{"id":25147,"date":"2022-09-23T12:14:14","date_gmt":"2022-09-23T10:14:14","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/?p=25147"},"modified":"2023-01-03T09:29:27","modified_gmt":"2023-01-03T08:29:27","slug":"le-podcast-hpi-haut-potentiel-intellectuel","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/le-podcast-hpi-haut-potentiel-intellectuel\/","title":{"rendered":"Le Podcast &#8211; \u00ab\u00a0HPI (Haut Potentiel Intellectuel)\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les enfants dont le QI est sup\u00e9rieur \u00e0 130 sont-ils en souffrance&nbsp;? &nbsp;<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Non, en tout cas, rien ne le prouve. Notre \u00e9poque aime beaucoup les \u00e9tiquettes diagnostic, et parmi elles, se trouve en bonne place depuis une quinzaine d\u2019ann\u00e9es l\u2019id\u00e9e assez saugrenue qu\u2019avoir un HQI (c.-\u00e0-d. un haut quotient intellectuel) serait une esp\u00e8ce de <em>maladie<\/em> associ\u00e9e \u00e0 des traits typiques de personnalit\u00e9 et \u00e0 des sympt\u00f4mes plus ou moins douloureux.<\/p>\n\n\n\n<p>Or, nous savons aujourd\u2019hui que cette vision a \u00e9t\u00e9 tronqu\u00e9e par ce qu\u2019on appelle un \u00ab&nbsp;biais de recrutement&nbsp;\u00bb&nbsp;: les psychologues re\u00e7oivent par d\u00e9finition des enfants en souffrance et ne croisent pas les enfants \u00e0 HQI en bonne sant\u00e9 psychologique, \u00ab&nbsp;dans la nature&nbsp;\u00bb. Donc g\u00e9n\u00e9raliser des observations issues de leurs consultations n\u2019\u00e9tait pas valide pour d\u00e9finir un \u00ab&nbsp;profil&nbsp;\u00bb d\u2019enfants \u00e0 HQI.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>D\u2019o\u00f9 provient ce malentendu entre ces r\u00e9alit\u00e9s scientifiques et ce qui est v\u00e9hicul\u00e9 dans les m\u00e9dias&nbsp;?<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Je pense que ce malentendu vient de la rencontre entre deux sources&nbsp;: d\u2019un c\u00f4t\u00e9, des souffrances parentales (de voir leur enfant souffrir sans explication) et de l\u2019autre, une certaine paresse opportuniste de psychologues un peu l\u00e9gers sur le plan des capacit\u00e9s de discernement psychopathologique et ravis de faire plaisir \u00e0 leurs patients en leur apportant une bonne nouvelle\u2026 et aussi, disons-le, de bien gagner leur vie hein puisque faire passer des tests de QI est un exercice facile et tr\u00e8s r\u00e9mun\u00e9rateur\u2009; distribuer des scores chiffr\u00e9s est \u00e9galement tr\u00e8s facile, et imputer tous les traits probl\u00e9matiques d\u2019un enfant \u00e0 des comp\u00e9tences intellectuelles chiffr\u00e9es l\u2019est encore plus.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors c\u2019est gonfl\u00e9 hein\u2026 de cr\u00e9er une maladie qui n\u2019en est pas une et d\u2019inventer tout un march\u00e9 autour (avec, il y a encore 5&nbsp;ans, une pression au d\u00e9pistage syst\u00e9matique. Heureusement, on n\u2019a pas eu le temps d\u2019en arriver l\u00e0\u2026), donc il fallait oser, mais comme vous le savez, dans une foule, il y a toujours quelqu\u2019un qui ose, et qui montre le chemin aux autres&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>En 2008, Jeanne Siaud-Facchin, qui sortait d\u2019une carri\u00e8re de publicitaire, a sorti un livre-slogan intitul\u00e9 \u00ab&nbsp;trop intelligent pour \u00eatre heureux&nbsp;\u00bb, et il a selon moi lanc\u00e9 cette id\u00e9e, avec l\u2019efficacit\u00e9 du marketing, puisque les parents pr\u00e9f\u00e8rent en toute logique consid\u00e9rer leur enfant comme <em>sup\u00e9rieurement intelligent<\/em>, plut\u00f4t que <em>simplement douloureux et symptomatique<\/em>. Il est plus facile de dire pour un psy (et d\u2019entendre pour un patient) qu\u2019un enfant est infernal en classe \u00ab&nbsp;parce qu\u2019il est vraiment beaucoup plus intelligent que tout le monde, ce qui le d\u00e9cale et lui cause un l\u2019ennui&nbsp;impossible \u00e0 supporter&nbsp;\u00bb\u2026 que dire (pour le psy) et entendre (pour les parents)&nbsp;: \u00ab&nbsp;votre enfant est d\u00e9prim\u00e9 par votre absence au quotidien, il est en manque d\u2019amour, c\u2019est ce qui le fait exploser \u00e0 l\u2019\u00e9cole, car la distance creuse et r\u00e9active le manque. Il appelle davantage de tendresse, rentrez plus t\u00f4t chez vous le soir et r\u00e9solvez les probl\u00e8mes de famille et de couple qui vous font tous vraisemblablement fuir la sc\u00e8ne familiale. Nous allons faire \u00e7a ensemble si vous en \u00eates d\u2019accord&nbsp;\u00bb. Ou encore&nbsp;: \u00ab&nbsp;votre enfant bouillonne de la proximit\u00e9 avec vous, madame (ou monsieur), vous l\u2019investissez avec trop d\u2019intensit\u00e9, vous comblez tous ses d\u00e9sirs, vous l\u2019\u00e9coutez trop, vous lui parlez trop, il a besoin de distance pour pouvoir se calmer\u2009; l\u00e0, il transporte l\u2019excitation de votre promiscuit\u00e9 relationnelle sur la sc\u00e8ne sociale, avec sa ma\u00eetresse et ses camarades qui ne peuvent pas suivre\u2026&nbsp;\u00bb Tout \u00e7a est moins consensuel, moins facile\u2026 mais c\u2019est en principe notre travail de psy, et il demande du courage. Et aussi une longue formation.<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis ce premier livre en 2008, une petite poign\u00e9e de psy autoproclam\u00e9s \u00ab&nbsp;sp\u00e9cialistes&nbsp;\u00bb du HQI r\u00e8gnent m\u00e9diatiquement en France sur ce vaste march\u00e9 \u00e0 fantasmes sans aucune justification scientifique (ils ont toujours man\u0153uvr\u00e9 en marge compl\u00e8te du monde scientifique), mais ils recueillent le soutien d\u2019associations militantes tr\u00e8s actives de parents qui ont \u00e9t\u00e9 pris dans ce pi\u00e8ge marketing et entretiennent la flatterie (je pense notamment \u00e0 Adda, de Kermadec, Revol, Nusbaum\u2026).<\/p>\n\n\n\n<p>J\u00e9r\u00f4me Pellissier, ma\u00eetre de conf\u00e9rences en psychosociologie, a publi\u00e9 \u00e0 ce sujet, en 2021, chez Dunod un livre absolument remarquable, tr\u00e8s facile \u00e0 lire et tr\u00e8s dr\u00f4le (\u00ab&nbsp;La fabrique des surdou\u00e9s&nbsp;: dangers et imposture du march\u00e9 de l\u2019intelligence&nbsp;\u00bb), je vous le conseille tr\u00e8s vivement.<\/p>\n\n\n\n<p>Des chercheurs en psychologie se sont enfin d\u00e9cid\u00e9s \u00e0 parler il y a environ 4-5&nbsp;ans, autour de 2018 (je pense notamment \u00e0 Nicolas Gauvrit, qui a eu le courage de pointer parmi les premiers cet \u00e9garement m\u00e9diatique)\u2026 Cette prise de parole a oblig\u00e9 nos \u00ab&nbsp;sp\u00e9cialistes autoproclam\u00e9s&nbsp;\u00bb \u00e0 publier des ouvrages beaucoup plus souples dans leurs descriptions de ces enfants, dont ils ont peu \u00e0 peu fini par reconna\u00eetre \u00e0 quel point ils ne se ressemblaient pas, mais ils continuent n\u00e9anmoins \u00e0 les faire exister sous un groupe d\u2019appellation li\u00e9 \u00e0 leur QI (surdou\u00e9s, \u00e0 haut potentiel intellectuel, pr\u00e9coces, z\u00e8bres, etc.), et aussi \u00e0 leur imaginer un d\u00e9veloppement particulier.<\/p>\n\n\n\n<p>Et ce mythe a malheureusement eu le temps d\u2019infiltrer de tr\u00e8s nombreux segments p\u00e9diatriques, institutionnels, et m\u00eame politiques (je pense ici au rapport Delaubier de 2015 dont la conclusion \u00e9tait \u00ab&nbsp;bof, rien ne prouve que ce que disent ces gens est juste, mais dans le doute, compte tenu de la souffrance des familles, on va continuer \u00e0 les \u00e9couter et poster un r\u00e9f\u00e9rent EIP dans chaque d\u00e9partement, en attendant que la science valide cette intuition du public concern\u00e9\u2026) Science qui n\u2019a donc rien valid\u00e9 du tout depuis\u2026<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les caract\u00e9ristiques douloureuses qu\u2019on leur impute g\u00e9n\u00e9ralement sont donc fausses&nbsp;?<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Oui. De nombreuses m\u00e9ta-analyses (c.-\u00e0-d. des croisements d\u2019\u00e9tudes de grande envergure) ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9pertori\u00e9es dans un num\u00e9ro sp\u00e9cial de la revue ANAE [dont le titre \u00e9tait \u00ab&nbsp;Le haut potentiel en question&nbsp;\u00bb, en 2018]. Elles ont d\u00e9montr\u00e9&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>1\/que la sant\u00e9 psychique de ces enfants, lorsqu\u2019ils ne consultent pas, est la m\u00eame que les autres enfants, donc qu\u2019il n\u2019y a pas de fragilit\u00e9 psychique particuli\u00e8re li\u00e9e au HQI [et donc, encore moins \u00ab&nbsp;due&nbsp;\u00bb au QI].<\/p>\n\n\n\n<p>2\/ Elles ont affirm\u00e9 l\u2019absence de singularit\u00e9 parmi les caract\u00e9ristiques de leur cerveau, absolument \u00e9quivalentes aux autres<\/p>\n\n\n\n<p>3\/elles ont aussi d\u00e9montr\u00e9 que l\u2019id\u00e9e d\u2019une <em>pens\u00e9e en arborescence<\/em> (formule de Jeanne Siaud-Facchin) ne correspondait \u00e0 aucune r\u00e9alit\u00e9 observable (num\u00e9ro d\u2019ANAE, 2012).<\/p>\n\n\n\n<p>4\/ que leur r\u00e9ussite scolaire et professionnelle \u00e9tait plut\u00f4t meilleure que dans la population g\u00e9n\u00e9rale.<\/p>\n\n\n\n<p>5\/ que ces sujets n\u2019\u00e9taient pas plus anxieux que la population g\u00e9n\u00e9rale (L.&nbsp;Martin en 2010)<\/p>\n\n\n\n<p>6\/ et leur sensibilit\u00e9 et leur \u00e9motivit\u00e9 \u00e9taient exactement les m\u00eames que chez les autres.<\/p>\n\n\n\n<p>En bref, il ne reste plus grand-chose \u00e0 se mettre sous la dent pour justifier de maintenir cette entit\u00e9 de personnes \u201c&nbsp;HPI&nbsp;\u201d qui finalement se ressemblent aussi peu entre elles que les personnes blondes, brunes ou comp\u00e9tentes en art martiaux.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui est aussi passionnant que r\u00e9confortant, c\u2019est que ces derni\u00e8res avanc\u00e9es \u00e9pid\u00e9miologiques, sociologiques et en neurosciences entrent en \u00e9cho \u00e9troit avec les recherches s\u00e9rieuses en psychologie clinique, mais aussi avec le positionnement plus particulier de la psychanalyse pour qui la sur-efficience intellectuelle, bien que largement \u00e9tudi\u00e9e, a toujours \u00e9t\u00e9 un non-sujet pour orienter les prises en charge des patients. La psychanalyse parle de <em>surinvestissement de la pens\u00e9e<\/em>, mais ce surinvestissement n\u2019est absolument pas, en lui-m\u00eame, per\u00e7u comme pathologique. Il peut \u00eatre l\u2019indicateur d\u2019une d\u00e9fense lourde, comme chez \u201c&nbsp;les calculateurs prodiges&nbsp;\u201d \u00e9tudi\u00e9s par Serge Lebovici. Vous savez, ces patients \u00e0 qui l\u2019on donnait une date au hasard et qui retrouvaient imm\u00e9diatement le jour de la semaine auquel elle correspondait. Par ex.&nbsp;: le 7&nbsp;novembre 1932&nbsp;? C\u2019\u00c9TAIT UN MARDI&nbsp;!&nbsp;\u00bb. Il avait identifi\u00e9 que ces patients \u00e9taient au bord de la folie en fait, de la psychose autistique, et que ce surinvestissement de la sph\u00e8re logique suppl\u00e9ait \u00e0 leur vide identitaire, les maintenait dans un accrochage st\u00e9rile au r\u00e9el, constituait un ultime rempart avant de sombrer dans la d\u00e9sorganisation.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais ce surinvestissement de la pens\u00e9e peut aussi signer un acc\u00e8s hyper sophistiqu\u00e9 \u00e0 la <em>sublimation intellectuelle sur fond de belle n\u00e9vrose<\/em>\u2026 (donc ne peut en aucun cas \u00eatre qualifi\u00e9 de <em>sympt\u00f4me).<\/em> Pour la psychanalyse, finalement, le HQI ne t\u00e9moigne de rien de plus que ce qu\u2019il indique&nbsp;: un fort investissement de la pens\u00e9e, pouvant \u00eatre fond\u00e9 par la pire des menaces psychiques, mais aussi par le meilleur des ressorts pulsionnels sublim\u00e9s, entre plaisir de pens\u00e9e et cr\u00e9ativit\u00e9. \u00c0 ce titre, isoler le HQI et l\u2019associer \u00e0 un trait particulier n\u2019aurait aucune pertinence.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Pourtant, de nombreux enseignants, parents, psychologues, \u00e9ducateurs (etc.) reconnaissent \u00e0 ces enfants des traits communs\u2026<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Alors en r\u00e9alit\u00e9 ces enfants ont des profils tr\u00e8s diff\u00e9rents, je l\u2019ai \u00e9voqu\u00e9 un peu plus t\u00f4t, qui finalement suivent essentiellement la logique de notre lieu de rencontre avec eux. Les enfants consultants de mon \u00e9chantillon de th\u00e8se, par exemple, dont les QI \u00e9taient tous sup\u00e9rieurs \u00e0 140, provenaient de consultations psychiatriques et allaient mal (certains \u00e9taient au bord de la psychose, d\u2019autres \u00e9taient tr\u00e8s d\u00e9prim\u00e9s, etc.). Par contre, les enfants non consultants que j\u2019avais recrut\u00e9s dans un \u00e9tablissement scolaire lambda (et qui s\u2019ignoraient) avaient r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des profils tr\u00e8s diff\u00e9rents, dont certains \u00e9taient parfaitement sains [ce qu\u2019on appelle \u00ab&nbsp;normalo-n\u00e9vrotiques&nbsp;\u00bb]. J\u2019en ai moi aussi, de mon c\u00f4t\u00e9, d\u00e9duit que souffrance et HQI pouvaient \u00eatre d\u00e9-corr\u00e9l\u00e9s et que le HQI ne pouvait s\u2019inscrire dans aucun \u00ab&nbsp;profil&nbsp;\u00bb. Je suis donc tr\u00e8s heureuse de voir \u00e9clore toutes ces donn\u00e9es \u00e9pid\u00e9miologiques, neuroscientifiques et psychosociales qui entrent en \u00e9cho \u00e9troit avec mes propres observations cliniques psychanalytiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a par ailleurs quelque chose \u00e0 comprendre du c\u00f4t\u00e9 de la culture, qui me semble directement li\u00e9e \u00e0 tout ceci. Cette incongruit\u00e9 conceptuelle, d\u2019\u00e9riger une qualit\u00e9 comme source d\u2019exception inconfortable [\u00ab&nbsp;trop intelligent pour \u00eatre heureux&nbsp;\u00bb] aurait-elle eu autant de succ\u00e8s il y a 50&nbsp;ans&nbsp;? Je ne crois pas. Elle arrive \u00e0 une \u00e9poque assez narcissique o\u00f9 les enfants sont devenus des faire-valoir de leurs parents et o\u00f9 la diff\u00e9renciation des g\u00e9n\u00e9rations est un peu gomm\u00e9e, notamment en termes d\u2019autorit\u00e9. Beaucoup de psy (s\u00e9rieux ceux-l\u00e0) ont abord\u00e9 l\u2019id\u00e9e qu\u2019aujourd\u2019hui les parents \u00e9taient dans la <em>s\u00e9duction<\/em>, plus que dans <em>l\u2019\u00e9ducation<\/em>\u2026 et tout cela a un retentissement sur l\u2019\u00e9volution de la psychopathologie de l\u2019enfant, c.-\u00e0-d. des sympt\u00f4mes des enfants. La majorit\u00e9 de ceux qui consultent dor\u00e9navant, qu\u2019ils aient un HQI ou non, pr\u00e9sente des probl\u00e9matiques de limites \u00e9ducatives.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces enfants mal limit\u00e9s se distinguent tous par&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013&nbsp;une excitation psychique particuli\u00e8rement vive (esprit critique, humour, avidit\u00e9 intellectuelle et\/ou alimentaire, intol\u00e9rance \u00e0 l\u2019ennui, irritation face aux r\u00e9p\u00e9titions d\u2019informations, \u00e9criture b\u00e2cl\u00e9e, difficult\u00e9s d\u2019endormissement\u2026),<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013&nbsp;par un manque de distance avec les gens et les \u00e9v\u00e8nements (hyperr\u00e9ceptivit\u00e9, sensibilit\u00e9 \u00e0 l\u2019injustice, hyperempathie),<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013&nbsp;et par un int\u00e9r\u00eat pr\u00e9coce pour des th\u00e8mes renvoyant aux limites (tels que les dinosaures, les plan\u00e8tes et la mort)\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque ces enfants mal limit\u00e9s ont un HQI, la pens\u00e9e est prise dans l\u2019excitation psychique globale de ces enfants et se m\u00e9tabolise \u00e0 travers une grande avidit\u00e9\u2009; sauf que cette soif d\u2019apprendre et de ma\u00eetriser l\u2019information appara\u00eet aussi comme un moyen inconscient&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>1\/de nourrir une illusion de force et d\u2019ascendant sur les interlocuteurs adultes (ces enfants supportant plus g\u00e9n\u00e9ralement tr\u00e8s mal l\u2019\u00e9chec et de se confronter \u00e0 leur impuissance),<\/p>\n\n\n\n<p>2\/, mais aussi de constituer le seul moyen de se canaliser (c.-\u00e0-d. de trouver un contenant \u00e0 leur excitabilit\u00e9 \u2014 d\u2019ailleurs, d\u00e8s qu\u2019ils quittent la t\u00e2che intellectuelle, le d\u00e9bordement pulsionnel reprend).<\/p>\n\n\n\n<p>Pourquoi est-ce que je vous d\u00e9taille ici les traits des enfants mal limit\u00e9s, qui constituent une bonne moiti\u00e9 des enfants consultant des psy contemporains en France&nbsp;? Parce que cette description est exactement celle dress\u00e9e par nos faux sp\u00e9cialistes du HPI dans les m\u00e9dias\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Vous m\u2019aurez comprise, je pense donc que nos pseudo sp\u00e9cialistes ont attribu\u00e9 cette symptomatologie, cette excitation, au HQI de leurs petits patients, alors qu\u2019elle d\u00e9coulait d\u2019une probl\u00e9matique de limites \u00e9ducatives. Et ont donc, sans le savoir, consacr\u00e9 l\u2019ensemble de leur th\u00e9orisation (livres, interviews, interventions dans les colloques\u2026) \u00e0 d\u00e9crire une autre r\u00e9alit\u00e9 que celle qu\u2019ils pensaient d\u00e9finir [ils d\u00e9crivaient simplement des \u00ab&nbsp;enfants mal limit\u00e9s consultant en cabinets lib\u00e9raux&nbsp;\u00bb, et non \u00ab&nbsp;les enfants \u00e0 HQI&nbsp;\u00bb].<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Comment expliquer que de nombreux psychologues se soient laiss\u00e9s s\u00e9duire par cette vague m\u00e9diatique&nbsp;?<\/strong><strong><\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>Je vous l\u2019ai dit, ce fantasme de sujets \u00ab&nbsp;trop intelligent pour \u00eatre heureux&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;marginalis\u00e9s par leur sentiment de diff\u00e9rence&nbsp;\u00bb (autre formule cocasse, cette fois-ci de Monique de Kermadec, 2011)\u2026 ce fantasme est s\u00e9duisant, car simple et positif.<\/p>\n\n\n\n<p>Je pense aussi que le manque th\u00e9orico-clinique en psychologie de l\u2019enfant autour de ces probl\u00e9matiques de limites \u00e9ducatives a sa responsabilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans l\u2019enseignement en psychologie, l\u2019enfant \u00ab&nbsp;d\u00e9bordant&nbsp;\u00bb continue \u00e0 exister tel qu\u2019il \u00e9tait d\u00e9crit dans la litt\u00e9rature du d\u00e9but du XX<sup>\u00e8me<\/sup>&nbsp;si\u00e8cle&nbsp;: incompris, carenc\u00e9 et d\u00e9prim\u00e9. Or, la psychopathologie de l\u2019enfant a \u00e9volu\u00e9 et tous les acteurs de la p\u00e9dopsychiatrie contemporaine s\u2019accordent \u00e0 dire que les consultations concernent dor\u00e9navant autant des probl\u00e9matiques de \u00ab&nbsp;trop&nbsp;\u00bb (donnant lieu \u00e0 des <em>troubles du comportement)<\/em>, que des probl\u00e9matiques de \u00ab&nbsp;pas assez&nbsp;\u00bb (donnant lieu \u00e0 des d\u00e9pressions). Je parle ici d\u2019enfants choy\u00e9s \u00e0 la maison (par des parents pr\u00e9sents, sains, hyper mobilis\u00e9s et empathiques), mais pr\u00e9sentant n\u00e9anmoins une excitation permanente, une intol\u00e9rance \u00e0 la frustration et de la violence\u2026 Ces enfants sont \u00ab&nbsp;trop&nbsp;\u00bb curieux, trop exigeants, trop g\u00e9n\u00e9reux, trop aimants, trop bruyants, trop sensibles, trop agit\u00e9s, etc.<\/p>\n\n\n\n<p>Les psychologues n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 form\u00e9s \u00e0 cette probl\u00e9matique de \u00ab&nbsp;trop&nbsp;\u00bb d\u2019amour, ils ne savent pas guider les parents pour r\u00e9tablir les limites \u00e9ducatives sur la sc\u00e8ne familiale. Et l\u2019enfant, qui est par ailleurs heureux, sensible, curieux, \u00e0 l\u2019aise dans la relation\u2026, est ainsi fr\u00e9quemment renvoy\u00e9 chez lui au motif qu\u2019\u00ab&nbsp;il va bien&nbsp;\u00bb, mais sans solutions pour le rendre moins p\u00e9nible avec son entourage.<\/p>\n\n\n\n<p>On se trouve alors face \u00e0 une impasse&nbsp;: que faire si les psychologues ne souhaitent pas plus que les parents incarner cette fonction limitante (donc frustrante) que l\u2019enfant appelle \u00e0 travers ses sympt\u00f4mes&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Sans diagnostic ni prises en charge appropri\u00e9es, ces parents tentent de trouver des solutions\u2026 et cet \u00ab&nbsp;<em>espace diagnostic sans nom&nbsp;\u00bb<\/em> se voit trait\u00e9 depuis des ann\u00e9es par toutes sortes d\u2019inspirations pseudoscientifiques dans lesquelles ont germ\u00e9 le \u00ab&nbsp;HPI&nbsp;\u00bb, mais aussi les abus de \u00ab&nbsp;TDAH&nbsp;\u00bb, les TOP ou \u00ab&nbsp;l\u2019hypersensibilit\u00e9&nbsp;\u00bb\u2026<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Quelles cons\u00e9quences sur vos jeunes patients&nbsp;?<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>S\u2019entendre dire que tous nos sympt\u00f4mes sont dus \u00e0 une intelligence sup\u00e9rieure, c\u2019est tr\u00e8s confortable. N\u2019importe qui pr\u00e9f\u00e8re recevoir un compliment plut\u00f4t qu\u2019un diagnostic\u2026 Mais l\u2019effet est de courte dur\u00e9e, car le vrai souci qui se trouve sous les sympt\u00f4mes, perdure.<\/p>\n\n\n\n<p>Je vois arriver dans mon cabinet de consultation des enfants et des adolescents qui cohabitent depuis des ann\u00e9es avec cette \u00e9tiquette flottante qui a tenu lieu de diagnostic et a pris l\u2019espace qui aurait d\u00fb \u00eatre tenu par de v\u00e9ritables soins. Cela a g\u00e9n\u00e9r\u00e9 chez certains des pr\u00e9occupations anxieuses sur leur fonctionnement (ils disent se sentir \u00ab&nbsp;diff\u00e9rents&nbsp;\u00bb), et chez d\u2019autres un fantasme \u00e9litiste qui les a \u00e9loign\u00e9s des autres (par ex., un discours m\u00e9prisant sur la b\u00eatise de leurs camarades, ou sur la lenteur des profs\u2026). Il m\u2019est m\u00eame arriv\u00e9 plusieurs fois d\u2019entendre parler de drames en partie caus\u00e9s par ce faux diagnostic (suicide d\u2019une adolescente).<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Que conseillez-vous aux parents d\u2019enfants diagnostiqu\u00e9s \u00ab&nbsp;haut potentiel intellectuel&nbsp;\u00bb et dont la souffrance ne s\u2019est manifestement pas att\u00e9nu\u00e9e au fil des mois\/ann\u00e9es<\/strong> ?<\/h2>\n\n\n\n<p>Voici mes conseils.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 ceux qui envisagent de faire tester leur enfant pour savoir s\u2019il est HPI ou non, vous l\u2019aurez compris, je leur conseille d\u2019y renoncer, car \u00e7a ne servira \u00e0 rien. Il ne faut pas tester les enfants pour aller chercher un HQI, car une haute intelligence ne cause aucune souffrance. Cette d\u00e9marche constituera donc toujours une fausse piste. Lorsqu\u2019il y a souffrance, elle est ailleurs, du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019affectivit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>En plus de \u00e7a, j\u2019aimerais vous sensibiliser \u00e0 un aspect d\u00e9ontologique que je trouve tr\u00e8s important. Je pense, comme Weschler (qui est l\u2019inventeur des tests d\u2019intelligence qui sont utilis\u00e9s partout dans le monde aujourd\u2019hui) que ces \u00e9valuations du QI ne devraient \u00eatre propos\u00e9es qu\u2019en cas de suspicion de DIFFICULT\u00c9S intellectuelles, de difficult\u00e9s autour des apprentissages. Je rappelle ici que le psychologue est cens\u00e9 \u00eatre un soignant qui choisit ses outils d\u2019investigation, et pas un vendeur de QI qui teste les enfants sur demande du public, pour assouvir la curiosit\u00e9 des parents&#8230; Le psychologue ne devrait jamais se laisser instrumentaliser dans l\u2019exploration et la mise \u00e0 nu d\u2019un psychisme d\u2019enfant. \u00c7a n\u2019est pas du tout anodin, c\u2019est m\u00eame potentiellement tr\u00e8s effractant, et il faut qu\u2019il y ait une grande souffrance chez l\u2019enfant pour justifier de cette exhibition de son monde interne. Imaginez-vous entre vos deux parents \u00e0 8-10&nbsp;ans, une dame leur d\u00e9crivant en menu d\u00e9tail votre intelligence, donc \u00e9galement votre inintelligence (car on n\u2019est g\u00e9n\u00e9ralement pas intelligents en tout)\u2026 alors&nbsp;? Est-ce que la sc\u00e8ne est confortable&nbsp;? franchement\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Un autre probl\u00e8me provient du fait de prendre le risque que des scores moyens d\u00e9\u00e7oivent des parents ou freinent l\u2019enfant dans ses futures ambitions acad\u00e9miques ou professionnelles. Je m\u2019explique. Je me souviens d\u2019un centralien que j\u2019avais re\u00e7u pour MENSA et qui avait major\u00e9 sa promotion en maths. Le bilan avait r\u00e9v\u00e9l\u00e9 un QIP (score de raisonnement logique) de 105 (soit dans la moyenne). J\u2019avais recalcul\u00e9 4&nbsp;fois ce score\u2026 et je le lui avais annonc\u00e9 un peu penaude. Or, lui n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 si surpris et il m\u2019a tout de suite dit qu\u2019il avait travaill\u00e9 200&nbsp;fois plus que les autres pour prouver \u00e0 son p\u00e8re qu\u2019il en \u00e9tait capable. Sa performance a donc jailli d\u2019ailleurs que de son \u00e9quipement intellectuel \u00e9valu\u00e9 par le QI. Le <em>d\u00e9sir, la revanche, l\u2019ambition, le plaisir\u2026 sont autant d\u2019<\/em>ingr\u00e9dients (de moteurs) impliqu\u00e9s de fa\u00e7on d\u00e9cisive dans la r\u00e9alisation de soi\u2026 et pourtant ils ne non \u00e9valu\u00e9s par le QI<em>\u2026<\/em> Est-ce que j\u2019aurais maintenu ces portes ouvertes \u00e0 ce monsieur si je l\u2019avais test\u00e9 sur la demande de ses parents lorsqu\u2019il avait 8&nbsp;ans&nbsp;? Avec un raisonnement logique de 105, je pense qu\u2019il n\u2019aurait jamais entrepris d\u2019impressionner son p\u00e8re. Ce chiffre l\u2019aurait d\u00e9courag\u00e9, comme un parchemin futuriste d\u00e9terminant\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Mon conseil aux parents des enfants dont les sympt\u00f4mes ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 imput\u00e9s \u00e0 ce chiffre de QI, c\u2019est de ne pas tomber dans les solutions st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9es de sauts de classe, sur-stimulations ou hyper-tol\u00e9rance \u00e0 leurs exc\u00e8s. Lorsque certains psy peu scrupuleux vous expliquent qu\u2019un enfant \u00e0 HQI ne peut pas rester silencieux en classe, ne peut pas attendre et tol\u00e9rer l\u2019ennui 5&nbsp;minutes&nbsp;: ils s\u2019\u00e9garent. Produire un effort n\u2019a jamais propuls\u00e9 aucun enfant, m\u00eame tr\u00e8s intelligent, dans un malheur insurmontable. Si la mise en passivit\u00e9 lui est intol\u00e9rable, c\u2019est qu\u2019il y a un probl\u00e8me d\u2019un autre ordre (par exemple une d\u00e9pression ou une probl\u00e9matique limite \u2014 peut-\u00eatre autre chose) qui n\u00e9cessitera, lui, d\u2019\u00eatre trait\u00e9, et ce tout \u00e0 fait ind\u00e9pendamment de son QI.<\/p>\n\n\n\n<p>Voil\u00e0 ce que je souhaitais vous dire d\u2019essentiel aujourd\u2019hui, en 2022, \u00e0 propos du HQI. Je pense qu\u2019il est vraiment temps que l\u2019\u00e9difice de ce fantasme <em>d\u2019intelligence maudite <\/em>se fissure, par respect pour la souffrance des enfants consultants qui en appellent \u00e0 de v\u00e9ritables diagnostics et de v\u00e9ritables prises en charge, comme tous les autres enfants.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Mes conseils bibliographiques pour aller plus loin&nbsp;:<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p>\u2013&nbsp;Le premier livre absolument incontournable (au sujet de l\u2019\u00e9tat des lieux de la recherche)&nbsp;: <em>Le haut potentiel en question des<\/em> Dr BRASSEUR et CUCHE, professeures de psychologie en Belgique (2017, \u00e9ditions Mardaga).<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013&nbsp;Le second, pour sa d\u00e9nonciation du \u00ab&nbsp;march\u00e9&nbsp;\u00bb derri\u00e8re l\u2019entretien m\u00e9diatique de ce fantasme&nbsp;: Dr J\u00e9rome PELLISSIER, ma\u00eetre de conf\u00e9rence en psychosociologie <em>La fabrique des surdou\u00e9s&nbsp;: dangers et imposture du march\u00e9 de l\u2019intelligence<\/em>, Dunod, 2021.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013&nbsp;\u00c0 propos de la prise en charge de ces patients \u00e0 HQI&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013&nbsp;Approche neuropsychologique et TCC&nbsp;: le podcast \u00ab&nbsp;<em>m\u00e9tadechoc<\/em>&nbsp;\u00bb avec St\u00e9phanie Aubertin, psychologue.<\/p>\n\n\n\n<p>\u2013&nbsp;Approche psychodynamique&nbsp;: mon article dans Le journal des psychologues paru en 2012&nbsp;: <em>Soigner l\u2019enfant surdou\u00e9&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>_________________________________________________________________________________________<\/p>\n\n\n\n<p>Kermadec (de) M., <em>L\u2019adulte surdou\u00e9, apprendre \u00e0 faire simple quand on est compliqu\u00e9<\/em>&nbsp;\u00bb, \u00c9ditions Albin Michel, 2011<\/p>\n\n\n\n<p>Marcelli D., <em>L\u2019enfant, chef de la famille. L\u2019autorit\u00e9 de l\u2019infantile<\/em>, \u00c9ditions. Albin Michel.<\/p>\n\n\n\n<p>Golse B., \u00ab&nbsp;Les \u00e9tats-limites chez l\u2019enfant et l\u2019adolescent&nbsp;\u00bb, revue <em>Adolescence<\/em>, 2015\/4 (T.33, n\u00b0&nbsp;3), p.771-778.<\/p>\n\n\n\n<p>Siaud-Facchin J., <em>L\u2019enfant surdou\u00e9&nbsp;: l\u2019aider \u00e0 grandir, l\u2019aider \u00e0 r\u00e9ussir<\/em>, \u00e9ditions Odile Jacob, 2012<\/p>\n\n\n\n<p>Besancon M. et Lubart T. (2012), <em>A.N.A.E<\/em>,&nbsp;199, 425.<\/p>\n\n\n\n<p>Goldman C., <em>\u00c9tablir les limites \u00e9ducatives&nbsp;: \u00c9valuation, diagnostic, action th\u00e9rapeutique<\/em>, \u00c9ditions Dunod, 2019<\/p>\n\n\n\n<p>Goldman C., \u00ab&nbsp;<em>Enfants surdou\u00e9s&nbsp;: g\u00e9nie ou folie&nbsp;? Articulations th\u00e9oriques et projectives<\/em>&nbsp;\u00bb, Th\u00e8se de doctorat d\u2019\u00c9tat en psychologie clinique et psychopathologie, universit\u00e9 Paris V-Descartes.<\/p>\n\n\n\n<p>Goldman C., \u00ab&nbsp;Le surinvestissement de la pens\u00e9e chez l\u2019enfant surdou\u00e9&nbsp;: trois \u00e9tudes de cas&nbsp;\u00bb, revue <em>La psychiatrie de l\u2019enfant<\/em>, PUF, Paris, num\u00e9ro&nbsp;50, 2007\/2, pp.527-570.<\/p>\n\n\n\n<p>Goldman C., \u00ab&nbsp;Soigner l\u2019enfant surdou\u00e9&nbsp;?&nbsp;\u00bb, Revue <em>Le journal des psychologues<\/em>, 2012.<\/p>\n\n\n\n<p>Brasseur S. &amp; Cuche C., <em>Le haut potentiel en question<\/em>, \u00e9ditions Mardaga, 2018<\/p>\n\n\n\n<p>Martin L. et al., <em>Gifted Child Quarterly<\/em>, 54, 31, 2010<\/p>\n\n\n\n<p>Pellissier J. (2021), <em>La fabrique des surdou\u00e9s&nbsp;: dangers et imposture du march\u00e9 de l\u2019intelligence<\/em>, Dunod, 2021.<\/p>\n\n\n\n<p>Ramus F. &amp; Gauvrit N., \u00ab&nbsp;La l\u00e9gende noire des surdou\u00e9s&nbsp;\u00bb, revue <em>La recherche<\/em>, mensuel 521, mars 2017.<\/p>\n\n\n\n<p>Revol O., Poulin R., Perrodin D., <em>100&nbsp;id\u00e9es pour accompagner les enfants \u00e0 haut potentiel<\/em>, \u00c9ditions Tom Pousse, 2015.<\/p>\n\n\n\n<p>Gauvrit N. &amp; Guez A., \u00ab&nbsp;R\u00e9ussite scolaire et professionnelle des personnes \u00e0 haut potentiel intellectuel&nbsp;\u00bb, revue <em>A.N.A.E<\/em>., 2018, Vol 30, N\u00b0&nbsp;152 \u00e0 157.<\/p>\n\n\n\n<p>Kermadec (DE) M., <em>L\u2019enfant pr\u00e9coce aujourd\u2019hui<\/em>, \u00c9ditions Albin Michel, 2015.<\/p>\n\n\n\n<p>Guenole F., Baleyte J-M &amp; Speranza M., \u00abLa sant\u00e9 mentale des enfants et adolescents surdou\u00e9s&nbsp;: synth\u00e8se des donn\u00e9es quantitatives&nbsp;\u00bb, revue <em>A.N.A.E<\/em>,&nbsp;2018, Vol&nbsp;30, N\u00b0&nbsp;152 \u00e0 157.<\/p>\n\n\n\n<p>Ramus F., \u00ab&nbsp;Les surdou\u00e9s ont-ils un cerveau qualitativement diff\u00e9rent&nbsp;?&nbsp;\u00bb, revue <em>A.N.A.E<\/em>., 2018, Vol 30, N\u00b0&nbsp;152 \u00e0 157.<\/p>\n\n\n\n<p>Brasseur S. &amp; Gr\u00e9goire J., \u00ab&nbsp;Les jeunes \u00e0 haut potentiel sont-ils hyper\u00e9motifs&nbsp;?&nbsp;\u00bb, revue <em>A.N.A.E<\/em>,&nbsp;2018, Vol&nbsp;30, N\u00b0&nbsp;152 \u00e0 157.<\/p>\n\n\n\n<p>Siaud-Facchin J. (2008), <em>Trop intelligent pour \u00eatre heureux&nbsp;? L\u2019adulte surdou\u00e9<\/em>&nbsp;\u00bb, \u00c9ditions Odile Jacob, 2008<\/p>\n\n\n\n<p>Rufo M. &amp; Duverger PH. (2018), <em>Qui commande ici&nbsp;? Conseils aux parents victimes d\u2019enfants tyrans<\/em>, \u00c9ditions Anne Carri\u00e8re, 2018<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/25147?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les enfants dont le QI est sup\u00e9rieur \u00e0 130 sont-ils en souffrance&nbsp;? &nbsp; Non, en tout cas, rien ne le prouve. 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