{"id":10381,"date":"2021-08-22T07:31:55","date_gmt":"2021-08-22T05:31:55","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/enjeux-de-laccompagnement-du-personnel-soignant-face-a-la-crise-de-la-covid-19-2\/"},"modified":"2021-09-15T09:43:34","modified_gmt":"2021-09-15T07:43:34","slug":"enjeux-de-laccompagnement-du-personnel-soignant-face-a-la-crise-de-la-covid-19","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/enjeux-de-laccompagnement-du-personnel-soignant-face-a-la-crise-de-la-covid-19\/","title":{"rendered":"Enjeux de l\u2019accompagnement du personnel soignant face \u00e0 la crise de la Covid-19"},"content":{"rendered":"\n<p>Aux premi\u00e8res heures du confinement, c\u2019est toute une organisation, d\u00e9j\u00e0 au bord de la rupture, qu\u2019il faut remodeler en urgence \u00e0 l\u2019h\u00f4pital public. La crise de la Covid-19, dans sa dimension contingente et soudaine vient confronter les soignants \u00e0 l\u2019impensable. \u00c0 une situation qui a de grandes chances de d\u00e9border les individus et de rendre toute d\u00e9fense psychique extr\u00eamement co\u00fbteuse, voire inop\u00e9rante. Il s\u2019agit l\u00e0 d\u2019un type d\u2019\u00e9v\u00e9nement qui \u00ab&nbsp;<em>en l\u2019espace de peu de temps, apporte dans la vie psychique un tel surcro\u00eet d\u2019excitations que sa suppression ou son assimilation par les voies normales devient une t\u00e2che impossible, ce qui a pour effet des troubles durables dans l\u2019utilisation de l\u2019\u00e9nergie<\/em>&nbsp;\u00bb<sup>1<\/sup>. En somme, une effraction potentiellement traumatique pour le sujet, face \u00e0 laquelle le risque d\u2019\u00e9puisement \u00e9motionnel est tr\u00e8s important.<\/p>\n\n\n\n<p>En r\u00e9ponse \u00e0 cette crise sans pr\u00e9c\u00e9dent, il incombe aux psychologues de faire exister la r\u00e9alit\u00e9 psychique des agents hospitaliers, et de pr\u00e9venir les \u00e9ventuels sympt\u00f4mes de stress post-traumatique \u00e0 moyen-terme, et ce, gr\u00e2ce \u00e0 la mise en place de dispositifs. C\u2019est avec ces \u00e9l\u00e9ments en t\u00eate que le coll\u00e8ge des psychologues de l\u2019h\u00f4pital Melun-S\u00e9nart monte en urgence la cellule COVID-PSY. Ayant particip\u00e9 \u00e0 cette cellule, je souhaite ici faire part de mon exp\u00e9rience avec les soignantes et soignants de maternit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>En cette p\u00e9riode, les soignants du territoire sont amen\u00e9s \u00e0 r\u00e9inventer leur pratique, les psychologues eux aussi doivent repenser certains de leurs outils. La premi\u00e8re action des psychologues de la cellule est d\u2019ouvrir plusieurs bureaux, invitant les soignants \u00e0 s\u2019y rendre en cas de besoin. Une d\u00e9marche qui, seule, est bien insuffisante. Elle permet, certes, une reconnaissance symbolique des difficult\u00e9s auxquelles sont confront\u00e9s les soignants \u00e0 l\u2019\u00e9chelle institutionnelle (dont l\u2019effet n\u2019est pas \u00e0 minimiser), mais n\u2019offre pas les conditions suffisantes pour travailler l\u2019impact que rev\u00eat subjectivement l\u2019\u00e9v\u00e9nement pour chaque soignant. Il convient de ne pas r\u00e9sumer la question du traumatisme \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00e9nement seul. Chaque sujet poss\u00e8de son histoire et ses fragilit\u00e9s. La crise de la Covid-19 fut un \u00e9v\u00e9nement collectif. Toutefois, les r\u00e9ponses apport\u00e9es diff\u00e8rent d\u2019un individu \u00e0 l\u2019autre.<\/p>\n\n\n\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 ces \u00e9l\u00e9ments th\u00e9oriques, le psychologue en charge d\u2019accompagner les soignants en p\u00e9riode de crise, travaille \u00ab&nbsp;<em>\u00e0 partir d\u2019une logique de la r\u00e9ponse plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 partir d\u2019une logique de la cause &#8211; une r\u00e9ponse qui r\u00e9sulte de ce qui fait le propre du sujet, en de\u00e7\u00e0 des \u00e9v\u00e9nements auxquels il se trouve soumis<\/em>&nbsp;\u00bb<sup>2<\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019\u00e9tat de forte tension sous-tendue par la pand\u00e9mie ne pousse pas intuitivement \u00e0 l\u2019\u00e9laboration psychique. L\u2019effraction du r\u00e9el appelle \u00e0 s\u2019\u00e9loigner de tout mouvement d\u2019introspection. Dans ce contexte, le psychologue devient potentiellement intrusif. Il se heurte aux m\u00e9canismes de d\u00e9fenses psychiques des concern\u00e9s, qu\u2019il convient de respecter.<\/p>\n\n\n\n<p>Ici se loge la particularit\u00e9 de cette clinique qui impose aux cliniciens d\u2019adapter leur approche. Une rencontre en plusieurs temps, qui doit \u00eatre attentive au rythme et aux d\u00e9fenses du sujet, un cadre sur lequel se basent depuis plusieurs ann\u00e9es d\u00e9j\u00e0 les interventions des CUMP<sup>3<\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Avant de pr\u00e9tendre pouvoir travailler avec les soignants en maternit\u00e9, il nous faut penser notre offre. \u00c0 qui s\u2019adresse-t-elle&nbsp;? Prenons le temps d\u2019une ligne pour souligner la r\u00e9silience du personnel soignant face au risque \u00e9pid\u00e9mique, un fait qui cliniquement prend toute son importance. Cette r\u00e9flexion est une tentative pour penser les \u00e9lans maniaques auxquels nous pouvons \u00eatre soumis en tant que psychologue, et qui peuvent se traduire par une volont\u00e9 d\u2019agir l\u00e0 o\u00f9 la situation ne le n\u00e9cessiterait pas. N\u2019oublions pas que nous sommes, nous aussi, touch\u00e9s par la crise, et que nos propres d\u00e9fenses sont \u00e9galement en jeu. Si l\u2019intervention des psychologues en des temps semblables est, \u00e0 mon sens, primordiale pour pr\u00e9venir l\u2019apparition de troubles durables&nbsp;; la r\u00e9alit\u00e9 clinique nous impose alors la modestie. Chaque groupe r\u00e9agit diff\u00e9remment. Beaucoup d\u2019\u00e9quipes, li\u00e9es par une histoire commune et un mode de fonctionnement rod\u00e9, ont su s\u2019organiser, sans intervention ext\u00e9rieure, autour d\u2019un but commun pour tenir le choc du r\u00e9el. Possiblement, une demande autour d\u2019un accompagnement psychologique appara\u00eetra plus tard. \u00c0 l\u2019inverse, le groupe s\u2019est peut-\u00eatre montr\u00e9 suffisamment contenant pour que les soignants ne se sentent pas d\u00e9bord\u00e9s par l\u2019angoisse. Quoi qu\u2019il en soit, une cellule psychologique d\u2019urgence ne semble ici pas pertinente, voire contre-productive.<\/p>\n\n\n\n<p>Un point qui nous am\u00e8ne au premier temps de notre intervention, l\u2019\u00e9valuation de la demande. Nous l\u2019avons vu, l\u2019effet de sid\u00e9ration accompagn\u00e9 par le rythme accru de l\u2019activit\u00e9 ne laisse que peu de place \u00e0 l\u2019\u00e9mergence d\u2019une demande. Encore faut-il que les soignants sachent qu\u2019il existe un lieu o\u00f9 ils peuvent \u00eatre entendus. Voil\u00e0 pourquoi nous avons mis en place ce que certains cliniciens qualifient de \u00ab&nbsp;maraudes&nbsp;\u00bb. L\u2019id\u00e9e \u00e9tant d\u2019aller \u00e0 la rencontre des soignants directement dans leur service. Ces actions informelles ont une double fonction&nbsp;: elles permettent de faire savoir aux soignants qu\u2019un lieu est d\u00e9di\u00e9 pour aborder leurs difficult\u00e9s &#8211; qui sont symboliquement reconnues par la m\u00eame occasion &#8211; mais surtout, elles rendent possible le maintien d\u2019une bonne distance entre les soignants et les psychologues. Ces \u00ab&nbsp;maraudes&nbsp;\u00bb se font toujours \u00e0 deux professionnels. Ainsi, nous minimisons l\u2019apparition d\u2019un syndrome vicariant, et nous apportons plus de jeu dans nos interventions. Les soignants ont le choix d\u2019\u00e9changer avec l\u2019un ou l\u2019autre, ils peuvent temporairement s\u2019isoler du groupe avec un psychologue&nbsp;; les possibilit\u00e9s de reprise sont accrues, etc.<\/p>\n\n\n\n<p>Lors de ma premi\u00e8re visite en maternit\u00e9, l\u2019\u00e9quipe est sur la d\u00e9fensive. On nous explique que tout va bien. Pourtant, les soignants sont demandeurs d\u2019une seconde visite la semaine suivante \u00ab&nbsp;pour voir si tout va bien&nbsp;\u00bb. Nous repassons. L\u2019accueil est compl\u00e8tement diff\u00e9rent, les professionnels du service se rassemblent autour de nous, parlent de leurs difficult\u00e9s. Tr\u00e8s rapidement un groupe de parole informel se cr\u00e9e. Entre deux couloirs, entre deux interventions, ce groupe de soignants prend le temps d\u2019\u00e9changer sur la situation. En premi\u00e8re couche ressort le sentiment d\u2019\u00eatre instrumentalis\u00e9 (mauvaise circulation des informations, manque de mat\u00e9riel, risque d\u2019infection\u2026). Une fois la col\u00e8re ext\u00e9rioris\u00e9e, l\u2019\u00e9quipe laisse appara\u00eetre sa d\u00e9tresse. Un trait commun ressort&nbsp;: tous ont le sentiment de b\u00e2cler leur travail et d\u2019\u00eatre maltraitants avec leurs patientes. Est-il n\u00e9cessaire de rappeler combien le rapport au corps est central dans les services de maternit\u00e9s&nbsp;? La Covid-19 a totalement boulevers\u00e9 le fonctionnement du service&nbsp;: tr\u00e8s peu de contact physique, moins de temps pour les patientes, possibilit\u00e9s de visite des familles alter\u00e9es, m\u00e8res isol\u00e9es\u2026 La cons\u00e9quence de ces ph\u00e9nom\u00e8nes de d\u00e9valorisation est majeure&nbsp;: la mise en \u00e9chec de m\u00e9canismes de d\u00e9fenses op\u00e9rants.<\/p>\n\n\n\n<p>Une r\u00e9ponse face \u00e0 la crise a \u00e9t\u00e9, pour beaucoup d\u2019\u00e9quipes, l\u2019investissement massif de leur action \u00e0 l\u2019h\u00f4pital. Les soignants font groupe pour combattre une situation qui individuellement les d\u00e9passe. Une r\u00e9ponse psychique qui peut apporter son lot de complication par la suite, mais qui a le m\u00e9rite de permettre au sujet de g\u00e9rer son angoisse et de ne pas se laisser d\u00e9border.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cette maternit\u00e9 le probl\u00e8me vient du fait que l\u2019\u00e9quipe n\u2019a pas le sentiment de participer activement \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration de la situation, elle pense m\u00eame l\u2019empirer. Nous sommes ici face aux fantasmes du groupe, dont l\u2019origine serait probablement \u00e0 chercher, en partie, dans son histoire (inutile de pr\u00e9ciser que l\u2019\u00e9quipe a en r\u00e9alit\u00e9 parfaitement jou\u00e9 son r\u00f4le durant la crise). Quoi qu\u2019il en soit, le constat est que le m\u00e9canisme de sublimation n\u2019op\u00e8re pas, l\u2019angoisse n\u2019est pas efficacement trait\u00e9e psychiquement et les soignants sont au bord de la rupture.<\/p>\n\n\n\n<p>Toutes ces questions sont travaill\u00e9es lors de ces \u00ab&nbsp;maraudes&nbsp;\u00bb. N\u00e9anmoins, ces interventions ont leurs limites. Elles sont le lieu des premi\u00e8res rencontres, le lieu o\u00f9 certains m\u00e9canismes du groupe peuvent \u00eatre soulign\u00e9s, et o\u00f9 une certaine contenance peut se r\u00e9tablir. Cependant, ces visites n\u2019offrent que peu de place \u00e0 la r\u00e9ponse subjective de chaque individu vis-\u00e0-vis de la crise. C\u2019est pourquoi nous rappelons apr\u00e8s chaque \u00ab&nbsp;maraude&nbsp;\u00bb qu\u2019un lieu est \u00e0 leur disposition en cas de besoin. Un lien transf\u00e9rentiel s\u2019\u00e9tant \u00e9tabli, de nombreux soignants de maternit\u00e9 &#8211; toutes professions confondues &#8211; se pr\u00e9sentent dans nos locaux le jour suivant. Il n\u2019est pas anodin pour un soignant de quitter son service pour s\u2019accorder trente minutes d\u2019entretien avec un psychologue. De fait, il y a une r\u00e9sistance induite par l\u2019effet de groupe qui appelle l\u2019individu \u00e0 se confondre avec le collectif, plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 se pencher sur son v\u00e9cu subjectif. De nombreux soignants nous confient en entretien, en guise d\u2019introduction, qu\u2019ils se sentent tr\u00e8s coupables \u00ab&nbsp;d\u2019abandonner&nbsp;\u00bb leurs coll\u00e8gues pour venir se \u00ab&nbsp;plaindre&nbsp;\u00bb (expression fr\u00e9quemment entendue, venant signifier l\u00e0 leur culpabilit\u00e9).<\/p>\n\n\n\n<p>La majorit\u00e9 des soignants ne vient qu\u2019une seule fois en entretien. Dans ce temps, se d\u00e9posent beaucoup d\u2019\u00e9l\u00e9ments personnels, un mat\u00e9riel clinique qu\u2019il convient de manier avec beaucoup de pr\u00e9caution. L\u2019objectif est de permettre au soignant de faire un travail qui aura de r\u00e9elles cons\u00e9quences, en ayant toutefois en t\u00eate qu\u2019il n\u2019y aura sans doute pas de temps de reprise. Le tout sans pour autant d\u00e9sorganiser les d\u00e9fenses du professionnel.<\/p>\n\n\n\n<p>Deux temps bien distincts peuvent \u00eatre relev\u00e9s dans ces entretiens. Un premier temps o\u00f9 il s\u2019agit de d\u00e9passer l\u2019effet de sid\u00e9ration. L\u2019\u00e9v\u00e9nement a fait effraction. Les personnes accueillies sont en \u00e9tat de choc et apparaissent psychiquement \u00e9parpill\u00e9es. Le travail va alors consister \u00e0 apporter de la contenance. Le discours du psychologue va principalement tourner autour de la r\u00e9assurance narcissique. On recentre le professionnel autour de besoins primaires (caf\u00e9 chaud, th\u00e9, g\u00e2teau\u2026).<\/p>\n\n\n\n<p>Pendant ce premier temps, la Covid-19 est au centre des \u00e9changes&nbsp;: la mani\u00e8re dont il a boulevers\u00e9 le quotidien de ce dernier et l\u2019exercice de ses fonctions. Assez rapidement, pour le sujet une fois rassembl\u00e9, l\u2019\u00e9v\u00e9nement s\u2019efface pour laisser place \u00e0 son histoire personnelle. Il nous partage alors sa r\u00e9ponse subjective \u00e0 la crise collective. Appara\u00eet d\u00e8s lors toute la construction fantasmatique du sujet et ses \u00e9l\u00e9ments de culpabilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce second temps est celui o\u00f9 le soignant nous parle de sa famille, des conflits \u00e0 la maison, de ses amis, de son enfance, etc. Il importe ici de relever son implication subjective, l\u2019amener \u00e0 r\u00e9aliser que l\u2019\u00e9v\u00e9nement fait \u00e9cho \u00e0 son histoire. La crise de la Covid-19 s\u2019attaque \u00e0 des fragilit\u00e9s qui pr\u00e9c\u00e8dent son apparition. Le psychologue, en reconnaissant cette r\u00e9alit\u00e9 psychique doit conduire le professionnel \u00e0 se d\u00e9tacher de l\u2019emprise de l\u2019\u00e9v\u00e9nement, afin qu\u2019il puisse contextualiser son v\u00e9cu subjectif avec son histoire.<\/p>\n\n\n\n<p>La situation et le cadre de nos interventions laissent rarement place \u00e0 une seconde s\u00e9ance. Pour certaines rencontres, elle aurait probablement \u00e9t\u00e9 pertinente, que ce soit pour conclure, pour faire \u00e9merger un d\u00e9sir de changement, ou tout simplement pour consolider le travail d\u00e9j\u00e0 accompli. C\u2019est aussi une r\u00e9alit\u00e9 de cette clinique, parfois tr\u00e8s frustrante pour le psychologue&nbsp;: le sujet ne demande pas une refonte de son mode de fonctionnement psychique, mais bien un espace o\u00f9 le temps d\u2019une s\u00e9ance, il retrouve sa subjectivit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Notes bibliographiques<\/h2>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\"><li>Freud S. (1916-17). <em>Introduction \u00e0 la psychanalyse.<\/em> Paris&nbsp;: PBP, 1994, p. 440.<\/li><li>Ansermet F. <em>La Sortie du traumatisme<\/em>. Conf\u00e9rence, Lauzanne. 2004.<\/li><li>Joubrel, D. &amp; Doucet, C. (2008). L\u2019intervention des cellules d\u2019urgence m\u00e9dico-psychologique&nbsp;: r\u00e9flexions cliniques \u00e0 partir de l\u2019exp\u00e9rience de la CUMP d\u2019Ille-et-Vilaine (35). <em>L\u2019information psychiatrique<\/em>, volume 84(9), 847-852.<\/li><\/ol>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10381?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Aux premi\u00e8res heures du confinement, c\u2019est toute une organisation, d\u00e9j\u00e0 au bord de la rupture, qu\u2019il faut remodeler en urgence \u00e0 l\u2019h\u00f4pital public. 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