{"id":24265,"date":"2022-06-06T11:51:29","date_gmt":"2022-06-06T09:51:29","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/?p=24265"},"modified":"2022-06-06T11:51:31","modified_gmt":"2022-06-06T09:51:31","slug":"ca","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/ca\/","title":{"rendered":"\u00c7a !"},"content":{"rendered":"\n<p>Pronom d\u00e9monstratif. Qui d\u00e9montre donc\u2026 Oui\u2026 mais quoi&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Qu\u2019il existe une \u00ab&nbsp;<em>B\u00eate dans la jungle<\/em>&nbsp;\u00bb \u00e0 l\u2019affut, ou des \u00ab&nbsp;<em>D\u00e9mons<\/em>&nbsp;\u00bb aux aguets, tapis dans cette part d\u2019ombre qu\u2019est l\u2019inconscient. Voil\u00e0 que Freud apr\u00e8s Shakespeare et James, Dosto\u00efevski et Nietzsche, et bien d\u2019autres encore, nous demande de ne pas fermer les yeux et de voir de tous ses yeux voir, dans cette part plus ou moins maudite ce qu\u2019elle refoule, renferme, encrypte. De la cave o\u00f9 elle et ils se terrent, ils ont bien des \u00ab&nbsp;choses&nbsp;\u00bb \u00e0 s\u00e9cr\u00e9ter au dehors, <em>tel quel<\/em>, ne voulant pas t\u00e9moigner d\u2019autre chose que ce qu\u2019ils expriment, et qui s\u2019opposent avec force, \u00e0 nos bons et nobles sentiments, \u00e0 la rigueur et \u00e0 la rationalit\u00e9 de nos raisonnements, et \u00e0 notre apparente absence d\u2019ambivalence ou d\u2019ambigu\u00eft\u00e9 vis-\u00e0-vis des autres. Le \u00e7a c\u2019est pour Freud, le \u00ab&nbsp;bouillon primordial&nbsp;\u00bb, il en emprunte l\u2019image \u00e0 celui des astrophysiciens [tout vient de l\u00e0, rien ne se perd, tout est transform\u00e9 (Lavoisier)], comme la sorci\u00e8re m\u00e9tapsychologique sera sa th\u00e9orie cosmique faisant pendant \u00e0 ce qu\u2019il ex\u00e8cre le plus\u2026 soit le mythe religieux cr\u00e9ationniste et la m\u00e9taphysique.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est que le \u00c7a ni ne pense ni ne parle, il a l\u00e2ch\u00e9 la bride \u00e0 ses pulsions et \u00e0 leur expression (le surmoi ici n\u2019ayant pas cours, alors tout est permis et possible, \u00e0 moins que sa part d\u2019id\u00e9al du moi ne soit complice et complaisante) par la repr\u00e9sentation de tous les fantasmes petits et grands, au risque du grand d\u00e9voilement de toutes les vilenies et de toutes les mis\u00e8res. Freud ose affirmer que \u00ab&nbsp;<em>la b\u00eate sait faire l\u2019ange<\/em>&nbsp;\u00bb, et qu\u2019il ne faut pas s\u2019empresser de juger cette physiologie l\u00e0 de notre d\u00e9veloppement\u2026 qu\u2019<em>on<\/em> aurait tous v\u00e9cu \u00c7a, et qu\u2019<em>on<\/em> s\u2019en serait extirp\u00e9 (de cet impersonnel) pour advenir <em>Moi<\/em> puis <em>Je<\/em>. <em>Moi-Je<\/em> qui cependant peut continuer (fixations-r\u00e9gressions) aussi \u00e0 <em>hainamorer<\/em> \u00e7a, lorsqu\u2019une trappe s\u2019ouvre sous ses pas, sur un sous-sol et un souterrain qui m\u00e8ne vers des bas-fonds, et qu\u2019il s\u2019y d\u00e9couvre \u00eatre <em>un autre<\/em>, qui de l\u2019inconscient \u00e9merge et vitup\u00e8re contre cette conscience de soi qui n\u2019est qu\u2019un degr\u00e9 sublim\u00e9 de l\u2019\u00eatre\u2026 un second degr\u00e9 moins vrai. Bref avec Rainer Maria Rilke&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Quel ange n\u2019est d\u00e9mon&nbsp;?<\/em>&nbsp;\u00bb et avec Montaigne&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Chaque pi\u00e8ce joue son jeu<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les caves, les sous-sols, les souterrains, les bas-fonds\u2026 de notre moi, il y a&nbsp;; figure mythique de cette peste que Freud a d\u00e9voil\u00e9 \u00e0 l\u2019Am\u00e9rique&nbsp;; des rats. Des rats&nbsp;!! On en trouve bien s\u00fbr chez \u00ab&nbsp;<em>l\u2019homme aux rats<\/em>&nbsp;\u00bb, le patient de Sigmund Freud dans le visage duquel il percevait \u00ab&nbsp;<em>l\u2019horreur d\u2019une jouissance \u00e0 lui-m\u00eame ignor\u00e9e<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais aussi et, un peu avant lui, chez Marcel Proust (dans des cages \u00e0 oiseaux que l\u2019auteur de la Recherche, les identifiant \u00e0 ses parents, s\u2019amusait \u00e0 exciter pour qu\u2019ils s\u2019entre-d\u00e9chirent), chez Franz Kafka (des taupes dans des terriers aveugles et des souris chantantes extra-lucides), et chez Dosto\u00efevski (des souris mych \u00ab&nbsp;idiotes&nbsp;\u00bb dans les sous-sols de la conscience).<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a aussi des rats dans le joueur de fl\u00fbte de Hameln, ils y figurent l\u2019\u00e9l\u00e9ment pulsionnel. \u00c0 la fois infantile, dans un parall\u00e8le rats-enfants\u2026 et donc du c\u00f4t\u00e9 de la pulsion de vie. Et \u00e0 la fois sexuel, les habitants sont d\u00e9bord\u00e9s par les rats, soit par leur avidit\u00e9 effr\u00e9n\u00e9e de jouir et les rats ravageant la ville et l\u2019affamant finiront par faire mourir tous ces habitants (eux-m\u00eames)\u2026 et donc du c\u00f4t\u00e9 de la pulsion de mort. C\u2019est pourquoi Michel De M\u2019Uzan toujours attentif \u00e0 l\u2019intrication des pulsions (jusqu\u2019\u00e0 la confusion) et tant au risque d\u2019attachement qu\u2019\u00e0 celui de destruction pr\u00e9vient&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>La fronti\u00e8re entre l\u2019inerte et le vivant est instable et incertaine (\u2026) il faudra accepter qu\u2019au-del\u00e0 de son projet th\u00e9rapeutique la psychanalyse donne acc\u00e8s \u00e0 l\u2019inqui\u00e9tude permanente et de substituer au fameux \u00ab&nbsp;l\u00e0 o\u00f9 \u00e9tait le \u00c7a, le Moi doit advenir&nbsp;\u00bb de Freud, un \u00ab&nbsp;l\u00e0 o\u00f9 est le Moi, le \u00c7a doit advenir<\/em>&nbsp;\u00bb<a href=\"#_ftn1\" id=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. Il n\u2019est donc pas bon pour la sant\u00e9 psychique de trop sublimer, il faut bien que le corps exulte. Dilemme s\u2019il en est, pour les n\u00e9vros\u00e9s de contrainte (zwangneurose plus que n\u00e9vrose obsessionnelle pour Freud), qui vont retenir et entraver les \u00e9mergences pulsionnelles de vie, qui risquent de les d\u00e9border et d\u00e9personnaliser, dans des obsessions et rituels.<\/p>\n\n\n\n<p>Une repr\u00e9sentation possible du \u00c7a chez l\u2019obsessionnel pourrait \u00eatre\u2026 le pantin du ventriloque, qui s\u2019autorise toutes les insanit\u00e9s-obsc\u00e9nit\u00e9s, d\u2019un langage hant\u00e9 par le sexuel, au grand dam de son apparent maitre, toujours un peu falot, qui se croyait le ma\u00eetre de sa parole dans sa maison\u2026 de son \u00e9nonc\u00e9 et de son \u00e9nonciation, et qui pourtant les prononce\u2026 \u00e0 moins qu\u2019il ne soit dit-d\u00e9voil\u00e9 par elles\u2026 par son estomac ou ses tripes. En m\u00eame temps, qui du ventriloque (lui si serr\u00e9 qui a honte et a mal), et qui du pantin (lui si d\u00e9li\u00e9)\u2026 Qui des deux inter-dit&nbsp;? Qui des deux dit le vrai du rapport du sujet et de l\u2019objet&nbsp;? Le pantin est une figure de l\u2019enfant \u00ab&nbsp;innocent&nbsp;\u00bb pervers polymorphe qui ne connait pas le sens de l\u2019abjection\u2026 tant ce qui s\u2019impose et importe pour lui est qu\u2019il d\u00e9charge et jouisse dans l\u2019exploration du r\u00e9el&nbsp;: \u00e7a babille, \u00e7a suce et rote, \u00e7a mange-d\u00e9vore et boit sans soif, \u00e7a mouille et \u00e7a chie\u2026 et \u00e7a \u00e9clate de rire.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais les plus troublants des rats sont sans conteste (pour nous) chez Julio Cort\u00e1zar (dans sa nouvelle de 1982 intitul\u00e9e \u00ab&nbsp;<em>Satarsa<\/em>&nbsp;\u00bb (\u00ab&nbsp;<em>attacher les rats<\/em>&nbsp;\u00bb) in \u00ab&nbsp;<em>Deshoras<\/em>&nbsp;\u00bb (\u00ab&nbsp;<em>grignoter<\/em>&nbsp;\u00bb))&nbsp;: dans la terrible jungle de son inconscient il d\u00e9crit \u00ab&nbsp;<em>l\u2019invasion nocturne enrag\u00e9e<\/em>&nbsp;\u00bb,&nbsp; \u00ab&nbsp;<em>de rats (\u2026) des griffes comme du verre piaffent l\u2019air, (\u2026) luttant pour la vie, contre les&nbsp; hommes qui les chassent, courant les uns sur les autres emm\u00ealant leurs queues, formant des n\u0153uds qui condamnent \u00e0 mort, quatre ou cinq d\u2019entre eux parce qu\u2019ils ne savent pas comment se d\u00e9gager et que chacun tire de son c\u00f4t\u00e9 <\/em>\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Michel De M\u2019Uzan rench\u00e9rira sur l\u2019auteur argentin, au-del\u00e0 de tout jugement moral, \u00ab&nbsp;<em>la b\u00eate, pointue et renfl\u00e9e incarne \u00ab&nbsp;l\u2019\u00eatre de rat&nbsp;\u00bb qui nous habite et cherche seulement \u00e0 exprimer sa force, sa puissance constrictive et sauvage&nbsp;: la vie, peut-\u00eatre&nbsp;\u00bb<a href=\"#_ftn2\" id=\"_ftnref2\"><strong>[2]<\/strong><\/a>.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Nous sommes bien avec le <em>\u00c7a<\/em> dans l\u2019archa\u00efque du r\u00e8gne du biologique, le pr\u00e9natal, la pr\u00e9-histoire, le non-temps de la non-histoire (celle d\u2019avant le d\u00e9but du narratif), dans le \u00ab&nbsp;<em>Time out of mind&nbsp;<\/em>\u00bb, ce temps primitif qui pr\u00e9c\u00e8de le d\u00e9but du temps dont on peut se souvenir et dans lequel on veut croire et on se souvient que quelque chose avait eu lieu d\u2019\u00eatre sans que l\u2019on ne sache plus quoi (le sujet est en germe mais non encore en conscience),\u2026 un souvenir truff\u00e9 de trous noirs d\u2019oublis et de trous blancs d\u2019absence.<\/p>\n\n\n\n<p>Source \u00e9trangement obscure, le \u00c7a, est \u00ab&nbsp;<em>surchauffe du creuset<\/em>&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;<em>cauchemar g\u00e9n\u00e9sique<\/em>&nbsp;\u00bb selon Antonin Artaud, et si on y trouve beaucoup de terreurs agoniques, on y touche aussi \u00ab&nbsp;\u00e0 la racine la source la plus profonde de notre \u00e9nergie psychique&nbsp;\u00bb selon Winnicott. C\u2019est bien de ce grand fond impersonnel que les r\u00eaves les plus fous peuvent s\u2019\u00e9lever. Antonin Artaud comme Lautr\u00e9amont fantasmaient contin\u00fbment de s\u2019auto-engendrer \u00e0 partir du tr\u00e9fonds&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>L\u00e0 o\u00f9 \u00e7a sent la merde, \u00e7a sent l\u2019\u00eatre<\/em>&nbsp;\u00bb, tout contre \u00ab&nbsp;<em>le derme de la r\u00e9alit\u00e9<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>&nbsp;<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Wo es war, soll ich werden<a href=\"#m_-713157773169774661_m_-21969612778145\">[1]<\/a>\u00bb. \u00ab&nbsp;<em>L\u00e0, o\u00f9 \u00e9tait le \u00e7a, le moi doit advenir<\/em>&nbsp;\u00bb \u00e9crivait donc Freud ouvrant la question centrale de la naissance de la vie psychique \u00e0 partir de la pulsionnalit\u00e9 de l\u2019\u00e9lan vital, tout en restant intraitable sur l\u2019ancrage corporel du \u00c7a et sur l\u2019\u00e9vident primat du biologique, ce qui lui attirera bien plus tard en France des proc\u00e8s en \u00ab&nbsp;fourvoiement&nbsp;\u00bb de la part de ceux qui (plus philosophes que psychanalystes) voulaient absolument r\u00eaver \u00e0 un tout d\u00e9sirant inn\u00e9, un psychique sans corps, m\u00e9taphysique ou quasi- religieux. Dire qu\u2019en analyse\u2026 <em>\u00e7a<\/em> exulte, puis <em>\u00e7a<\/em> s\u2019\u00e9meut, puis <em>\u00e7a<\/em> pense et <em>\u00e7a<\/em> parle, est une formule creuse, comme l\u2019est d\u2019affirmer doctement que, mati\u00e8res biologiques, les \u00ab&nbsp;liquides&nbsp;\u00bb humoraux (des humeurs) et \u00e9motionnels (des affects, partie endosomatique immerg\u00e9e de l\u2019\u00e9motion) deviennent, sans travail psychique <em>per se<\/em>, souffles et gaz sentimentaux, pour tenter de donner une substance plus a\u00e9rienne \u00e0 la pens\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut donc \u00e0 l\u2019Homme sans cesse travailler \u00e0 attacher le r\u00e9el biologique aux balbutiements de sa pens\u00e9e, puis aux remous de sa m\u00e9moire profonde pour percevoir son d\u00e9sir. <em>\u00c7a<\/em> ne lui est pas donn\u00e9 d\u2019embl\u00e9e, il faut qu\u2019il se l\u2019approprie, le gagne, le construise \u00e0 l\u2019\u00e9preuve de la vie. C\u2019est que le <em>\u00c7a<\/em> se montre toujours intransigeant et violente de l\u2019int\u00e9rieur le moi. Il se soucie peu de l\u2019histoire, veut de l\u2019\u00e9v\u00e8nement&nbsp;; il crie, vocif\u00e8re\u2026 Je veux&nbsp;! Je veux&nbsp;! Tel le patient psychotique dans le film <em>I Ricordo (Amarcord)<\/em> de Federico Fellini qui \u00e9chappe \u00e0 la surveillance de sa famille, des psychiatres, et de deux nonnes naines, se r\u00e9fugie au sommet d\u2019un arbre\u2026 et crie \u00e0 qui voudrait enfin l\u2019entendre, jusqu\u2019\u00e0 la nuit tomb\u00e9e (au loup puis \u00e0 la lune)\u2026 \u00ab&nbsp;<em>Je veux une femme&nbsp;!<\/em>&nbsp;\u00bb Avec forts points d\u2019exclamation. C\u2019est la voix du besoin-d\u00e9sir \u00e0 l\u2019\u00e9tat brut, envie nue, qui se refuse \u00e0 tout compromis et qui ne se satisfait pleinement (et bri\u00e8vement) que dans la d\u00e9charge. Cette qu\u00eate avide de jouissance pourrait porter \u00e0 confusion, n\u2019\u00eatre consid\u00e9r\u00e9 pour les prudes que comme vice\u2026 pure animalit\u00e9&nbsp;? Alors qu\u2019elle est en soi un appel \u00e0 l\u2019aide, et une faim de r\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence. Le \u00c7a aspire \u00e0 ce que vienne \u00e0 lui l\u2019autre pour le contenir en le parexcitant, l\u2019humaniser puis le s\u00e9duire en le gainant de libido et au total l\u2019\u00e9lever au plaisir mesur\u00e9 avec et par l\u2019autre, plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 la satisfaction solitaire brute dans le passage \u00e0 l\u2019acte. Mais tel (le) Godot, Dieu ou l\u2019inspiration, il (elle) ne vient pas toujours\u2026 et certains passent toute une vie \u00e0 l\u2019attendre\u2026 toute une vie avec <em>en soi<\/em> une esp\u00e8ce de tiraillement \u00e9lectrique impitoyable semblant devoir rappeler au sujet, que dans sa dr\u00f4le d\u2019existence il ne faudrait en d\u00e9finitive ne compter pour jouir que sur la violence assimil\u00e9e au mal, r\u00e9pondre instamment \u00e0 un besoin indispensable et douloureux qui ass\u00e8ne des coups de couteau dans l\u2019eau trouble de sa m\u00e9moire. Et qu\u2019il n\u2019aimerait rien tant que durement ha\u00efr.Fa\u00e7on ultime de conna\u00eetre l\u2019objet \u00e0 d\u00e9faut de pouvoir le faire dans le tendre de l\u2019amour.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le bestiaire du \u00c7a\u2026le \u00c7a pour Mo\u00efse et Aaron c\u2019est \u00e9videmment <em>le veau d\u2019or\u2026<\/em> contre les tables de la loi &#8211; Surmoi. Et on ne peut certes parler de l\u2019un sans \u00e9voquer l\u2019autre (le mois prochain), d\u2019autant qu\u2019il n\u2019est pas exclu que le \u00c7a (une partie) ne soit g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par le surmoi. L\u2019analyste recueille la confession d\u2019\u00e9ternelles envies, jamais rassasi\u00e9es, et de vieilles haines cuites et recuites dans les chaudrons du \u00c7a\u2026 et du surmoi.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref1\" id=\"_ftn1\">[1]<\/a> Michel De M\u2019Uzan&nbsp;; \u00ab&nbsp;<em>Aux confins de l\u2019identit\u00e9<\/em>&nbsp;\u00bb&nbsp;; NRF. Gallimard&nbsp;; 2005&nbsp;; pp 72.<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"#_ftnref2\" id=\"_ftn2\">[2]<\/a> Michel De M\u2019Uzan&nbsp;; \u00ab&nbsp;<em>L\u2019extermination des rats<\/em>&nbsp;\u00bb&nbsp;; \u00ab&nbsp;<em>La bouche de l\u2019inconscient<\/em>&nbsp;\u00bb&nbsp;; NRF&nbsp;; Ed Gallimard. 2004.<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/24265?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pronom d\u00e9monstratif. Qui d\u00e9montre donc\u2026 Oui\u2026 mais quoi&nbsp;? Qu\u2019il existe une \u00ab&nbsp;B\u00eate dans la jungle&nbsp;\u00bb \u00e0 l\u2019affut, ou des \u00ab&nbsp;D\u00e9mons&nbsp;\u00bb aux aguets, tapis dans cette part d\u2019ombre qu\u2019est l\u2019inconscient. 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