{"id":10521,"date":"2021-08-22T07:32:13","date_gmt":"2021-08-22T05:32:13","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/centre-victor-smirnoff-comment-ca-commence-2\/"},"modified":"2021-09-18T23:25:50","modified_gmt":"2021-09-18T21:25:50","slug":"centre-victor-smirnoff-comment-ca-commence","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/centre-victor-smirnoff-comment-ca-commence\/","title":{"rendered":"Centre Victor Smirnoff : comment \u00e7a commence"},"content":{"rendered":"\n<p>La sollicitation des responsables des diff\u00e9rentes institutions cliniques, par nos coll\u00e8gues universitaires, \u00e0 venir d\u00e9battre autour des \u00ab&nbsp;premiers temps&nbsp;\u00bb et plus pr\u00e9cis\u00e9ment autour de la place de la consultation aux <em>d\u00e9buts<\/em> de la psychanalyse, ainsi que mon souci de respecter un peu scrupuleusement cette incitation stimulante m\u2019ont conduite \u00e0 essayer de tenir ensemble la pr\u00e9sentation du Centre Victor Smirnoff avec ses sp\u00e9cificit\u00e9s, et ce double cadre des <em>d\u00e9buts<\/em> de la psychanalyse et des <em>d\u00e9buts<\/em> d\u2019un traitement. Sans d\u2019ailleurs oublier un autre <em>d\u00e9but<\/em>, celui de la formation d\u2019un analyste.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le d\u00e9but des cliniques psychanalytiques<\/h2>\n\n\n\n<p>C\u2019est dans l\u2019apr\u00e8s Premi\u00e8re Guerre mondiale que s\u2019affirme l\u2019int\u00e9r\u00eat pour la cr\u00e9ation de lieux de traitements possiblement gratuits, priv\u00e9s ou publics. L\u2019ardent engagement de Freud exprim\u00e9 dans son fameux discours du congr\u00e8s de Budapest en septembre 1918 sera suivi par les r\u00e9alisations tout aussi enthousiastes de ses \u00e9l\u00e8ves&nbsp;: la Policlinique de Berlin en 1920 (Eitingon et Simmel), l\u2019Ambulatorium de Vienne en 1922 (Hitschmann), la clinique psychanalytique de Londres en 1926 (Jones) et celle de Budapest (Ferenczi et Balint) en 1931.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien s\u00fbr, le succ\u00e8s du traitement psychanalytique des n\u00e9vroses traumatiques de guerre n\u2019est pas pour rien dans les soutiens qu\u2019ont re\u00e7us les projets de cr\u00e9ation de ces \u00e9tablissements<sup>1<\/sup>. Mais avec le congr\u00e8s de 1918, nous pouvons penser qu\u2019ont \u00e9t\u00e9 surtout d\u00e9terminants l\u2019\u00e9lan de vie faisant suite \u00e0 la boucherie de la Grande Guerre et l\u2019\u00e9lan social caract\u00e9ristique de cette p\u00e9riode. Le congr\u00e8s regarde vers l\u2019avenir plus que vers l\u2019horreur du pass\u00e9 r\u00e9cent<sup>2<\/sup>. L\u2019essor des mouvements social-d\u00e9mocrate et communiste participe par ailleurs \u00e0 cette volont\u00e9 d\u2019\u00e9mancipation, qui au combat contre l\u2019ali\u00e9nation psychique, ajoute l\u2019exigence de justice et d\u2019\u00e9galit\u00e9. Freud y est sensible et s\u2019exprime dans ce sens&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Voici, d\u2019autre part, ce qui est \u00e0 pr\u00e9voir&nbsp;: un jour ou l\u2019autre, la conscience morale de la soci\u00e9t\u00e9 s\u2019\u00e9veillera et elle lui rappellera que le pauvre a tout aussi bien droit \u00e0 l\u2019aide animique qu\u2019\u00e0 celle que de nos jours il a d\u00e9j\u00e0, l\u2019aide chirurgicale qui lui sauve la vie (\u2026).<\/em><sup>3<\/sup>&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>La derni\u00e8re clinique cr\u00e9\u00e9e du vivant de Freud, celle de Budapest, ouvre ses portes en 1931, bien apr\u00e8s la p\u00e9riode d\u2019espoir et d\u2019optimisme pendant laquelle elle a \u00e9t\u00e9 con\u00e7ue en 1918. 1931, c\u2019est bien tard. Et donc le tournant de 1920, toute cette \u00e9laboration o\u00f9 il a fallu prendre acte de ce qui r\u00e9siste, et qui r\u00e9siste autrement, et o\u00f9 il a fallu le penser avec la sp\u00e9culation de la pulsion de mort, rien de tout cela ne semble avoir vraiment entam\u00e9 la d\u00e9termination de Freud et de ses \u00e9l\u00e8ves \u00e0 ouvrir des centres gratuits o\u00f9 de \u00ab&nbsp;bons&nbsp;\u00bb traitements seraient apport\u00e9s au plus grand nombre qui bien s\u00fbr n\u2019en tirerait que profit. Le n\u00e9gatif n\u2019a pas encore \u00e9tendu son ombre sur la m\u00e9taphore chirurgicale de 1918. Ainsi malgr\u00e9 les menaces du national-socialisme qui en ce temps se pr\u00e9cisent, les convictions restent pourtant inentam\u00e9es, comme pour E. Simmel qui encore \u00ab&nbsp;croyait que la collectivit\u00e9 \u00e9tait le moteur de la survie&nbsp;\u00bb et consid\u00e9rait que \u00ab&nbsp;les cliniques gratuites incarnaient la collectivit\u00e9 au sein de la psychanalyse&nbsp;\u00bb<sup>4<\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le d\u00e9but du Centre Victor Smirnoff<\/h2>\n\n\n\n<p>Autre temps, autre d\u00e9but.<\/p>\n\n\n\n<p>La cr\u00e9ation du centre Victor Smirnoff s\u2019inscrit dans une toute autre temporalit\u00e9 historique, en 1955. Nous sommes aussi dans un temps d\u2019apr\u00e8s-guerre. Mais \u00e0 cette \u00e9poque, la psychanalyse fran\u00e7aise n\u2019a pas vraiment pris la mesure de ce que le pouvoir nazi a inflig\u00e9 aux \u00eatres, aux institutions, \u00e0 la langue et \u00e0 la pens\u00e9e. Elle n\u2019a pas v\u00e9cu la trag\u00e9die aussi terriblement que les analystes de l\u2019Europe de l\u2019Est. En France, certains sont rest\u00e9s travailler \u00e0 Paris (Lacan, Dolto,..), certains ont \u00e9migr\u00e9 (Loewenstein, Bonaparte), certains sont entr\u00e9s dans la R\u00e9sistance (Nacht, Lavie,..) et certains ont flanch\u00e9 (le cas de Laforgue). La terreur stalinienne n\u2019est pas encore largement connue ni reconnue.<\/p>\n\n\n\n<p>Le m\u00eame \u00e9lan social qu\u2019en 1918 existe bien, avec l\u2019importance des id\u00e9es social-d\u00e9mocrates et communistes. Mais c\u2019est surtout la psychiatrie de l\u2019apr\u00e8s-guerre qui en a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9e&nbsp;; une psychiatrie profond\u00e9ment meurtrie par les cons\u00e9quences tragiques de la vie asilaire par temps de guerre&nbsp;: malades abandonn\u00e9s sur les routes ou morts de faim dans les asiles psychiatriques. La psychoth\u00e9rapie institutionnelle prend ainsi son essor, \u00e0 Saint-Alban avec Tosquelles et Bonnaf\u00e9, \u00e0 la clinique de La Borde avec Jean Oury, \u00e0 l\u2019ASM 13 avec Philippe Paumelle, etc. Mouvement presque contemporain de la mise en place de la sectorisation en psychiatrie.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour V. Smirnoff, cr\u00e9er une clinique psychanalytique ne visait pas principalement \u00e0 apporter les bienfaits des traitements analytiques \u00e0 une population qui n\u2019en n\u2019avait pas les moyens, mais bien plut\u00f4t \u00e0 \u0153uvrer \u00e0 la diffusion de la psychanalyse dans la psychiatrie publique et \u00e0 lui donner une vraie place dans le service public de psychiatrie. V. Smirnoff a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de diff\u00e9rents appuis&nbsp;: sollicit\u00e9 par le Dr H. Duch\u00eane, m\u00e9decin directeur du D\u00e9partement d\u2019Hygi\u00e8ne Mentale de la Seine, homme lib\u00e9ral et tr\u00e8s int\u00e9ress\u00e9 \u00e0 la psychanalyse, il fut \u00e9galement tr\u00e8s soutenu par le Dr Daumezon. Contrairement aux d\u00e9buts des premi\u00e8res cliniques psychanalytiques, en butte \u00e0 la d\u00e9fiance, voire \u00e0 l\u2019hostilit\u00e9 des milieux m\u00e9dicaux hospitalo-universitaires viennois et allemands, les centres fran\u00e7ais ont \u00e9t\u00e9 d\u2019embl\u00e9e aid\u00e9s et li\u00e9s \u00e0 la psychiatrie publique et \u00e0 l\u2019universit\u00e9. Il nous revient aujourd\u2019hui de travailler de part et d\u2019autre \u00e0 poursuivre cette f\u00e9conde coop\u00e9ration.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce contexte historique, la cr\u00e9ation du Centre Victor Smirnoff se fait dans le temps tr\u00e8s fran\u00e7ais d\u2019une autre guerre, celle de la scission de la SPP <em>(Soci\u00e9t\u00e9 Psychanalytique de Paris)<\/em> en 1953, unique soci\u00e9t\u00e9 de psychanalyse en France \u00e0 l\u2019\u00e9poque. Des analystes, suivis par Lacan qui en \u00e9tait pourtant le pr\u00e9sident \u00e0 ce moment-l\u00e0, la quittent pour cr\u00e9er la SFP <em>(Soci\u00e9t\u00e9 Fran\u00e7aise de Psychanalyse)<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>V. Smirnoff choisit en 1954 de faire son analyse avec Lacan, il la poursuivra jusqu\u2019en 1962. Il fera sa formation \u00e0 la SFP. Peu de temps apr\u00e8s la fin de son analyse, il ne suivra pas son analyste et il s\u2019engagera dans le groupe dont celui-ci sera exclu en 1964 par l\u2019IPA <em>(International Psychoanalytical Association)<\/em> et qui donnera naissance \u00e0 l\u2019APF <em>(Association Psychanalytique de France)<\/em>. Et pourtant en 1994, inscrivant ainsi sa filiation premi\u00e8re, il dira \u00e9tonnament du Centre&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Nous \u00e9tions pour la plupart lacaniens et certains appartenaient \u00e0 la maison rivale (\u2026).<\/em>&nbsp;\u00bb<sup>5<\/sup>, c\u2019est-\u00e0-dire la SPP&nbsp;!\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est bien l\u00e0 une des sp\u00e9cificit\u00e9s du Centre Victor Smirnoff&nbsp;: son fondateur ne l\u2019a ni rattach\u00e9 ni adoss\u00e9 \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 de psychanalyse, ni \u00e0 la SPF au d\u00e9but et pas plus \u00e0 l\u2019APF ensuite. Au contraire, Smirnoff a toujours tenu \u00e0 ce que les analystes travaillant au centre viennent de diff\u00e9rentes soci\u00e9t\u00e9s psychanalytiques, rattach\u00e9es \u00e0 l\u2019IPA et hors IPA. De 53 \u00e0 64, au sein de la SFP, Smirnoff \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 un passeur de textes, un traducteur (de Balint, Winnicott, Klein, mais aussi de Tausk et Ferenczi), un voyageur ou un promeneur, selon le titre allemand de son auto-pr\u00e9sentation&nbsp;: <em>Wanderer<\/em>. V. Smirnoff, venu de Russie en passant par l\u2019Allemagne, ayant quitt\u00e9 la psychiatrie pour la psychanalyse, puis la SPP pour la SFP, a toujours insist\u00e9 sur son d\u00e9sir de \u00ab&nbsp;rester un \u00e9migr\u00e9&nbsp;\u00bb<sup>6<\/sup>. Le centre sera et reste une Babel o\u00f9 nous tentons de parler diff\u00e9rentes langues analytiques. Et parfois m\u00eame, nous y arrivons&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le d\u00e9but de l\u2019institutionnalisation de la psychanalyse et le d\u00e9but des cliniques sont li\u00e9s<\/h2>\n\n\n\n<p>La cr\u00e9ation des cliniques psychanalytiques est d\u2019embl\u00e9e associ\u00e9e \u00e0 la question de la formation et bien s\u00fbr l\u2019apprentissage de la psychanalyse doit \u00e9galement \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme un des d\u00e9buts qui nous int\u00e9ressent. Freud s\u2019engage tr\u00e8s t\u00f4t &#8211; il envisage des sanatoriums psychanalytiques d\u00e8s 1911<sup>7<\/sup> &#8211; et tr\u00e8s fermement dans les diff\u00e9rents projets de policliniques. Il en a vite d\u00e9sign\u00e9 les enjeux&nbsp;: les cliniques peuvent garantir l\u2019ind\u00e9pendance de la jeune psychanalyse vis \u00e0 vis de la M\u00e9decine et de l\u2019Universit\u00e9 qui lui sont en partie hostiles. Elles seront aussi le lieu o\u00f9 se discutera la question de l\u2019analyse profane et o\u00f9 elle y trouvera des d\u00e9buts d\u2019exp\u00e9rimentation. Enfin, c\u2019est dans les cliniques que se professionnaliseront les \u00e9l\u00e8ves de Freud. D\u00e8s leur fondation, elles permettent de r\u00e9aliser deux v\u0153ux en m\u00eame temps&nbsp;: former un plus grand nombre d\u2019analystes et donner l\u2019opportunit\u00e9 de traitements analytiques \u00e0 une plus large population qui n\u2019y aurait <em>a priori<\/em> pas acc\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p>On peut comprendre que la question de la consultation se soit rapidement li\u00e9e dans les d\u00e9buts de la psychanalyse \u00e0 celle de la formation. En t\u00e9moigne au mieux la personne d\u2019Eitingon&nbsp;: \u00e0 la fois m\u00e9c\u00e8ne et organisateur de la <em>Poliklinik<\/em> de Berlin, c\u2019est \u00e9galement lui qui a institutionnalis\u00e9 la supervision et formalis\u00e9 ce qui deviendra au niveau mondial, \u00e0 l\u2019IPA, le mod\u00e8le de formation Eitingon. Mod\u00e8le qui abandonne en partie la souplesse de Freud dans les d\u00e9buts de la formation de ses \u00e9l\u00e8ves et aussi celle de l\u2019Ambulatorium de Vienne<sup>8<\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Evidemment, cela influencera la consultation, les premiers entretiens et leur issue, puisque ce temps consultatif &#8211; d\u2019ailleurs assur\u00e9 \u00e0 Berlin par le seul Eitingon &#8211; devra \u00e9valuer quelle est l\u2019indication de traitement pour un patient et, en m\u00eame temps, \u00e9valuer si le cas constitue ou pas une opportunit\u00e9 ad\u00e9quate de formation pour un analyste d\u00e9butant. Il faudra par exemple r\u00e9server les cas de n\u00e9vrose pour les analystes en formation.<\/p>\n\n\n\n<p>N\u00e9s tous deux en France dans cette p\u00e9riode de scission de 1953 o\u00f9 les conflits portaient pr\u00e9cis\u00e9ment sur la formation, le CCTP (Centre de Consultations et de Traitements Psychanalytiques de Paris) s\u2019est plut\u00f4t construit selon le mod\u00e8le Eitingon, tandis que le Centre Victor Smirnoff s\u2019est rapidement \u00e9loign\u00e9 d\u2019une vocation de formation. Comment pouvait-il en \u00eatre autrement puisqu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas adoss\u00e9 \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 analytique et surtout, que ses analystes venaient de formations diverses&nbsp;? Comment dans ce cas faire formation&nbsp;? Sensibilisation \u00e0 la psychanalyse, oui. Transmision, oui, notamment dans des groupes d\u2019analyses des pratiques destin\u00e9s \u00e0 de jeunes praticiens. Formation d\u2019analystes, s\u00fbrement pas&nbsp;; \u00e0 l\u2019exception du psychodrame qui est un lieu de formation de stagiaires. Les premiers entretiens au Centre ont donc \u00e9t\u00e9 d\u00e9gag\u00e9s de toute mission d\u2019\u00e9valuation en lien avec la formation, et la rencontre d\u2019un patient avec un seul analyste s\u2019est peu \u00e0 peu logiquement impos\u00e9e en l\u2019absence d\u2019objectifs et de contraintes de formation.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Rencontre plut\u00f4t que consultation&nbsp;: sp\u00e9cificit\u00e9s des d\u00e9buts au Centre Victor Smirnoff<\/h2>\n\n\n\n<p>Ces diff\u00e9rents \u00e9l\u00e9ments peuvent permettre de saisir dans quel contexte la formalisation des premi\u00e8res rencontres entre un patient et un analyste s\u2019est faite au Centre. Rencontre et non consultation puisqu\u2019il n\u2019y a justement pas de \u00ab&nbsp;consultation&nbsp;\u00bb au sens o\u00f9 ce mot <sup>9<\/sup>. Il n\u2019y a pas et il n\u2019y a presque jamais eu de temps consultatif au Centre. C\u2019est-\u00e0-dire que contrairement \u00e0 d\u2019autres institutions, le choix a \u00e9t\u00e9 fait de la rencontre d\u2019un seul analyste par chaque patient. Analyste qui restera le seul tout au long du traitement du patient au Centre.<\/p>\n\n\n\n<p>Cet unique analyste est seul \u00e0 d\u00e9cider et \u00e0 organiser les modalit\u00e9s de sa prise de d\u00e9cision \u00e0 l\u2019issue de la ou des premi\u00e8res rencontres&nbsp;; seul \u00e0 d\u00e9cider s\u2019il propose un traitement analytique ou pas, lequel (psychanalyse, psychoth\u00e9rapie ou psychodrame) et o\u00f9 (au centre ou r\u00e9-adresse vers le priv\u00e9). Dans ce temps premier, l\u2019analyste peut bien s\u00fbr recourir s\u2019il le souhaite aux tiers groupaux disponibles dans l\u2019institution&nbsp;: la r\u00e9union hebdomadaire de tous les analystes, les petits groupes de travail. Mais aussi aux tiers groupaux non institu\u00e9s que sont les \u00e9changes informels entre coll\u00e8gues. Ou encore hors du centre, les supervisions personnelles.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce dispositif est h\u00e9ritier des id\u00e9aux de Smirnoff, qui \u00e9crivait&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Chaque analyste est seul dans sa fa\u00e7on de vivre la psychanalyse&nbsp;; il est le seul responsable de sa th\u00e9orie et de sa pratique.<\/em><sup>10<\/sup>&nbsp;\u00bb. Tout en continuant, en 1994, \u00e0 se dire lacanien, il avait \u00e9voqu\u00e9 sa s\u00e9paration d\u2019avec Lacan en 1964 comme \u00ab&nbsp;<em>la condition pour trouver son propre style de pens\u00e9e et de pratique.<\/em><sup>11<\/sup>&nbsp;\u00bb Ainsi nous pouvons dire qu\u2019est mise en place au Centre une objectivation minimale de la r\u00e9f\u00e9rence tierce&nbsp;: l\u2019\u00e9change inter-analytique en interne est libre et peu formalis\u00e9, il n\u2019y a aucun \u00e9crit officiel \u00e0 aucun moment du traitement en dehors des donn\u00e9es administratives, les notes de l\u2019analyste restent personnelles. Tous les actes qu\u2019engage l\u2019analyste dans les premiers entretiens sont laiss\u00e9s \u00e0 sa seule responsabilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>La conviction est partag\u00e9e, \u00e0 la suite du fondateur, que ce temps premier est n\u00e9cessairement pris dans le contre-transfert de l\u2019analyste. Ce que V. Smirnoff appellera \u00ab&nbsp;maladie infantile de l\u2019analyste&nbsp;\u00bb<sup>12<\/sup>. C\u2019est \u00e0 M. Neyraut<sup>13<\/sup> qu\u2019il reprend l\u2019id\u00e9e de \u00ab&nbsp;pr\u00e9cession du contre-transfert&nbsp;\u00bb et il va emprunter \u00e0 J. Lacan et M. Klein ce qui restera d\u00e9finitivement pour lui le contre-transfert de sa puissante charge pulsionnelle et archa\u00efque. Smirnoff fera co\u00efncider ce qu\u2019il nomme les \u00ab&nbsp;fondements du contre-transfert&nbsp;\u00bb avec le signifiant lacanien qu\u2019il reprend \u00e0 son compte, <em>le style de l\u2019analyste<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Aucun temps, et encore moins ce temps premier de la rencontre, le d\u00e9but, ne peut \u00eatre soustrait \u00e0 cette mise contre-transf\u00e9rentielle de l\u2019analyste, ne peut \u00eatre v\u00e9ritablement objectiv\u00e9. Pour chaque analyste, ses d\u00e9sirs au pluriel, ses conflits pulsionnels, sa jouissance en jeu d\u00e8s les premiers entretiens avec un patient sont marqu\u00e9s par ce qui lui \u00e9chappe de cette mise initiale, par l\u2019obscurit\u00e9 de cet acte inaugural. C\u2019est bien la conviction du caract\u00e8re \u00ab&nbsp;privatissime&nbsp;\u00bb<sup>14<\/sup> de l\u2019engagement d\u2019un traitement qui impose que soient maintenus toujours actifs l\u2019id\u00e9al voire l\u2019id\u00e9alisation <em>d\u2019une perte la plus limit\u00e9e possible<\/em> entre la rencontre singuli\u00e8re, privatissime donc, et les modalit\u00e9s de sa communication ou de sa restitution au collectif pour laquelle il y a bien s\u00fbr la n\u00e9cessit\u00e9 <em>d\u2019\u00e9l\u00e9ments objectivants mais aussi r\u00e9duits que possible<\/em>. Limiter les temps objectivants, c\u2019est essayer de faire place \u00e0 <em>l\u2019in-su<\/em> dans toute rencontre et dans tout traitement. Et ensuite, de confier celui-ci au d\u00e9sir chez chaque analyste de trouver ses propres ressources de d\u00e9gagement, par son analyse, et par son rapport \u00e0 ses analystes et aux interlocuteurs qu\u2019il s\u2019est choisis dans sa filiation analytique. C\u2019est-\u00e0-dire au \u00ab&nbsp;d\u00e9sir de psychanalyse&nbsp;\u00bb de chacun. Les institutions cliniques de psychanalyse se doivent d\u2019inventer et de donner des <em>formes collectives \u00e0 ce d\u00e9sir de psychanalyse<\/em>&nbsp;; mais encore plus, au souhait de le partager, de le frotter au d\u00e9sir des autres, dans un collectif incarn\u00e9. En institution, <em>l\u2019autre<\/em> analyste n\u2019est pas seulement un interlocuteur interne&nbsp;; il est l\u00e0, tout pr\u00e8s de soi et des patients, et c\u2019est avec lui, avec tous les autres analystes de l\u2019\u00e9quipe, que se feront toutes les n\u00e9gociations organisant les mille actes signifiants du quotidien d\u2019une institution analytique, et toutes les transactions entre les id\u00e9aux de chacun.<\/p>\n\n\n\n<p>Victor Smirnoff nous a laiss\u00e9 en h\u00e9ritage l\u2019oxymore du <em>privatissime en institution<\/em>. C\u2019est peut-\u00eatre avec la construction du \u00ab&nbsp;site de l\u2019\u00e9tranger&nbsp;\u00bb propos\u00e9e par P. F\u00e9dida<sup>15<\/sup> que nous pouvons esp\u00e9rer voir l\u2019institution devenir un lieu o\u00f9 l\u2019absence de langues psychanalytiques communes n\u2019emp\u00eache pas des analystes de parler entre eux.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Et ensuite<\/h2>\n\n\n\n<p>Je serais tent\u00e9e de mettre en relief deux \u00e9l\u00e9ments qui me sont peu \u00e0 peu apparus tout au long de ces \u00e9changes et de ces r\u00e9flexions en commun.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019une part, est incontournable dans notre travail en institution la question de la place de <em>la transgression<\/em>. Celle-ci est absolument inh\u00e9rente \u00e0 tout engagement d\u2019un traitement psychanalytique pour que chaque analyste soit vraiment l\u00e0, en transgression, heureuse et in\u00e9vitable, du surmoi et des id\u00e9aux analytiques. Mais cette place de la transgression se pose tr\u00e8s pr\u00e9cis\u00e9ment d\u00e8s les d\u00e9buts des policliniques. C\u2019est la tenaille du texte de Freud du congr\u00e8s de Budapest. A la fois il reprend \u00e0 son compte la notion d\u2019activit\u00e9 th\u00e9rapeutique de Ferenczi&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Mais devons-nous nous en remettre au malade pour venir tout seul \u00e0 bout des r\u00e9sistances qu\u2019on lui a fait voir&nbsp;? Ne pouvons-nous ici lui apporter aucune autre aide que celle qu\u2019il doit \u00e0 l\u2019impulsion du transfert&nbsp;? Ne sommes-nous au contraire port\u00e9s \u00e0 l\u2019aider en le mettant dans la situation psychique qui est pr\u00e9cis\u00e9ment la plus favorable \u00e0 la liquidation souhait\u00e9e du conflit&nbsp;?<\/em>&nbsp;\u00bb. Mais pour aussit\u00f4t en fixer les limites et le cadre&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>(\u2026) mais (je) me contenterai de <em>mettre en relief un principe appel\u00e9 vraisemblablement \u00e0 r\u00e9gner sur ce domaine (la nouveaut\u00e9 technique de l\u2019activit\u00e9). Le voici&nbsp;: la cure analytique doit autant que possible \u00eatre conduite dans la privation &#8211; l\u2019abstinence<\/em><sup>16<\/sup>&nbsp;\u00bb. Et dans la fin de cette intervention, Freud \u00e9voque le grand projet des cliniques. Justement fait avec Ferenczi. Il reprend alors d\u2019une autre main tout ce qu\u2019il avait avanc\u00e9 auparavant&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>C\u2019est alors que s\u2019offrira \u00e0 nous la t\u00e2che d\u2019adapter notre technique aux nouvelles conditions, (\u2026) mais il nous faudra rechercher pour nos doctrines th\u00e9oriques l\u2019expression la plus simple et la plus saisissable, (\u2026) associer l\u2019aide animique au soutien mat\u00e9riel, (\u2026) allier abondamment l\u2019or pur de l\u2019analyse au cuivre de la suggestion directe, et m\u00eame l\u2019influencement hypnotique pourrait retrouver l\u00e0 une place, aussi bien que dans le traitement des n\u00e9vros\u00e9s de guerre.<\/em><sup>17<\/sup>&nbsp;\u00bb<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Nous restons, institutions de psychanalyse, les <em>champions de la transgression<\/em>. Elle continue d\u2019\u00eatre le vif de nos r\u00e9flexions&nbsp;: quelle place donner au tiers&nbsp;? Ne faut-il pas toujours en penser l\u2019opportunit\u00e9 pour tous les petits actes d\u2019une institution&nbsp;? Tiers incarn\u00e9 que le patient va rencontrer ou pas (deux analystes au CCTP et au centre Kestemberg, deux ou trois \u00e0 la CPM \u00e0 Montr\u00e9al, un analyste et un psychiatre au BAPU)&nbsp;? Comment faire avec la lat\u00e9ralisation du transfert offerte d\u2019embl\u00e9e au patient par un analyste pour lequel elle fait d\u00e9j\u00e0 partie de son contre-transfert puisqu\u2019il a pr\u00e9cis\u00e9ment fait le choix de venir travailler comme analyste en institution&nbsp;? L\u2019\u00e9norme question de la gratuit\u00e9 et de la dette&nbsp;? Etc. Mais c\u2019est peut-\u00eatre parce que nous sommes ces lieux d\u2019acuit\u00e9 de la transgression, aux niveaux th\u00e9orique, pratique, administratif, social et politique, que nous pouvons essayer de garder, sur cette cr\u00eate tr\u00e8s d\u00e9licate, un peu de la vivacit\u00e9 et de l\u2019enthousiasme des temps premiers.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, d\u2019autre part, nous nous tenons, l\u00e0, maintenant, apr\u00e8s l\u2019<em>Au-del\u00e0<\/em>, le tournant de 1920 et la pulsion de mort. Apr\u00e8s la Shoah et le Goulag. Apr\u00e8s Hiroshima. Apr\u00e8s tout l\u2019immense travail sur le n\u00e9gatif apport\u00e9 par de nombreux analystes. Pendant l\u2019emballement d\u2019un capitalisme financier et informatis\u00e9, comme a-c\u00e9phale. Et, avec les bouleversements \u00e9cologiques, nous voici contemporains de l\u2019ahurissante hypoth\u00e8se actuelle d\u2019une fin de l\u2019esp\u00e8ce humaine r\u00e9alis\u00e9e par ses propres moyens. Je ne saurais tout citer.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors, nous incombe, je crois, l\u2019imp\u00e9rieuse n\u00e9cessit\u00e9 de pr\u00e9server et d\u2019\u00e9tendre, j\u2019en suis profond\u00e9ment convaincue, l\u2019existence de lieux publics de psychanalyse. C\u2019est-\u00e0-dire les seuls lieux ouverts \u00e0 tous, o\u00f9 peut avoir sa place, \u00eatre entendue, \u00eatre pens\u00e9e et possiblement trait\u00e9e, la tenace volont\u00e9 humaine de ne pas gu\u00e9rir.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Notes<\/h2>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\"><li>Michelle Moreau Ricaud (2010), \u00ab&nbsp;La policlinique de Berlin (1920-1933)&nbsp;: une \u201corganisation nouvelle\u201d&nbsp;\u00bb, <em>Le Coq H\u00e9ron<\/em>, 201, (2), p. 37.<\/li><li>Elisabeth Ann Danto (2010), \u00ab&nbsp;Psychanalyse et justice sociale. L\u2019Ambulatorium de Vienne.&nbsp;\u00bb, <em>Le Coq H\u00e9ron<\/em>, 201, (2), p. 54.<\/li><li>Sigmund Freud (1918), \u00ab&nbsp;Les voies de la th\u00e9rapie psychanalytique&nbsp;\u00bb, in <em>Oeuvres compl\u00e8tes<\/em>, vol. XV, 1916-1920, Paris, PUF, 1996, p. 107.<\/li><li>Elisabeth Ann Danto (2010), \u00ab&nbsp;Une r\u00e9volution dans l\u2019\u00e2me de l\u2019homme&nbsp;\u00bb, <em>Le Coq H\u00e9ron<\/em>, 201, (2), p. 31.<\/li><li>Victor Smirnoff (1994), Texte fran\u00e7ais de <em>L\u2019Auto-pr\u00e9sentation<\/em>, dactyl. p. 12Ou N.V. Smirnoff (1994). Ein analytischer Wandersmann. Dans L. M. Hermanns (Hg.), <em>Die Psychonalyse in Selbstdarstellungen<\/em>, Bd.2. T\u00fcbingen, Allemagne&nbsp;: Diskord., p. 188<\/li><li>Victor Smirnoff (1994), <em>op. cit.<\/em>, p. 11<\/li><li>Michelle Moreau Ricaud (2010), <em>op. cit.<\/em>, p. 42.<\/li><li>Michelle Moreau Ricaud (2010), <em>op. cit.<\/em>, p. 41.<\/li><li>Jean-Luc Donnet (2013), \u00ab&nbsp;La rencontre consultative&nbsp;\u00bb, in Jacques Bouhsira et Martine Janin-Oudinot (dir.), <em>La consultation psychanalytique<\/em>, coll. \u00ab&nbsp;Monographies et d\u00e9bats de psychanalyse&nbsp;\u00bb, Paris, PUF, p. 29.<\/li><li>Victor Smirnoff (1994), <em>op. cit.<\/em>, p. 13<\/li><li>Victor Smirnoff (1994), <em>ibid.<\/em>, p. 8<\/li><li>Victor Smirnoff (1982), \u00ab&nbsp;Le contre-transfert, maladie infantile de l\u2019analyste&nbsp;\u00bb, <em>Topique<\/em>, n\u00b0 30, p. 5-26.<\/li><li>Michel Neyraut (1974), <em>Le transfert, \u00e9tude psychanalytique<\/em>, Paris, PUF.<\/li><li>Victor Smirnoff (1982), <em>op. cit.<\/em>, p. 202.<\/li><li>Pierre F\u00e9dida (1995), <em>Le site de l\u2019\u00e9tranger. La situation psychanalytique<\/em>. Paris, PUF.<\/li><li>Sigmund Freud (1918), <em>op. cit.<\/em>, p. 102<\/li><li>Sigmund Freud (1918), <em>op. cit.<\/em>, p. 108<\/li><\/ol>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Bibliographie<\/h2>\n\n\n\n<p>Danto E. A. (2010), \u00ab\u00a0Psychanalyse et justice sociale. L\u2019Ambulatorium de Vienne\u00a0\u00bb,<em> Le Coq H\u00e9ron<\/em>, 201, (2), p. 53-60.<\/p>\n\n\n\n<p>Danto E. A. (2010), \u00ab\u00a0Une r\u00e9volution dans l\u2019\u00e2me de l\u2019homme\u00a0\u00bb, <em>Le Coq H\u00e9ron<\/em>, 201, (2), p. 24-33.<\/p>\n\n\n\n<p>Donnet J.L. (2013), \u00ab\u00a0La rencontre consultative\u00a0\u00bb, in Jacques Bouhsira et Martine Janin-Oudinot (dir.),<em> La consultation psychanalytique<\/em>, coll. \u00ab\u00a0Monographies et d\u00e9bats de psychanalyse\u00a0\u00bb, Paris, PUF, p. 29-49.<\/p>\n\n\n\n<p>F\u00e9dida P. (1995), <em>Le site de l\u2019\u00e9tranger. La situation psychanalytique.<\/em> Paris, PUF.<\/p>\n\n\n\n<p>Freud S. (1918), \u00ab\u00a0Les voies de la th\u00e9rapie psychanalytique\u00a0\u00bb, in <em>Oeuvres compl\u00e8tes<\/em>, vol. XV, 1916-1920, Paris, PUF, 1996, p. 97-108.<\/p>\n\n\n\n<p>Moreau Ricaud M. (2010), \u00ab\u00a0La policlinique de Berlin (1920-1933)\u00a0: une \u201corganisation nouvelle\u201d\u00a0\u00bb, <em>Le Coq H\u00e9ron<\/em>, 201, (2), p. 36-44.<\/p>\n\n\n\n<p>Neyraut M. (1974), <em>Le transfert, \u00e9tude psychanalytique<\/em>, Paris, PUF.<\/p>\n\n\n\n<p>Smirnoff N. V. (1982), \u00ab\u00a0Le contre-transfert, maladie infantile de l\u2019analyste\u00a0\u00bb, <em>Topique<\/em>, n\u00b0 30, p. 5-26.<\/p>\n\n\n\n<p>Smirnoff N. V. (1994), Texte fran\u00e7ais de l\u2019Auto-pr\u00e9sentation, dactyl. Ou N.V. Smirnoff (1994). Ein analytischer Wandersmann. Dans L. M. Hermanns (Hg.), <em>Die Psychonalyse in Selbstdarstellungen<\/em>, Bd.2. T\u00fcbingen, Allemagne\u00a0: Diskord.<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10521?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La sollicitation des responsables des diff\u00e9rentes institutions cliniques, par nos coll\u00e8gues universitaires, \u00e0 venir d\u00e9battre autour des \u00ab&nbsp;premiers temps&nbsp;\u00bb et plus pr\u00e9cis\u00e9ment autour de la place de la consultation aux d\u00e9buts de la psychanalyse, ainsi que mon souci de respecter&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"rubrique":[1225,1214,1245],"thematique":[278,217,418],"auteur":[1464],"dossier":[485],"mode":[60],"revue":[486],"type_article":[452],"check":[2023],"class_list":["post-10521","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","rubrique-dispositif","rubrique-psychanalyse","rubrique-soin","thematique-institution","thematique-psychotherapie","thematique-transfert","auteur-anne-homer-koffi","dossier-la-consultation-psychanalytique-en-institution-1-3-quels-transferts","mode-payant","revue-486","type_article-dossier","check-ok"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10521","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10521"}],"version-history":[{"count":2,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10521\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":14315,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10521\/revisions\/14315"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10521"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=10521"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=10521"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=10521"},{"taxonomy":"dossier","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/dossier?post=10521"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=10521"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=10521"},{"taxonomy":"type_article","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/type_article?post=10521"},{"taxonomy":"check","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/check?post=10521"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}