{"id":10257,"date":"2021-08-22T07:31:39","date_gmt":"2021-08-22T05:31:39","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/surrealisme-2\/"},"modified":"2021-09-15T23:49:03","modified_gmt":"2021-09-15T21:49:03","slug":"surrealisme","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/surrealisme\/","title":{"rendered":"Surr\u00e9alisme"},"content":{"rendered":"\n<blockquote class=\"wp-block-quote\"><div>\u00ab&nbsp;Si Breton avait termin\u00e9 ses \u00e9tudes m\u00e9dicales et s\u2019\u00e9tait sp\u00e9cialis\u00e9 en psychiatrie, il aurait bien pu, avec ces nouvelles m\u00e9thodes, devenir le fondateur d\u2019une nouvelle \u00e9cole de la psychiatrie dynamique&nbsp;\u00bb<sup>1<\/sup>.\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/div><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Andr\u00e9 Breton a commenc\u00e9 ses \u00e9tudes de m\u00e9decine lorsque la grande guerre \u00e9clate. Assistant du Dr Leroy au centre psychiatrique de la Deuxi\u00e8me arm\u00e9e \u00e0 Saint-Dizier, il se retrouve rapidement au front. Devant le carnage il confie&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Comment, dans ces conditions, n\u2019aurais-je pas \u00e9t\u00e9 tent\u00e9 de demander secours aux po\u00e8tes&nbsp;?<\/em>&nbsp;\u00bb. Il s\u2019initie tr\u00e8s vite \u00e0 l\u2019\u0153uvre de Freud dans le <em>Pr\u00e9cis de psychiatrie<\/em> de R\u00e9gis. Dans sa correspondance du 15&nbsp;ao\u00fbt 1916, il confie \u00e0 Apollinaire&nbsp;: \u201c<em>Rien ne me frappe tant que les interpr\u00e9tations de ces fous<\/em>\u201d. Parmi ses malades, un cas singulier le fascine&nbsp;: un jeune soldat s\u2019est fait remarquer sur la ligne de front par une t\u00e9m\u00e9rit\u00e9 hors du commun&nbsp;; mais celle-ci masque une folle inconscience&nbsp;; il est convaincu que la guerre n\u2019est qu\u2019un simulacre, un spectacle mis en sc\u00e8ne devant lui avec des acteurs dont les blessures ne sont que de subtils maquillages. Il affirme que ses propres blessures sont fictives, que les obus sont inoffensifs et il s\u2019amuse \u00e0 les pointer du doigt durant la bataille sans plus s\u2019inqui\u00e9ter. Son exp\u00e9rience est aussi baroque qu\u2019inqui\u00e9tante&nbsp;: alors que le discours m\u00e9dical r\u00e9duit le trouble conversif \u00e0 une pathologie d\u2019imitation (pithiatique selon le terme introduit par Babinski) le d\u00e9lire de ce jeune soldat pose le simulacre du c\u00f4t\u00e9 de la raison face \u00e0 la guerre et non plus du c\u00f4t\u00e9 de la pathologie mentale. Humour noir, morbide certes, mais quel extraordinaire moyen de r\u00e9sistance \u00e0 la guerre&nbsp;! Pour le coup, avec cet effet de retournement et de surprise, on aurait pu dire que le tableau \u00e9tait surr\u00e9aliste ou bien plut\u00f4t\u2026 \u00ab&nbsp;surnaturaliste&nbsp;\u00bb comme aurait dit G\u00e9rard de Nerval, et que le d\u00e9lire et l\u2019humour sont bien des refuges ultimes du moi qui refuse de se laisser offenser comme l\u2019interpr\u00e9tera Freud.<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est ainsi que na\u00eet le mouvement surr\u00e9aliste anim\u00e9 par des po\u00e8tes-m\u00e9decins qui, de leur plume, tranchent dans le vif, c\u00e9l\u00e8brent la beaut\u00e9 des cadavres, crachent sur les valeurs sacr\u00e9es, et s\u2019\u00e9veillent aux sons discordants et \u00e9nigmatiques de l\u2019\u00e9criture automatique, en qu\u00eate d\u2019un \u00e9nonc\u00e9 oraculaire susceptible d\u2019\u00e9clairer l\u2019obscurit\u00e9 des temps modernes.<\/p>\n\n\n\n<p>Tr\u00e8s t\u00f4t, Andr\u00e9 Breton se lance \u00e0 l\u2019\u00e9coute des \u00ab&nbsp;voix int\u00e9rieures&nbsp;\u00bb, succombe \u00e0 leur \u00e9motion et (la th\u00e9orie de Janet sur les \u00e9tats de demi-sommeil aidant) invente, avec diff\u00e9rents exercices d\u2019\u00e9criture<sup>2<\/sup> et de dessin automatique, un r\u00eave \u00e9veill\u00e9, une nouvelle esth\u00e9tique. Se d\u00e9veloppant sur le terrain m\u00eame de la psychanalyse, s\u2019\u00e9merveillant des cr\u00e9ations de l\u2019inconscient, les surr\u00e9alistes d\u00e9couvrent l\u2019inqui\u00e9tante parce que famili\u00e8re \u00e9tranget\u00e9 dans les d\u00e9tails du quotidien, l\u2019\u00e9branlement du sens de l\u2019associativit\u00e9 dans les rapprochements inattendus des objets et des pens\u00e9es, et tout ce qui peut faire r\u00e9sonner dans l\u2019\u00ab&nbsp;apr\u00e8s-coup&nbsp;\u00bb une \u00ab&nbsp;actualit\u00e9 sentimentale&nbsp;\u00bb (Aragon<sup>3<\/sup>). Ils affirment avec Lautr\u00e9amont et sa table de dissection que toutes les images renvoient \u00e0 \u00ab&nbsp;un mod\u00e8le int\u00e9rieur&nbsp;\u00bb (A. Breton), avec Rimbaud que le sujet de l\u2019\u00e9nonciation est un autre\u2026 cach\u00e9 au plus profond de soi, avec Aragon que le \u00ab&nbsp;mentir vrai&nbsp;\u00bb est la v\u00e9rit\u00e9 psychique m\u00eame avec ses fabulations et ses distorsions, ses ambigu\u00eft\u00e9s et ses ambivalences car \u00ab&nbsp;rien n\u2019est jamais assez quelque chose&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1921, Breton se rend \u00e0 Vienne pour \u00ab&nbsp;visiter&nbsp;\u00bb Freud. Il attend au milieu des patients, puis lorsqu\u2019il est re\u00e7u, il d\u00e9crit visiblement d\u00e9pit\u00e9 son h\u00f4te comme un \u00ab&nbsp;petit vieillard sans allure qui re\u00e7oit dans son pauvre cabinet de m\u00e9decin de quartier&nbsp;\u00bb. Il en rend compte dans son ouvrage <em>Les pas perdus<\/em>&nbsp;: \u00ab&nbsp;Aux jeunes gens et aux esprits romanesques, qui, parce que la mode est cet hiver \u00e0 la psycho-analyse, ont besoin de se figurer une des agences les plus prosp\u00e8res du rastaquou\u00e9risme moderne, le cabinet du docteur Freud, avec ses appareils \u00e0 transformer les lapins en chapeaux et le d\u00e9terminisme bleu pour tout buvard, je ne suis pas f\u00e2ch\u00e9 d\u2019apprendre que le plus grand psychologue habite une maison de m\u00e9diocre apparence dans un quartier perdu de Vienne.&nbsp;\u00bb Pas f\u00e2ch\u00e9&nbsp;? De destituer le p\u00e8re&nbsp;? Une satan\u00e9e manie chez Breton.<\/p>\n\n\n\n<p>Robert Desnos se r\u00e9v\u00e8le \u00eatre lui un grand r\u00eaveur et produit un nombre consid\u00e9rable de po\u00e8mes dict\u00e9s au cours de r\u00eaves \u00e9veill\u00e9s. Max Ernst avec ses collages renvers\u00e9s (\u00ab&nbsp;si ce sont les plumes qui font le plumage, ce n\u2019est pas la colle qui fait le collage&nbsp;\u00bb) recolle le monde d\u00e9chiquet\u00e9 par la guerre, le corrige (comme sa Vierge corrige son Christ de fils dans l\u2019un de ses plus c\u00e9l\u00e8bres tableaux), et gratte et frotte les images palimpsestes d\u2019un monde ancien comme \u00e0 la recherche d\u2019un paradis perdu, d\u2019un oubli, d\u2019un acte manqu\u00e9. Pour lui&nbsp;: \u00ab&nbsp;l\u2019identit\u00e9 sera convulsive ou ne sera pas&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Les surr\u00e9alistes se donnent sans limite \u00e0 ces activit\u00e9s visant \u00e0 d\u00e9voiler le contenu manifeste des r\u00eaves, et le sens latent du r\u00e9el r\u00e9v\u00e9l\u00e9 par l\u2019imaginaire, au point que plusieurs d\u2019entre eux voient la coh\u00e9sion de leur moi s\u00e9rieusement \u00e9branl\u00e9, et pr\u00e9sentent des troubles psychiques. Antonin Artaud les rejoint et partage un temps leur aventure. Le po\u00e8te se d\u00e9clare \u00ab&nbsp;retranch\u00e9, s\u00e9par\u00e9, envo\u00fbt\u00e9&nbsp;\u00bb, victime d\u2019un \u00ab&nbsp;effondrement central de l\u2019\u00e2me&nbsp;\u00bb. Il a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 hospitalis\u00e9 en maison de sant\u00e9 pour des troubles nerveux qu\u2019il d\u00e9finit ainsi&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Quelque chose de furtif qui m\u2019enl\u00e8ve les mots que j\u2019ai trouv\u00e9s, qui diminue ma tension mentale, qui d\u00e9truit au fur et \u00e0 mesure dans sa substance la masse de ma pens\u00e9e<\/em>&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Pas loin de ressembler \u00e0 du <em>fadding<\/em>&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>En 1932, Breton adresse \u00e0 Freud un exemplaire des \u00ab&nbsp;<em>Vases communicants<\/em>&nbsp;\u00bb, ouvrage qui d\u00e9bute par quelques impertinences contre l\u2019auteur de la <em>Science des r\u00eaves<\/em> auquel le po\u00e8te reproche une bibliographie erron\u00e9e dans sa version fran\u00e7aise. Avec une modestie prudente, Freud coupe court \u00e0 l\u2019\u00e9change et \u00e0 l\u2019admiration irrespectueuse que lui vouent les surr\u00e9alistes, et r\u00e9pond ainsi \u00e0 Breton&nbsp;: \u00ab&nbsp;Et maintenant un aveu que vous devez accueillir avec tol\u00e9rance&nbsp;! Bien que je re\u00e7oive tant de t\u00e9moignages de l\u2019int\u00e9r\u00eat que vous et vos amis portez \u00e0 mes recherches, moi-m\u00eame je ne suis pas en \u00e9tat de me rendre clair ce qu\u2019est et ce que veut le surr\u00e9alisme. Peut-\u00eatre ne suis-je en rien fait pour le comprendre, moi qui suis si \u00e9loign\u00e9 de l\u2019art&nbsp;\u00bb. Toujours l\u2019ironie un brin condescendante de Freud, habill\u00e9e de modestie courtoise.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1937, Breton prend \u00e0 nouveau contact avec Freud. Il lui propose de s\u2019associer \u00e0 la publication d\u2019un recueil intitul\u00e9 <em>Trajectoires du r\u00eave<\/em>. Freud refuse cette fois avec fermet\u00e9 et un ton plus tranch\u00e9&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Un recueil de r\u00eaves sans les associations qui lui sont ajout\u00e9es, sans la connaissance des circonstances dans lesquelles un r\u00eave a eu lieu \u2013 un tel recueil pour moi ne veut rien dire et je ne peux gu\u00e8re imaginer ce qu\u2019il peut vouloir dire pour d\u2019autres<\/em>&nbsp;\u00bb. Le d\u00e9saccord \u00e9pist\u00e9mologique est donc total.<\/p>\n\n\n\n<p>Une fois de plus les jeunes gens en mal de paternit\u00e9 se voient \u00e9conduits, peut-\u00eatre parce qu\u2019ils cherchent avant tout en ces temps guerriers, un ma\u00eetre \u00e0 dominer et non un p\u00e8re dont la juste s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 viendrait (apr\u00e8s les avoir \u00e9cout\u00e9s) potentiellement brider leurs \u00e9lans iconoclastes\u2026 et qui faute de limitation, verseront immanquablement dans la destructivit\u00e9. Pour preuve le souvent cynique Aragon en 1928, pensant disqualifier Freud en le traitant de \u00ab&nbsp;psychiatre&nbsp;\u00bb&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>C\u2019est alors que l\u2019id\u00e9e de moucher Freud et de s\u2019abreuver de son coryza vint simultan\u00e9ment \u00e0 plusieurs dondons de la librairie qui attendirent de cette op\u00e9ration magique la gu\u00e9rison de leurs varices p\u00e9rianales (\u2026) Il ne manque plus au psychiatre de l\u2019Autriche que la cons\u00e9cration papale&nbsp;\u00bb.<\/em> Aragon n\u2019assumera son homosexualit\u00e9 qu\u2019au lendemain de la mort d\u2019Elsa Triolet, pour qui il \u00e9crira les plus beaux po\u00e8mes qui soient. Freud pointait chez les surr\u00e9alistes une perversion f\u00e9tichiste (scl\u00e9rosante et non transformante), et leur faisait le reproche de laisser l\u2019\u00ab&nbsp;inconscient-roi&nbsp;\u00bb dominer la raison. Surmoi protecteur plus que bulle papale. Infatigable \u00ab&nbsp;d\u00e9sillusionniste&nbsp;\u00bb comme l\u2019\u00e9crivait Stefan Zweig, intraitable \u00e9quilibriste entre la r\u00e9alit\u00e9 interne et la r\u00e9alit\u00e9 externe, Freud ne croit pas au r\u00eave proph\u00e9tique des surr\u00e9alistes. Il leur enseigne que le d\u00e9sir modifie le pass\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 faire croire aux pr\u00e9monitions r\u00e9trospectives et aux rencontres pr\u00e9destin\u00e9es, ce en quoi il oppose le fameux \u00ab&nbsp;hasard objectif&nbsp;\u00bb des surr\u00e9alistes \u00e0 la moins glorieuse compulsion de r\u00e9p\u00e9tition et quelques rat\u00e9s bien sentis. Pour Freud, le r\u00eave proph\u00e9tise le pass\u00e9, non le futur, et le hasard est subjectif et non objectif.<\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019y aura plus d\u2019\u00e9changes entre Freud et Andr\u00e9 Breton. Leurs qu\u00eates, leurs cheminements ne conna\u00eetront que peu de points de rencontre, \u00e0 l\u2019image de leurs bureaux, si diff\u00e9rents. Les deux aimaient les objets anciens et avaient constitu\u00e9 de belles collections d\u2019antiquit\u00e9s, mais Freud aimait \u00e0 s\u2019entourer de figures \u00e9gyptiennes, grecques et romaines, alors que Breton s\u2019\u00e9tait entour\u00e9 d\u2019une collection d\u2019arts primitifs. L\u2019archa\u00efsme face \u00e0 la secondarisation op\u00e9r\u00e9e par la civilisation. Freud interrogeait le sens des mythes et les fondements de la culture, Breton \u00e9tait \u00e0 la recherche de l\u2019\u00e2me primitive figurant les angoisses primordiales, l\u00e0 o\u00f9 l\u2019art des fous rejoignait les arts premiers. Spiritualisme contre animisme.<\/p>\n\n\n\n<p>Reclus au ch\u00e2teau du Bel air \u00e0 Marseille, Andr\u00e9 Breton et quelques amis surr\u00e9alistes imagin\u00e8rent un jour, un nouveau jeu de cartes o\u00f9 les symboles blasons et embl\u00e8mes changeraient&nbsp;; pour enfin sortir du fascinant mais sacro-saint r\u00eave-cauchemar qu\u2019est le complexe d\u2019\u0152dipe, et pouvoir s\u2019ouvrir \u00e0 de nouvelles questions que celles portant sur la sainte famille avec toute la quincaillerie freudienne du.. papa-maman, zizi pan pan\u2026 Voici quelques unes de leurs nouvelles \u00e9quivalences&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>Le c\u0153ur = une flamme<\/p>\n\n\n\n<p>Le carreau = une roue sanglante<\/p>\n\n\n\n<p>Le pique&nbsp;: une \u00e9toile noire<\/p>\n\n\n\n<p>Le tr\u00e8fle = un trou de serrure<\/p>\n\n\n\n<p>Carr\u00e9 de rois = quatre g\u00e9nies&nbsp;: Baudelaire&nbsp;; Hegel,<\/p>\n\n\n\n<p>Sade et Lautr\u00e9amont<\/p>\n\n\n\n<p>Les reines = des sir\u00e8nes<\/p>\n\n\n\n<p>Le joker = Ubu dessin\u00e9 par Jarry<\/p>\n\n\n\n<p>Et pour tenir lieu de valet = Freud<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Notes<\/h2>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\"><li>Ellenberger HF. <em>A la d\u00e9couverte de l\u2019inconscient.<\/em> SIMEP-Editions, Villeurbanne 1974.<\/li><li>Aragon&nbsp;: \u00ab&nbsp;l\u2019\u00e9criture automatique, c\u2019est la r\u00e9alit\u00e9 de l\u2019auteur, de l\u2019homme en plein dans la vie qui s\u2019\u00e9crit automatiquement&nbsp;\u00bb.<\/li><li>Qui publia (mis \u00e0 part les champs magn\u00e9tiques) le premier manifeste surr\u00e9aliste&nbsp;; \u00ab&nbsp;une vague de r\u00eaves&nbsp;\u00bb&nbsp;; paru dans la revue <em>Commerce<\/em>, qui est fond\u00e9 sur une certaine exploration de l\u2019inconscient et du subconscient et cherche \u00e0 d\u00e9monter le m\u00e9canisme du g\u00e9nie po\u00e9tique&nbsp;\u00bb.<\/li><\/ol>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10257?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;Si Breton avait termin\u00e9 ses \u00e9tudes m\u00e9dicales et s\u2019\u00e9tait sp\u00e9cialis\u00e9 en psychiatrie, il aurait bien pu, avec ces nouvelles m\u00e9thodes, devenir le fondateur d\u2019une nouvelle \u00e9cole de la psychiatrie dynamique&nbsp;\u00bb1. &nbsp; Andr\u00e9 Breton a commenc\u00e9 ses \u00e9tudes de m\u00e9decine lorsque&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"rubrique":[1212],"thematique":[],"auteur":[1372],"dossier":[],"mode":[61],"revue":[216],"type_article":[451],"check":[2023],"class_list":["post-10257","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","rubrique-imprecis","auteur-maurice-corcos","mode-gratuit","revue-216","type_article-articles","check-ok"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10257","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10257"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10257\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13397,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10257\/revisions\/13397"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10257"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=10257"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=10257"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=10257"},{"taxonomy":"dossier","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/dossier?post=10257"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=10257"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=10257"},{"taxonomy":"type_article","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/type_article?post=10257"},{"taxonomy":"check","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/check?post=10257"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}