{"id":19836,"date":"2021-12-18T18:02:51","date_gmt":"2021-12-18T17:02:51","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/?p=19836"},"modified":"2021-12-21T11:35:07","modified_gmt":"2021-12-21T10:35:07","slug":"la-chose","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/la-chose\/","title":{"rendered":"La chose"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La chose humaine, la chose g\u00e9nitale, parfois grave et sinistre, parfois l\u00e9g\u00e8re et joyeuse, reste toujours d\u00e9terminante.<\/h2>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<i>Elle est \u00e0 la fois objet de nature et sujet de culture&nbsp;; individu et groupe, v\u00e9cue et r\u00eav\u00e9e&nbsp;: <b>la chose humaine<\/b> par excellence<\/i>&nbsp;\u00bb.<sup>1<\/sup><\/p>\n\n\n\n<p>En ces temps de retour du sexuel par la voie du r\u00e9el, o\u00f9 un quart du flux financier g\u00e9n\u00e9r\u00e9 par le <i>streaming<\/i> d\u00e9verse du porno&nbsp;et o\u00f9 les r\u00e9v\u00e9lations de violences sexuelles et d\u2019inceste se multiplient&nbsp;avec la lib\u00e9ration de la parole, il est n\u00e9cessaire de rappeler la singularit\u00e9 de <i>la chose<\/i> humaine, la chose g\u00e9nitale et masqu\u00e9e, parfois grave et sinistre, parfois l\u00e9g\u00e8re et joyeuse, toujours d\u00e9terminante.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">CHARCOT IMPERATOR<\/h2>\n\n\n\n<p>En d\u00e9cembre 1885, un viennois d\u00e9barque \u00e0 Paris pour un stage de quelques mois \u00e0 l\u2019h\u00f4pital de la Salp\u00eatri\u00e8re. Freud, ce jeune \u00e9tudiant, d\u00e9crit le ma\u00eetre des lieux&nbsp;; Jean-Martin Charcot&nbsp;; \u00e0 sa fianc\u00e9e&nbsp;: \u00ab&nbsp;<i>Il est stimulant, instructif et magnifique&nbsp;! <\/i>(\u2026)&nbsp;<i>Il m\u2019arrive de sortir de ses cours comme si je sortais de Notre-Dame (<\/i>&#8230;) <em>[\u2026] La graine produira-t-elle son fruit&nbsp;? Je l\u2019ignore, mais ce que je sais, c\u2019est qu\u2019aucun autre homme n\u2019a jamais eu autant d\u2019influence sur moi<\/em> <em>\u00bb<\/em>. Pourquoi Freud, aussi circonspect et prudent que nous le connaissons, a-t-il d\u00e9bord\u00e9 de cet enthousiasme d\u00e9mesur\u00e9&nbsp;? Au c\u0153ur de la relation qui s\u2019est nou\u00e9e entre les deux hommes, on peut distinguer les \u00e9l\u00e9ments qui leurs sont semblables, ceux qui les opposent, et pour finir ceux qui les attirent. Les deux sont d\u2019origine modeste. Freud fils d\u2019un marchand et Charcot fils d\u2019un carrossier. Freud est jeune, inconnu, amoureux, sans argent et loin de chez lui. Charcot est au sommet de son art, sa r\u00e9putation est internationale, il est au c\u0153ur de la vie mondaine et intellectuelle parisienne. Enfin l\u2019\u00e9l\u00e8ve est autant enflamm\u00e9 d\u2019un d\u00e9sir de reconnaissance et de savoir que le ma\u00eetre d\u2019un d\u00e9sir de plaire et d\u2019impressionner sa cour. La rencontre avec l\u2019hyst\u00e9rie a-t-elle servi de d\u00e9clencheur, a-t-elle \u00e9t\u00e9 le choc qui fit se cristalliser aussi instantan\u00e9ment deux dispositions si pr\u00e9-accord\u00e9es \u00e0 aimer&nbsp;? La libido\u2026 est bien le d\u00e9sir sous toutes formes et non r\u00e9ductible au domaine sexuel\u2026 et Eros est \u00ab&nbsp;principe d\u2019attraction universelle avant que sexuelle&nbsp;\u00bb comme le d\u00e9veloppera Freud. Pour t\u00e9moigner de sa dette et de sa reconnaissance \u00e0 l\u2019endroit de Charcot, Freud nomma son fils premier n\u00e9 \u00ab&nbsp;Jean-Martin&nbsp;\u00bb. Il conserva toute sa vie, dans son bureau au-dessus de l\u2019armoire vitr\u00e9e o\u00f9 sont expos\u00e9es ses statuettes antiques, une copie du fameux tableau d\u2019Andr\u00e9 Brouillet \u00ab&nbsp;<em>La le\u00e7on clinique du Dr Charcot<\/em>&nbsp;\u00bb, que tout passant parisien peut distinguer derri\u00e8re la fen\u00eatre du premier \u00e9tage de la Facult\u00e9 de M\u00e9decine Ren\u00e9 Descartes.<\/p>\n\n\n\n<p>Tous ceux qui l\u2019ont crois\u00e9 ont comme Freud t\u00e9moign\u00e9 de la forte impression ressentie \u00e0 sa rencontre. Ils d\u00e9crivent <em>sa belle t\u00eate de C\u00e9sar<\/em>, la <em>moue d\u00e9daigneuse<\/em> de sa bouche, sa<em> grimace<\/em>. Ses \u00e9l\u00e8ves le nomment <em>Charcot<\/em> <em>Imperator<\/em>. Et puis il y a surtout ses yeux&nbsp;: les fr\u00e8res Goncourt d\u00e9peignent dans leur journal, un regard marqu\u00e9&nbsp;par des <em>grands yeux noirs \u00e0 la pens\u00e9e triste, abrit\u00e9s par d\u2019immenses cils<\/em>. Henri Colin parle de <em>ses grands yeux noirs, aux orbites enfonc\u00e9es et bistr\u00e9es<\/em>, L\u00e9on Daudet \u00e9voque <em>un \u0153il d\u2019un feu extraordinaire<\/em>. Freud dans sa correspondance le d\u00e9crit comme un <em>visuel<\/em>, insistant sur sa capacit\u00e9 d\u2019envo\u00fbtement,&nbsp;de capture par le regard, qui saisissait autant les patients qu\u2019il examinait que les \u00e9l\u00e8ves qui assistaient \u00e0 ses le\u00e7ons.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean-Martin Charcot incarne une m\u00e9decine r\u00e9solument moderne et novatrice issue du naturalisme scientifique et du positivisme. Dans son service on utilise le thermom\u00e8tre, le marteau \u00e0 r\u00e9flexe, le microscope et l\u2019on dose l\u2019albumine dans les urines. Sa r\u00e9flexion clinique est avant tout symptomatique, descriptive et orient\u00e9e vers une \u00e9tiologie \u00e0 traiter. Voyant le Ma\u00eetre en action, Freud se demande : \u00ab&nbsp;<em>d\u2019o\u00f9 venait-il donc que les hommes ne voyaient jamais en m\u00e9decine que ce qu\u2019ils avaient d\u00e9j\u00e0 appris \u00e0 voir, comme il \u00e9tait merveilleux de pouvoir voir brusquement de <strong>nouvelles choses<\/strong> \u2013 de nouveaux \u00e9tats pathologiques \u2013 qui pourtant \u00e9taient aussi vieilles que le genre humain<\/em>&nbsp;\u00bb. Un visuel vous dit-on.<\/p>\n\n\n\n<p>A l\u2019inverse, Freud ne se rend plus dans la salle commune pour observer le malade au milieu des autres, mais le fait venir dans son bureau et l\u2019examine isol\u00e9ment.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">LA CHOSE GENITALE<\/h2>\n\n\n\n<p>Un soir, lors d\u2019une r\u00e9ception dans son h\u00f4tel particulier, Freud surprend une conversation entre Charcot et son coll\u00e8gue Brouardel. Son grand ma\u00eetre conclut par son&nbsp;d\u00e9sormais fameux cri du c\u0153ur&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Mais dans des cas pareils, c\u2019est toujours la chose g\u00e9nitale, toujours\u2026 toujours\u2026 toujours<\/em>&nbsp;\u00bb.&nbsp;Quatre toujours\u2026donc. Ce \u00e0 quoi r\u00e9torque (en pens\u00e9e) Freud \u00ab&nbsp;<em>mais s\u2019il le sait, pourquoi ne dit-il jamais&nbsp;?<\/em>&nbsp;\u00bb. Un seul jamais&#8230; Plus tard, il se r\u00e9soudra \u00e0 \u00e9crire dans ses \u00ab&nbsp;<em>Trois Essais sur la Sexualit\u00e9<\/em>&nbsp;\u00bb (1905) que la sexualit\u00e9 est \u00ab&nbsp;<em>der schwache&nbsp;Punkt<\/em>&nbsp;\u00bb, le point noir ou aveugle du d\u00e9veloppement culturel de l\u2019homme. Beaucoup de gens ne regardent jamais rien, ne savent pas voir\u2026 leurs soucis impensables et leurs habitudes d\u00e9fensives les aveuglent. Freud avait d\u00e9montr\u00e9 en ne fermant pas les yeux l\u00e0 o\u00f9 les autres (les visuels compris) cessent de voir et en osant en parler, que la curiosit\u00e9 poss\u00e8de plus de pouvoir que la peur. Lacan instituera le regard et la voix comme zones \u00e9rog\u00e8nes \u00e0 part enti\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors le pansexualisme Freudien&nbsp;? S\u2019ing\u00e9nier \u00e0 lire en toute chose des symboles sexuels, est-ce bien raisonnable&nbsp;? Peut-\u00eatre Freud aurait-il d\u00fb comprendre que c\u2019est parfois le sexe qui est symbole d\u2019autre chose que parfois, m\u00eame si \u00e7a en a l\u2019air, <em>\u00e7a<\/em> n\u2019est pas du sexe, <em>ceci<\/em> n\u2019est que le symbole d\u2019autre chose comme la sur-sexualisation d\u2019une demande tendre. Freud lui-m\u00eame aimait \u00e0 rappeler que parfois un cigare n\u2019est qu\u2019un cigare. A l\u2019inverse, Jean-Martin Charcot qui aura gravi un \u00e0 un les \u00e9chelons de la hi\u00e9rarchie universitaire, imposant la neurologie comme sp\u00e9cialit\u00e9 m\u00e9dicale aura obtenu la cr\u00e9ation de la chaire de clinique des maladies du syst\u00e8me nerveux. Alors\u2026 Charcot, p\u00e8re de la pudeur qui refoule le sexuel&nbsp;? Alors\u2026 Freud projectif&nbsp;? \u00e0 partir des lettres \u00e0 l\u2019ami et confident Fliess<sup>2<\/sup>, Jeffrey Masson<sup>3<\/sup> chercha \u00e0 d\u00e9montrer que la v\u00e9ritable raison ayant pouss\u00e9 Freud \u00e0 renoncer \u00e0 sa Neurotica \u00e9tait la volont\u00e9 de couvrir les p\u00e8res incestueux.<\/p>\n\n\n\n<p>Masson note que, si Freud n\u2019est pas le premier m\u00e9decin \u00e0 prendre en compte la fr\u00e9quence des abus sexuels<sup>4<\/sup>, il&nbsp;a \u00e9t\u00e9 le premier neurologue \u00e0 \u00ab croire \u00bb ses patientes. Le courage de Freud est ainsi rapport\u00e9 \u00e0 la lecture de sa conf\u00e9rence sur&nbsp;\u00ab&nbsp;<i>L\u2019\u00c9tiologie de l\u2019hyst\u00e9rie<\/i>&nbsp;\u00bb devant la <i>Soci\u00e9t\u00e9 de Psychiatrie et de Neurologie<\/i> de Vienne en 1896, intervention publique face \u00e0 un accueil glacial ; puis \u00e0 sa d\u00e9termination \u00e0 la publier, malgr\u00e9 les pressions professionnelles qu\u2019il recevai<\/p>\n\n\n\n<p>M. Balmary<sup>5<\/sup> et A. Miller, ont \u00e9t\u00e9, dans les suites de Masson, jusqu\u2019\u00e0 formuler l\u2019hypoth\u00e8se que Freud aurait lui-m\u00eame \u00e9t\u00e9 victime ou t\u00e9moin d\u2019un inceste, et que cette impossibilit\u00e9 de consid\u00e9rer l\u2019ampleur des violences sexuelles des adultes partait du d\u00e9ni de celles de son propre p\u00e8re incestueux Jakob. D\u2019apr\u00e8s ces arguments, c\u2019est dans le contexte du deuil de son p\u00e8re que Freud aurait fait volte-face. La p\u00e9riode correspondant \u00e0 son tournant th\u00e9orique recouvre celle de ce deuil tr\u00e8s \u00e9prouvant pour Freud, et les lettres adress\u00e9es \u00e0 Fliess (particuli\u00e8rement celles des 23 octobre 1896 et 11 f\u00e9vrier 1897), t\u00e9moignent de l\u2019importance de l\u2019aller-retour entre ses positions th\u00e9oriques et son auto-analyse. Freud \u00e9crit l\u2019effet de r\u00e9surgence du pass\u00e9 \u00e0 l\u2019occasion d\u2019un r\u00eave survenu en lien avec les obs\u00e8ques, et fait r\u00e9f\u00e9rence aux actes de perversion sexuelle de son p\u00e8re sur ses fr\u00e8res et soeurs<sup>6<\/sup>, ainsi qu\u2019au devoir de fermer les yeux<sup>7<\/sup>.&nbsp;Selon Balmary, \u00e0 l\u2019issue d\u2019une intense lutte int\u00e9rieure, Freud aurait donc recul\u00e9 devant une v\u00e9rit\u00e9 qui d\u00e9truisait l\u2019image paternelle id\u00e9ale qu\u2019il \u00e9tait en train d\u2019\u00e9laborer par le deuil. Mais, quelques jours apr\u00e8s sa lettre \u00e0 Fliess du 21 septembre, Freud r\u00e9fute explicitement la perversion de son propre p\u00e8re \u00e0 Fliess, et lui fait part pour la premi\u00e8re fois, le 15 octobre 1897, de la th\u00e9orie du complexe&nbsp;d\u2019\u0152dipe. Les raisons avanc\u00e9es \u00e0 l\u2019origine d\u2019un renoncement \u00e0 la <i>Neurotica<\/i>&nbsp;\u00bb pointent donc des arguments qui avaient \u00e9t\u00e9 laiss\u00e9s de c\u00f4t\u00e9 par la premi\u00e8re \u00e9dition des lettres \u00e0 Fliess, et qui n\u2019ont \u00e9t\u00e9 que peu accessibles pendant longtemps par la communaut\u00e9 psychanalytique internationale. \u00c7a n\u2019est pas sans rappeler le d\u00e9bat de Freud avec Jung, quant \u00e0 savoir si la sc\u00e8ne primitive \u00e9tait r\u00e9elle ou si elle appartenait au registre des fantasmes primordiaux. Freud l\u00e0 aussi oscillait\u2026 et finissait par conclure \u00e0 la compl\u00e9mentarit\u00e9 des deux hypoth\u00e8ses&nbsp;: reconstruction et compr\u00e9hension <i>apr\u00e8s-coup<\/i> de la r\u00e9alit\u00e9 de la sc\u00e8ne \u00e0 partir d\u2019indices dans le r\u00e9el, \u00e9lection de celle-ci en tant qu\u2019\u00e9v\u00e8nement historique et \u00e9mergence de fantasmes r\u00e9troactifs \u00e0 partir de l\u2019excitation g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par le contact avec la sexualit\u00e9 parentale.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Notes<\/h2>\n\n\n\n<p><sup>1<\/sup> Claude Levy-Strauss. <i>Tristes tropiques<\/i>. Plon. 1969.<\/p>\n\n\n\n<p><sup>2<\/sup>&nbsp;Jeffrey Masson<i>, Enqu\u00eate aux archives Freud&nbsp;; Des abus r\u00e9els aux pseudo-fantasmes, L\u2019Instant Pr\u00e9sent, <\/i>2012<i>.<\/i><\/p>\n\n\n\n<p><sup>3<\/sup> <i>The assault on truth<\/i>, Le R\u00e9el escamot\u00e9, r\u00e9cemment revu et augment\u00e9 sous le titre <i>Enqu\u00eate aux archives Freud<\/i>. Des abus r\u00e9els aux pseudo-fantasmes (L\u2019Instant Pr\u00e9sent, 2012 ; Aubier, 1984).<\/p>\n\n\n\n<p><sup>4<\/sup> Avant Freud, une litt\u00e9rature m\u00e9dico-l\u00e9gale, incluant les travaux des professeurs A.A. Tardieu puis P. Brouardel, doyens de la facult\u00e9 de m\u00e9decine de Paris (ainsi que P. Bernard), d\u00e9crivaient la fr\u00e9quence des violences sexuelles sur les enfants Des Attentats \u00e0 la pudeur sur les petites filles (1886)<\/p>\n\n\n\n<p><sup>5 <\/sup>Marie Balmary<em>, L\u2019Homme aux statues&nbsp;; Freud et la faute cach\u00e9e du p\u00e8re<\/em>. Grasset. 1997.<\/p>\n\n\n\n<p><sup>6<\/sup> Un enfant est battu.<\/p>\n\n\n\n<p><sup>7<\/sup> <i>Gilbert Diatkine, \u00ab&nbsp;La passion d\u2019un p\u00e8re&nbsp;\u00bb, dans Les Secrets de la s\u00e9duction, Libres cahiers pour la psychanalyse, Automne 2002, n\u00b06, sur&nbsp;<\/i><a href=\"https:\/\/www.cairn.info\/revue-libres-cahiers-pour-la-psychanalyse-2002-2-page-41.htm\"><i>https:\/\/www.cairn.info\/revue-libres&#8230;<\/i><\/a><\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19836?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La chose humaine, la chose g\u00e9nitale, parfois grave et sinistre, parfois l\u00e9g\u00e8re et joyeuse, reste toujours d\u00e9terminante. \u00ab&nbsp;Elle est \u00e0 la fois objet de nature et sujet de culture&nbsp;; individu et groupe, v\u00e9cue et r\u00eav\u00e9e&nbsp;: la chose humaine par excellence&nbsp;\u00bb.1&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"rubrique":[1212],"thematique":[210],"auteur":[2498,1372,1373],"dossier":[],"mode":[60],"revue":[2488],"type_article":[451],"check":[],"class_list":["post-19836","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","rubrique-imprecis","thematique-sexualite","auteur-marion-robin","auteur-maurice-corcos","auteur-patrick-clervoy","mode-payant","revue-2488","type_article-articles"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19836","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=19836"}],"version-history":[{"count":4,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19836\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":20027,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19836\/revisions\/20027"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=19836"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=19836"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=19836"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=19836"},{"taxonomy":"dossier","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/dossier?post=19836"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=19836"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=19836"},{"taxonomy":"type_article","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/type_article?post=19836"},{"taxonomy":"check","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/check?post=19836"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}