{"id":10628,"date":"2021-08-22T07:32:25","date_gmt":"2021-08-22T05:32:25","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/dieu-2\/"},"modified":"2021-09-17T00:48:07","modified_gmt":"2021-09-16T22:48:07","slug":"dieu","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/dieu\/","title":{"rendered":"Dieu"},"content":{"rendered":"\n<p>Sigmund Freud meurt le samedi 23 septembre 1939 \u00e0 trois heures du matin. Il a 83 ans et an\u00e9anti par la douleur a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019en finir. \u00ab&nbsp;La douleur serait r\u00e9voltante, si on savait contre qui se r\u00e9volter&nbsp;\u00bb, confiait-il \u00e0 Lou Andreas Salom\u00e9&nbsp;; <em>\u00e7a n\u2019a plus de sens<\/em>, aurait \u00e9t\u00e9 l\u2019une de ses derni\u00e8res phrases<sup>1<\/sup>. Continuer \u00e0 vivre ainsi, ce serait vider de son sens une existence orient\u00e9e vers la qu\u00eate de sens. Sur sa table de chevet, son dernier livre, <em>La Peau de chagrin<\/em> de Balzac. \u00c0 Max Schur&nbsp;: <em>c\u2019\u00e9tait juste le livre qu\u2019il me fallait&nbsp;: il parle de r\u00e9tr\u00e9cissement et de mort par inanition<\/em><sup>2<\/sup>. Retenons une phrase de ce livre, p\u00e8re de deux autres \u0153uvres, <em>Le Portrait de Dorian Gray<\/em> d\u2019Oscar Wilde, et <em>Docteur Jekyll and Mister Hyde<\/em> de Robert Stevenson&nbsp;: <em>en un mot tuer les sentiments pour vivre vieux ou mourir jeune en acceptant le martyr des passions<\/em>. Le dernier lambeau de <em>La peau de chagrin<\/em> de Freud \u00e9tait aussi petit qu\u2019un regret, mais il ne br\u00fblait pas comme un remords&nbsp;: quand \u00e7a n\u2019a plus de sens, Freud prend une d\u00e9cision qui fait sens, car le jour choisi est le <em>Yom Kippour<\/em>, le jour des propitiations des fautes, le jour du <em>Grand Pardon<\/em> pour les juifs. Et qui plus est un grand pardon sp\u00e9cial puisque cette fois il tombait un <em>shabbat<\/em>. Le <em>shabbat<\/em> des <em>shabbats<\/em> donc doublement sacr\u00e9. La liturgie de ce jour exceptionnel s\u2019ouvre par le service du soir qui marque le d\u00e9but de la c\u00e9l\u00e9bration, avec le tr\u00e8s sombre <em>Kol Nidr\u00e9<\/em> (\u00ab&nbsp;tous les v\u0153ux&nbsp;\u00bb) o\u00f9 le p\u00e9nitent demande \u00e0 Dieu de lui pardonner les fautes commises \u00e0 son endroit, et s\u2019ach\u00e8ve par le retour \u00e0 Dieu dans la proclamation d\u2019une nouvelle profession de foi. Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, le <em>Kol Nidr\u00e9<\/em> est une pri\u00e8re psalmodi\u00e9e au nom de toute la communaut\u00e9 r\u00e9unie ce jour en ce lieu, pour que soient absous par Dieu tous les serments et tous les anath\u00e8mes prononc\u00e9s ou profess\u00e9s par les juifs, sous-entendu pour ou contre Dieu (dans les deux cas l\u2019important semble \u00eatre la passion soit l\u2019intensit\u00e9 -amoureuse ou haineuse- de la croyance) depuis ce jour et jusqu\u2019au retour de ce jour, l\u2019an prochain.<\/p>\n\n\n\n<p>Qu\u2019en est-il pour Freud&nbsp;? De quelle faute pourrait-il se sentir coupable envers Dieu&nbsp;? Celle d\u2019\u00eatre pass\u00e9 sa vie durant, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des traces de l\u2019existence de Dieu, les confondant avec celles de l\u2019existence de l\u2019inconscient, qui se r\u00e9v\u00e8lent \u00e0 nous\u2026 qu\u2019apr\u00e8s les avoir r\u00e9\u00e9prouv\u00e9es. La psychanalyse aurait-elle \u00e9t\u00e9 un immense blasph\u00e8me&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Reprenons les premier et second des Dix commandements&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Tu n\u2019auras pas d\u2019autres Dieux devant ma face<\/em><sup>3<\/sup>.&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;<em>Tu ne feras pas d\u2019image taill\u00e9e, ni de repr\u00e9sentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre<\/em>&nbsp;\u00bb. Freud a accept\u00e9 que les r\u00e9cits des affres et tourments de ses patients fassent images\u2026 et que celles-ci soient rapportables \u00e0 celles tir\u00e9es des mythes et de leurs dieux multiples. L\u2019homme qui avait \u00e9lev\u00e9 au rang d\u2019une pratique, au risque d\u2019en faire un culte et un rite, l\u2019association libre et les interpr\u00e9tations m\u00e9taphoriques, avaient donc th\u00e9ologiquement parlant, si ce n\u2019est th\u00e9oriquement, rendez-vous avec Dieu. Car s\u2019il y a bien un jour o\u00f9 Dieu est de garde et l\u2019homme d\u2019astreinte c\u2019est bien le <em>Yom kippour<\/em>. Imaginons la rencontre&nbsp;! Et posons que la situation analytique n\u2019est pas sans reproduire la sc\u00e8ne de l\u2019enfant impuissant face au Dieu adulte&nbsp;; cet enfant impuissant devenu ath\u00e9e, d\u00e9sillusionniste, et qui m\u00e9prisait l\u2019entreprise de consolation de toute religion aurait dit \u00e0 Dieu qu\u2019il avait eu le courage de ne plus croire en lui et que, roseau pensant, il se pliait sans pour autant rompre \u00e0 des lois qui avaient l\u2019envergure et le poids du cosmos et de la nature. Ce courage, ce recul int\u00e9rieur et cette hauteur de vue \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 siens lors du fameux \u00e9pisode humiliant du chapeau de son p\u00e8re (<em>Cf. Chapeau<\/em>, <em>Carnet Psy<\/em>, n\u00b0219). De l\u00e0 date peut-\u00eatre la perte de la foi et donc la croyance en une vision unificatrice du monde\u2026 et donc la n\u00e9cessit\u00e9 de la comprendre autrement.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans une lettre \u00e0 James J. Putman, Sigmund Freud avance qu<em>\u2019il n\u2019a aucune crainte du bon dieu et que s\u2019il arrivait que nous nous rencontrions un jour, j\u2019aurais plus de reproches \u00e0 lui faire qu\u2019il n\u2019aurait de choses \u00e0 critiquer en moi<\/em>. Je lui demanderais pourquoi il ne m\u2019a pas dot\u00e9 de meilleures facult\u00e9s intellectuelles et il ne pourrait m\u2019objecter que je n\u2019ai pas utilis\u00e9 au mieux ma pr\u00e9tendue libert\u00e9 (entre parenth\u00e8ses, je sais que chaque individu repr\u00e9sente une partie de l\u2019\u00e9nergie vitale, mais je ne vois pas le rapport entre cette \u00e9nergie et la libert\u00e9 &#8211; le non-conditionn\u00e9)<sup>4<\/sup>. Dieu aurait alors tent\u00e9 de lui expliquer le fameux paradoxe du libre arbitre conditionn\u00e9 et lui aurait fait remarquer que c\u2019est lui qui demanda \u00e0 son m\u00e9decin de l\u2019aider \u00e0 mourir et que donc il usa de la libert\u00e9 de choisir le jour de sa mort. Freud, les yeux dans les yeux, n\u2019aurait pas compris et se mettant en qu\u00eate de son vrai p\u00e8re aurait conclu que Dieu n\u2019est qu\u2019une image. Et il n\u2019aurait pas regrett\u00e9 d\u2019avoir invent\u00e9 la psychanalyse qui autorise les images et lui enjoint de faire pendant \u00e0 l\u2019irrepr\u00e9sentable.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour Freud, Dieu n\u2019est qu\u2019un nom et une figure pour le destin ou le hasard et, l\u2019orthodoxie religieuse est une philosophie ritualis\u00e9e de la consolation, un opium doucereux du peuple, qu\u2019il interroge&nbsp;: Dieu est une r\u00e9ponse et non une question. Une illusion transform\u00e9e en agent de la r\u00e9gulation sociale, une croyance n\u00e9cessaire pour tenir face au r\u00e9el rugueux moins tamis\u00e9 dans les classes laborieuses que dans les classes \u00e9lev\u00e9es. L\u2019insupportable de la loi divine c\u2019est qu\u2019elle se r\u00e9sout \u00e0 la question simpliste car binaire du bien et du mal et que d\u2019y rester soumis revient \u00e0 demeurer dans des temps infantiles, les temps d\u2019avant l\u2019expression des tendances agressives \u00e0 l\u2019\u00e9gard de dieu le p\u00e8re, puis de celles des sentiments de repentir. Freud n\u2019aurait pas aim\u00e9 le <em>Grand Autre<\/em> lacanien qui lui aurait rappel\u00e9 quelqu\u2019un. Par lequel la v\u00e9rit\u00e9 parle\u2026 soit Dieu.<\/p>\n\n\n\n<p>Sigmund Freud est profond\u00e9ment\u2026 visc\u00e9ralement, antireligieux&nbsp;: c\u2019est \u00e0 la religion qu\u2019il impute plus que la gen\u00e8se des n\u00e9vroses par le refoulement des d\u00e9sirs sexuels, et la peur du f\u00e9minin qu\u2019elles g\u00e9n\u00e8rent, la rationalisation de bon nombre de conduites socialement adapt\u00e9es, et <em>in fine<\/em> une ma\u00eetrise du monde qui appauvrit le plaisir que l\u2019on peut tirer d\u2019en \u00eatre. <em>Sur un seul point je resterai ferme et cat\u00e9gorique&nbsp;: la comparaison de la religion avec une n\u00e9vrose de d\u00e9veloppement et mon invitation \u00e0 la surmonter<\/em><sup>5<\/sup>. Il serait probablement d\u2019accord avec le point de vue \u00ab&nbsp;d\u00e9finitif&nbsp;\u00bb de Jos\u00e9 Saramago, 86 ans, prix Nobel de litt\u00e9rature 1998&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>La Bible est un manuel de mauvaises m\u0153urs<\/em>&nbsp;\u00bb. Et l\u2019on ne saurait dire qui de l\u2019<em>Ancien Testament<\/em> sexu\u00e9 en diable, ou du <em>Nouveau<\/em> sagement \u00e9pur\u00e9, est le plus \u00ab&nbsp;<em>l\u2019\u00e9cole du vice<\/em>&nbsp;\u00bb. La promesse d\u2019un au-del\u00e0 o\u00f9 seraient r\u00e9par\u00e9es les injustices, laissant entendre qu\u2019il faudrait les accepter masochiquement ici-bas, est insupportable \u00e0 Freud, comme lui est insupportable l\u2019absence de r\u00e9action de son p\u00e8re agress\u00e9 dans la rue&nbsp;: l\u2019humiliation recouverte de saintet\u00e9 en esp\u00e9rant un prix de gentillesse&nbsp;; le suicide de soi sublim\u00e9 en saintet\u00e9. Peut-\u00eatre est-ce l\u00e0 qu\u2019il perd la foi d\u2019abord en son p\u00e8re puis en Dieu et qu\u2019il con\u00e7oit qu\u2019il faille ici devenir son propre ma\u00eetre et non esclave de quiconque. La psychanalyse est donc peut-\u00eatre une nouvelle religion\u2026 mais pour les non-croyants.<\/p>\n\n\n\n<p>Freud connaissait-il cette histoire l\u00e9gendaire du Baal Chem Tov&nbsp;: \u00ab&nbsp;Voici comment Rabbi Yaakov Yosseph de Polnoye fut conquis au Hassidisme.<\/p>\n\n\n\n<p>Un matin, il arriva \u00e0 la synagogue de Sharigrood et la trouva vide.<\/p>\n\n\n\n<p><em>&#8211; O\u00f9 sont les fid\u00e8les&nbsp;? s\u2019enquit-il aupr\u00e8s du bedeau&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>&#8211; Sur la place du march\u00e9.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>&#8211; Tous&nbsp;? \u00c0 cette heure-ci qui est celle de la pri\u00e8re&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>&#8211; Eh bien, voil\u00e0&nbsp;: il y a cet \u00e9tranger qui est l\u00e0-bas&nbsp;; il raconte des histoires. Et quand il parle, on n\u2019a pas envie de le quitter.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>&#8211; Ah, l\u2019insolent&nbsp;! Va et am\u00e8ne le moi&nbsp;!<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Le bedeau ne put qu\u2019ob\u00e9ir&nbsp;; c\u2019\u00e9tait son m\u00e9tier. Il courut au march\u00e9, s\u2019approcha de conteur et lui transmit l\u2019ordre.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>&#8211; Soit dit l\u2019\u00e9tranger d\u2019un air calme. Je viens.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Le rabbin le re\u00e7ut assis&nbsp;: Qui es-tu et comment oses-tu d\u00e9tourner cette communaut\u00e9 de la voie du Seigneur&nbsp;?<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>&#8211; Ne vous mettez pas en col\u00e8re, dit le visiteur. Un rabbin comme vous ne devrait jamais c\u00e9der \u00e0 la col\u00e8re. \u00c9coutez plut\u00f4t une histoire.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>&#8211; Quoi&nbsp;! Encore des histoires&nbsp;! Ton impertinence d\u00e9passe les bornes&nbsp;! Je saurais s\u00e9vir&nbsp;!<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>&#8211; La col\u00e8re, il faut savoir la contenir, dit le visiteur avec douceur. \u00c9coutez-moi\u2026<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Il y avait quelque chose dans le ton de l\u2019\u00e9tranger qui bouleversa le rabbin au point de le rendre muet&nbsp;; il ne pouvait pas ne pas \u00e9couter&nbsp;; il n\u2019avait jamais ressenti un tel besoin d\u2019\u00e9couter. C\u2019est une histoire qui m\u2019est arriv\u00e9e, dit le Baal-Shem. Je voyageais dans un carrosse tir\u00e9 par trois chevaux de couleurs diff\u00e9rentes, et aucun ne hennissait. Et je ne comprenais pas pourquoi. Jusqu\u2019au jour o\u00f9 je rencontrai un paysan qui me cria de desserrer les r\u00eanes. Du coup les trois chevaux se mirent \u00e0 hennir. Dans un \u00e9blouissement, le rabbin de Sharigrod comprit la signification de la parabole pour que l\u2019\u00e2me vibre, il faut la lib\u00e9rer, trop de contraintes risquent de l\u2019\u00e9touffer. Et, sans savoir pourquoi, il se mit \u00e0 pleurer, c\u2019\u00e9tait la premi\u00e8re fois de sa vie qu\u2019il pleurait ainsi, librement, spontan\u00e9ment, sans raison apparente. La suite est connue&nbsp;: Rabbi Yaakov-Yosseph devint un des piliers du nouveau mouvement.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00eaver, penser, raconter des histoires, \u00e9laborer des th\u00e9ories sont des activit\u00e9s qui, suffisamment lib\u00e9r\u00e9es de certains dogmes, certaines entraves, permettent \u00e0 l\u2019homme de ne pas avoir recours ou de n\u2019attendre nul secours de Dieu et de se confronter \u00e0 l\u2019angoisse. Le\u00e7on freudienne s\u2019il en est d\u2019un juif, ath\u00e9e (<em>a-theos<\/em>, sans Dieu), humaniste et positiviste.<\/p>\n\n\n\n<p>Une autre histoire cette fois pour le dieu des chr\u00e9tiens et des lacaniens. Dieu est au ciel avec son fils, il voit la souffrance humaine dans un des nombreux goulags qui ont essaim\u00e9 sur terre. Il envoie et d\u00e9l\u00e8gue J\u00e9sus pour soulager cette mis\u00e8re insupportable. D\u00e8s son arriv\u00e9e, ce dernier voit d\u00e9filer un nombre impressionnant d\u2019indigents et de malheureux \u00e0 la consultation. Un nouveau venu s\u2019enquiert aupr\u00e8s d\u2019un homme qui vient de sortir du cabinet du Christ&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Alors comment est-il le nouveau m\u00e9decin&nbsp;?<\/em>&nbsp;\u00bb L\u2019autre l\u00e2che indiff\u00e9rent&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Oh comme les autres, il m\u2019a pris cinq minutes et ne m\u2019a m\u00eame pas \u00e9cout\u00e9<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Notes<\/h2>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\"><li>Selon d\u2019autres versions de la l\u00e9gende, la derni\u00e8re phrase aurait \u00e9t\u00e9 \u00ab&nbsp;(\u2026) <em>Et de fait rien n\u2019est aussi utile, m\u00eame et juste au moment de mourir qu\u2019une bonne th\u00e9orie\u2026 c\u2019est-\u00e0-dire une derni\u00e8re histoire<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/li><li>Max Schur, <em>La mort dans la vie de Freud<\/em>, trad. par B. Bost, Gallimard, 1975.<\/li><li>L\u2019Exode, trad. Louis Segond.<\/li><li><em>Correspondance<\/em>, Gallimard, p. 332.<\/li><li>Lettre \u00e0 A. Buerger, 10 mai 1929, <em>Correspondance<\/em>, Gallimard, p. 524.<\/li><\/ol>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10628?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sigmund Freud meurt le samedi 23 septembre 1939 \u00e0 trois heures du matin. 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