{"id":10313,"date":"2021-08-22T07:31:47","date_gmt":"2021-08-22T05:31:47","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/alain-gibeault-processus-du-premier-entretien-et-psychose-les-conditions-dune-rencontre-2\/"},"modified":"2021-08-22T07:31:47","modified_gmt":"2021-08-22T05:31:47","slug":"alain-gibeault-processus-du-premier-entretien-et-psychose-les-conditions-dune-rencontre","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/alain-gibeault-processus-du-premier-entretien-et-psychose-les-conditions-dune-rencontre\/","title":{"rendered":"Alain Gibeault : Processus du premier entretien et psychose, les conditions d\u2019une rencontre"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align:justify\"><strong>Conf&eacute;rence de Alain Gibeault&nbsp; : Processus du premier entretien et psychose, les conditions d&rsquo;une rencontre<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Le 8 octobre, Alain Gibeault inaugurait la premi&egrave;re soir&eacute;e du cycle Adultes 2020-2021 des <em>Conf&eacute;rences d&rsquo;Introduction &agrave; la Psychanalyse<\/em> de la SPP. Ce soir-l&agrave;, il nous a offert une plong&eacute;e dans l&rsquo;univers du premier entretien psychanalytique avec comme fil directeur l&rsquo;exemple des patients adultes pr&eacute;sentant un mode d&rsquo;organisation psychotique.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Si certains avancent le terme de premi&egrave;re consultation, d&rsquo;autres de temps consultatif, de premier entretien, ou bien encore d&rsquo;entretiens pr&eacute;liminaires, notre conf&eacute;rencier insiste : il s&rsquo;agit avant tout d&rsquo;une rencontre entre deux personnes, entre deux psychismes.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">En 1890, alors qu&rsquo;il se trouve en excursion dans les montagnes autrichiennes, Freud arrive dans une auberge et y fait la connaissance d&rsquo;une jeune serveuse Katharina <sup>1<\/sup> qui lui expose ses sympt&ocirc;mes d&rsquo;angoisse. Il m&egrave;ne avec elle ce que pourraient &ecirc;tre les fondements d&rsquo;un premier entretien. Il commence par investiguer les circonstances qui ont pu conduire aux sympt&ocirc;mes en s&rsquo;appuyant sur ses connaissances de l&rsquo;hyst&eacute;rie li&eacute;e &agrave; des s&eacute;ductions traumatiques en particulier sexuelles. La serveuse lui confirme en effet un lien avec une sc&egrave;ne au cours de laquelle elle a surpris son p&egrave;re ayant des relations sexuelles avec une jeune fille. Ces souvenirs la renvoient directement &agrave; une autre sc&egrave;ne o&ugrave; son p&egrave;re aurait &eacute;galement tent&eacute; de la s&eacute;duire. Apr&egrave;s avoir racont&eacute; son r&eacute;cit &agrave; Freud, la jeune patiente para&icirc;t soulag&eacute;e d&rsquo;avoir pu d&eacute;couvrir le secret sous-jacent de ses sympt&ocirc;mes. C&rsquo;est en observant la signification subjective de faits objectifs que Freud peut alors confirmer son hypoth&egrave;se de l&rsquo;&eacute;tiologie sexuelle de l&rsquo;hyst&eacute;rie.<\/p>\n<p>A. Gibeault a choisi de relater ce c&eacute;l&egrave;bre cas pour nous souligner les enjeux th&eacute;rapeutiques du premier entretien relatifs &agrave; la relation transf&eacute;ro-contre-tranf&eacute;rentielle inconsciente entre Freud et Katharina. Freud n&rsquo;a jamais revu la patiente, mais A. Gibeault qui a pu se rendre dans la fameuse auberge, nous raconte la suite de l&rsquo;histoire figur&eacute;e sur les murs de l&rsquo;auberge : Katharina se serait mari&eacute;e et aurait eu plusieurs enfants dont certains par la suite auraient consult&eacute; Freud.<br \/>\nCet entretien illustre les trois fonctions que Freud a attribu&eacute;es &agrave; la psychanalyse : un proc&eacute;d&eacute; d&rsquo;investigation des processus mentaux, une m&eacute;thode th&eacute;rapeutique fond&eacute;e sur cette investigation et enfin une s&eacute;rie de conceptions psychologiques formant progressivement une nouvelle discipline scientifique. La formule de J.-L. Baldacci et C. Bouchard <sup>2<\/sup> en reprend l&rsquo;essence m&ecirc;me : &laquo; investiguer, c&rsquo;est d&eacute;j&agrave; traiter en fonction d&rsquo;un savoir en mouvement &raquo;.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">\nUne rencontre donc, &agrave; l&rsquo;issue de laquelle il s&rsquo;agit de pouvoir estimer la qualit&eacute; de l&rsquo;&eacute;conomie psychique du patient et de pouvoir poser une indication &eacute;ventuelle de traitement psychanalytique, traitement qui aura lieu dans certains dispositifs institutionnels avec l&rsquo;analyste traitant distingu&eacute; de l&rsquo;analyste consultant.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Dans son article de 1985,<br \/>\nE. Kestemberg <sup>3<\/sup> a &eacute;labor&eacute; six param&egrave;tres &agrave; identifier au cours de l&rsquo;entretien :<br \/>\n&#8211; Le degr&eacute; de libert&eacute; int&eacute;rieure du patient ;<br \/>\n&#8211; Les possibilit&eacute;s de mobilisation psychique ;<br \/>\n&#8211; La qualit&eacute; de l&rsquo;histoire personnelle rapport&eacute;e ;<br \/>\n&#8211; Les capacit&eacute;s fantasmatiques et oniriques ;<br \/>\n&#8211; La r&eacute;partition entre investissements narcissiques et objectaux ;<br \/>\n&#8211; La pr&eacute;sence d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments contre-transf&eacute;rentiels chez l&rsquo;analyste.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Elle insiste sur la n&eacute;cessit&eacute; de rep&eacute;rer que l&rsquo;entretien, qui est toujours &laquo; premier &raquo; pour le patient, puisse lui permettre d&rsquo;ouvrir une nouvelle voie : &laquo; Au plaisir de la r&eacute;p&eacute;tition se sera substitu&eacute; le plaisir de la nouveaut&eacute;, ou encore, plus modestement, l&rsquo;int&eacute;ress&eacute; aura pu d&eacute;couvrir qu&rsquo;il est capable d&rsquo;&eacute;prouver d&rsquo;autres plaisirs que celui de la r&eacute;p&eacute;tition &raquo;.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Mais alors, qu&rsquo;en est-il de la particularit&eacute; de ce premier entretien avec un patient au fonctionnement psychotique ?<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Si dans le premier temps de sa r&eacute;flexion, Freud pensait que dans la psychose, le d&eacute;ni de la r&eacute;alit&eacute; &eacute;tait total, il est ensuite radicalement revenu sur cette id&eacute;e <sup>4<\/sup> : &laquo; Le probl&egrave;me de la psychose serait simple et transparent si le d&eacute;tachement du moi d&rsquo;avec la r&eacute;alit&eacute; pouvait se r&eacute;aliser sans reste. Mais cela semble ne se produire que rarement, peut-&ecirc;tre ne se produire jamais&hellip; On apprend par ce que communiquent des patients apr&egrave;s leur gu&eacute;rison qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;poque, dans un coin de leur &acirc;me, ainsi qu&rsquo;ils s&rsquo;expriment, une personne normale se tenait cach&eacute;e qui laissait d&eacute;filer devant elle, comme un observateur d&eacute;sint&eacute;ress&eacute;, les fantasmes morbides &raquo;.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Cette affirmation est sans doute l&rsquo;une des plus importantes en ce qui concerne la relation psychanalytique avec les patients psychotiques, car malgr&eacute; les profondes angoisses d&rsquo;an&eacute;antissement qui les submergent, elle ouvre la voie &agrave; une possibilit&eacute; de travail avec la partie non psychotique du Moi.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Selon E. Kestemberg, on ne peut cependant pas parler de la possibilit&eacute; d&rsquo;un r&eacute;el transfert, qui supposerait une diff&eacute;renciation des imagos, mais plut&ocirc;t d&rsquo;un investissement transf&eacute;rentiel, en lien dans ce cas &agrave; une imago archa&iuml;que bisexu&eacute;e de la m&egrave;re. Pourtant, cet investissement semble le garant d&rsquo;un lien objectal &agrave; minima m&ecirc;me s&rsquo;il s&rsquo;agit l&agrave; d&rsquo;une imago terrifiante, qui peut rendre l&rsquo;atmosph&egrave;re de l&rsquo;entretien parfois difficile &agrave; supporter.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">\nComment favoriser le processus de symbolisation tout en &eacute;vitant au patient de se sentir menac&eacute; ? Avec un patient pr&eacute;sentant un fonctionnement n&eacute;vrotique, c&rsquo;est d&rsquo;abord, selon M. de M&rsquo;Uzan 5, la valeur du silence qui permet la qualification d&rsquo;un objet transf&eacute;rentiel. Avec le transfert sur l&rsquo;analyste des imagos parentales, l&rsquo;analyste passe du statut de personne &agrave; celui de personnage. Puis, la relance associative porteuse d&rsquo;une invitation &agrave; fantasmer (&laquo; qu&rsquo;est-ce que vous imaginez ? &raquo;) s&rsquo;av&egrave;re souvent utile. Enfin, l&rsquo;interpr&eacute;tation de la d&eacute;fense doit pr&eacute;valoir sur celle de contenu nous dit-il, telle sa fameuse intervention devenue classique, d&egrave;s lors qu&rsquo;un patient en avait fini avec les premiers temps de pr&eacute;sentation de ses sympt&ocirc;mes et de ses troubles : &laquo; Et alors, qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on peut dire une fois qu&rsquo;on a tout dit ?&raquo;. Bien souvent, ce type d&rsquo;interpr&eacute;tation de la d&eacute;fense, qui suit &eacute;ventuellement un long temps de silence de l&rsquo;analyste, d&eacute;clenche en effet un moment mutatif associ&eacute; &agrave; une lev&eacute;e du refoulement.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Toutefois, avec un patient pr&eacute;sentant un fonctionnement psychotique, un silence trop prolong&eacute; risque de le laisser seul face &agrave; la menace d&rsquo;&ecirc;tre envahi par l&rsquo;objet. Tout l&rsquo;art se situe alors dans la capacit&eacute; de l&rsquo;analyste &agrave; adapter ce temps de silence pour ne pas laisser le patient expos&eacute; &agrave; une perte des limites du Moi. Ce n&rsquo;est que dans un second temps, une fois acquise la capacit&eacute; du Moi &agrave; lier l&rsquo;excitation pulsionnelle dans des repr&eacute;sentations, qu&rsquo;il sera possible d&rsquo;interpr&eacute;ter les fantasmes inconscients et le transfert, sans risque d&rsquo;effraction.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">L&rsquo;objectif qui doit guider l&rsquo;entretien est celui de r&eacute;ussir &agrave; faire passer le patient d&rsquo;un investissement de l&rsquo;analyste en tant que personne r&eacute;elle &agrave; un investissement de l&rsquo;analyste dans sa fonction analytique. C&rsquo;est ce que J.-L. Donnet 6 nomme : passer de la s&eacute;duction de la personne &agrave; la s&eacute;duction de la m&eacute;thode. Ce, afin de lui permettre alors d&rsquo;&ecirc;tre en capacit&eacute; d&rsquo;investir par la suite celui ou celle qui sera son th&eacute;rapeute traitant.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Cependant, l&rsquo;alli&eacute;e la plus importante du premier entretien semble se situer dans la fonction tierc&eacute;isante de l&rsquo;institution. Elle peut &ecirc;tre mat&eacute;rialis&eacute;e par les murs m&ecirc;mes du centre, les premi&egrave;res conversations t&eacute;l&eacute;phoniques men&eacute;es par le patient avec le secr&eacute;tariat, un travail d&rsquo;accompagnement et de soutien r&eacute;alis&eacute; par un psychiatre ext&eacute;rieur, etc. Ce recours &agrave; un Personnage tiers au sens d&rsquo;E. Kestemberg permet d&rsquo;all&eacute;ger l&rsquo;intensit&eacute; affective de la rencontre avec un objet unique et donc d&rsquo;&eacute;loigner le risque pour le patient de ne pas s&rsquo;engager dans un traitement analytique.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">Il va sans dire qu&rsquo;A. Gibeault a pris soin d&rsquo;illustrer sa conf&eacute;rence avec l&rsquo;exemple clinique d&rsquo;un patient qu&rsquo;il a re&ccedil;u au Centre. Nous l&rsquo;avons suivi pas &agrave; pas, tout au long du processus qui a eu cours dans cette v&eacute;ritable rencontre.<\/p>\n<p><strong><em>Vanessa Martinache<br \/>\nPsychologue clinicienne<br \/>\nPsychanalyste, membre de la SPP<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">\n<u>R&eacute;f&eacute;rences bibliographiques<\/u><\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">1. Freud S. (1895), <em>Etudes sur l&rsquo;hyst&eacute;rie<\/em>.<br \/>\n2. Baldacci J.-L. and Bouchard C. (1998), La rencontre analytique, proposition d&rsquo;un parcours, in <em>RFP<\/em>, t. 62.<br \/>\n3. Kestemberg E. (1985) Les enseignements du &laquo; premier entretien &raquo;, in P<em>sychanalyse et psychose<\/em>, n&deg;10.<br \/>\n4. Freud S. (1938 [1940a]), <em>Abr&eacute;g&eacute; de psychanalyse<\/em>.<br \/>\n5. De M&rsquo;Uzan M. (2015), Introduction &agrave; la th&eacute;orie de l&rsquo;entretien pr&eacute;liminaire, in <em>L&rsquo;inqui&eacute;tude permanente<\/em>.<br \/>\n6. Donnet J-L et de M&rsquo;Uzan M. (1998), La rencontre analytique, in <em>RFP<\/em>, t. 62.<\/p>\n<p style=\"text-align:justify\">&nbsp;<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10313?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Conf&eacute;rence de Alain Gibeault&nbsp; : Processus du premier entretien et psychose, les conditions d&rsquo;une rencontre Le 8 octobre, Alain Gibeault inaugurait la premi&egrave;re soir&eacute;e du cycle Adultes 2020-2021 des Conf&eacute;rences d&rsquo;Introduction &agrave; la Psychanalyse de la SPP. 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