{"id":10264,"date":"2021-08-22T07:31:39","date_gmt":"2021-08-22T05:31:39","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/hilfosigkeit-2\/"},"modified":"2021-09-16T14:37:13","modified_gmt":"2021-09-16T12:37:13","slug":"hilfosigkeit","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/hilfosigkeit\/","title":{"rendered":"Hilfosigkeit"},"content":{"rendered":"\n<blockquote class=\"wp-block-quote\"><div><em>\u00ab&nbsp;J\u2019entendais l\u2019obscurit\u00e9 sans voix o\u00f9 les mots sont les actions et o\u00f9 les autres mots, ceux qui ne sont pas les actions, ceux qui ne sont que ces vides dans ce qui manque aux gens, descendant comme des cris, ces cris qui, dans les terribles nuits d\u2019autrefois, descendaient des t\u00e9n\u00e8bres sauvages \u00e0 la recherche des actions, comme des orphelins \u00e0 qui on montre deux visages dans une foule en leur disant&nbsp;: Voici ton p\u00e8re, voici ta m\u00e8re<\/em>&nbsp;\u00bb<sup>1<\/sup>.\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/div><\/blockquote>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote\"><div>\u00ab&nbsp;<em>Je tremblais de tout mon corps, je g\u00e9missais et j\u2019\u00e9tais pr\u00e8s de pleurer de terreur. A moins que je puisse discerner des indications quant aux formes dont usait une personne pour se pr\u00e9senter aux autres et traiter avec eux, indications qui me conduisaient \u00e0 \u00e9laborer les formes ad\u00e9quates pour \u00e0 mon tour me pr\u00e9senter \u00e0 elle (\u2026). Il n\u2019y avait rien alors qui ne m\u2019emplit de terreur et de confusion. Vous \u00eates vu et vous ne voyez pas&nbsp;; Vous \u00eates entendus et vous n\u2019entendez pas&nbsp;; et bien que vous soyez entour\u00e9, vous \u00eates seul<\/em>&nbsp;\u00bb<sup>2<\/sup>.\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/div><\/blockquote>\n\n\n\n<p>On pourrait s\u2019arr\u00eater l\u00e0\u2026 mais rappelez-vous\u2026 ou \u00e0 d\u00e9faut souvenez-vous et alors imaginez&nbsp;! Un cri d\u2019enfant, votre enfant, vous enfant, n\u2019importe quel cri d\u2019enfant dans la nuit\u2026 non, plus pr\u00e9cis\u00e9ment le cri dans son sommeil d\u2019un enfant non totalement endormi.<\/p>\n\n\n\n<p>Entendez ce silence, pesant parce que dense et opaque, jusqu\u2019\u00e0 \u00eatre compact. <em>Le silence<\/em>, comme un vide ouvert par une blessure, qui suit un cri d\u00e9chirant la nuit, dans l\u2019attente &#8211; son attente, que quelqu\u2019un vienne, et l\u2019attente, votre attente que ce cri se r\u00e9p\u00e8te.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce silence, vous ne savez pas si cela serait plus rassurant que l\u2019enfant crie \u00e0 nouveau ou bien qu\u2019il se rendorme. S\u2019il crie une seconde fois, vous y allez, le rassurer et vous rassurer aussi, et l\u2019inciter \u00e0 passer une bonne nuit, \u00e0 faire de beaux r\u00eaves. S\u2019il ne crie plus, le doute s\u2019insinue&nbsp;: s\u2019est-il \u00e9touff\u00e9 dans ses sanglots&nbsp;? Ou plus profond\u00e9ment quel r\u00eave faisait-il o\u00f9 tout \u00e0 coup quelque chose l\u2019a \u00e9trangl\u00e9, son r\u00eave et lui, l\u2019obligeant \u00e0 ce r\u00e9veil aussi brutal que protecteur&nbsp;? <em>\u00ab&nbsp;Au sortir d\u2019un r\u00eave agit\u00e9 ou intranquille&nbsp;\u00bb<\/em> selon les traductions\u2026 vous \u00eates chez Kafka&nbsp;! qui, comme Faulkner et Banks, \u00e9crit pour les autres, ceux qui agonisent comme lui, pour les autres\u2026 non <em>\u00e0 leur place<\/em>, parce qu\u2019ils ne peuvent que crier ou \u00e9mettre un pauvre \u00ab&nbsp;piaulement douloureux&nbsp;\u00bb<sup>3<\/sup>. Inintelligible\u2026 eux ne se souviennent pas, c\u2019est-\u00e0-dire ne trichent pas, ne fictionnent pas\u2026 ils revivent.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce silence vous le ressentez en vous et tentez de le faire parler, tandis que pour lui, pour eux, c\u2019est le vide. Ils tombent dans le vide, celui d\u2019un trou noir ou d\u2019un puit sans fond, et \u00e7a n\u2019est pas une image, c\u2019est comme si il n\u2019y avait plus aucune structure porteuse. Vous \u00eates chez Francis Bacon o\u00f9 les personnages sont encag\u00e9s ou enclout\u00e9s sur la toile\u2026 pour pouvoir se sous-tenir.<\/p>\n\n\n\n<p>Et dans ce vide, vos oreilles \u00e0 l\u2019aff\u00fbt entendent la respiration asthmatique gr\u00e9sillante d\u2019un diamant usant le sillon d\u2019un gramophone. Le disque est ray\u00e9, le grincement se r\u00e9p\u00e8te, devient chouinement puis couinement, d\u00e9j\u00e0 impassible voire indiff\u00e9rent mais incessant\u2026 et vous voil\u00e0 assis, la t\u00eate dans les mains, les yeux brouill\u00e9s, avec quelques bribes de pens\u00e9es informes que vous \u00eates impuissant \u00e0 vous repr\u00e9senter, et qui s\u2019agrippent les unes aux autres dans ce vide qui laisse s\u2019exfiltrer le cliquetis m\u00e9tallique du rouage d\u2019une compulsion de r\u00e9p\u00e9tition st\u00e9rile qui s\u2019auto-g\u00e9n\u00e8re et s\u2019auto-renforce\u2026 pulsion de mort&nbsp;? Vous \u00eates chez Samuel Beckett\u2026 emmur\u00e9 en vous.<\/p>\n\n\n\n<p>Et dans ce vide qui vous absorbe et o\u00f9 quelque chose en vous se d\u00e9chire, il n\u2019existe ni point d\u2019\u00e9quilibre o\u00f9 se poser, ni cercle parfait pour vous contenir en vous satellisant, ni pr\u00e9sent, ni futur. Vous y \u00eates\u2026 c\u2019est l\u2019<em>Hilflosigkeit<\/em> freudien. S\u2019il y a des mots que les grammairiens n\u2019ont jamais pu trouver pour exprimer certains affects, certaines r\u00e9alit\u00e9s humaines sont mieux cern\u00e9es dans le rendu de leur \u00e9prouv\u00e9 par la langue anglaise plut\u00f4t que par d\u2019autres langues plus corset\u00e9es, voire camisol\u00e9es, ou gangu\u00e9es de pr\u00e9ciosit\u00e9&nbsp;: le <em>helplessness<\/em> winnicottien, plut\u00f4t que l\u2019<em>Hilflosigkeit<\/em> freudien ou que <em>la terreur sans nom<\/em> de Wilfried Bion que le groupe de psychanalystes autour de Jean Laplanche a choisi de traduire en fran\u00e7ais par le terme de <em>d\u00e9saide<\/em> alors que<sup>4<\/sup> pour Freud, litt\u00e9ralement \u00e7a voulait dire&nbsp;: <em>d\u00e9sarroi, d\u00e9tresse, d\u00e9semparement.<\/em> Le <em>helplessness<\/em> de Winnicott semble \u00eatre une forme plus vivante, moins fantastique, de l\u2019<em>Hilflosigkeit<\/em> freudien, il laisse \u00e9couter le poids et l\u2019\u00e9vanescence de l\u2019oubli et du chagrin, \u00e9voque le d\u00e9sespoir d\u2019\u00eatre sans espoir d\u2019\u00eatre secouru, et un lendemain qui ne serait pas plus sans issue o\u00f9 il n\u2019y aura certes aucune possibilit\u00e9 de recours\u2026 mais o\u00f9 demeurerait une orme d\u2019optimisme tragique. Ce mot est fraternel tant il est \u00e0 la limite du langage entre le cri et le chant\u2026 l\u2019autre, l\u2019<em>Hilflosigkeit<\/em> est tranchant \u00e0 la limite entre l\u2019homme et l\u2019animal, l\u2019humain et l\u2019inhumain<sup>5<\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 cette d\u00e9solation, personne ne peut rester insensible et la compassion que l\u2019on \u00e9prouve t\u00e9moigne que cette \u00e9motion-l\u00e0 est au c\u0153ur de l\u2019humain qui d\u00e8s le d\u00e9but de sa vie va \u00e9prouver la premi\u00e8re d\u2019une plus ou moins longue s\u00e9rie de s\u00e9parations et de pertes. \u00ab\u00a0<em>Une d\u00e9faite sans avenir<\/em>\u00a0\u00bb plus que \u00ab\u00a0<em>l\u2019effondrement ou l\u2019envers d\u2019un paradis<\/em>\u00a0\u00bb aurait dit Rimbaud \u00e0 Fitzgerald. Un r\u00eave sans illusion, une infinie solitude, <em>Entwerden<\/em>, disait Robert Musil, c\u2019est-\u00e0-dire litt\u00e9ralement \u00ab\u00a0<em>cessation du devenir<\/em>\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0<em>d\u00e9vivre<\/em>\u00a0\u00bb\u00a0: \u00ab\u00a0<em>On ne sait quel rien, une solution de continuit\u00e9 qu\u2019il y avait toujours eu entre le pass\u00e9 et le pr\u00e9sent, avait disparu<\/em>\u00a0\u00bb<sup>6<\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette sensation brutale de se sentir absolument seul au monde, sensation physique (plus que sentiment un tant soit peu contenu et \u00e9labor\u00e9) qui t\u00e9moigne qu\u2019\u00e0 un moment il y eut d\u00e9sinvestissement, d\u00e9crochage, qu\u2019un mouvement tendre n\u2019est pas venu au bon moment, n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 donn\u00e9, n\u2019a pas pu \u00eatre re\u00e7u, et n\u2019a pas pans\u00e9 et pens\u00e9 la forme \u00e9trange que le corps <em>en attente<\/em> \u2026 aux aguets, de l\u2019enfant prenait. Par d\u00e9tresse et impuissance maternelle et non manich\u00e9isme. Discontinuit\u00e9 o\u00f9 rien n\u2019aura eu lieu que le lieu pour une rose sans bouquet, dirait Mallarm\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Le corps et non l\u2019esprit, la sensation et non le sentiment, car de fait \u00e0 cet \u00e2ge-l\u00e0, ce petit animal immature et pr\u00e9matur\u00e9 qu\u2019est l\u2019\u00eatre humain ne peut que vivre et non comprendre (le v\u00e9cu et le connu), il est excitation, pas encore \u00e9lan vital et aussi bizarrement (sans raison&nbsp;!) d\u00e9j\u00e0 sourde confiance. Plus tard, il (se) saisira de certaines formulations&nbsp;: Dieu est mort\u2026 et donc avec lui tout espoir de vie future&nbsp;; le soleil s\u2019est \u00e9teint\u2026 et le froid gagne\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Plus pr\u00e9cis\u00e9ment encore\u2026 la marque au fer rouge de l\u2019absence de r\u00e9ponse au bon rythme-timing-tempo de l\u2019objet au besoin de l\u2019enfant, et celle de la rencontre trop pr\u00e9coce avec la douleur psychique&nbsp;; tant le rythme est le flux du temps, le t\u00e9moin du passage de la m\u00e9moire conservatrice pass\u00e9e et anticipatrice du futur sur le corps, \u2026 qui lui agit toujours au pr\u00e9sent. Le non accordage des rythmes entre la m\u00e8re et l\u2019enfant g\u00e9n\u00e8re une br\u00e8che dans le temps\u2026 un temps vide. Le temps d\u2019un amour vide. Et d\u00e8s lors, un trou dans la v\u00e9rit\u00e9 du sujet. L\u2019absence de musicalit\u00e9 (Eros d\u00e9prim\u00e9 et ralenti) dans le geste de la m\u00e8re \u00e0 l\u2019endroit de l\u2019enfant d\u00e9-rythme la premi\u00e8re chor\u00e9graphie du monde. Or le rythme accord\u00e9 ou d\u00e9saccord\u00e9, source des intermittences de plaisir et d\u00e9plaisir en \u00e9cho aux intermittences du c\u0153ur (Proust), est la musique des sens avant que du sens (la petite musique qui accompagne toute pens\u00e9e de Joyce). Assonance-dissonance, r\u00e9sonnances, l\u2019enfer ou le paradis, c\u2019est le rythme de l\u2019autre&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>ses doigts (de ma m\u00e8re) sur ma peau ruisselaient d\u2019histoires qui calmaient mes douleurs<\/em>&nbsp;\u00bb<sup>7<\/sup>. \u00ab&nbsp;<em>L\u2019homme seulement attend, il attend (\u2026) victime de notre \u00e9ternelle an\u00e9mie un rien a pass\u00e9, un rien, et cela marque sur nous et dans ma peau, en moi-m\u00eame aussi, d\u2019immenses nappes de silence et d\u2019hostilit\u00e9<\/em>&nbsp;\u00bb<sup>8<\/sup>.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans le <em>helplessness<\/em>, il y a tout le vide d\u2019une \u00e9ternit\u00e9 sans l\u2019objet et toute la qu\u00eate pour retrouver le monde unifiant de la chair. Parce que la chair maternelle se retire ou se d\u00e9robe, d\u00e9voilant ses dessous et ses arri\u00e8res, laissant l\u2019enfant en proie \u00e0 un bouillonnement d\u2019excitations et \u00e0 un conglom\u00e9rat d\u2019affects sans repr\u00e9sentation. Une naissance qui avorte, une histoire qui suffoque, s\u2019\u00e9touffe d\u2019elle-m\u00eame, un enfant sans parole int\u00e9rieure face au puzzle de lui-m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p>Moment qui revient plus tard quand le besoin de l\u2019autre est imp\u00e9rieux, quand on a \u00e9puis\u00e9 les r\u00e9serves de souvenirs fictionn\u00e9s (auto\u00e9rotismes mentaux) qui nous permettaient de nous satisfaire nous-m\u00eames, de lui (l\u2019autre) en nous. Moment \u00e0 l\u2019adolescence o\u00f9 s\u2019amuser tout seul ne suffit plus et devient extr\u00eamement dangereux. Moment o\u00f9 \u00eatre seul avec soi-m\u00eame devient fatiguant et o\u00f9 l\u2019on attend que l\u2019autre nous offre la gr\u00e2ce d\u2019une tr\u00eave d\u2019avec nous-m\u00eames. D\u2019enfin \u00eatre diff\u00e9rent de soi, et de s\u2019ouvrir \u00e0 nos multiples moi\u2026 ceux que font r\u00e9fl\u00e9ter les objets qui dans notre vie vont passer. Moment o\u00f9 dans la solitude on rencontre l\u2019esseulement c\u2019est-\u00e0-dire la perte de contact avec soi&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>J\u2019ai \u00e0 peine quelque chose de commun ave moi-m\u00eame<\/em>&nbsp;\u00bb<sup>9<\/sup>. Moment o\u00f9 l\u2019on tente de se fuir soi-m\u00eame.<\/p>\n\n\n\n<p>Marque de notre d\u00e9tresse primaire \u00e0 l\u2019origine de la hantise de l\u2019abandon et de la crainte d\u2019un effondrement, abandon et effondrement qui ont d\u00e9j\u00e0 eu lieu et, qui sans cesse recommencent\u2026 dans un futur ant\u00e9rieur. Il nous faudra bien renoncer \u00e0 l\u2019Eternit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Marque <em>en creux<\/em> dans l\u2019espace du corps et de la psych\u00e9, de la place de celui qui vous manque, vous fait d\u00e9faut, ou a disparu sans laisser d\u2019explication mais non de traces, celles de la place de celui qui vous absente. Absence de soi en soi, en \u00e9cho \u00e0 l\u2019absence de l\u2019objet.<\/p>\n\n\n\n<p>Marque cern\u00e9e sur les berges du trou de son absence, par l\u2019inflammation de l\u2019esp\u00e9rance de son retour et qui lorsqu\u2019elle se r\u00e9active g\u00e9n\u00e8re l\u2019agitation, premi\u00e8re trouvaille th\u00e9rapeutique contre l\u2019angoisse interne.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019<em>Hilflosigkeit<\/em> est une maladie auto-immune inflammatoire de l\u2019enfance\u2026 et il n\u2019y a pas de vaccin.<\/p>\n\n\n\n<p>Georges P\u00e9rec n\u2019oublie jamais de se souvenir du mal qu\u2019il a eu \u00e0 comprendre ce que voulait dire l\u2019expression \u00ab&nbsp;<em>sans solution de continuit\u00e9<\/em>&nbsp;\u00bb. C\u2019est vrai que \u00e7a n\u2019est pas facile, surtout pour un orphelin\u2026 mort de p\u00e8re et sans port de mer. L\u2019expression \u00ab&nbsp;<em>une solution de continuit\u00e9<\/em>&nbsp;\u00bb laisse entendre l\u2019inverse de ce qu\u2019elle veut dire. Dans les faits manifestes, elle dit qu\u2019il y a un trou, une b\u00e9ance, un vide entre deux \u00e9l\u00e9ments. Dans la mani\u00e8re de le dire elle laisse entendre l\u2019histoire des retrouvailles entre les deux \u00e9l\u00e9ments un temps s\u00e9par\u00e9. Une solution\u2026 \u00e0 d\u00e9faut d\u2019une r\u00e9ponse&nbsp;; un traitement-rem\u00e8de \u00e0 d\u00e9faut d\u2019un soin. Si de plus l\u2019on met juste devant l\u2019adverbe sans\u2026 le risque de contresens est majeur. Sans solution de continuit\u00e9 veut donc dire sans trou.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Notes<\/h2>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\"><li>William Faulkner, <em>Tandis que j\u2019agonise<\/em>, pp. 168. Folio-Gallimard, 1994.<\/li><li>Russel Banks, <em>La relation de mon emprisonnement<\/em>, Editions 10\/18, 1983, pp. 49-50.<\/li><li>Georges Arthur Goldschmidt. <em>Un enfant aux cheveux gris<\/em>, CNRS Editions, 2008, pp. 81.<\/li><li>Gilles Deleuze.<\/li><li>Gilles Deleuze.<\/li><li>Robert Musil, <em>L\u2019Homme sans qualit\u00e9s<\/em>, t. II, p. 102, Le Seuil, coll. \u00ab&nbsp;Point-romans&nbsp;\u00bb, 1956.<\/li><li>Walter Benjamin.<\/li><li>Henri Michaux, <em>Glu et Gli<\/em>, pp 111.112. <em>\u0152uvres compl\u00e8tes, La pl\u00e9iade<\/em>, Gallimard, 2004.<\/li><li>Franz Kafka.<\/li><\/ol>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10264?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;J\u2019entendais l\u2019obscurit\u00e9 sans voix o\u00f9 les mots sont les actions et o\u00f9 les autres mots, ceux qui ne sont pas les actions, ceux qui ne sont que ces vides dans ce qui manque aux gens, descendant comme des cris, ces&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"rubrique":[1212],"thematique":[360],"auteur":[1372],"dossier":[],"mode":[61],"revue":[189],"type_article":[451],"check":[2023],"class_list":["post-10264","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","rubrique-imprecis","thematique-freud","auteur-maurice-corcos","mode-gratuit","revue-189","type_article-articles","check-ok"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10264","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10264"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10264\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13507,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10264\/revisions\/13507"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10264"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=10264"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=10264"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=10264"},{"taxonomy":"dossier","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/dossier?post=10264"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=10264"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=10264"},{"taxonomy":"type_article","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/type_article?post=10264"},{"taxonomy":"check","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/check?post=10264"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}