{"id":18816,"date":"2021-11-06T16:38:53","date_gmt":"2021-11-06T15:38:53","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/?p=18816"},"modified":"2021-11-07T13:19:56","modified_gmt":"2021-11-07T12:19:56","slug":"le-temps-de-la-cure","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/le-temps-de-la-cure\/","title":{"rendered":"Le temps de la cure"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">AU COMMENCEMENT<\/h2>\n\n\n\n<p>Au commencement\u2026 est le temps.&nbsp;L\u2019immensit\u00e9 du temps d\u2019avant nous. A la fin est le temps\u2026&nbsp;? Le continuum du temps d\u2019apr\u00e8s nous. Entre les deux, on ne cesse de penser au temps qui passe, au temps pass\u00e9 perdu et au temps qui reste\u2026 Mais, le temps vient toujours tr\u00e8s vite \u00e0 manquer&nbsp;que l\u2019on soit en avance ou en retard&nbsp;; il s\u2019en va, nous \u00e9chappe, <i>nous fuit, <\/i>h\u00e9morragique : on ne quitte pas la jeunesse, c\u2019est elle qui nous quitte. On se dit toujours qu\u2019on a le temps\u2026 mais de fait, on en a un peu moins chaque jour. Et il faudra bien nous r\u00e9soudre au fait que nous n\u2019aurons pas le temps\u2026 de tout faire\u2026 et en particulier gu\u00e8re le temps de satisfaire et <i>a fortiori<\/i> d\u2019honorer toutes les promesses du pass\u00e9 que nos dons nous autorisaient \u00e0 esp\u00e9rer ou fantasmer.<\/p>\n\n\n\n<p>Kafka&nbsp;qui s\u2019y connaissait en vertige au dessus du gouffre \u00e9crivait : \u00ab&nbsp;<i>Tout n\u2019est que commencement, et il n\u2019y a pas de commencement<\/i>&nbsp;\u00bb. S\u2019interroger sur la cl\u00e9 du temps ouvre des ab\u00eemes\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Enfant, le temps n\u2019existe pas. A cet \u00e2ge o\u00f9 on ne sp\u00e9cule pas encore sur le pass\u00e9 ou l\u2019avenir, le temps \u00e9tait plein, infini et immuable, comme dans les beaux r\u00eaves, et nous pensions alors que les choses et les \u00eatres \u00e9taient sans fin\u2026 : \u00ab&nbsp;<i>Les enfants n\u2019ont ni pass\u00e9, ni avenir, ils vivent dans le pr\u00e9sent<\/i>&nbsp;\u00bb \u00e9crivait Jean de La Bruy\u00e8re.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Adolescent\u2026 au sortir de l\u2019inconscience et donc de l\u2019ignorance et de l\u2019insouciance, le temps ne fut plus suspendu et l\u2019on commen\u00e7a de moins en moins \u00e0 jouer avec lui\u2026 c\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 le d\u00e9but du temps du travail.<\/p>\n\n\n\n<p>A trente ans, encore jeune adulte, il fallait (on pouvait encore) feindre d\u2019\u00eatre plus vieux\u2026 mais d\u00e9j\u00e0 avec la d\u00e9couverte des premi\u00e8res exp\u00e9riences de r\u00e9p\u00e9tition, on commen\u00e7ait \u00e0 regretter le temps perdu, on \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 presque trop vieux sans l\u2019\u00eatre tout \u00e0 fait assez. On aurait aim\u00e9 pouvoir s\u2019attarder l\u2019espace d\u2019un instant \u00e0 vivre le pr\u00e9sent, mais le pass\u00e9 nous bousculait ou s\u2019acharnait \u00e0 se r\u00e9p\u00e9ter, et l\u2019avenir voulait toujours qu\u2019on l\u2019anticip\u00e2t.<\/p>\n\n\n\n<p>Vieillard, on fait son \u00e2ge et on a fait son temps, et m\u00eame si un chirurgien compr\u00e9hensif vous \u00e9tire la peau vous faisant croire qu\u2019il \u00e9tire le temps, vous compterez, et peut-\u00eatre avec plus d\u2019inqui\u00e9tude encore, chaque jour le temps qui reste. On s\u2019apercevait alors que \u00e7a n\u2019est pas le temps qui passe, irr\u00e9m\u00e9diablement et destructeur, mais nous, qui nous en allons, qui passons\u2026<\/p>\n\n\n\n<p> Le temps nous borne, nous encercle, nous cerne de toutes parts. <i>Nous<\/i> n\u2019avons pas assist\u00e9 \u00e0 notre commencement\u2026 <i>on<\/i> ne pourra pas voir la fin\u2026 restera l\u2019exp\u00e9rience du milieu\u2026 celle qui d\u00e9file \u00e0 toute vitesse dit-on \u00e0 l\u2019heure fatale. Il (se) d\u00e9roule, suit sa fl\u00e8che, sa direction. Nous nous y sommes inscrits, nous nous y inscrivons&nbsp;; nous nous y logeons&nbsp;: locataires transitoires, provisoires, \u00e9ph\u00e9m\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">T\u00c9LESCOPAGES DES TUNNELS TEMPORELS<\/h2>\n\n\n\n<p>La travers\u00e9e du temps est au c\u0153ur de la cure, o\u00f9 il est \u00ab&nbsp;<i>bateau ivre&nbsp;<\/i>\u00bb, absorb\u00e9 par les roulis du courant, spirale s\u2019enroulant sur elle-m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p>La cure analytique provoque ces vertigineux t\u00e9lescopages du temps o\u00f9 la causalit\u00e9 psychique remplace la logique chronologique d\u2019une vie ultra norm\u00e9e d\u00e8s lors que l\u2019inconscient impose ses codes (et non des normes) \u00e0 la conscience. Et l\u2019on ne peut \u00eatre alors qu\u2019effar\u00e9 de voir des figures du pass\u00e9 derri\u00e8re les masques du futur et de constater que notre pr\u00e9sent est fait de beaucoup de r\u00e9p\u00e9titions. Ainsi le r\u00eave, voie royale de l\u2019inconscient, \u00ab&nbsp;<i>nous m\u00e8ne (t-il) dans l\u2019avenir, puisqu\u2019il nous montre nos d\u00e9sirs, r\u00e9alis\u00e9s&nbsp;; mais cet avenir, pr\u00e9sent pour le r\u00eaveur, est model\u00e9 par le d\u00e9sir indestructible \u00e0 l\u2019image du pass\u00e9&nbsp;<\/i>\u00bb<sup>1<\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Compression ou dilatation du temps et de l\u2019espace dans la cure (s\u00e9ances effroyablement longues comme des dimanches apr\u00e8s-midi pluvieux ou terriblement courtes qui passent comme un r\u00eave) qui donnent le sentiment que c\u2019est \u00e0 l\u2019\u00e9coulement du temps qu\u2019on assiste\u2026 comme lorsqu\u2019\u00e0 la fen\u00eatre d\u2019un train, on voit d\u00e9filer le paysage\u2026 paysage qui \u00e0 grande vitesse s\u2019immobilise. Comme quand on revient sur les lieux de l\u2019enfance et que tout para\u00eet plus petit. M\u00e9taphore de la r\u00e9miniscence et des synesth\u00e9sies, portant sur la dialectique temps-espace, ch\u00e8res \u00e0 Proust et \u00e0 Freud. Plut\u00f4t donc que recherche de sensations pare-excitantes, la cure ouvre la voie \u00e0 la conscience des r\u00e9miniscences et reviviscences du pass\u00e9. Les d\u00e9tracteurs de Freud peuvent l\u00e9gitimement poser que lui et ses affid\u00e9s souffrent de \u00ab&nbsp;<i>la maladie du pass\u00e9<\/i>&nbsp;\u00bb alors qu\u2019il faudrait pour mieux s\u2019adapter \u00ab&nbsp;<i>cesser de fr\u00e9quenter le pass\u00e9 et chercher \u00e0 fr\u00e9quenter le futur<\/i>&nbsp;\u00bb<sup>2<\/sup>, \u00ab&nbsp;<i>move forward<\/i>&nbsp;\u00bb aller de l\u2019avant comme le serinent certaines th\u00e9rapies savantes influenc\u00e9es par les id\u00e9aux anglo-saxons. Pas faux, mais cette fiction qui r\u00e9clame officiellement d\u2019aller plus vite, plus fort, plus haut, oublie ou veut \u00e9luder que le temps <i>\u00ab&nbsp;est rond&nbsp;\u00bb<\/i><sup>3<\/sup> comme la Terre, le ventre ou le sein gorg\u00e9 de lait d\u2019une m\u00e8re, dans leur densit\u00e9 (\u00e9)mouvante et conduit nos \u00ab&nbsp;mois&nbsp;\u00bb d\u2019hier et nos \u00ab&nbsp;mois&nbsp;\u00bb pr\u00e9sents, en spirale, vers l\u2019au-del\u00e0 et l\u2019en-de\u00e7\u00e0, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 ou en dessous\u2026 plus qu\u2019en avant ou en arri\u00e8re. Allong\u00e9, laissant surgir librement les images de son inconscient pass\u00e9, le temps se d\u00e9plie et se replie et l\u2019on contemple sa vie \u00e0 partir d\u2019un \u00e9trange poste d\u2019observation d\u00e9gageant une perspective in\u00e9dite o\u00f9 se mixent et se m\u00e9langent le pass\u00e9, le pr\u00e9sent et le futur, ce qui permet dans les bons cas, de mieux savoir o\u00f9 l\u2019on va ayant revisit\u00e9 d\u2019o\u00f9 l\u2019on vient&nbsp;: nous voil\u00e0 averti du destin que l\u2019on se fabrique, et du besoin de cesser de r\u00e9p\u00e9ter en roue libre et \u00e0 vide.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">CONTINUIT\u00c9 DE DUR\u00c9E ET PROFONDEUR DE CHAMP<\/h2>\n\n\n\n<p>Ainsi\u2026 la continuit\u00e9 de dur\u00e9e (le temps absolu) associ\u00e9 \u00e0 la profondeur (l\u2019espace contenant) c\u2019est de l\u2019affect. Autrement dit&nbsp;: la dur\u00e9e relationnelle assentie des parents vis-\u00e0-vis de l\u2019enfant, comme celle de l\u2019analyste pour l\u2019analysant, c\u2019est de l\u2019affect, c\u2019est du souci <i>pour <\/i>et du soin <i>quand<\/i>\u2026 c\u2019est le justement n\u00e9cessaire au rythme des besoins de l\u2019enfant ou du sujet. Et c\u2019est ce temps \u2013 affect continuit\u00e9 qui est perdu au sortir de l\u2019enfance comme le souligne Proust.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi la dur\u00e9e c\u2019est l\u2019\u00e9treinte tendre qui n\u2019a pas peur de durer et de faire se confondre et se confusionner (pour le meilleur comme pour le pire) les deux aimants parents et enfant, contrairement \u00e0 la violence d\u2019un coup sec qui frappe, fait contact et s\u2019en va. Et la dur\u00e9e c\u2019est aussi le temps d\u2019un instant traumatique qui para\u00eet interminable. Lorsque le pass\u00e9 traumatique ne passe pas et envahit le pr\u00e9sent, \u00e0 partir de son refuge dans l\u2019inconscient, et vient travestir voire an\u00e9antir le futur&nbsp;? Il n\u2019est alors plus question de construire, mais plus\u2026 de subir\u2026 non de vivre mais de survivre\u2026 dans le <i>\u00ab&nbsp;dur<\/i> <i>d\u00e9sir de durer<\/i>&nbsp;\u00bb<sup>4<\/sup> dans \u00ab&nbsp;<i>cette chienne de vie<\/i>&nbsp;\u00bb<sup>5<\/sup>. Le trauma fixe le temps qui s\u2019arr\u00eate et se fracture, se met \u00e0 courir dans toutes les directions et tous les sens (<i>sic<\/i>), il se plie et se d\u00e9plie comme dans les r\u00eaves&nbsp;; le continuum temporel et donc la continuit\u00e9 d\u2019\u00eatre (travers\u00e9 par ce dernier) ne sont plus\u2026 \u00e7a ne passe plus, ne s\u2019\u00e9coule plus, une&nbsp;b\u00e9ance est ouverte, le r\u00e9el fuit par cette effraction\u2026 on finit par ne se souvenir de tout qu\u2019en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la date du trauma\u2026 ce nouveau poste d\u2019observation de notre vie. Et toute notre personnalit\u00e9 et notre vie se r\u00e9organise autour de lui. Tout comme les jours marquants de notre existence gardent en nous plus de densit\u00e9 que les jours ordinaires.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi la cure analytique qui lib\u00e8re la m\u00e9moire inconsciente, teste la profondeur par l\u2019abolition du temps des horloges. Avec la profondeur de champ qu\u2019offre la nouvelle perspective que g\u00e9n\u00e8re le cadre de la cure, le sujet retrouve comme une continuit\u00e9 avec ce qui a pr\u00e9valu dans son enfance\u2026 et jusqu\u2019\u00e0 la magie du sentiment nirvanique de la prime enfance o\u00f9 temps et espace \u00e9taient confondus. Finalit\u00e9 d\u2019un processus inexorable quand on fait fonctionner le temps et l\u2019espace comme les coordonn\u00e9es primitives maternelles qu\u2019elles \u00e9taient pour l\u2019enfant<sup>6<\/sup> et formidablement \u00e9labor\u00e9 par Maurice Blanchot<sup>7<\/sup>&nbsp;: \u00ab&nbsp;<i>Eprouver le temps comme espace et lieu vide, c\u2019est-\u00e0-dire libre des \u00e9v\u00e8nements qui toujours ordinairement le remplissent. Ce temps pur est le lieu de la jouissance dans la fusion \u00e0 l\u2019ind\u00e9fini et infini recommencement de la relation \u00e0 la m\u00e8re<\/i>&nbsp;\u00bb. La magie de l\u2019enfance o\u00f9 temps et espace \u00e9taient confondus serait-elle d\u00e9finitivement perdue&nbsp;? Et \u00e7a n\u2019est pas la r\u00e9volution technologique et informatique qui a raccourci temporellement gr\u00e2ce \u00e0 la vitesse, les distances, et donn\u00e9 au sujet un nouveau sentiment de l\u2019espace dans un rythme acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 de son existence, qui fait quoique ce soit \u00e0 l\u2019affaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour le th\u00e9rapeute quel qu\u2019il soit, il n\u2019y aura pas de solution magique ou m\u00eame facile et <i>a fortiori<\/i> pas de r\u00e9ponse d\u00e9finitive ou conclusive\u2026 si ce n\u2019est celle de continuer \u00e0 investir son patient, chercher et travailler, sans compter son temps, le temps qu\u2019il faudra (le temps de l\u2019analyse a une dur\u00e9e int\u00e9rieure tr\u00e8s lente), le temps qui passe <i>avec <\/i>\u00e9tant son plus solide alli\u00e9, tant \u00e0 un certain moment, les enjeux existentiels devenant diff\u00e9rents, et que pour lui <i>\u00e7a<\/i> ne sera plus <i>\u00e7a<\/i>\u2026 comme avant. Et de d\u00e9masquer des souvenirs comme formes de l\u2019oubli (plus ils sont pr\u00e9cis, plus ils ont \u00e9t\u00e9 retravaill\u00e9s\u2026 et donc plus ils sont faux) et de d\u00e9busquer des r\u00eaves comme autant de m\u00e9moires du futur, qui tous deux puissent abolir le temps des horloges.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Notes<\/h2>\n\n\n\n<p><sup>1<\/sup> Sigmund Freud&nbsp;; \u00ab&nbsp;L\u2019interpr\u00e9tation des r\u00eaves&nbsp;\u00bb&nbsp;; PUF. 1917. PP 527<\/p>\n\n\n\n<p><sup>2<\/sup> Antonio Tabucchi&nbsp;; \u00ab&nbsp;Pereira pr\u00e9tend&nbsp;\u00bb&nbsp;; Folio&nbsp;; Gallimard&nbsp;; 1974.<\/p>\n\n\n\n<p><sup>3<\/sup> Gertrude Stein.<\/p>\n\n\n\n<p><sup>4<\/sup> Paul Eluard.<\/p>\n\n\n\n<p><sup>5<\/sup> Arthur Schopenhauer.<\/p>\n\n\n\n<p><sup>6<\/sup> \u00ab&nbsp;Les m\u00e8res sont au-del\u00e0 du temps, au-del\u00e0 de l\u2019espace, elles sont le temps et l\u2019espace&nbsp;\u00bb Michel Schneider in&nbsp;\u00ab&nbsp; Maman&nbsp;\u00bb. Collection L\u2019un et l\u2019autre. Gallimard. 2001.<\/p>\n\n\n\n<p><sup>7<\/sup> \u00ab&nbsp;Samuel Beckett&nbsp;\u00bb in Le Magazine Litt\u00e9raire. Mai 1999.<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/18816?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>AU COMMENCEMENT Au commencement\u2026 est le temps.&nbsp;L\u2019immensit\u00e9 du temps d\u2019avant nous. A la fin est le temps\u2026&nbsp;? Le continuum du temps d\u2019apr\u00e8s nous. 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