{"id":10502,"date":"2021-08-22T07:32:10","date_gmt":"2021-08-22T05:32:10","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/black-mirror-le-narcissisme-a-lere-du-numerique-2\/"},"modified":"2021-09-30T20:31:28","modified_gmt":"2021-09-30T18:31:28","slug":"black-mirror-le-narcissisme-a-lere-du-numerique","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/black-mirror-le-narcissisme-a-lere-du-numerique\/","title":{"rendered":"Black Mirror : le narcissisme \u00e0 l\u2019\u00e8re du num\u00e9rique"},"content":{"rendered":"\n<p>La cyberculture offre des productions passionnantes, tant sur le plan artistique que scientifique. Terme apparu au d\u00e9but des ann\u00e9es 90, la cyberculture d\u00e9signe usuellement une certaine forme de culture qui se d\u00e9veloppe autour d\u2019internet. Selon la <em>Wikipedia<\/em>, la cyberculture englobe des productions tr\u00e8s diverses pr\u00e9sentant un lien avec les TIC (Technologies de l\u2019Information et de la Communication), notamment le multim\u00e9dia, dont les \u0153uvres m\u00e9langent image, son et programmation. Mais la notion de cyberculture va au-del\u00e0 d\u2019un genre culturel. Elle d\u00e9signerait&nbsp;: \u00ab&nbsp;un nouveau rapport au savoir, une transformation profonde de la notion m\u00eame de culture&nbsp;\u00bb, voire une intelligence collective, dont la <em>Wikipedia<\/em> pourrait justement servir d\u2019exemple. Cette r\u00e9volution culturelle marquerait aussi&nbsp;: \u00ab&nbsp;l\u2019av\u00e8nement de la culture-monde&nbsp;\u00bb ou encore de la <em>World philosophie<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>A l\u2019\u00e8re de la post, voire de l\u2019hyper-modernit\u00e9, les \u00e9crans sont devenus totalement indispensables dans nos vies quotidiennes. L\u2019observation des usages que nous faisons de ces \u00e9crans renvoie souvent \u00e0 celle des risques li\u00e9s \u00e0 des dur\u00e9es excessives d\u2019utilisation, ou encore \u00e0 la violence des images qui circulent et \u00e0 une certaine d\u00e9shumanisation des relations m\u00e9diatis\u00e9es par ordinateur, ou relations digitales. Sous certains aspects, ces usages renvoient \u00e0 un versant narcissique de la personnalit\u00e9, d\u00e9sign\u00e9e par Lasch (1979) sur un plan soci\u00e9tal comme&nbsp;: \u00ab&nbsp;la culture du narcissisme&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>De nombreux exemples des d\u00e9rives possibles li\u00e9es \u00e0 des usages toxiques des \u00e9crans sont donn\u00e9s dans la s\u00e9rie <em>Black Mirror<\/em>. Pr\u00e9cisons que la s\u00e9rie, devenue un format particuli\u00e8rement appr\u00e9ci\u00e9 et adapt\u00e9 aux \u00e9crans de t\u00e9l\u00e9vision, puis d\u2019ordinateurs, constitue une production culturelle \u00e0 part enti\u00e8re, pouvant donc \u00eatre r\u00e9v\u00e9latrice des valeurs de notre soci\u00e9t\u00e9. <em>Black Mirror<\/em> (2011) est une s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e britannique, cr\u00e9\u00e9e par Charlie Brooker. Les \u00e9pisodes sont reli\u00e9s par un th\u00e8me commun, la mise en \u0153uvre d\u2019une technologie dystopique. Le cr\u00e9ateur explique que le titre de la s\u00e9rie fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la technologie que nous consid\u00e9rons comme une drogue&nbsp;: \u00ab&nbsp;Si c\u2019est une drogue, alors quels en sont les effets secondaires&nbsp;? C\u2019est dans cette zone entre joie et embarras que <em>Black Mirror<\/em> se situe. Le <em>Black Mirror<\/em> du titre est celui que vous voyez sur chaque mur, sur chaque bureau et dans chaque main, un \u00e9cran froid et brillant d\u2019une t\u00e9l\u00e9vision ou d\u2019un smartphone. Chaque \u00e9pisode a un <em>casting<\/em> diff\u00e9rent, un d\u00e9cor diff\u00e9rent et une r\u00e9alit\u00e9 diff\u00e9rente, mais ils traitent tous de la fa\u00e7on dont nous vivons maintenant et de la fa\u00e7on dont nous pourrions vivre dans 10 minutes si nous sommes maladroits.&nbsp;\u00bb Par d\u00e9finition, l\u2019\u00e9cran sert \u00e0 projeter quelque chose et donc \u00e0 attirer le regard. La r\u00e9tine est d\u2019ailleurs elle-m\u00eame consid\u00e9r\u00e9e comme un \u00e9cran. Supports de projection, les \u00e9crans d\u2019aujourd\u2019hui sont souvent utilis\u00e9s comme des miroirs, et cette s\u00e9rie d\u00e9nonce les aspects d\u00e9shumanisants des TIC et les usages extr\u00eamement violents qui pourraient en \u00eatre faits, dans une soci\u00e9t\u00e9 tr\u00e8s proche de la n\u00f4tre. L\u2019\u00e9cran noir, support de projections fantasmatiques potentiellement violentes et archa\u00efques, semble pouvoir stimuler la pulsion scopique de certains utilisateurs et mener \u00e0 des d\u00e9rives, telles que celles figur\u00e9es dans la s\u00e9rie <em>Black mirror<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9cran peut ainsi \u00eatre utilis\u00e9 comme un miroir dans la relation qu\u2019il permet d\u2019\u00e9tablir avec les autres, \u00ab&nbsp;virtuels&nbsp;\u00bb. Dans ce cas, l\u2019aspect narcissique risque de pr\u00e9dominer sur la relation, pouvant entra\u00eener diverses cons\u00e9quences, telles que la d\u00e9pendance \u00e0 cet \u00ab&nbsp;\u00e9cran-miroir&nbsp;\u00bb, ou encore le renforcement de l\u2019isolement des utilisateurs, dans une forme d\u2019auto-satisfaction. On pourrait alors parler des risques de la \u00ab&nbsp;relation digitale non objectale&nbsp;\u00bb, ou \u00ab&nbsp;relation digitale narcissique&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Mais au-del\u00e0 des \u00e9crans, l\u2019une des probl\u00e9matiques actuelles en lien avec les usages des TIC concerne le robot. Le passage de l\u2019\u00e9cran au robot r\u00e9v\u00e8le une forme de corpor\u00e9isation de l\u2019ordinateur, qui adopte une apparence plus ou moins humaine. Le robot dispose d\u2019un corps, ce qui enrichit la palette des interactions sensorielles possibles, et donc probablement un sentiment de pr\u00e9sence intersubjective, par rapport \u00e0 une dimension plus sp\u00e9culaire et narcissique des \u00e9crans-miroirs. Ainsi, le sentiment de pr\u00e9sence est \u00e9voqu\u00e9 dans de nombreux travaux en cyberpsychologie et il repr\u00e9sente l\u2019un des vecteurs par lesquels on pourrait \u00e9valuer la qualit\u00e9 de la relation digitale, plus ou moins objectale. Cependant, les aspects sensoriels des robots humano\u00efdes accessibles actuellement sur le march\u00e9 fran\u00e7ais, tel que Nao, restent encore assez limit\u00e9s. Au contraire, les robots du Professeur Ishigiro sont terriblement humains. Au sujet des relations digitales entre les humains et les robots, une autre s\u00e9rie propose dans une fiction, cependant tr\u00e8s r\u00e9aliste, diff\u00e9rents sc\u00e9narios.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Real Humans&nbsp;: 100&nbsp;% humain<\/em> (2012) est une s\u00e9rie t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e dramatique su\u00e9doise cr\u00e9\u00e9e par Lars Lundstr\u00f6m. La s\u00e9rie se d\u00e9roule dans une Su\u00e8de contemporaine alternative, o\u00f9 l\u2019usage des andro\u00efdes devient de plus en plus pr\u00e9pond\u00e9rant. Ces andro\u00efdes &#8211; appel\u00e9s \u00ab&nbsp;hubots&nbsp;\u00bb dans la s\u00e9rie &#8211; ont investi les maisons et les entreprises pour aider dans les t\u00e2ches domestiques et industrielles. Les hubots, acronyme form\u00e9 de humain et robot, ont&nbsp;: un port USB au niveau de leur nuque, de sorte qu\u2019ils puissent \u00eatre programm\u00e9s, une prise \u00e9lectrique escamotable sous l\u2019aisselle gauche, et une fente port micro SD \u00e0 sa proximit\u00e9. Ils sont utilis\u00e9s comme domestiques, ouvriers, compagnons et m\u00eame comme partenaires sexuels, bien que la l\u00e9gislation du pays l\u2019interdise. Mais des logiciels pirates de plus en plus sophistiqu\u00e9s leur ont aussi permis d\u2019avoir des sentiments et des pens\u00e9es. Certains hubots sont en r\u00e9alit\u00e9 des clones d\u2019humains, auxquels on a ajout\u00e9 leur m\u00e9moire. Cette installation leur permet de devenir presque immortels, dans ces corps de robots, et ils sont recherch\u00e9s par la police pour \u00eatre \u00e9tudi\u00e9s et d\u00e9truits. Tandis que certaines personnes adoptent cette nouvelle technologie, d\u2019autres ont peur et redoutent ce qui pourrait arriver quand les humains sont peu \u00e0 peu remplac\u00e9s comme travailleurs, comme compagnons, parents et m\u00eame amants.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette fiction \u00e9voque le travail de Turkle sur les relations homme-machine, notamment dans son ouvrage <em>Seuls ensemble<\/em>. Selon l\u2019auteur, nos usages d\u2019internet nous ont pr\u00e9par\u00e9 au \u00ab&nbsp;moment robotique&nbsp;\u00bb actuel. En ligne, le privil\u00e8ge est accord\u00e9 \u00e0 notre capacit\u00e9 \u00e0 partager nos id\u00e9es, mais nous oublions facilement l\u2019importance de l\u2019\u00e9coute, des silences, du sens d\u2019une h\u00e9sitation. Ainsi, \u00ab&nbsp;les satisfactions \u201ccomme si\u201d du moment robotique&nbsp;\u00bb interrogent sur le fait qu\u2019en devenant amis avec les robots, nous perdrions de notre humanit\u00e9. L\u2019investissement massif des robots de compagnie nous conduirait \u00e0 un \u00ab&nbsp;voyage vers l\u2019oubli&nbsp;\u00bb des valeurs fondamentales de notre humanit\u00e9 car par essence, le robot ne mourra jamais. Ainsi, \u00ab&nbsp;l\u2019artificiel permet de cr\u00e9er un attachement sans risques&nbsp;\u00bb et nous \u00e9loigne donc de ce qui caract\u00e9rise les relations humaines, fondamentalement marqu\u00e9es par le manque, la mort et la s\u00e9paration. Tout en prenant en consid\u00e9ration ces r\u00e9flexions particuli\u00e8rement importantes \u00e0 l\u2019heure actuelle, on peut s\u2019interroger sur la possibilit\u00e9 d\u2019envisager d\u2019autres usages des TIC, plus humanistes, en renfor\u00e7ant la dimension intersubjective dans les interactions \u00e0 distance&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>La cyberpsychologie est une discipline \u00e9mergente qui \u00e9tudie les liens possibles entre la psychologie et les technologies num\u00e9riques. En cyberth\u00e9rapie, plusieurs protocoles de recherche et de soin sont d\u00e9j\u00e0 r\u00e9alis\u00e9s dans diff\u00e9rents pays, notamment pour le traitement de troubles psychopathologiques par exposition \u00e0 des environnements en r\u00e9alit\u00e9 virtuelle, ou encore par la m\u00e9diation psychoth\u00e9rapeutique par le jeu vid\u00e9o, et aussi la prise en charge psychoth\u00e9rapeutique de patients \u00e0 distance en visioconf\u00e9rence. Ces nouvelles m\u00e9thodes psychoth\u00e9rapeutiques sont encadr\u00e9es en Am\u00e9rique du Nord par un guide de pratique publi\u00e9 en 2013. Face \u00e0 l\u2019\u00e9mergence de ces types d\u2019usages des technologies, on peut s\u2019interroger sur la dimension plus ou moins intersubjective des relations digitales, en ayant notamment recours au sentiment de pr\u00e9sence pour nourrir cette r\u00e9flexion.<\/p>\n\n\n\n<p>Le sentiment de pr\u00e9sence et l\u2019immersion sont deux concepts qui int\u00e9ressent de plus en plus de chercheurs en \u00ab&nbsp;r\u00e9alit\u00e9 virtuelle&nbsp;\u00bb. La \u00ab&nbsp;pr\u00e9sence&nbsp;\u00bb \u00e9voque souvent un sentiment associ\u00e9 \u00e0 l\u2019immersion en \u00ab&nbsp;r\u00e9alit\u00e9 virtuelle&nbsp;\u00bb et encourag\u00e9 par cet environnement. La capacit\u00e9 de la personne \u00e0 se sentir \u00ab&nbsp;envelopp\u00e9e&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;pr\u00e9sente&nbsp;\u00bb dans un \u00ab&nbsp;environnement virtuel&nbsp;\u00bb semble \u00eatre n\u00e9cessaire, particuli\u00e8rement en psychologie, afin d\u2019offrir des services th\u00e9rapeutiques de qualit\u00e9 par l\u2019entremise de la \u00ab&nbsp;r\u00e9alit\u00e9 virtuelle&nbsp;\u00bb. La pr\u00e9sence est traditionnellement d\u00e9finie par la perception psychologique d\u2019\u00eatre \u00ab&nbsp;l\u00e0&nbsp;\u00bb, \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019environnement virtuel dans lequel la personne est immerg\u00e9e. Mais bien que les chercheurs s\u2019entendent sur cette d\u00e9finition, chacun ajoute des nuances quelque peu diff\u00e9rentes \u00e0 celle-ci. On note que les technologies actuelles en cyberpsychologie impliquent la plupart du temps des acteurs humains qui utilisent des machines, tant du c\u00f4t\u00e9 des psychologues que des patients. Cependant, on voit \u00e9merger des projets de recherche permettant l\u2019\u00e9laboration d\u2019avatars psychologues qui pourraient r\u00e9aliser un diagnostic psychopathologique. En menant cette r\u00e9flexion un peu plus loin, on peut d\u00e9j\u00e0 imaginer un robot psychologue\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 toutes ces questions et afin de limiter l\u2019aspect narcissique de l\u2019\u00e9cran-miroir, l\u2019apport de la psychologie clinique et de sa dimension \u00e9thique semble n\u00e9cessaire, afin d\u2019enrichir le champ de la cyber- psychologie. Ainsi, une r\u00e9flexion clinique en cyberpsychologie peut apporter des \u00e9l\u00e9ments de r\u00e9ponse afin de renforcer et de pr\u00e9server la dimension intersubjective, dans les interactions offertes par la technologie.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour sortir de l\u2019impasse du narcissisme, Lasch faisait appel \u00e0 la th\u00e9orie des \u00ab&nbsp;objets transitionnels&nbsp;\u00bb. Ainsi, les objets transitionnels aident l\u2019enfant \u00e0 reconna\u00eetre le monde ext\u00e9rieur comme quelque chose de distinct de lui, bien que reli\u00e9 \u00e0 lui. Mais ce caract\u00e8re transitionnel serait manquant dans les soci\u00e9t\u00e9s de consommation, qui ne laisseraient que rarement une place \u00e0 la frustration et au manque, facteurs contribuant \u00e0 l\u2019\u00e9laboration de la pens\u00e9e. Cette th\u00e9orie est tr\u00e8s utile pour analyser les usages actuels des TIC. Ainsi, favoriser le caract\u00e8re transitionnel d\u2019internet se distinguerait d\u2019un \u00ab&nbsp;usage narcissique&nbsp;\u00bb de cette technologie. Pour d\u00e9crire la constitution du sujet psychique, Winnicott a discut\u00e9 le stade du miroir, en y apportant un sens diff\u00e9rent de celui du miroir sp\u00e9culaire d\u00e9crit par Lacan. Ainsi, l\u2019espace potentiel cr\u00e9\u00e9 entre le regard de la m\u00e8re comme miroir et l\u2019enfant, constitue un espace de cr\u00e9ation du sujet. Cet espace potentiel est aussi une \u00ab&nbsp;aire de s\u00e9paration&nbsp;\u00bb, qui permet d\u2019aller \u00e0 la rencontre du \u00ab&nbsp;soi&nbsp;\u00bb. Le premier miroir, c\u2019est donc le visage de la m\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Cet aspect subjectivant du regard se retrouve dans le cadre de la visioconsultation, en tant que relation \u00e0 distance pouvant inclure un tiers humain symboliquement pr\u00e9sent et s\u2019illustrer dans un \u00e9change interactif et intersubjectif, que l\u2019on peut qualifier de \u00ab\u00a0relation digitale objectale\u00a0\u00bb, ou \u00ab\u00a0relation digitale intersubjective\u00a0\u00bb. L\u2019objectif de l\u2019exp\u00e9rience en visioconsultation a \u00e9t\u00e9, d\u00e8s la conception du dispositif, de favoriser l\u2019\u00e9tablissement d\u2019une relation d\u2019objet \u00e0 distance, ce qui a sembl\u00e9 possible d\u00e8s les premiers r\u00e9sultats. Ce type de relation digitale para\u00eet occuper une pleine r\u00e9alit\u00e9, notamment sur le plan psychique, et on ne peut donc pas la qualifier de \u00ab\u00a0virtuelle\u00a0\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Bibliographie<\/h2>\n\n\n\n<p>Breton, P. et Proulx, S. (2002). <em>L\u2019explosion de la communication \u00e0 l\u2019aube du XXI<sup>e<\/sup> si\u00e8cle<\/em>. Paris, \u00c9ditions La D\u00e9couverte.<\/p>\n\n\n\n<p>Haddouk, L. (2011). <em>\u00c9mergence de la subjectivit\u00e9 dans le transfert en visioconsultation. Une \u00e9tude clinique<\/em>. Th\u00e8se de doctorat en psychologie, Universit\u00e9 Paris Descartes, Boulogne.<\/p>\n\n\n\n<p>Haddouk, L. (2016). <em>L\u2019entretien clinique \u00e0 distance. Manuel de visioconsultation<\/em>. Er\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p>Lacan, J. (1949). \u00ab&nbsp;Le stade du miroir comme formateur de la fonction du Je&nbsp;\u00bb. In <em>Les \u00e9crits<\/em>, Paris, \u00c9ditions du Seuil, 1966.<\/p>\n\n\n\n<p>Lasch, C. (1979). <em>La culture du narcissisme<\/em>, Paris, Champs, Flammarion, 2000.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u00e9vy, P. (1997). <em>Cyberculture<\/em>. Paris, Odile Jacob.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u00e9vy, P. (2000). <em>World philosophie<\/em>. Paris, Odile Jacob. <em>Black Mirror<\/em>, (2011), Charlie Brooker.<\/p>\n\n\n\n<p>Ian Berriman, \u00ab&nbsp;Charlie Brooker Talks The Twilight Zone And Technology&nbsp;\u00bb, <em>SFX<\/em>,\u200e 1<sup>er<\/sup> f\u00e9vrier 2013.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Real Humans&nbsp;: 100&nbsp;% humain<\/em>, (2012), Lars Lundstr\u00f6m.<\/p>\n\n\n\n<p>Interview de Lars Lundstr\u00f6m, cr\u00e9ateur de <em>Real Humans<\/em> &#8211; \u00ab&nbsp;Un miroir pour nos propres existences&nbsp;\u00bb, Arte (avril 2013).<\/p>\n\n\n\n<p>Turkle, S. (2011). <em>Alone Together&nbsp;: Why We Expect More from Technology and Less from Each Other<\/em>. New-York, Basic Books.<\/p>\n\n\n\n<p>Winnicott, D.W. (1951). \u00ab&nbsp;Objets transitionnels et ph\u00e9nom\u00e8nes transitionnels. Une \u00e9tude de la premi\u00e8re possession non-moi&nbsp;\u00bb. In <em>De la p\u00e9diatrie \u00e0 la psychanalyse<\/em>, Paris, Payot, 1969.<\/p>\n\n\n\n<p>Winnicott, D.W. (1971). \u00ab&nbsp;Le r\u00f4le de miroir de la m\u00e8re et de la famille dans le d\u00e9veloppement de l\u2019enfant&nbsp;\u00bb. In <em>Jeu et r\u00e9alit\u00e9<\/em>. Paris, Gallimard, 1975.<\/p>\n\n\n\n<p>Witmer, B.G. et Singer, M. J. (1998). \u00ab&nbsp;Measuring Presence in Virtual Environments&nbsp;: A Presence Questionnaire&nbsp;\u00bb. <em>Presence&nbsp;: Teleoperators Virtual Environments<\/em>, 7(3), 225-240.<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10502?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La cyberculture offre des productions passionnantes, tant sur le plan artistique que scientifique. Terme apparu au d\u00e9but des ann\u00e9es 90, la cyberculture d\u00e9signe usuellement une certaine forme de culture qui se d\u00e9veloppe autour d\u2019internet. 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