{"id":10219,"date":"2021-08-22T07:31:34","date_gmt":"2021-08-22T05:31:34","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/humanite-et-animalite-les-frontieres-du-passages-2\/"},"modified":"2021-10-08T01:02:10","modified_gmt":"2021-10-07T23:02:10","slug":"humanite-et-animalite-les-frontieres-du-passages","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/humanite-et-animalite-les-frontieres-du-passages\/","title":{"rendered":"Humanit\u00e9 et animalit\u00e9, les fronti\u00e8res du passages"},"content":{"rendered":"\n<p>Voici donc un nouveau dossier de la revue <em>Le Carnet-PSY<\/em> qui devrait rencontrer un grand succ\u00e8s, me semble-t-il, car il se trouve marqu\u00e9 par la fra\u00eecheur et la vitalit\u00e9 coutumi\u00e8res \u00e0 cette revue, mais aussi parce qu\u2019il prend les choses de mani\u00e8re un petit peu inhabituelle. Les rapports de l\u2019enfant et de l\u2019animal, au cours du d\u00e9veloppement psychoaffectif de l\u2019enfant ont, en effet, d\u00e9j\u00e0 fait couler beaucoup d\u2019encre, et j\u2019avais moi-m\u00eame, il y a quelques ann\u00e9es, \u00e9crit quelques pages \u00e0 propos des troubles de l\u2019endormissement, soit \u00ab&nbsp;l\u2019heure du lit entre l\u2019heure du lait et l\u2019heure du loup&nbsp;\u00bb, au sein d\u2019un ouvrage collectif publi\u00e9 sous la direction de Boris Cyrulnik (<em>Si les lions pouvaient parler-Essais sur la condition animale<\/em>, Quarto Gallimard, Paris, 1998).<\/p>\n\n\n\n<p>Ici, il s\u2019agit d\u2019autre chose. La question est en effet davantage celle des rapports entre la cat\u00e9gorie de l\u2019humain et la cat\u00e9gorie de l\u2019animal non humain, que celle des relations entre l\u2019enfant et l\u2019animal en tant que tels. Petit d\u00e9calage, petite d\u00e9flexion du regard qui permettent ainsi d\u2019aborder un certain nombre de probl\u00e9matiques dans une perspective \u00e9largie, allant au-del\u00e0 de celles, toutefois \u00e9voqu\u00e9es, du d\u00e9veloppement et du soin.<\/p>\n\n\n\n<p>Je ne proc\u00e8derai pas, en guise d\u2019introduction, \u00e0 une pr\u00e9sentation successive des diff\u00e9rentes contributions, mais je ferai plut\u00f4t un certain nombre de remarques qui permettront peut-\u00eatre au lecteur, en tout cas je l\u2019esp\u00e8re, de disposer d\u2019une trame r\u00e9flexive, en arri\u00e8re-plan des diff\u00e9rents articles de ce dossier, trame ouverte et renvoyant seulement \u00e0 quelques propositions conceptuelles g\u00e9n\u00e9rales.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Grossesse animale et grossesse humaine<\/h2>\n\n\n\n<p>Certains esprits malicieux ont fait remarquer que dans l\u2019esp\u00e8ce humaine, du fait de l\u2019accession \u00e0 une station bip\u00e8de stabilis\u00e9e, tout se passerait un petit peu comme si nous manquions, en quelque sorte, d\u2019un quatri\u00e8me trimestre de la grossesse&nbsp;! L\u2019id\u00e9e, quelque peu provocante, part du fait que le b\u00e9b\u00e9 humain est, sans conteste, plus pr\u00e9matur\u00e9 par rapport aux adultes de son esp\u00e8ce que les b\u00e9b\u00e9s des autres esp\u00e8ces par rapport \u00e0 leurs cong\u00e9n\u00e8res adultes (ceci est \u00e9vident pour de nombreuses fonctions, mais notamment pour la marche qui est, par exemple, pr\u00e9sente d\u00e8s la naissance, comme on le sait, chez le veau ou chez le poulain). Ce fait d\u00e9veloppemental, probablement s\u00e9lectionn\u00e9 par l\u2019\u00e9volution, est alors porteur d\u2019un risque mais il repr\u00e9sente, en m\u00eame temps, une grande chance. En effet, le nouveau-n\u00e9 humain, du fait de sa n\u00e9ot\u00e9nie fondamentale, est certes extr\u00eamement fragile et vuln\u00e9rable, m\u00eame quand il na\u00eet \u00e0 terme, mais il aurait aussi, du m\u00eame coup, la chance d\u2019\u00eatre le seul de tous les autres mammif\u00e8res \u00e0 ne pas \u00e9difier son cerveau enti\u00e8rement pendant la vie pr\u00e9natale. Pour dire les choses plus pr\u00e9cis\u00e9ment, on sait aujourd\u2019hui que le cerveau des mammif\u00e8res se forme gr\u00e2ce \u00e0 deux grandes vagues de synaptogen\u00e8se (mise en place des synapses et des principaux circuits c\u00e9r\u00e9braux) qui se d\u00e9roulent <em>in utero<\/em>, l\u2019une en d\u00e9but de grossesse, l\u2019autre en fin de grossesse, sauf chez les \u00eatres humains dont la grossesse relativement courte, nous l\u2019avons vu, ne permet qu\u2019\u00e0 la premi\u00e8re vague de se d\u00e9rouler avant la naissance. La deuxi\u00e8me vague de synaptogen\u00e8se a lieu apr\u00e8s la naissance, ce qui repr\u00e9sente ainsi une chance \u00e9volutive consid\u00e9rable car, de cette mani\u00e8re, la fin de l\u2019organisation c\u00e9r\u00e9brale se fait \u00e0 l\u2019air libre, c\u2019est-\u00e0-dire au contact de l\u2019environnement au sens large (et notamment en pr\u00e9sence du travail psychique d\u2019autrui), d\u2019o\u00f9 un impact important de cet environnement sur l\u2019architecture c\u00e9r\u00e9brale elle-m\u00eame. De ce fait, l\u2019humain serait peut-\u00eatre moins directement d\u00e9pendant de son g\u00e9nome, et non enti\u00e8rement prisonnier de celui-ci, puisque la pr\u00e9sence de l\u2019autre et du dehors se trouve intrins\u00e8quement inscrite dans la constitution m\u00eame de son cerveau, d\u2019o\u00f9 un certain degr\u00e9, un certain espace de libert\u00e9 ainsi d\u2019embl\u00e9e pr\u00e9sents au c\u0153ur m\u00eame de l\u2019intimit\u00e9 anatomique c\u00e9r\u00e9brale. Ceci n\u2019est pas rien, et ceci dessine peut-\u00eatre une certaine ligne de d\u00e9marcation d\u00e9veloppementale entre l\u2019humain et l\u2019animal non humain.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Les trois r\u00e8gnes, min\u00e9ral, v\u00e9g\u00e9tal et animal (humain et non humain)<\/h2>\n\n\n\n<p>Si la composition de leur structure mol\u00e9culaire les rassemble globalement par la nature de ses constituants \u00e9l\u00e9mentaires et fondamentaux (carbone, oxyg\u00e8ne, hydrog\u00e8ne\u2026), la question de la reproduction unifie, quant \u00e0 elle, tout le r\u00e8gne du vivant (v\u00e9g\u00e9tal, animal et humain) en le distinguant du r\u00e8gne min\u00e9ral, tandis que la question de la conscience th\u00e9tique se poserait de mani\u00e8re peut-\u00eatre diff\u00e9rente chez l\u2019animal et chez l\u2019humain&nbsp;: les animaux non humains semblent en effet disposer, \u00e0 la diff\u00e9rence des min\u00e9raux, d\u2019une certaine forme de conscience non th\u00e9tique (conscience non r\u00e9flexive, incapable de se penser pensante) de m\u00eame peut-\u00eatre que le f\u0153tus ou le tr\u00e8s jeune enfant, alors que le sujet humain mature disposerait, quant \u00e0 lui, d\u2019une conscience th\u00e9tique de nature r\u00e9flexive (conscience consciente d\u2019elle-m\u00eame).<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L\u2019animalit\u00e9 dans l\u2019humain, l\u2019humain dans l\u2019animalit\u00e9<\/h2>\n\n\n\n<p>L\u2019humain peut-il d\u00e9j\u00e0 se d\u00e9tecter chez l\u2019animal, mais surtout, comment l\u2019animalit\u00e9 demeure-t-elle inscrite en l\u2019homme&nbsp;? On sait aujourd\u2019hui que l\u2019hypoth\u00e8se des trois cerveaux de Mc Lean se trouvent aujourd\u2019hui fort contest\u00e9e, \u00e0 savoir celle qui repose sur un mod\u00e8le stratifi\u00e9 et hi\u00e9rarchis\u00e9 reliant le cerveau reptilien (archeo-cortex principalement consacr\u00e9 au traitement de l\u2019\u00e9quilibration et de la pesanteur), le cerveau mammif\u00e8re (pal\u00e9o-cortex limbique et amygdalien, si\u00e8ge des affects et des \u00e9motions), le n\u00e9o-cortex enfin (haut-lieu de la soi-disant rationalit\u00e9 de l\u2019 <em>homo sapiens<\/em>&nbsp;!). Cette hypoth\u00e8se s\u00e9duisante semble aujourd\u2019hui remise en question au profit d\u2019une conception beaucoup plus holistique de l\u2019organisation c\u00e9r\u00e9brale, d\u2019o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 de repenser l\u2019organo-dynamisme de H. Ey et J. Jackson qui se fondait sur une dynamique dialectique d\u2019inhibition et de d\u00e9sinhibition entre les structures c\u00e9r\u00e9brales dites sup\u00e9rieures et celles dites inf\u00e9rieures. D\u00e8s lors, cette nouvelle mod\u00e9lisation \u00e9claire diff\u00e9remment d\u2019autres probl\u00e9matiques&nbsp;: celle de la plausible psychopathologie animale &#8211; et en particulier d\u00e9pressive (m\u00eame si nous ne disposons toujours pas, cependant, d\u2019un mod\u00e8le animal de l\u2019autisme) &#8211; et celle de l\u2019existence, aujourd\u2019hui tr\u00e8s probable, d\u2019une possible intersubjectivit\u00e9 crois\u00e9e entre animaux domestiques et \u00eatres humains notamment.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le propre de l\u2019homme&nbsp;?<\/h2>\n\n\n\n<p>Y a-t-il quelque chose dont on puisse certifier la nature sp\u00e9cifiquement humaine&nbsp;? L\u2019affaire est d\u00e9licate, et aucun des ph\u00e9nom\u00e8nes qui ont pu \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9s comme sp\u00e9cifiques de l\u2019\u00eatre humain, ne semble aujourd\u2019hui absolument certain et ind\u00e9niable.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>L\u2019acc\u00e8s au symbolique voire au langage semble, en r\u00e9alit\u00e9, possible chez certains primates sup\u00e9rieurs, et il faut ici rappeler qu\u2019en tout \u00e9tat de cause, le langage \u00e9tant d\u2019apparition beaucoup plus r\u00e9cente que la communication non verbale, il s\u2019av\u00e8re encore beaucoup moins performant et peut-\u00eatre moins\u2026 fiable que celle-ci, comme se plaisait, W.R. Bion, \u00e0 le souligner, avec humour&nbsp;!<\/li><li>Le rire ou le sourire&nbsp;? Est-il si s\u00fbr que certains singes, voire certains chiens, ne rient pas&nbsp;? Certes, l\u2019impact de nos projections est, ici, immense, mais la question existe cependant d\u2019un point de vue plus objectif, et elle m\u00e9rite d\u2019\u00eatre pos\u00e9e avant que de pouvoir conclure trop h\u00e2tivement que \u00ab&nbsp;le rire est le propre de l\u2019homme&nbsp;\u00bb \u2026<\/li><li>L\u2019aptitude \u00e0 pouvoir penser demain selon A. Jacquard, ou la capacit\u00e9 d\u2019\u00e9voquer ses grands-parents selon E. Morin, constitueraient des faits humains relativement sp\u00e9cifiques. Il est vrai que ces repr\u00e9sentations introduisent aux th\u00e9matiques de la temporalit\u00e9 et de la transmission transg\u00e9n\u00e9rationnelle, mais que savons-nous vraiment de celles-ci chez l\u2019animal&nbsp;? A d\u00e9faut de certitude, disons seulement que si le culte des morts semble t\u00e9moigner d\u2019un acc\u00e8s \u00e0 une certaine conscience du temps, il faut alors savoir que les premi\u00e8res s\u00e9pultures, f\u00fbt-ce des s\u00e9pultures \u00e0 ciel ouvert, ont bel et bien \u00e9t\u00e9 d\u00e9crites chez certains grands singes (et non pas chez les \u00e9l\u00e9phants, dont les cimeti\u00e8res s\u2019av\u00e8rent, finalement, sans doute plus mythiques qu\u2019authentiques). En tout \u00e9tat de cause, ces ph\u00e9nom\u00e8nes interrogent la th\u00e9matique des imagos parentales, de leur int\u00e9riorisation et de la constitution du Surmoi dont de possibles \u00e9bauches semblent bien exister chez certains animaux.<\/li><li>La culture et sa transmission&nbsp;? Des d\u00e9couvertes r\u00e9centes ont montr\u00e9 que la confection d\u2019outils est apparue avant l\u2019apparition de l\u2019<em>homo sapiens<\/em>, et que cette transmission d\u2019un savoir-faire acquis est effectivement possible chez les primates les plus \u00e9volu\u00e9s, constituant ainsi une v\u00e9ritable \u00e9mergence culturelle. Dans la m\u00eame perspective, les chimpanz\u00e9s auxquels ont \u00e9t\u00e9 appris par l\u2019homme, un certain nombre de rudiments symboliques, se montrent d\u00e9sormais capables de les transmettre \u00e0 leurs descendants, ce qui ne va pas sans susciter une \u00e9ventuelle perplexit\u00e9 (anxieuse&nbsp;?) quant \u00e0 l\u2019avenir des recherches entreprises \u2026<\/li><li>L\u2019organisation du socius et la possibilit\u00e9 de sa r\u00e9organisation sp\u00e9cifieraient-elles l\u2019humain, si l\u2019on consid\u00e8re que les animaux organis\u00e9s en soci\u00e9t\u00e9 le sont de mani\u00e8re fixe et non \u00e9volutive. Dire ou penser ceci am\u00e8ne alors \u00e0 consid\u00e9rer que c\u2019est le politique qui d\u00e9finirait l\u2019homme, chose possible mais alors pas toujours tr\u00e8s glorieuse\u2026<\/li><li>P. Ric\u0153ur a, de son c\u00f4t\u00e9, d\u00e9fendu l\u2019id\u00e9e que l\u2019identit\u00e9 humaine serait fondamentalement une \u00ab&nbsp;identit\u00e9 narrative&nbsp;\u00bb renvoyant \u00e0 cette capacit\u00e9 particuli\u00e8re de pouvoir dire et surtout de pouvoir se dire \u00e0 soi-m\u00eame sa propre histoire. Raconter, et se raconter. Ce sont au fond les processus de liaison qui se trouvent ainsi d\u00e9sign\u00e9s, mais quelle connaissance avons-nous vraiment de ce que les animaux se disent&nbsp;?<\/li><li>Reste alors, et ceci est essentiel, le fait de pouvoir penser ses pulsions et, partant, de les r\u00e9guler \u00e0 la diff\u00e9rence de ce qui se passe pour l\u2019instinct animal&nbsp;? La distinction entre instincts et pulsions fournit une des pierres angulaires de la m\u00e9tapsychologie, d\u2019o\u00f9 l\u2019id\u00e9e, alors, que c\u2019est la contingence de l\u2019objet qui sp\u00e9cifierait l\u2019humain. Pourquoi pas&nbsp;?<\/li><\/ul>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L\u2019amour animal et l\u2019amour humain<\/h2>\n\n\n\n<p>Pour conclure, j\u2019\u00e9voquerai la question de l\u2019amour, qui n\u2019en finit pas de nous toucher et de nous \u00e9merveiller. On aimerait croire que l\u2019amour humain a quelque chose de particulier, ce qui est possible, mais force est de se rappeler que certains loups ou certains lions savent, dit-on, se montrer plus fid\u00e8les que l\u2019homme, d\u2019une fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9preuve de toute une vie&nbsp;! Alors, l\u00e0 encore, demeurons modestes, et admettons qu\u2019au bout du compte, nous ne savons toujours pas tr\u00e8s bien o\u00f9 se situe, si elle existe, la v\u00e9ritable c\u00e9sure entre l\u2019humain et l\u2019animal, ce qui fait, encore une fois, me semble-t-il, tout le charme de ce dossier. Certaines contributions feront \u00e9cho \u00e0 ces propos, mais pas \u00e0 tous, et c\u2019est pourquoi il me semblait important de les tenir en guise d\u2019introduction afin de sensibiliser le lecteur \u00e0 des questionnements qui, \u00e0 mon sens, se trouvent pourtant en filigrane de l\u2019ensemble des pages qui suivent.<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10219?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Voici donc un nouveau dossier de la revue Le Carnet-PSY qui devrait rencontrer un grand succ\u00e8s, me semble-t-il, car il se trouve marqu\u00e9 par la fra\u00eecheur et la vitalit\u00e9 coutumi\u00e8res \u00e0 cette revue, mais aussi parce qu\u2019il prend les choses&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"rubrique":[1214],"thematique":[302],"auteur":[1368],"dossier":[304],"mode":[61],"revue":[305],"type_article":[452],"check":[2023],"class_list":["post-10219","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","rubrique-psychanalyse","thematique-animaux","auteur-bernard-golse","dossier-humanite-et-animalite-les-frontieres-de-passage","mode-gratuit","revue-305","type_article-dossier","check-ok"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10219","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10219"}],"version-history":[{"count":3,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10219\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":17096,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10219\/revisions\/17096"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10219"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=10219"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=10219"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=10219"},{"taxonomy":"dossier","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/dossier?post=10219"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=10219"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=10219"},{"taxonomy":"type_article","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/type_article?post=10219"},{"taxonomy":"check","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/check?post=10219"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}