{"id":10564,"date":"2021-08-22T07:32:17","date_gmt":"2021-08-22T05:32:17","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/la-peur-de-la-regression-2\/"},"modified":"2021-09-29T17:00:10","modified_gmt":"2021-09-29T15:00:10","slug":"la-peur-de-la-regression","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/la-peur-de-la-regression\/","title":{"rendered":"La peur de la r\u00e9gression"},"content":{"rendered":"\n<p>Lorsque j\u2019ai choisi comme titre <em>La peur de la r\u00e9gression<\/em>, j\u2019avais dans l\u2019id\u00e9e quelque chose qui se rapprochait de la crainte de l\u2019effondrement. C\u2019est-\u00e0-dire la crainte de devoir r\u00e9-affronter une seconde fois une exp\u00e9rience qui avait \u00e9t\u00e9 v\u00e9cue une premi\u00e8re fois, de fa\u00e7on d\u00e9sastreuse, sans recours, absolument solitaire et catastrophique. Autrement dit, cette sorte de crainte que \u00e7a recommence, que \u00e7a ne m\u00e8ne \u00e0 rien, et qui se manifeste par une d\u00e9fiance &#8211; plus qu\u2019une d\u00e9fense &#8211; dans le processus analytique, dans l\u2019analyse et qui engage le rapport \u00e0 la m\u00e9thode, et le rapport au transfert, sous le terme de la \u00ab&nbsp;confiance&nbsp;\u00bb&nbsp;: est-ce que je peux avoir confiance&nbsp;? Ce mot \u00ab&nbsp;confiance&nbsp;\u00bb n\u2019est pas \u00e0 entendre dans la banalit\u00e9 des relations humaines, mais il r\u00e9sonne dans la m\u00e9moire de ce qui a pu d\u00e9faillir \u00e0 un moment de l\u2019existence de quelqu\u2019un, c\u2019est-\u00e0-dire briser le tissu solide, et justement assurant la continuit\u00e9 de la confiance dans la vie, dans les autres et \u00e9videmment dans soi-m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p>Autour de ce terme de \u00ab&nbsp;confiance&nbsp;\u00bb, s\u2019introduit une notion que je pensais amener plut\u00f4t \u00e0 la fin mais que je pr\u00e9f\u00e8re d\u00e9velopper au d\u00e9but par souci de clart\u00e9. Lorsque nous parlons de continuit\u00e9 et de discontinuit\u00e9, je pense qu\u2019il n\u2019est pas ad\u00e9quat d\u2019en parler seulement en termes de pr\u00e9sence et d\u2019absence. Bien s\u00fbr, il s\u2019agit de pr\u00e9sence et d\u2019absence, il s\u2019agit que la m\u00e8re revienne, que l\u2019enfant survive \u00e0 l\u2019absence de la m\u00e8re, etc. Mais au point o\u00f9 nous en sommes de la connaissance de la pathologie de ce qui peut se passer dans une analyse, et au point aussi o\u00f9 nous en sommes de nos \u00e9changes, il faut introduire un autre terme, avec ce terme de discontinuit\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire les diff\u00e9rentes modalit\u00e9s de rupture des liens, \u00e0 soi-m\u00eame et aux autres, les mots de d\u00e9faillance, trahison, manquement, tromperie, ce sont en fait toutes ces ruptures de liens symboliques qui ont des potentialit\u00e9s traumatiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous le savons, et c\u2019est peut-\u00eatre plus clair d\u2019en parler comme cela, qu\u2019il y a une diff\u00e9rence entre une absence ressentie comme une absence et une absence ressentie comme trahison. Que faudrait-il pour qu\u2019une absence puisse se r\u00e9duire \u00e0 une absence&nbsp;? Et qu\u2019elle se pr\u00e9serve ou d\u00e9passe d\u2019autres exp\u00e9riences beaucoup plus d\u00e9vastatrices puisqu\u2019en somme elle touche \u00e0 la possibilit\u00e9 m\u00eame d\u2019un lien psychique, qu\u2019il s\u2019agit dans une analyse de re-convoquer, de re-restaurer, pas simplement au titre d\u2019un souvenir mais au titre de ce qui, dans le transfert, va justement faire lien et pouvoir permettre que l\u2019analyse fonctionne, que le travail psychique fonctionne, et que l\u2019analyse puisse \u00ab&nbsp;progresser&nbsp;\u00bb puisque c\u2019est le mot que nous utilisons.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors de ce point de vue, poursuivant mes r\u00e9flexions, \u00ab&nbsp;la peur de la r\u00e9gression&nbsp;\u00bb est \u00e0 entendre du c\u00f4t\u00e9 du patient, mais elle est aussi \u00e0 entendre du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019analyste, de ces analystes plus ou moins avertis que nous sommes les uns et les autres, et qui pouvons t\u00e9moigner de ce dont Estelle Lou\u00ebt t\u00e9moignait dans son intervention, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019il n\u2019y a plus ou pas d\u2019\u00e9vidences aussi solides, aussi nettes, aussi confiantes, aussi na\u00efves &#8211; et aussi illusoires pourquoi pas &#8211; dans le b\u00e9n\u00e9fice de la r\u00e9gression par lui-m\u00eame. Le concept m\u00eame de \u00ab&nbsp;r\u00e9gression&nbsp;\u00bb est un concept que nous ne pouvons plus prendre dans une certaine na\u00efvet\u00e9, si tant est qu\u2019il ait \u00e9t\u00e9 pris dans ce registre, et qu\u2019il nous impose effectivement de le penser peut-\u00eatre encore plus aujourd\u2019hui que par le pass\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Les organisateurs de cette journ\u00e9e nous ont dit avoir h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 choisir ce th\u00e8me et peut-\u00eatre que cette h\u00e9sitation est un t\u00e9moignage de la difficult\u00e9 du concept m\u00eame et de la difficult\u00e9 \u00e0 l\u2019aborder avec justesse, sinon avec justice.<\/p>\n\n\n\n<p>Je vais d\u00e9velopper maintenant, en \u00e9cho \u00e0 des choses qui ont \u00e9t\u00e9 dites, les multiples \u00e9clairages que cette journ\u00e9e apporte \u00e0 cette notion. J\u2019utilise pr\u00e9cis\u00e9ment les termes de notion, concept, mot car la r\u00e9gression est par essence, et je dirai par nature, probl\u00e9matique, et n\u2019a rien d\u2019\u00e9vident.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9gression&nbsp;: un concept critique<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Premi\u00e8re r\u00e9f\u00e9rence&nbsp;: Freud<\/h3>\n\n\n\n<p>Lorsque Freud parle de r\u00e9gression, il l\u2019emploie \u00e0 la fois dans un usage descriptif &#8211; et Catherine Chabert nous l\u2019a rappel\u00e9 &#8211; mais il insiste aussi sur le fait que la psychanalyse comporte une sorte d\u2019orientation r\u00e9gressive. Qu\u2019est-ce que cela signifie pour lui une \u00ab&nbsp;orientation r\u00e9gressive&nbsp;\u00bb&nbsp;? Cela veut dire qu\u2019elle est port\u00e9e vers tout ce qu\u2019il appelle une exp\u00e9rience ant\u00e9rieure ou le pass\u00e9 en tant que tel. Freud \u00e9crit cela en 1926 et il est extr\u00eamement prudent. Par cons\u00e9quent c\u2019est en fonction du pass\u00e9 que le mot \u00ab&nbsp;r\u00e9gression&nbsp;\u00bb \u00e9merge. Mais le pass\u00e9 n\u2019est pas simplement ce qui est ant\u00e9rieur, le pass\u00e9, c\u2019est aussi le r\u00eave de la veille, et ainsi, on n\u2019est plus dans le pass\u00e9 en tant que tel, on est dans l\u2019ab\u00eeme qu\u2019ouvre l\u2019analyse du r\u00eave, c\u2019est-\u00e0-dire un pass\u00e9 qui non seulement est pr\u00e9sent mais qui contient tout ce que le r\u00eave am\u00e8ne, c\u2019est-\u00e0-dire des spectres, des monstres, un chaos, une d\u00e9sorganisation, quelque chose qui est continu, qui est pr\u00e9sent, et qui, en somme, ne se laisse pas r\u00e9duire au pass\u00e9 en tant que tel, et c\u2019est bien tout cela que la r\u00e9gression fait \u00e9merger.<\/p>\n\n\n\n<p>De ce point de vue, la r\u00e9gression a aussi \u00e9t\u00e9 un concept critique dans la psychanalyse qui a permis \u00e0 la fois de d\u00e9gager des \u00e9l\u00e9ments nouveaux et qui, en m\u00eame temps, chaque fois de fa\u00e7on diff\u00e9rente, a mis en avant ce dont nous n\u2019avons cess\u00e9 de parler dans cette journ\u00e9e sous des modalit\u00e9s diff\u00e9rentes, la co-pr\u00e9sence, qu\u2019est-ce qui est partag\u00e9&nbsp;? Quand Jacques Andr\u00e9 nous dit que le <em>setting<\/em> ne suffit pas, alors qu\u2019est-ce qu\u2019il faut&nbsp;? Et bien il faut quelque chose de la pr\u00e9sence de l\u2019analyste, mais sa pr\u00e9sence ne suffit pas, il y faut peut-\u00eatre son d\u00e9sir, son implication, son inconscient, bref tout ce qui fait qu\u2019au fond la r\u00e9gression ne se suffit pas \u00e0 elle-m\u00eame, si on peut dire, et que quelque soit la fa\u00e7on dont on analyse et d\u00e9crit ce qui se passe dans une cure, l\u2019analyste y est impliqu\u00e9 au del\u00e0 de sa simple pr\u00e9sence. En effet, il est amen\u00e9 \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir et \u00e0 s\u2019interroger sur ce que signifie, pour lui, \u00eatre pr\u00e9sent dans une s\u00e9ance. Souvenons-nous de Winnicott disant \u00ab&nbsp;la seule chose que je peux donner \u00e0 mes patients, c\u2019est ma pr\u00e9sence&nbsp;\u00bb mais cette pr\u00e9sence, il n\u2019arr\u00eate pas de la diff\u00e9rencier, d\u2019en parler, de la moduler, en fonction de tous les \u00e9l\u00e9ments qui le guident dans sa clinique et dans sa recherche.<\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019y a pas de doute que Freud ait cru \u00e0 la r\u00e9gression, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 il pensait (et il a toujours pens\u00e9) que tout se conservait dans l\u2019inconscient, que tous les souvenirs \u00e9taient gard\u00e9s et que par cons\u00e9quent tout pouvait revenir dans la cure. La r\u00e9gression, au sens de la possibilit\u00e9 de retrouver le pass\u00e9 et de s\u2019en souvenir &#8211; retrouver le pass\u00e9, ce n\u2019est pas pour s\u2019y r\u00e9installer, mais pour s\u2019en souvenir &#8211; restait pour lui l\u2019axe majeur de l\u2019espoir qu\u2019il avait dans le travail analytique \u00e9tant donn\u00e9 la fa\u00e7on dont il le concevait. L\u2019id\u00e9e qu\u2019il avait de la r\u00e9gression allait avec une certaine confiance dans la r\u00e9gression, confiance dans le pouvoir analytique de la r\u00e9gression, et confiance aussi dans son pouvoir th\u00e9rapeutique.<\/p>\n\n\n\n<p>Nous avons de l\u2019aveu de Freud lui-m\u00eame, le t\u00e9moignage que cette trop grande simplicit\u00e9, si je puis dire, du processus analytique, cette trop grande fiabilit\u00e9 contemporaine de l\u2019espoir que Freud avait en la psychanalyse de modifier un certain nombre de choses, s\u2019est heurt\u00e9e \u00e0 un certain nombre de limites. Laurence Kahn l\u2019a \u00e9voqu\u00e9 dans son intervention et je les \u00e9num\u00e8re bri\u00e8vement.<\/p>\n\n\n\n<p>Toute une partie de l\u2019analyse de l\u2019<em>Homme aux loups<\/em> est un exemple majeur des limites du pouvoir de la r\u00e9gression dans l\u2019analyse, puisqu\u2019en somme Freud n\u2019a fait que chercher le souvenir de la sc\u00e8ne originaire et finalement il a \u00e9t\u00e9 oblig\u00e9 de se rabattre sur le fantasme, il a donc d\u00fb d\u00e9ployer un autre registre, avec lui et malgr\u00e9 lui, qui bien s\u00fbr a inscrit la r\u00e9alit\u00e9 psychique sur un terrain peut-\u00eatre beaucoup plus solide que pr\u00e9c\u00e9demment, mais en m\u00eame temps \u00e7a ne s\u2019est pas fait sans d\u00e9g\u00e2t, c\u2019est-\u00e0-dire sans que l\u2019analyse de l\u2019<em>Homme aux loups<\/em> lui-m\u00eame ne doive subir le prix de cette confiance excessive, de cette qu\u00eate excessive de Freud dans une certaine id\u00e9e de qu\u00eate du pass\u00e9 et donc dans une certaine id\u00e9e de la r\u00e9gression. Donc l\u00e0, il y a effectivement une limite tr\u00e8s claire qui s\u2019est pos\u00e9e en ce qui concerne le pouvoir majeur du r\u00e9gressif dans la cure.<\/p>\n\n\n\n<p>Un autre \u00e9l\u00e9ment tout \u00e0 fait important&nbsp;: la reconnaissance de la pulsion de mort, de la r\u00e9p\u00e9tition et de la n\u00e9gativit\u00e9 est aussi un obstacle majeur \u00e0 l\u2019illusion du pouvoir de la r\u00e9gression, puisqu\u2019en somme cela ne conduit pas \u00e0 un champ, \u00e0 un terrain qui permettrait une reconstitution, de recouvrer une vie psychique, mais au contraire cela confronte \u00e0 l\u2019irr\u00e9ductible d\u2019une vie psychique, qui non seulement ne peut pas changer aussi facilement qu\u2019on le souhaiterait, mais en plus est travaill\u00e9 par une n\u00e9gativit\u00e9 qui utilise la r\u00e9gression, je dirai, \u00e0 son propre b\u00e9n\u00e9fice, contre ce qu\u2019on pouvait attendre de positif dans la r\u00e9gression. Donc l\u00e0, il y a vraiment quelque chose qui est un retournement.<\/p>\n\n\n\n<p>De ce point de vue, est-ce qu\u2019il ne faudrait pas utiliser d\u2019autres termes, c\u2019est-\u00e0-dire garder le terme \u00ab&nbsp;r\u00e9gression&nbsp;\u00bb avec le risque que ce mot d\u00e9finisse trop un objet de la r\u00e9gression, et utiliser le mot \u00ab&nbsp;r\u00e9gressivit\u00e9&nbsp;\u00bb comme une sorte de potentialit\u00e9 psychique dont il serait assez ind\u00e9cidable au d\u00e9part si on peut l\u2019utiliser d\u2019une fa\u00e7on qui soit b\u00e9n\u00e9fique pour la cure, c\u2019est-\u00e0-dire d\u2019une fa\u00e7on th\u00e9rapeutique, ou bien si elle porte en soi une certaine n\u00e9gativit\u00e9 qui, \u00e0 ce moment l\u00e0, tournerait de l\u2019autre fa\u00e7on.<\/p>\n\n\n\n<p>Autrement dit, le terme de \u00ab&nbsp;r\u00e9gression&nbsp;\u00bb me para\u00eet \u00eatre une interpr\u00e9tation d\u2019une sorte de \u00ab&nbsp;r\u00e9gressivit\u00e9&nbsp;\u00bb g\u00e9n\u00e9rale, comme le terme de \u00ab&nbsp;d\u00e9pressivit\u00e9&nbsp;\u00bb utilis\u00e9 ce matin, serait une potentialit\u00e9 pouvant donner une issue ou emp\u00eacher toute issue, mais qu\u2019il faudrait diff\u00e9rencier sans doute de la \u00ab&nbsp;d\u00e9pression&nbsp;\u00bb. Il y aurait donc une r\u00e9gressivit\u00e9 psychique favoris\u00e9e par la cure, mais qui en elle-m\u00eame pourrait se d\u00e9ployer dans des registres assez diff\u00e9rents.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La question de la diff\u00e9rence, du conflit, de l\u2019opposition entre Freud et Ferenczi<\/h3>\n\n\n\n<p>On voit bien que Ferenczi va sur des pistes cliniques diff\u00e9rentes qui sont celles qu\u2019ouvre le trauma et dans lesquelles il s\u2019engage dans une critique de son analyse de Freud, et que Freud l\u00e0-dessus ne le suit pas, il ne veut pas aller (ou dit qu\u2019il n\u2019a pas voulu y aller) l\u00e0 o\u00f9 Ferenczi dit qu\u2019il aurait voulu que Freud aille. Ferenczi s\u2019engage sur une autre piste, mais il ne s\u2019agit pas de savoir si Freud avait raison ou tort, il s\u2019agit simplement de noter que face \u00e0 cette question de la r\u00e9gression, il y a un terrain sur lequel Freud n\u2019a pas (ou plus) voulu s\u2019engager, ce qui est tout \u00e0 fait autre chose. On trouve la m\u00eame position chez Lacan et chez Winnicott, et cela fait partie du probl\u00e8me.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est cela que j\u2019appelle \u00ab&nbsp;la peur de la r\u00e9gression&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;la crainte de la r\u00e9gression&nbsp;\u00bb <em>du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019analyste<\/em>, en fonction des exp\u00e9riences pr\u00e9c\u00e9dentes.<\/p>\n\n\n\n<p>Ferenczi initie un certain nombre de pratiques, de positions, il \u00e9crit ce fantastique <em>Journal clinique<\/em>, mais il \u00e9crit aussi ces deux textes merveilleux <em>L\u2019enfant mal accueilli et sa pulsion de mort<\/em> (on pourrait remplacer cela par le \u00ab&nbsp;patient&nbsp;\u00bb mal accueilli et sa pulsion de mort) et <em>La confusion de langue entre les adultes et l\u2019enfant<\/em>, que j\u2019ai toujours entendu sur le mode de la confusion des langues entre le patient et l\u2019analyste, car c\u2019est de cela dont il s\u2019agit. Cette confusion des langues, il est vraisemblable qu\u2019elle soit d\u2019abord apparue \u00e0 Ferenczi dans le registre de son transfert avec Freud, et qu\u2019il ait pu interpr\u00e9ter cette difficult\u00e9, \u00e0 la fois dans le souvenir et dans l\u2019\u00e9coute de ses patients et dans le registre de la confusion des langues entre l\u2019enfant et l\u2019adulte.<\/p>\n\n\n\n<p>A quoi m\u00e8ne cette confusion des langues&nbsp;? Elle m\u00e8ne au registre du traumatique. Elle m\u00e8ne aux multiples registres de discontinuit\u00e9 potentiellement traumatisante entre l\u2019adulte et l\u2019enfant, entre l\u2019enfant et l\u2019adulte, entre le psychisme des uns et des autres, entre le d\u00e9sir des uns et des autres, et l\u2019extr\u00eame difficult\u00e9 de symboliser cette discontinuit\u00e9, et de reconstruire \u00e0 partir de ces discontinuit\u00e9s une continuit\u00e9 conquise mais qui garde la m\u00e9moire des ruptures pr\u00e9c\u00e9dentes, des dissociations pr\u00e9c\u00e9dentes, des discontinuit\u00e9s pr\u00e9c\u00e9dentes. Avant de parler de co-pr\u00e9sence, il faut parler de co-absence, de tout ce qui n\u2019a pas pu exister avant. Et, Ferenczi introduit dans la question de la r\u00e9gression, la question du traumatisme et des traumatismes, il se demande alors si la pens\u00e9e du traumatisme et la reconnaissance des traumatismes ne nous obligent pas \u00e0 changer radicalement la pens\u00e9e que nous pouvons avoir de la r\u00e9gression parce que d\u2019autres \u00e9l\u00e9ments s\u2019y introduisent et qu\u2019\u00e0 ce moment-l\u00e0, la position de l\u2019analyste et son travail dans la conduite de la cure ne sont plus les m\u00eames. De cela, Freud ne veut rien savoir et nous en avons de multiples t\u00e9moignages. Ce qui est quand m\u00eame dr\u00f4le, si je puis dire, ce sont ces deux faits. Ferenczi, apr\u00e8s avoir lu sa conf\u00e9rence \u00e0 un colloque, souffrait beaucoup de la fermeture de Freud, il va le voir, lui parle et \u00e9crit dans une correspondance \u00ab&nbsp;Freud me tourna le dos et refusa de me serrer la main&nbsp;\u00bb&nbsp;: rupture d\u2019alliance et dos effectivement tourn\u00e9. Et \u00e0 un autre moment \u00e0 peu pr\u00e8s contemporain, Freud s\u2019\u00e9tonne de l\u2019audace de Ferenczi dans son abord du transfert. Il dit \u00e0 Ferenczi qu\u2019il se met en danger et il lui \u00e9crit qu\u2019il a eu des exp\u00e9riences comparables mais qu\u2019en somme il en est revenu. Et pour lui dire qu\u2019il en est revenu, Freud \u00e9crit ceci \u00ab&nbsp;vous savez, moi, je suis comme un \u00e9poux, qui le lendemain de sa nuit de noce, dirait \u00e0 sa jeune \u00e9pouse \u00e0 propos de la sexualit\u00e9, maintenant que tu sais ce que c\u2019est, on va en rester l\u00e0&nbsp;!&nbsp;\u00bb. C\u2019est sid\u00e9rant car c\u2019est \u00e0 la fois brusquement reconna\u00eetre qu\u2019il y aurait quelque chose comme le rapport sexuel dans un certain abord du transfert, et en m\u00eame temps avec \u00ab&nbsp;on en reste l\u00e0&nbsp;\u00bb c\u2019est peut-\u00eatre tr\u00e8s \u00e9trangement ce que Freud a voulu dire \u00e0 Ferenczi \u00ab&nbsp;moi j\u2019en suis rest\u00e9 l\u00e0, allez-y, mais \u00e0 vos risques et p\u00e9rils, ne comptez pas sur moi pour vous suivre&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La position de Lacan<\/h3>\n\n\n\n<p>Jacques Andr\u00e9 nous a rappel\u00e9 la position de Lacan par rapport \u00e0 la r\u00e9gression dans les ann\u00e9es 50-55, et cette position de Lacan disait que la r\u00e9gression n\u2019existe pas. Alors effectivement \u00e7a a un sens par rapport \u00e0 Lacan, mais aussi sans doute, par rapport \u00e0 nous. C\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019il n\u2019y a pas dans la cure une r\u00e9gression d\u2019un stade \u00e0 un autre jusqu\u2019\u00e0 une sorte d\u2019enfance compl\u00e8tement mythique. Dans la cure, on est dans la parole, on est dans le symbolique, et il s\u2019agit de tout \u00e0 fait autre chose. Simplement quand Lacan tient cette position en 54, il veut dire aussi autre chose, et peut-\u00eatre que cette autre chose est encore plus important que la position qu\u2019il soutient quant \u00e0 la r\u00e9gression par rapport au stade. Ce qu\u2019il veut dire et qui n\u2019est pas rien, c\u2019est une position sur la place de la parole et du langage dans la cure. Donc c\u2019est une position qui \u00e9vacue simplement mais durablement ou durement ou \u00e0 l\u2019exc\u00e8s tout ce qui, apr\u00e8s, sera nomm\u00e9 langage du corps, pr\u00e9-verbal, et puis ensuite sensation, perception, \u00e9motion, etc. Il s\u2019agit pour Lacan de s\u2019ancrer sur le terrain du langage avec tous les malentendus que cela a cr\u00e9\u00e9, l\u00e0 o\u00f9 n\u2019est pas dans la r\u00e9gression, on est dans tout \u00e0 fait autre chose. Et puis il s\u2019agit aussi pour Lacan d\u2019\u00e9vacuer toute r\u00e9f\u00e9rence &#8211; ou la plus grande partie de la r\u00e9f\u00e9rence &#8211; au maternel dans l\u2019analyse. On voit bien tout ce que \u00e7a donnera dans toute une partie de l\u2019\u0153uvre de Lacan, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il revienne bien plus tard sur la question de la \u00ab&nbsp;lalangue&nbsp;\u00bb au maternel, etc., mais c\u2019est quelque chose qui s\u2019inaugure dans un \u00e9cart par rapport aux m\u00e8res, et par rapport au maternel, sous pr\u00e9texte que dans l\u2019analyse, on ne fait que parler.<\/p>\n\n\n\n<p>Donc il s\u2019agit de bien autre chose que de la r\u00e9gression, il s\u2019agit d\u2019une position. Et c\u2019est sur ce point-l\u00e0 que Vladimir Granoff s\u2019oppose \u00e0 Lacan. Au moment o\u00f9 Lacan dit ses propos en 55-56, Vladimir Granoff fait traduire <em>La confusion de langue entre les adultes et l\u2019enfant<\/em>,, et il prend une position diff\u00e9rente, pas forc\u00e9ment oppos\u00e9e \u00e0 la position de Lacan, en soutenant que l\u2019enfant est aussi l\u00e0, sur le divan. Pour Granoff, il ne suffit pas de parler de l\u2019infantile pour que le seul fait de parler de l\u2019infantile fasse oublier qu\u2019il y a un enfant sur le divan, il ne s\u2019agit pas de savoir si l\u2019enfant fait ses besoins ou pas, pleure ou pas, d\u2019ailleurs les adultes pleurent aussi, mais il s\u2019agit de savoir qu\u2019il y a un enfant sur le divan, et que par cons\u00e9quent, avec cet enfant, se r\u00e9introduit, sous l\u2019\u00e9gide de Ferenczi, la potentialit\u00e9 traumatique ou traumatisante de la r\u00e9gression dans l\u2019analyse dans le rapport patient\/analyste, c\u2019est cela qui est massivement r\u00e9introduit. Granoff raconte qu\u2019il a un entretien avec Lacan, et qu\u2019il lui am\u00e8ne cet article, et dans ses souvenirs, Granoff \u00e9crit \u00ab&nbsp;Lacan me tourna le dos et refusa de me serrer la main&nbsp;\u00bb. A l\u2019\u00e9poque, la correspondance Ferenczi n\u2019\u00e9tait pas encore publi\u00e9e, et Granoff utilise les m\u00eames termes&nbsp;! M\u00eame \u00e9v\u00e9nement, m\u00eame choc, m\u00eame impensable.<\/p>\n\n\n\n<p>Le probl\u00e8me des s\u00e9ances courtes dans la pratique de Lacan est qu\u2019elle s\u2019inscrit dans une r\u00e9gression qu\u2019elle d\u00e9nie et c\u2019est bien cela le probl\u00e8me. Quand on refuse quelque chose, \u00e9videmment on n\u2019est plus en mesure de penser les ph\u00e9nom\u00e8nes ou les sympt\u00f4mes r\u00e9gressifs qui peuvent s\u2019introduire et qui s\u2019inscrivent dans la pratique.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">La position de Winnicott<\/h3>\n\n\n\n<p>J\u2019en arrive \u00e0 Winnicott. Alors nous le savons et nous nous r\u00e9clamons de lui, Winnicott a r\u00e9introduit le concept et la notion de r\u00e9gression. Il aurait pu nous faire croire \u00e0 l\u2019illusion de la r\u00e9gression. C\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019en somme la r\u00e9gression tiendrait une place majeure dans le processus analytique et que, dans cette r\u00e9gression, nous retrouvons de quoi faire &#8211; comme le disait Maurice Corcos dans son intervention &#8211; une esp\u00e8ce de rebond psychique un peu maternel, qui ressourcerait la vie psychique et lui permettrait, au del\u00e0 de cette r\u00e9gression ou avec cette r\u00e9gression, de retrouver une assise solide.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais je soutiens que ce n\u2019est pas du tout ce que dit Winnicott lorsqu\u2019il parle de r\u00e9gression. Premi\u00e8rement quand il parle de r\u00e9gression, il y a une r\u00e9flexion psychopathologique, il ne met pas en avant la r\u00e9gression dans toutes les cures de la m\u00eame fa\u00e7on, dans toutes les circonstances. Deuxi\u00e8mement, il diff\u00e9rencie repli et r\u00e9gression. Troisi\u00e8mement, il insiste sur le fait que la question pour lui est de transformer la r\u00e9gression en processus th\u00e9rapeutique. Donc il s\u2019agit d\u2019une r\u00e9gressivit\u00e9 ou d\u2019une r\u00e9gression, dont il n\u2019est pas s\u00fbr qu\u2019elle soit en elle-m\u00eame fiable, qu\u2019elle soit par elle-m\u00eame prometteuse de quelque chose de th\u00e9rapeutique. Il faut la transformer en processus th\u00e9rapeutique, et c\u2019est au moment de la transformer en processus th\u00e9rapeutique qu\u2019il r\u00e9introduit, ou qu\u2019il d\u00e9veloppe, cette dualit\u00e9 winnicottienne de d\u00e9pendance et ind\u00e9pendance, c\u2019est une r\u00e9gression \u00e0 la d\u00e9pendance. Donc c\u2019est une r\u00e9gression qui est un retour aux liens et pas simplement \u00e0 l\u2019archa\u00efque, aux liens archa\u00efques les plus essentiels et les plus \u00ab&nbsp;premiers&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette notion de liens archa\u00efques premiers est tellement essentielle que dans le cas qui illustre cet article sur les vertus de la d\u00e9pression, il s\u2019agit de l\u2019article sur la cure d\u2019un petit gar\u00e7on qui dure 8 ans, il ne l\u2019a vu que 6 ou 7 fois pendant ces 8 ans, et tout ce qu\u2019il a fait pendant ces 6 ou 7 fois, c\u2019est d\u2019aider les parents. Donc c\u2019est un cas tout \u00e0 fait particulier qui nous dit bien qu\u2019il n\u2019\u00e9tait absolument pas na\u00eff vis-\u00e0-vis du probl\u00e8me. Il parle, \u00e0 ce moment-l\u00e0, de ce qui peut se passer au niveau de la d\u00e9pendance et des pathologies de la d\u00e9pendance en somme, il dit toujours que ce sont des enfants &#8211; et pour cet enfant-l\u00e0 &#8211; qui, pour un certain nombre de raisons, ont perdu la fiabilit\u00e9 dans un lien maternel. En fait, il ne s\u2019agit pas simplement d\u2019un lien maternel, il s\u2019agit de la confiance dans ce lien ou de la fiabilit\u00e9 dans ce lien. Et c\u2019est cette fiabilit\u00e9 qui aurait \u00e9t\u00e9 atteinte et c\u2019est cela qu\u2019il s\u2019agit de reconstituer pour que cette r\u00e9gression puisse avoir un pouvoir th\u00e9rapeutique, et par cons\u00e9quent aboutir \u00e0 ce que Winnicott appelle l\u2019int\u00e9gration. C\u2019est tout \u00e0 fait clair.<\/p>\n\n\n\n<p>Je terminerai juste sur le point suivant&nbsp;: cette r\u00e9gression au sens o\u00f9 l\u2019entend Winnicott, activit\u00e9\/r\u00e9activit\u00e9 conduit aux sources de la cr\u00e9ativit\u00e9, c\u2019est-\u00e0-dire qu\u2019elle ne conduit pas \u00e0 \u00ab&nbsp;r\u00e9activer&nbsp;\u00bb mais conduit \u00e0 \u00ab&nbsp;activer&nbsp;\u00bb quelque chose de nouveau, \u00e0 engendrer quelque chose de nouveau, elle conduit \u00e0 relancer ce qu\u2019il appelle la \u00ab&nbsp;cr\u00e9ativit\u00e9&nbsp;\u00bb qui est justement l\u2019arrachement ou l\u2019arrachage \u00e0 la soumission. Donc il n\u2019y a aucun doute, l\u2019h\u00e9ritage de Winnicott concernant la pens\u00e9e clinique de la r\u00e9gression, est qu\u2019elle n\u2019est pas op\u00e9rante si elle n\u2019engendre pas en elle-m\u00eame quelque chose d\u2019absolument nouveau et in\u00e9dit, qui ne peut pas avoir lieu si l\u2019analyste n\u2019y participe pas, c\u2019est ce que Winnicott appelle \u00ab&nbsp;cr\u00e9ativit\u00e9&nbsp;\u00bb, et qui par cons\u00e9quent implique et engage au plus haut la pr\u00e9sence, le transfert, le d\u00e9sir de l\u2019analyste dans le processus r\u00e9gressif, faute de quoi c\u2019est la r\u00e9p\u00e9tition, le chaos qui se d\u00e9cha\u00eene pour lui-m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9f\u00e9rences bibiographiques<\/h2>\n\n\n\n<p>Sandor Ferenczi, <em>Journal clinique<\/em>, janvier-octobre 1932, Paris, Payot, 1990.<\/p>\n\n\n\n<p>Sandor Ferenczi, <em>Confusion de langue entre les adultes et l\u2019enfant<\/em>, Paris, Payot, coll. \u00ab&nbsp;Petite Biblioth\u00e8que Payot&nbsp;\u00bb, 2004.<\/p>\n\n\n\n<p>Sandor Ferenczi, Psychanalyse IV,<em> \u0152uvres compl\u00e8tes, Tome IV<\/em>&nbsp;: 1927-1933, Payot.<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10564?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lorsque j\u2019ai choisi comme titre La peur de la r\u00e9gression, j\u2019avais dans l\u2019id\u00e9e quelque chose qui se rapprochait de la crainte de l\u2019effondrement. C\u2019est-\u00e0-dire la crainte de devoir r\u00e9-affronter une seconde fois une exp\u00e9rience qui avait \u00e9t\u00e9 v\u00e9cue une premi\u00e8re&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"rubrique":[1214],"thematique":[418],"auteur":[1548],"dossier":[591],"mode":[60],"revue":[592],"type_article":[452],"check":[2023],"class_list":["post-10564","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","rubrique-psychanalyse","thematique-transfert","auteur-patrick-guyomard","dossier-splendeurs-et-miseres-de-la-regression","mode-payant","revue-592","type_article-dossier","check-ok"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10564","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10564"}],"version-history":[{"count":5,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10564\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":15863,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10564\/revisions\/15863"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10564"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=10564"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=10564"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=10564"},{"taxonomy":"dossier","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/dossier?post=10564"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=10564"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=10564"},{"taxonomy":"type_article","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/type_article?post=10564"},{"taxonomy":"check","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/check?post=10564"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}