{"id":10617,"date":"2021-08-22T07:32:25","date_gmt":"2021-08-22T05:32:25","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/chapeau-2\/"},"modified":"2021-09-17T11:24:36","modified_gmt":"2021-09-17T09:24:36","slug":"chapeau","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/chapeau\/","title":{"rendered":"Chapeau"},"content":{"rendered":"\n<p>Rapport\u00e9 par Freud dans <em>L\u2019interpr\u00e9tation des r\u00eaves<\/em>&nbsp;: \u00ab&nbsp;Un jour, quand j\u2019\u00e9tais jeune (dit son p\u00e8re Jakob \u00e0 Freud), dans le pays o\u00f9 tu es n\u00e9, je suis sorti dans la rue un samedi, bien habill\u00e9 et avec mon bonnet de fourrure tout neuf. Un chr\u00e9tien survint, d\u2019un coup, il envoya mon bonnet dans la boue en criant&nbsp;: \u201cJuif, descend du trottoir&nbsp;!\u201d \u201cEt qu\u2019est-ce que tu as fait&nbsp;?\u201d \u201cJ\u2019ai ramass\u00e9 mon bonnet\u201d, dit mon p\u00e8re avec r\u00e9signation. Cela ne m\u2019avait pas sembl\u00e9 h\u00e9ro\u00efque de la part de cet homme grand et fort qui me tenait par la main&nbsp;\u00bb. Freud avait six ans.<\/p>\n\n\n\n<p>On conna\u00eet ce c\u00e9l\u00e8bre souvenir (\u00e9cran&nbsp;?) maintes fois cit\u00e9 par Freud, et l\u2019on imagine la pens\u00e9e perplexe et douloureuse de l\u2019humiliation subie par son p\u00e8re astreint, le jour sacr\u00e9 du shabbat, \u00e0 ramasser son couvre-chef dans un caniveau. Peut-\u00eatre pour celui qui avait le sens des m\u00e9taphores et des m\u00e9tonymies, le d\u00e9but du sentiment que ce p\u00e8re ne lui garantirait pas l\u2019invuln\u00e9rabilit\u00e9 face \u00e0 l\u2019adversit\u00e9 du monde.<\/p>\n\n\n\n<p>De fait, cet \u00e9pisode ne souffrira pas de r\u00e9p\u00e9tition chez le fils prodige, pour qui l\u2019ambition tenace et la r\u00e9ussite ont pu \u00eatre d\u00e9cupl\u00e9es par la naissane ce jour l\u00e0 d\u2019un esprit vengeur. Cet \u00e9pisode premier en conna\u00eetra d\u2019autres qui tous enseigneront la lutte n\u00e9cessaire de la civilisation juive pour r\u00e9ussir \u00e0 survivre&nbsp;; le p\u00e8re choit d\u2019une fa\u00e7on cruelle aux yeux du fils, s\u2019adaptant \u00e0 l\u2019aridit\u00e9 rejetante de la ville et de l\u2019\u00e9poque en se d\u00e9pouillant de sa dignit\u00e9. Alors que le juif pieux ne d\u00e9couvre son chef, ne fait ce geste interdit d\u2019enlever sa calotte que\u2026 pour se baigner et ce geste est alors un salut adress\u00e9 \u00e0 l\u2019univers\u2026 en aucune raison pour ob\u00e9ir aux fonctionnaires du chaos.<\/p>\n\n\n\n<p>On conna\u00eet moins bien cet autre souvenir&nbsp;: \u00ab&nbsp;Je viens de parler de chapeau et j\u2019avais en fait \u00e0 l\u2019esprit le chapeau de mon p\u00e8re, un couvre-chef de velours gris-vert, ceintur\u00e9 d\u2019un large ruban vert sombre en soie. (\u2026) Quand P\u00e8re avait rep\u00e9r\u00e9 un sp\u00e9cimen parfait d\u2019une esp\u00e8ce de champignons, il se pr\u00e9cipitait vers lui et jetait son chapeau dessus, puis il lan\u00e7ait un signal aigu avec un petit sifflet d\u2019argent plat qu\u2019il avait dans la poche de son gilet, ce qui avait pour effet de rassembler autour de lui sa petite compagnie. Nous accourions et P\u00e8re attendait que nous soyons tous l\u00e0 pour soulever son chapeau et nous permettre d\u2019examiner et d\u2019admirer le butin&nbsp;\u00bb. Ce p\u00e8re qui ne s\u2019interdisait pas (avec un chapeau plus fringant qu\u2019un bonnet de fourrure) la cueillette des champignons sauvages (\u00e0 risque phallo\u00efde) montre ici une autre facette de sa personnalit\u00e9, visiblement amateur de bonne ch\u00e8re et de bonne chair.<\/p>\n\n\n\n<p>Le chapeau de Jakob n\u2019est donc pas seulement parure et indice d\u2019une fiert\u00e9, ou l\u2019affirmation d\u2019une personnalit\u00e9 sociale. Il s\u2019applique par m\u00e9taphore virile (pour la collectivit\u00e9) aux organes g\u00e9nitaux, mais par m\u00e9tonymie (pour l\u2019idiome familial) \u00e0 bien autre chose. Il est la t\u00eate, la pens\u00e9e d\u2019o\u00f9 \u00e9merge comme par magie, la connaissance\u2026 dont celle tr\u00e8s \u00e9rotique des champignons, qui sont aussi bas que terre.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans <em>L\u2019interpr\u00e9tation des r\u00eaves<\/em>, Freud rapporte d\u2019une patiente agoraphobe&nbsp;: \u00ab&nbsp;Je vais me promener dans la rue en \u00e9t\u00e9. Je porte un chapeau de paille de forme particuli\u00e8re dont le milieu est redress\u00e9 en l\u2019air et dont les c\u00f4t\u00e9s retombent de telle sorte que l\u2019un des c\u00f4t\u00e9s tombe plus bas que l\u2019autre. Je suis gaie et me sens en s\u00e9curit\u00e9, et, en passant devant une troupe de jeunes officiers, je pense&nbsp;: \u201cVous ne pouvez rien me faire.\u201d&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9ponse de Freud&nbsp;: \u00ab&nbsp;Quand on a un mari si bien pourvu, quand on a un mari qui a de si somptueuses g\u00e9nitoires, on n\u2019a rien \u00e0 craindre des officiers et surtout rien \u00e0 d\u00e9sirer d\u2019eux.&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>R\u00e9ponse <em>in petto<\/em> de la dame confirmant (par contiguit\u00e9 de pens\u00e9e) l\u2019interpr\u00e9tation&nbsp;: \u00ab&nbsp;Comment se fait-il que mon mari a un testicule plac\u00e9 plus haut que l\u2019autre\u2026 Est-ce que tous les hommes sont comme \u00e7a&nbsp;?&nbsp;\u00bb Conclusion freudienne&nbsp;: \u00ab&nbsp;Ainsi s\u2019expliquait ce d\u00e9tail du chapeau, l\u2019interpr\u00e9tation \u00e9tait accept\u00e9e<sup>1<\/sup>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Quel singulier homme est donc enferm\u00e9 sous le chapeau de son p\u00e8re (et des p\u00e8res en g\u00e9n\u00e9ral) \u2026 dont la mort<sup>2<\/sup> est \u00ab&nbsp;l\u2019\u00e9v\u00e8nement le plus important, la perte la plus importante d\u2019une vie d\u2019homme&nbsp;\u00bb. Voil\u00e0 la question m\u00e9taphysique par excellence qui peut conduire un homme \u00e0 entreprendre une analyse. Comment \u00e7a fonctionnait en dessous de ce chapeau-couvercle, et encore plus en dessous \u2026 de la kippa\u2026 et encore, plus en dessous&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Autant qu\u2019on puisse le savoir, le juda\u00efsme de Jakob tenait de l\u2019agnosticisme messianique et peu de raisons th\u00e9ologiques. Fier de ses racines et de son appartenance \u00e0 une tradition mill\u00e9naire et rempli d\u2019esp\u00e9rances humanistes, il semblait avoir adopt\u00e9 une relation circonspecte \u00e0 un dieu silencieux et qui ne promet aucun au-del\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p>On sait le r\u00eave de Freud lors de la nuit qui a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 ou suivi l\u2019enterrement de son p\u00e8re, (\u00ab&nbsp;on est pri\u00e9 de fermer les yeux, un \u0153il&nbsp;\u00bb), qui condense le d\u00e9sir de transgresser l\u2019interdit juda\u00efque, de se donner une image de Dieu le p\u00e8re. D\u2019aller voir si le roi-Dieu existe, est nu, ou est mort, et de satisfaire l\u2019\u00e9lan vital (et l\u2019ambition qui lui tient lieu de compagnon de route), le corps de ses r\u00eaves de gloire. Le moins qu\u2019on puisse dire c\u2019est que Freud a ouvert les deux yeux\u2026 ou s\u2019est retourn\u00e9 (en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la femme de Loth\u2026 plus qu\u2019\u00e0 Eurydice)\u2026 bref que sa curiosit\u00e9 et perversit\u00e9 polymorphe l\u2019a enjoint \u00e0 aller voir ce qu\u2019il y avait de lettre dans l\u2019enveloppe sur laquelle \u00e9tait \u00e9crit \u00ab&nbsp;ne pas ouvrir avant ma mort&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019ailleurs, ne se prend-il pas assez souvent pour Jacob. Dans une lettre \u00e0 Fliess (7 mai 1900)&nbsp;: \u00ab&nbsp;Ce sera ma juste punition, qu\u2019aucune province inexplor\u00e9e dans la vie psychique o\u00f9 j\u2019ai p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 comme premier parmi les mortels, ne portera mon nom ou ob\u00e9ira \u00e0 mes lois. Lorsqu\u2019au cours de la lutte, je me suis vu menac\u00e9 de perdre le souffle, je priais l\u2019ange de rel\u00e2cher et cela il l\u2019a fait depuis. Mais je n\u2019ai pas \u00e9t\u00e9 le plus fort quoique je boite sensiblement. Oui j\u2019ai vraiment 44 ans, suis un viel isra\u00e9lite un peu miteux&nbsp;\u00bb. Mo\u00efse et Jacob\u2026 rien de moins.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans une lettre \u00e0 son fils Ernst quelque temps avant son exil \u00e0 Londres&nbsp;: \u00ab&nbsp;Je me compare quelquefois au vieux Jacob qui f\u00fbt emmen\u00e9 en Egypte par ses enfants alors qu\u2019il \u00e9tait tr\u00e8s \u00e2g\u00e9&nbsp;\u00bb. Le fils prodige est bien celui qui montre \u00e0 son vieux p\u00e8re qu\u2019il en a sous le chapeau et le capot.<\/p>\n\n\n\n<p>Simple comme un mandat g\u00e9n\u00e9rationnel, ce chapeau signifiant et significatif\u2026 comment Freud le portait-il&nbsp;? D\u00e9fensif&nbsp;: de c\u00f4t\u00e9 ou en arri\u00e8re&nbsp;; Agressif&nbsp;: en avant. Path\u00e9tique quand il chute \u00e0 terre&nbsp;; tube noir sombre et surnaturel quand il masque des champignons \u00e0 coup-sur v\u00e9n\u00e9neux&nbsp;; glorieux lorsqu\u2019il aur\u00e9ole le chef et coiffe l\u2019esprit&nbsp;; \u00e9trange quand il se prend pour un entonnoir pour fous.<\/p>\n\n\n\n<p>Freud confia \u00e0 Ferenczi que les objets antiques qui envahissaient son bureau de travail lui faisaient ressentir de secr\u00e8tes aspirations qu\u2019il mettait en rapport avec la nostalgie de son h\u00e9ritage ancestral.<\/p>\n\n\n\n<p>Il caressait ces statuettes du regard et des mains comme pour toucher la terre de ses anc\u00eatres et palper la m\u00e9moire \u2013 \u00e9teinte en lui \u2013 du peuple qui cherchait sur la carte du monde un territoire o\u00f9 se poser. Enfant, \u00ab&nbsp;il avait \u00e9t\u00e9 fascin\u00e9 par la lecture de la bible de Philippson (\u00e9dition bilingue allemand-h\u00e9breu), offerte par son p\u00e8re. Sa biblioth\u00e8que en contenait une \u00e9dition compl\u00e8te en huit volumes, abondamment illustr\u00e9e d\u2019images de dieux \u00e9gyptiens parmi lesquels Horus \u00e0 t\u00eate d\u2019\u00e9pervier. Celui-l\u00e0 m\u00eame qui tel Hamlet (et \u00e0 certains \u00e9gards Freud), dut venger la mort de son p\u00e8re. Et gageons que Freud n\u2019ignorait pas les multiples sens du nom Hamlet&nbsp;: idiot\u2026 maison\u2026 jeune b\u00e9lier pr\u00eat au sacrifice\u2026 b\u00e9lier substitu\u00e9 \u00e0 Isaac sur le b\u00fbcher du mont Moriah.<\/p>\n\n\n\n<p>N\u2019est-ce pas de cette bible, plus que chez les grecs que Freud \u00e0 tir\u00e9 l\u2019id\u00e9e saugrenue d\u2019un p\u00e8re, ma\u00eetre es-champignon et donc rival sexuel, et d\u2019un mythologique complexe d\u2019\u0153dipe\u2026 Et cette autre, que l\u2019anthropologie a confirm\u00e9, de l\u2019indispensable \u00ab&nbsp;meurtre&nbsp;\u00bb psychique, renversement-d\u00e9sid\u00e9alisation de la figure du p\u00e8re, pour acc\u00e9der \u00e0 l\u2019autonomie, <em>via<\/em> l\u2019exercice de son potentiel agressif et au choix assum\u00e9 d\u2019une voie originale diff\u00e9renci\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Notes<\/h2>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\"><li>Sigmund Freud, <em>L\u2019Interpr\u00e9tation des r\u00eaves<\/em>, <em>op. cit<\/em>., p. 309-310.<\/li><li>23 octobre 1896.<\/li><\/ol>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10617?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rapport\u00e9 par Freud dans L\u2019interpr\u00e9tation des r\u00eaves&nbsp;: \u00ab&nbsp;Un jour, quand j\u2019\u00e9tais jeune (dit son p\u00e8re Jakob \u00e0 Freud), dans le pays o\u00f9 tu es n\u00e9, je suis sorti dans la rue un samedi, bien habill\u00e9 et avec mon bonnet de&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"rubrique":[1212],"thematique":[360],"auteur":[1372],"dossier":[],"mode":[61],"revue":[505],"type_article":[451],"check":[2023],"class_list":["post-10617","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","rubrique-imprecis","thematique-freud","auteur-maurice-corcos","mode-gratuit","revue-505","type_article-articles","check-ok"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10617","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10617"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10617\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13631,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10617\/revisions\/13631"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10617"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=10617"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=10617"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=10617"},{"taxonomy":"dossier","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/dossier?post=10617"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=10617"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=10617"},{"taxonomy":"type_article","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/type_article?post=10617"},{"taxonomy":"check","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/check?post=10617"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}