une fonction du conte : un conteneur potentiel \u00bb. In <em>Contes et Divans<\/em>. Paris : Dunod.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Jean, G. (1990). <em>Le pouvoir des contes. <\/em>Belgique : Casterman.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Jung, C. G. (1953). Collected works. Vol. 12. <em>Psychology and alchemy.<\/em> Pantheon Books.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Jung, C-G. (1964). <em>Man and his Symbols.<\/em> London : Aldus Books.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Harter, S. (2002). Authenticity. In C. R. Snyder &amp; S. J. Lopez (Eds.), <em>Handbook of positive psychology<\/em> (pp. 382\u2013394). Oxford University Press.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Ka\u00ebs, R., Perrot, J., Guerin, C., Mery, J. Reumaux, F. (1989). <em>Contes et Divans<\/em> (Fairy tales and couches). Paris&nbsp;: Dunod.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Klein, M. (1932). <em>The Psychoanalysis of Children.<\/em>(The International Psycho-analytical Library, No. 22.). Hogarth.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; P\u00e9ju, P. (1981). <em>La Petite Fille dans la For\u00eat des Contes.<\/em> Paris : Editions Laffont.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; R\u00f4heim, G. (1953). \u00ab\u00a0Fairy tales and dream\u00a0\u00bb. In The <em>Psychoanalytic Study of the Child. Vol. III.<\/em> New York: International Universities Press.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Scharf, M., &amp; Mayseless, O. (2010). Finding the authentic self in a communal culture : Developmental goals in emerging adulthood. In <em>S. Shulman &amp; J.-E. Nurmi (Eds.), The role of goals in navigating individual lives during emerging adulthood<\/em> (pp. 83\u201395). Jossey-Bass.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Schwartz, K.E. (1956). \u00ab\u00a0A psychoanalytic study of the fairy tale\u00a0\u00bb. <em>American Journal of Psychotherapy, 10, <\/em>740-762.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Spiegel, L. (1978). \u00ab Moral Masochism \u00bb. <em>Psychoanalytic Quarterly<\/em>, 47, 209-236.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Vaillant, G. E. (1992). <em>Ego mechanisms of defense: A guide for clinicians and researchers.<\/em> American Psychiatric Association.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Von Franz, M.L. (1982). <em>Interpretation of Fairy Tales. <\/em>Texas : Spring Publications.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Winnicott, D. W. (1960). \u00ab\u00a0Ego distortion in terms of true and false self\u00a0\u00bb. The Maturational Process and the Facilitating Environment : Studies in <em>the Theory of Emotional Development. <\/em>New York: International Universities Press, Inc: 140\u201357.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2022&nbsp; Zipes, J. (1993). <em>The trials and tribulations of Little red Riding Hood.<\/em> London : Routledge.<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/28099?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Perspectives psychanalytiques des contes de F\u00e9es La fascination qu\u2019\u00e9prouvent les enfants pour les contes de f\u00e9es a fait l\u2019objet de diverses \u00e9tudes, surtout du point de vue litt\u00e9raire (Favat, 1977\u2009; Applebee, 1978). 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