{"id":21880,"date":"2022-03-06T14:47:31","date_gmt":"2022-03-06T13:47:31","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/?p=21880"},"modified":"2022-03-06T14:47:32","modified_gmt":"2022-03-06T13:47:32","slug":"inceste","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/inceste\/","title":{"rendered":"Inceste"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L\u2019inceste on s\u2019en d\u00e9gage d\u2019autant mieux qu\u2019on s\u2019y est un tant soit peu familiaris\u00e9 par le fantasme. Une plong\u00e9e dans <i>Barton Fink<\/i> des fr\u00e8res Coen.<\/h2>\n\n\n\n<p>La sc\u00e8ne \u00ab&nbsp;capitale&nbsp;\u00bb du film <i>Barton Fink<\/i>, r\u00e9alis\u00e9 par les fr\u00e8res Coen, est le lent et suave viol consenti de Barton, adolescent attard\u00e9 et apprenti \u00e9crivain en qu\u00eate de reconnaissance, par Audrey, la jeune femme de son tr\u00e8s vieux et agonisant p\u00e8re spirituel&nbsp;: un Faulkner plus vrai que nature. On ne voit rien bien s\u00fbr. Mais on entend\u2026 des murmures et des r\u00e2les de plaisirs du couple qui s\u2019\u00e9panouissent dans la lugubre chambre d\u2019h\u00f4tel crasseuse o\u00f9 les murs suintent encore de la vieille glue cens\u00e9e tenir le papier peint, puis qui accompagnent la cam\u00e9ra, qui voyage et conduit notre \u0153il jusqu\u2019\u00e0 la salle de bain, o\u00f9 alors ils plongent doucement dans l\u2019\u0153il noir du lavabo comme une anguille d\u2019eau, s\u2019engouffrent en spirale dans la bonde (comme dig\u00e9r\u00e9e par un intestin vivant de canalisations, tunnel-longue-vue lorgnant infiniment vers un trou originaire) avant de revenir brutalement \u00e0 travers les yeux du h\u00e9ros qui s\u2019\u00e9veille hagard comme au sortir d\u2019un cauchemar.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><b>LEV\u00c9E DU REFOULEMENT<\/b><\/h3>\n\n\n\n<p>Une nuit a pass\u00e9. Notre h\u00e9ros tente alors de calmer son excitation et de retrouver ses esprits en recalant ses oreillers. Il suit, d\u2019abord de l\u2019oreille puis des yeux, un moustique, dernier avatar d\u2019un papillon de nuit, puis l\u2019observe s\u2019activer sur \u00ab&nbsp;le fleuve de chair&nbsp;\u00bb de la femme m\u00fbre qui s\u2019est lov\u00e9e dans son lit et qu\u2019il semble d\u00e9couvrir pour la premi\u00e8re fois\u2026 avec le moustique. Elle lui tourne le dos comme pour lui dire <i>non<\/i> apr\u00e8s avoir dit <i>oui<\/i>\u2026 Ces deux-l\u00e0 n\u2019avaient visiblement pas l\u2019habitude de dormir ensemble. Peut-\u00eatre irrit\u00e9, peut-\u00eatre d\u00e9\u00e7u, s\u00fbrement encore hagard et contr\u00f4lant donc moins sa rage pulsionnelle, toujours est-il qu\u2019il ne r\u00e9siste pas \u00e0 une suave tentation enfantine bien innocente&nbsp;: il claque triomphalement le moustique et\u2026 la fesse et la femme et la m\u00e8re\u2026 sur laquelle celui-ci s\u2019\u00e9tait pos\u00e9\u2026 <i>a tergo<\/i> donc&nbsp;! <i>A tergo<\/i> du latin \u00ab&nbsp;force dans le dos&nbsp;\u00bb illustre \u00ab&nbsp;le fonctionnement de la pression art\u00e9rielle qui propulse le sang vers le c\u0153ur par l\u2019arri\u00e8re&nbsp;\u00bb. La chair rose tendre vire flaque de sang, puis chair bleut\u00e9e et s\u00e8che de boucherie. Audrey est morte (une piq\u00fbre de moustique&nbsp;?). Et Barton retient un haut-le-c\u0153ur face au pourrissement, \u00e0 la puanteur qui s\u2019annonce d\u00e9j\u00e0. L\u2019\u00e9crivain impuissant hurle, comme on \u00e9crit apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 sensuellement aspir\u00e9, brutalement inspir\u00e9\u2026 en jet continu. Sa t\u00eate dispara\u00eet dans cette bouche originaire hurlante comme celle d\u2019un pape, d\u2019un babouin ou d\u2019une nurse dans les tableaux de Francis Bacon\u2026 un hurlement visc\u00e9ral dans un silence \u00e9crasant comme la jouissance infernale d\u2019une d\u00e9b\u00e2cle apr\u00e8s une si longue r\u00e9tention qui r\u00e9v\u00e8le l\u2019animal, c\u2019est-\u00e0-dire l\u2019enfant, en l\u2019homme. \u00ab&nbsp;<i>La bouche est le commencement, la proue des animaux<\/i>&nbsp;\u00bb disait George Bataille<sup>1<\/sup>. La jouissance a bien eu lieu, mais moins la nuit qu\u2019au petit matin comme au sortir de l\u2019\u00e9cume d\u2019un r\u00eave, o\u00f9 se l\u00e8ve brutalement l\u2019ombre du doute. Lev\u00e9e d\u2019un refoulement qui va permettre la lev\u00e9e de l\u2019inhibition \u00e0 \u00e9crire dont souffrait Barton. Plus rapide et efficace qu\u2019une trop lente et toujours imparfaite sublimation en analyse&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><b>UNE VERSION FILMIQUE DE L\u2019ORGASME<\/b><\/h3>\n\n\n\n<p>Comme \u00e0 l\u2019\u00e9coute compr\u00e9hensive d\u2019un patient, il importe de prendre en compte, tout autant si ce n\u2019est plus, ce qu\u2019il tait \u2013 ses silences, que le contenu de ce qu\u2019il veut faire entendre. Comme dans l\u2019analyse d\u2019un r\u00eave o\u00f9 il importe de se concentrer sur le travail du r\u00eave, son rythme et sa prosodie \u00e0 l\u2019origine du trac\u00e9 du devenir de son d\u00e9sir, il importe ici de bien percevoir que cette sc\u00e8ne est cisel\u00e9e avec une virtuosit\u00e9 technique admirable. Un montage qui propose une premi\u00e8re sc\u00e9nographie ample et fluide avec un plan s\u00e9quence gonfl\u00e9 de son propre d\u00e9sir-devenir qui peut alors se d\u00e9ployer a\u00e9rien et libre comme un r\u00eave, montage o\u00f9 toute la nuit est contract\u00e9e dans un fondu encha\u00een\u00e9, celui-ci s\u2019allie naturellement \u00e0 un r\u00e9veil syncop\u00e9 par une pluie de plans courts, rythm\u00e9 par des \u00ab&nbsp;<i>pulsations cumulatives<\/i>&nbsp;\u00bb, conduisant \u00e0 une version filmique de l\u2019orgasme qui nous r\u00e9concilie avec le cin\u00e9ma en tant qu\u2019image-temps et forme qui pense. C\u2019est une quasi-r\u00e9ponse des fr\u00e8res Coen aux figurations de l\u2019inceste p\u00e8re-fils dans le <i>Shining<\/i> de Stanley Kubrick (la synchronisation du rebond de la balle sur le mur de l\u2019h\u00f4tel avec les percussions de la musique de Bart\u00f3k, qui annonce la folie meurtri\u00e8re du h\u00e9ros) et \u00e0 celle m\u00e8re-fils de <i>Psychose<\/i> d\u2019Alfred Hitchcock (cette sc\u00e8ne est celle invers\u00e9e de la douche, et elle \u00e9voque aussi celle de la lente mont\u00e9e du d\u00e9tective, marche apr\u00e8s marche dans l\u2019escalier de l\u2019h\u00f4tel, que rythme l\u2019ascension de violons complices, et sa brutale descente apr\u00e8s son agression au couteau sous une pluie de cisaillements d\u2019un archet devenu fou).<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><b>L\u2019OMBRE DE L\u2019INCESTE<\/b><\/h3>\n\n\n\n<p>Dans cette sc\u00e8ne, le visage tortur\u00e9 de Barton Fink exprime plus que l\u2019inqui\u00e9tude l\u00e9gitime que peut susciter chez un n\u00e9vros\u00e9 une premi\u00e8re relation sexuelle. L\u2019ombre de la m\u00e8re plane sur cette femme qu\u2019il avait innocemment appel\u00e9e \u00e0 l\u2019aide, d\u00e9sesp\u00e9rant d\u2019accoucher de la moindre ligne et qu\u2019il a retrouv\u00e9e couch\u00e9e dans son lit, raide comme une saillie. Apr\u00e8s cette nuit \u00e9prouvante o\u00f9, d\u00e9niais\u00e9, il a perdu sa maman pour une m\u00e8re putative, il apprend au matin la mort de son p\u00e8re en \u00e9criture, lui aussi sauvagement assassin\u00e9 et toujours par son double. \u00c0 l\u2019annonce du drame existentiel qu\u2019est la mort d\u2019un p\u00e8re puis d\u2019une m\u00e8re pour un fils, il (Oedipe et Oreste) reproduit alors \u00e9trangement les m\u00eames cris plaintifs et jouisseurs que celui-ci, tant il est vrai que dans tout double l\u2019opposition n\u2019est que factice comme l\u2019est celle qui existe entre le bien et le mal, la v\u00e9rit\u00e9 et le mensonge\u2026 si on prend en compte l\u2019activit\u00e9 fantasmatique inconsciente sous jacente \u00e0 nos comportements. Pr\u00e9c\u00e9dant ce co\u00eft incestueux, une sc\u00e8ne \u00e9difiante&nbsp;: Barton Fink exprime indignation et rage lorsqu\u2019il apprend que c\u2019est \u00e0 cette femme que l\u2019on doit attribuer la maternit\u00e9 des deux derniers livres de son \u00e9crivain mod\u00e8le. Il ne sait pas encore que c\u2019est elle qui, le d\u00e9pouillant de son innocence, va lever son inhibition \u00e0 \u00e9crire et qu\u2019ils vont concevoir un enfant-livre. Morale de l\u2019histoire&nbsp;: l\u2019inceste on s\u2019en d\u00e9gage d\u2019autant mieux qu\u2019on s\u2019y est un tant soit peu familiaris\u00e9 par le fantasme. On se souvient qu\u2019au d\u00e9but du film, Barton s\u2019\u00e9tait isol\u00e9 dans une chambre d\u2019h\u00f4tel pour \u00e9crire\u2026 retenu l\u00e0 haut, dans cet espace mental oppressant o\u00f9 quelqu\u2019un a punais\u00e9 sur un mur de sa prison int\u00e9rieure une carte postale repr\u00e9sentant une jolie baigneuse vue de dos, contemplant un coucher de soleil sur la mer immense&nbsp;? L\u2019unique tableau sur le mur repr\u00e9sente en effet une femme assise, les mains enlac\u00e9es sur un genou, qui semble poser pour un invisible photographe, \u00e0 moins que celui-ci ne l\u2019ait surprise dans cette intimit\u00e9 imm\u00e9diate qu\u2019octroie le fait de se croire seul. On pr\u00e9sage que l\u2019inflammation ne va pas tarder \u00e0 gagner les m\u00e9ninges de ce solitaire dont les yeux et les d\u00e9clarations \u00e9thiques sont trop enflamm\u00e9s pour \u00eatre honn\u00eates. Comme cette femme sur ce mur ne le regarde pas, il s\u2019allonge, suivant en cela la tradition des solitaires, et contemple une t\u00e2che d\u2019humidit\u00e9 sur le plafond\u2026 comme une t\u00e2che sur un drap d\u2019adolescent qui s\u2019est \u00ab&nbsp;fait un malheur&nbsp;\u00bb la nuit pass\u00e9e. Comme cette femme ne lui adresse pas la parole, et que rien ne semble pouvoir venir de l\u00e0 haut, il tend l\u2019oreille vers l\u2019arri\u00e8re car c\u2019est \u00e0 travers l\u2019autre mur qu\u2019un appel insiste.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><b>LA SOLITUDE DU REVE<\/b><\/h3>\n\n\n\n<p>Le film se poursuit\u2026 et le spectateur ne peut d\u00e9terminer si ce qui va suivre a \u00e9t\u00e9 r\u00eav\u00e9 ou r\u00e9el.<\/p>\n\n\n\n<p>Reprenant conscience \u00e0 la fin du film, les deux fr\u00e8res Coen nous montrent Barton Fink, enfin \u00e9veill\u00e9, son tapuscrit fini \u00e0 la main, entrer dans l\u2019image ou plut\u00f4t se laisser aspirer par le clich\u00e9 de la femme sur la plage. Celle-ci arborant un sourire poli de photographie l\u2019aborde en lui demandant ce qu\u2019il peut bien trimballer dans cette bo\u00eete. Le h\u00e9ros, au visage toujours ahuri d\u2019un homme qui ne serait pas totalement sorti d\u2019un r\u00eave agit\u00e9, porte en effet d\u2019une main une bo\u00eete qui suscite tous les fantasmes<sup>2<\/sup>, et de l\u2019autre son sc\u00e9nario, fruit d\u2019une gestation pour le moins houleuse. Il n\u2019en sait rien, il ne sait m\u00eame pas si cette bo\u00eete est \u00e0 lui\u2026 C\u2019est son double qui lui a laiss\u00e9 en consigne au retour d\u2019un voyage o\u00f9 il a rendu visite aux vrais parents de Barton, celui-ci lui ayant \u00ab&nbsp;<i>innocemment<\/i>&nbsp;\u00bb laiss\u00e9 leur adresse. Comme un vulgaire \u0152dipe qui veut savoir s\u2019il est fautif de ce passage \u00e0 l\u2019acte r\u00e9ussi, il a t\u00e9l\u00e9phon\u00e9 \u00e0 ses parents mais personne n\u2019a r\u00e9pondu. Un livre dans une main, cette boite qu\u2019il n\u2019ouvrira pas dans l\u2019autre\u2026 le voil\u00e0 dans le d\u00e9sert de pacotille d\u2019une jolie plage m\u00e9ditant sur les horreurs qu\u2019il vient de vivre ou seulement d\u2019\u00e9crire, se demandant si elles ne se rencontrent que dans les r\u00eaves&nbsp;? Il interroge la jolie baigneuse qui ressemble furieusement \u00e0 Audrey jeune&nbsp;: \u00ab&nbsp;are you in the pictures&nbsp;\u00bb, \u00eates-vous dans le film, mon film, l\u2019image, mon r\u00eave&nbsp;? Ne soyez pas idiot dit-elle en se retournant lui offrant \u00e0 nouveau son dos<sup>3<\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Le film va s\u2019achever sur cette histoire banale, sur cette image qui reproduit la carte postale punais\u00e9e sur le mur. Tout n\u2019\u00e9tait donc que r\u00eaverie diurne, esquisse de la cr\u00e9ation \u00e0 venir. Nous arrivons \u00e0 l\u2019ombilic du r\u00eave, on baigne encore dans cette diaphan\u00e9it\u00e9 douce et profonde que l\u2019on trouve dans les r\u00eaves sucr\u00e9s et dans les salles de cin\u00e9ma mais on pressent que la salle va s\u2019\u00e9clairer, que le r\u00e9veil est proche et que l\u2019image va \u00eatre aspir\u00e9e comme un spaghetti dans la bouche d\u2019un enfant&#8230; Mais \u00e0 essayer de retenir le r\u00eave, \u00e0 esp\u00e9rer que le film se prolonge, peut-\u00eatre pourra-t-il en rester une trace, un arri\u00e8re go\u00fbt. On veut alors fixer la derni\u00e8re image&#8230; ; affiche-f\u00e9tiche ; mais sur celle-ci ne semble s\u2019imprimer que notre effort toujours vain ? Sur l\u2019ultime image du film, quasi imperceptible : un oiseau brouille d\u2019une ride le ciel avant de chuter brutalement dans la mer au pied de la jolie baigneuse, passant aussi inaper\u00e7u qu\u2019Icare chantant dans un tableau de Breughel. L\u2019a-t-elle-m\u00eame regard\u00e9, l\u2019avons-nous seulement vu&nbsp;? Y-a-t-il une plus grande solitude que celle qu\u2019on ressent apr\u00e8s un r\u00eave&nbsp;? L\u2019\u00e9chapp\u00e9e vers l\u2019infini de l\u2019oiseau \u00e0 travers ce morceau de ciel comme celle du cr\u00e9ateur \u00e0 travers ce morceau de r\u00eave n\u2019aura dur\u00e9 que le temps d\u2019une s\u00e9ance. Apr\u00e8s laquelle le retour \u00e0 la m\u00e8re s\u2019impose.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Notes<\/h3>\n\n\n\n<p><sup>1<\/sup> G.&nbsp;Bataille&nbsp;; \u00ab&nbsp;<i>La bouche<\/i>&nbsp;\u00bb. Documents, r\u00e9\u00e9dition 1991. M.&nbsp;M.&nbsp;Place, p.&nbsp;299.<\/p>\n\n\n\n<p><sup>2<\/sup> Son p\u00e8re spirituel lui a dit que pour \u00e9crire, il faut s\u2019arracher la t\u00eate et mettre ses couilles dans un panier apr\u00e8s avoir construit des digues pour contenir son purin\u2026 on ne peut \u00eatre plus explicite.<\/p>\n\n\n\n<p><sup>3<\/sup> On ne peut mieux figurer le d\u00e9placement dans le r\u00eave avec, dans l\u2019entre deux\u2026 cette poignante dimension de l\u2019ind\u00e9cidabilit\u00e9.<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/21880?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019inceste on s\u2019en d\u00e9gage d\u2019autant mieux qu\u2019on s\u2019y est un tant soit peu familiaris\u00e9 par le fantasme. Une plong\u00e9e dans Barton Fink des fr\u00e8res Coen. 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