{"id":10240,"date":"2021-08-22T07:31:36","date_gmt":"2021-08-22T05:31:36","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/sublimation-2\/"},"modified":"2021-09-16T23:29:29","modified_gmt":"2021-09-16T21:29:29","slug":"sublimation","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/sublimation\/","title":{"rendered":"Sublimation"},"content":{"rendered":"\n<blockquote class=\"wp-block-quote\"><div>\u00ab&nbsp;Nous sommes tous oblig\u00e9s, pour rendre la r\u00e9alit\u00e9 supportable, d\u2019entretenir en nous quelques petites folies.&nbsp;\u00bb<footer>Marcel Proust, <em>\u00c0 la recherche du temps perdu<\/em>, Gallimard, 1998.<\/footer>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<\/div><\/blockquote>\n\n\n\n<p>Quand l\u2019affect douloureux d\u2019exister (&#8230; pour qui, pour quoi&nbsp;?&nbsp;!), la douleur de ne pouvoir \u00eatre que soi (la connexion avec son moi est peu stricte au point de ne pouvoir \u00eatre soi-m\u00eame, et <em>\u00e7a se<\/em> heurte constamment au rugueux r\u00e9el) et de ne pas trouver de lieu (d\u2019autre objet) o\u00f9 se poser&nbsp;; quand ce m\u00eame affect en qu\u00eate d\u2019une repr\u00e9sentation qui le reconnaisse et le comble ne se satisfait plus de sa dissolution sous forme de passage \u00e0 l\u2019acte ou de douleur physique&nbsp;; quand il ne se paie pas d\u2019une plus-value narcissique dans la gloriolisation du sacrifice de soi&nbsp;: quand bien d\u2019autres choses encore&#8230; alors il faut bien se r\u00e9soudre \u00e0 faire ce que toute psychanalyse recommande, c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 \u00ab&nbsp;b\u00eatement<sup>1<\/sup>&nbsp;\u00bb sublimer. Au risque de \u00ab&nbsp;subliminer&nbsp;\u00bb, comme disait Blaise Cendrars c\u2019est-\u00e0-dire d\u2019\u00e9liminer ce qui nous meut et nous d\u00e9sorganise (comme trop de r\u00e9silience r\u00e9silie).<\/p>\n\n\n\n<p>Ah&nbsp;! sublimer-r\u00e9silier&nbsp;! Cette dr\u00f4le d\u2019ancienne-nouvelle forme de conversion-confession de vieilles haines cuites et recuites, et d\u2019\u00e9ternelles envies jamais rassasi\u00e9es, dans le fameux moi-chaudron f\u00eal\u00e9 de Gustave Flaubert&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>La parole humaine est comme un chaudron f\u00eal\u00e9 o\u00f9 nous battons des m\u00e9lodies \u00e0 faire danser des ours quand on voudrait atteindre les \u00e9toiles<\/em>&nbsp;\u00bb. L\u2019animal en nous voudra donc toujours monter au ciel et que le profane y devienne sacr\u00e9. Mais la conversion est toujours et, encore forc\u00e9ment, narcissique alors qu\u2019elle devrait miraculeusement \u00eatre, non seulement cathartique, mais aussi source de maturation vers une \u00ab&nbsp;belle v\u00e9rit\u00e9&nbsp;\u00bb truff\u00e9e de compromis consentis, plut\u00f4t que de rester n\u00e9vrotiquement sans cesse m\u00e9dit\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 \u00eatre insidieusement refoul\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Sur la trop fameuse question de la sublimation, aujourd\u2019hui d\u00e9tr\u00f4n\u00e9e par sa petite s\u0153ur, la r\u00e9silience, et donc sur le seul processus th\u00e9rapeutique un peu formalis\u00e9 qu\u2019a r\u00e9ussi \u00e0 constituer l\u2019analyse, quelques r\u00e9flexions.<\/p>\n\n\n\n<p>Si tant est que la transsubstantiation de la chair au verbe et des solides en gaz ne soit pas une illusion religieuse, il reste \u00e0 d\u00e9couvrir la voie alchimique (moins magique et autrement d\u00e9licate) qui permettrait une possible transmutation de la personnalit\u00e9 elle-m\u00eame, telle que le sujet (sans prendre trop de risques) parviendrait \u00e0 se d\u00e9barrasser de ses d\u00e9terminants et se verrait parer quasi miraculeusement de nouveaux syst\u00e8mes de d\u00e9fense pr\u00eats \u00e0 l\u2019emploi.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour certains analystes lacaniens qui veulent toujours croire aux \u00e9vangiles&nbsp;:\u00ab&nbsp;<em>Au d\u00e9but serait le verbe et la chair pourrait se transformer en verbe<\/em>&nbsp;\u00bb. \u00c0 l\u2019instar d\u2019Antonio Tabucchi qui \u00e9tait convaincu que le verbe ne peut devenir chair sans une certaine dose de vulgarit\u00e9\u2026 je suis convaincu que l\u2019inverse est aussi vrai\u2026 le risque \u00e9tant ici la vulgarit\u00e9 de la r\u00e9duction. N\u2019est-ce pas un r\u00eave, une illusion, une folie ou une foi d\u00e9raisonnable dans une mat\u00e9rialit\u00e9 du langage, qui contiendrait seule la force \u00e9rotique du d\u00e9sir&nbsp;? Sous pr\u00e9texte que l\u2019enfant na\u00eet dans un bain de parole o\u00f9 le symbolique gouvernerait le r\u00e9el.<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00eame (et surtout) au XVIII<sup>e<\/sup> si\u00e8cle on ne croyait pas \u00e0 \u00e7a de Rousseau \u00e0 Casanova&nbsp;; alors qu\u2019en penser aujourd\u2019hui\u2026 que le symbolisme se dissout dans la r\u00e9alit\u00e9&nbsp;? Wolfson, dans <em>Le Schizo et les langues<\/em>, voulait lui aussi y croire mais c\u2019\u00e9tait d\u00e9lirant et il n\u2019avait pas beaucoup d\u2019autres choix. Si il y a bien une chose qui n\u2019est pas traduisible dans le verbe c\u2019est bien l\u2019\u00e9motion g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par \u00ab&nbsp;la prime langue maternelle&nbsp;\u00bb (et non le langage), soit cette g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 de c\u0153ur qui se transmue en g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 de chair\u2026et qui n\u2019a pas besoin d\u2019en rajouter, \u2026 de commenter.<\/p>\n\n\n\n<p>Attention&nbsp;: une sublimation trop r\u00e9ussie, et c\u2019est la mort du sujet et de l\u2019objet, de la lumi\u00e8re de leur rencontre et du lien qui se noue entre eux, comme de celle de la friction de leur conflit, tant il est vrai que le mot tue la chose et que le verbe tue l\u2019\u00e9motion. Avec ce type-l\u00e0 de sublimation, le sujet risque de mourir avec une situation et une mine superbe, (comme le malade de ses sympt\u00f4mes sauvages en analyse). Juste \u00ab&nbsp;gu\u00e9ri&nbsp;\u00bb au moment o\u00f9 l\u2019analyste avait le sentiment de commencer. Le sujet fuit dans la gu\u00e9rison et il y perd dans l\u2019affaire tant en repr\u00e9sentation (\u00e7a n\u2019est pas \u00e7a, \u00e7a n\u2019est qu\u2019un milli\u00e8me de ce que qu\u2019il voulait repr\u00e9senter, l\u2019image aussi tue l\u2019\u00e9motion) qu\u2019en jouissance (la beaut\u00e9 de sa cr\u00e9ation psychique ne compensant pas la perte en satisfaction de l\u2019\u00e9prouv\u00e9 ant\u00e9rieur qui tirait son secret du d\u00e9sir ou du chagrin qui le pr\u00e9c\u00e9dait et que le sujet cultivait en huis-clos, sans vouloir le sentir, le savoir, le partager). Bref\u2026 on vit mieux (\u00e9prouve, ressent, endure) ce qu\u2019on ne comprend pas. Et si le surcro\u00eet de jouissance dans le savoir existe\u2026 il est notablement insuffisant.<\/p>\n\n\n\n<p>Deux fa\u00e7ons de fuir dans l\u2019exc\u00e8s de sublimation&nbsp;: le faux-<em>self<\/em> plus ou moins int\u00e9gral pour atteindre une existence sans conflit, sans agressivit\u00e9, sans risque \u2026, pas s\u00fbr que ce soit une vie&nbsp;; l\u2019ali\u00e9nation consentie puis assentie (masochisme \u00e9rog\u00e8ne jusqu\u2019\u00e0 moral) au malheur et \u00e0 la fatalit\u00e9. A l\u2019inverse, maintenir sa n\u00e9vrose avec quelques petits \u00ab&nbsp;am\u00e9nagements pervers&nbsp;\u00bb (surtout qu\u2019ils sont aujourd\u2019hui dans une soci\u00e9t\u00e9 de performance (et donc de corruption) de plus en plus socialement accept\u00e9s, au prix d\u2019une demande consentie de pardon apr\u00e8s-coup) pourrait permettre au sujet de continuer sa vie minuscule \u00e0 fantasmer en huis clos et \u00e0 jouir plus ou moins frauduleusement&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p>En contrebande\u2026 petitement mais s\u00fbrement, le filtrage-tamissage de la pulsionnalit\u00e9 brute restant de mise pour \u00e9viter l\u2019aveuglement\u2026 le sujet alors guid\u00e9 par la pulsion plus que l\u2019orientant, tourne \u00e0 vide dans sa peur et parfois derri\u00e8re le d\u00e9sir r\u00e9appara\u00eet l\u2019angoisse.<\/p>\n\n\n\n<p>Attention encore&nbsp;: une sublimation trop r\u00e9ussie, sans am\u00e9nagements \u00ab&nbsp;pervers&nbsp;\u00bb, et c\u2019est la v\u00e9rification de la critique (Deleuze, Foucault\u2026) maintes fois faite aux psychanalystes d\u2019\u00eatre des pr\u00eatres masqu\u00e9s ou des agents de la r\u00e9gulation sociale promoteurs d\u2019une morale au service d\u2019une justice puritaine qui bannirait \u00ab&nbsp;l\u2019usage des plaisirs&nbsp;\u00bb. De m\u00eame une sublimation qui consisterait \u00e0 \u00ab&nbsp;r\u00e9parer ses objets internes&nbsp;\u00bb et\/ou \u00e0 s\u2019adapter \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 externe, plut\u00f4t que d\u2019acc\u00e9der \u00e0 un nouvel \u00e9quilibre nourri de plaisir et de sens, t\u00e9moigne d\u2019un fantasme de retour \u00e0 un paradis perdu, \u00e0 une innocence et une insouciance d\u2019avant\u2026 le petit n\u00e9ant ou enfer personnel.<\/p>\n\n\n\n<p>Attention et surtout avec Italo Calvino, de ne pas oublier que dans l\u2019op\u00e9ration analytique, comme pour toute intervention sur l\u2019humain, \u00ab&nbsp;<em>chacun est fait de ce qu\u2019il a v\u00e9cu et personne ne peut lui enlever cela. Qui a v\u00e9cu en souffrant reste fait de sa souffrance. Si on pr\u00e9tend lui enlever, ce n\u2019est plus lui<\/em><sup>2<\/sup>&nbsp;\u00bb. C\u2019est le mod\u00e8le de l\u2019infiltrant dans le trauma surtout quand il est pr\u00e9coce, r\u00e9p\u00e9t\u00e9, et incestueux, ou celui du cancer qui \u00e0 un certain stade r\u00e9v\u00e8le l\u2019importance de l\u2019indiff\u00e9renciation rapide des zones saines et malades et la difficult\u00e9 pour le chirurgien et l\u2019analyste de percevoir, parer, cercler les fronti\u00e8res entre zone fonctionnelle et zone contamin\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors quoi&nbsp;? Pourquoi les patients viennent-ils donc \u00e0 confesse se faire sublimer&nbsp;? Pour la consolation avec Saint Augustin&nbsp;? S\u00fbrement pas&nbsp;! Elle n\u2019aurait pas plu \u00e0 Freud, jamais de religion &#8211; pas m\u00eame celle du d\u00e9sespoir&nbsp;! et toute la \u00ab&nbsp;<em>caritas<\/em>&nbsp;\u00bb du monde n\u2019y suffirait pas, Haro donc sur toute r\u00e9surgence d\u2019une mystique comme d\u2019une m\u00e9taphysique.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors quoi&nbsp;? Puisque \u00e7a ne sera jamais plus tout \u00e0 fait \u00e7a, qu\u2019il n\u2019y a rien de possiblement totalement pensable face \u00e0 l\u2019impensable, m\u00eame si l\u2019impens\u00e9 est source vive de cr\u00e9ation mais d\u2019une cr\u00e9ation qui ne peut que t\u00e9moigner de son \u00e9chec, comme l\u2019analyse de ses limites. Et parce que si la libido contiendrait, dans son essence m\u00eame, cette dimension d\u2019insatisfaction g\u00e9n\u00e9rant le manque qui pousse \u00e0 recommencer \u00e0 d\u00e9sirer et aimer.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors quoi&nbsp;? Puisqu\u2019avec l\u2019\u00e2ge, les yeux de plus en plus hagards et de moins en moins \u00e9bahis, constatent que si \u00e9volution il y a, elle se fait assez r\u00e9guli\u00e8rement du plus au moins, et qu\u2019au fond du trou qui ne cesse de s\u2019agrandir par perte de substance ils contemplent surtout le rien ou (levant pr\u00e9cipitamment la t\u00eate) des \u00e9toiles\u2026 certes mais d\u00e9j\u00e0 mortes depuis longtemps.<\/p>\n\n\n\n<p>Alors quoi&nbsp;? La psychanalyse\u2026 une \u00e9cole du salutaire renoncement, un kit d\u2019aide \u00e0 refouler, un auxilliaire psychique assurant la coh\u00e9sion du moi en cas de d\u00e9but de dissociation&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>Freud est un pessimiste comique, il a pris le parti d\u2019en rire. Pourquoi avec lui ne pas opposer \u00e0 la peur (y compris du d\u00e9sir bien s\u00fbr) face, \u00e0 cet impensable, la plus subtile et extr\u00eame des sublimations, la raillerie auto-ironique d\u2019un sourire grima\u00e7ant ou celle d\u2019une grimace souriante pour \u00e9viter de d\u00e9railler. Le risque nihiliste avec sa carapace cynique guetterait bien s\u00fbr\u2026 et Freud le r\u00e9cusait tout autant. Le p\u00e8re de la psychanalyse \u00e9tait ath\u00e9e et pessimiste, c\u2019est-\u00e0-dire lucide et averti, et d\u00e8s lors d\u2019autant plus engag\u00e9 \u00e0 chercher la v\u00e9rit\u00e9\u2026 avec peut-\u00eatre une morale mais non religieuse\u2026 c\u2019est-\u00e0-dire une \u00e9thique.<\/p>\n\n\n\n<p>Le pari avec l\u2019analyse est de go\u00fbter l\u2019arbre de connaissance pour mieux accepter de devoir quitter le paradis perdu du \u00e7a (penser c\u2019est se s\u00e9parer), puis investir le processus de pens\u00e9e et le chagrin qui va avec, qu\u2019un retour \u00e0 l\u2019\u00e9tat primitif est inenvisageable, et que m\u00eame et surtout de toutes fa\u00e7ons nous ne pourrons plus penser les choses comme on les pensait, enfant, quand les mots \u00e9taient \u00ab&nbsp;<em>des sortil\u00e8ges, des actes magiques<\/em>&nbsp;\u00bb. Nous avons m\u00eame perdu d\u00e9finitivement le souvenir de l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit, la tournure d\u2019esprit, la th\u00e9orie de l\u2019esprit que nous avions en ce temps-l\u00e0\u2026 c\u2019est pourquoi donc nous ne cessons de mourir \u00e0 nous-m\u00eames. Le pass\u00e9 que le sujet r\u00e9invente en analyse, \u00e0 partir duquel \u00e0 la faveur de la r\u00e9gression, il envisage un futur meilleur que son pr\u00e9sent n\u2019est qu\u2019une reconstruction. Bref l\u2019analyse oblige \u00e0 \u00ab&nbsp;penser&nbsp;\u00bb et \u00e0 \u00ab&nbsp;<em>panser avec une \u00e9toffe de pens\u00e9e<\/em>&nbsp;\u00bb la perte. La pens\u00e9e, cette \u00ab&nbsp;<em>m\u00e9taphore d\u00e9pressive du vide<\/em>&nbsp;\u00bb selon Georges Didi Huberman qui le tenait de Pierre Fedida.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec cette pens\u00e9e consciente de la vanit\u00e9 et de l\u2019inanit\u00e9 des choses, alors il sera possible au sujet d\u2019oser dans la vie d\u2019autres choses qu\u2019ils n\u2019auraient m\u00eame pas esp\u00e9r\u00e9 pouvoir penser. D\u2019oser\u2026 puis d\u2019ajuster\u2026 rien de plus raisonnable que l\u2019analyse. Le moteur de notre cr\u00e9ativit\u00e9 sera le chagrin, les affres de nos tourments existentiels et \u00e0 partir d\u2019eux\u2026 l\u2019audace du d\u00e9sordre, de l\u2019\u00e9tranger, du nouveau, de l\u2019impur\u2026 de la surprise (se faire surprendre au risque du \u00ab&nbsp;choc&nbsp;\u00bb psychologique par son inconscient), plut\u00f4t que s\u2019en tenir \u00e0 une existence qui n\u2019est pas une vie, c\u2019est-\u00e0-dire non mouvante et fluente, car irr\u00e9elle et froide, tant elle ob\u00e9it \u00e0 une \u00c9ducation\u2026 \u00e0 mort.<\/p>\n\n\n\n<p>De mettre un peu d\u2019imaginaire dans notre vie pourra alors faire que la vie puisse imiter l\u2019imaginaire. Comme \u00e0 l\u2019\u00e9chelon du Collectif, c\u2019est la Nature qui finit par imiter la Culture.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Notes<\/h2>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\"><li>C\u2019est-\u00e0-dire tr\u00e8s\u2026 tr\u00e8s intelligemment.<\/li><li>Italo Calvino, <em>Palomar<\/em>, Le Seuil, 1992.<\/li><\/ol>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10240?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab&nbsp;Nous sommes tous oblig\u00e9s, pour rendre la r\u00e9alit\u00e9 supportable, d\u2019entretenir en nous quelques petites folies.&nbsp;\u00bb Marcel Proust, \u00c0 la recherche du temps perdu, Gallimard, 1998. &nbsp; Quand l\u2019affect douloureux d\u2019exister (&#8230; pour qui, pour quoi&nbsp;?&nbsp;!), la douleur de ne pouvoir&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"rubrique":[1212],"thematique":[],"auteur":[1372],"dossier":[],"mode":[61],"revue":[481],"type_article":[451],"check":[2023],"class_list":["post-10240","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","rubrique-imprecis","auteur-maurice-corcos","mode-gratuit","revue-481","type_article-articles","check-ok"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10240","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10240"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10240\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":13587,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10240\/revisions\/13587"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10240"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=10240"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=10240"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=10240"},{"taxonomy":"dossier","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/dossier?post=10240"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=10240"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=10240"},{"taxonomy":"type_article","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/type_article?post=10240"},{"taxonomy":"check","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/check?post=10240"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}