{"id":10142,"date":"2021-08-22T07:31:24","date_gmt":"2021-08-22T05:31:24","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/se-separer-cest-mourir-2\/"},"modified":"2023-04-24T08:47:06","modified_gmt":"2023-04-24T06:47:06","slug":"se-separer-cest-mourir","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/se-separer-cest-mourir\/","title":{"rendered":"Se s\u00e9parer c&rsquo;est mourir"},"content":{"rendered":"\n<p>Pourquoi la s\u00e9paration \u00e9voque-t-elle de si pr\u00e8s la mort ? Pourquoi toute s\u00e9paration, m\u00eame minime, s\u2019\u00e9prouve-t-elle bien souvent comme la menace d\u2019une perte, \u00e0 la fois de soi-m\u00eame et de l\u2019autre ? Serait-ce que toute s\u00e9paration, m\u00eame tr\u00e8s provisoire, entra\u00eene dans son sillage le parfum d\u00e9l\u00e9t\u00e8re et inqui\u00e9tant du deuil ? Serait-ce que, d\u00e8s que l\u2019on se quitte, il y a un risque de ne plus jamais se revoir ?<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019origine de l\u2019analogie entre s\u00e9paration et deuil r\u00e9side en r\u00e9alit\u00e9 bien au-del\u00e0 de ce simple constat pragmatique, qui fait la plupart du temps l\u2019objet d\u2019un d\u00e9ni. La s\u00e9paration et la mort doivent leur liaison dangereuse \u00e0 la confusion qui existe aux premiers \u00e2ges de la vie entre s\u00e9paration et disparition. Freud constate que, pour tout \u00eatre humain, s\u00e9paration temporaire et s\u00e9paration d\u00e9finitive sont d\u2019abord confondues, puisque le nourrisson : \u00ab ne peut pas encore diff\u00e9rencier l\u2019absence \u00e9prouv\u00e9e temporairement et la perte durable ; d\u00e8s l\u2019instant o\u00f9 il a perdu sa m\u00e8re de vue, il se comporte comme s\u2019il ne devait jamais plus la revoir, et il lui faut des exp\u00e9riences consolatrices r\u00e9p\u00e9t\u00e9es pour enfin apprendre qu\u2019\u00e0 une telle disparition de la m\u00e8re a coutume de succ\u00e9der sa r\u00e9apparition \u00bb<sup>1<\/sup>. Cette confusion originaire installe la menace de la perte au c\u0153ur du processus de s\u00e9paration chez l\u2019enfant, puisque ce processus doit articuler la disparition et la r\u00e9apparition de la m\u00e8re. Le c\u00e9l\u00e8bre jeu de la bobine ou jeu du <em>fort-da<\/em>, propose \u00e0 l\u2019inverse ce qu\u2019on peut consid\u00e9rer comme un prototype possible du processus de s\u00e9paration. On peut le rapprocher d\u2019un autre jeu d\u00e9crit par Freud dans <em>Inhibition, sympt\u00f4me et angoisse<\/em>, plus rudimentaire, mais qui rel\u00e8ve de la m\u00eame dynamique, dans lequel la m\u00e8re couvre et d\u00e9couvre alternativement son visage devant l\u2019enfant. Par ce jeu, la m\u00e8re apprend \u00e0 l\u2019enfant qu\u2019\u00e0 une telle disparition de la m\u00e8re a coutume de succ\u00e9der sa r\u00e9apparition et \u00ab il peut alors ressentir pour ainsi dire de la d\u00e9sirance qui n\u2019est pas accompagn\u00e9e de d\u00e9sespoir. \u00bb Mais il faudra \u00e0 l\u2019enfant un certain temps, et une certaine rythmicit\u00e9, que l\u2019on retrouve dans le <em>fort-da<\/em>, pour d\u00e9passer l\u2019impensable d\u00e9tresse dans laquelle la disparition de l\u2019objet plonge le sujet en provoquant une exp\u00e9rience d\u2019an\u00e9antissement.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le jeu de l\u2019absence<\/h2>\n\n\n\n<p id=\"pa3\">Mais si le jeu de la bobine est \u00ab&nbsp;<em>le jeu de l\u2019absence<\/em>&nbsp;\u00bb, paradoxalement, et ce point est fondamental, Pierre F\u00e9dida ajoute que \u00ab l\u2019absence est douloureuse de ce qu\u2019elle maintient &#8211; comme hallucinatoirement &#8211; de la pr\u00e9sence, soit&nbsp;<em>l\u2019absent<\/em>&nbsp;\u00bb<sup>2<\/sup>. Cette pr\u00e9sence de l\u2019objet par et dans son absence s\u2019explique en partie par la nature composite de l\u2019objet, \u00e0 la fois cr\u00e9ation du sujet et \u00e9l\u00e9ment ext\u00e9rieur \u00e0 lui, dont l\u2019enfant a d\u00e9couvert la vraie nature quand celui-ci s\u2019est d\u00e9rob\u00e9. L\u2019int\u00e9r\u00eat du jeu de la bobine est d\u2019articuler entre elles les trois conceptions freudiennes de l\u2019objet : objet contingent de la pulsion, objet du fantasme et objet total investi d\u2019amour et de haine. Parce qu\u2019il se d\u00e9robe, l\u2019objet ne peut plus \u00eatre seulement ce qui permet \u00e0 la pulsion de se satisfaire. De ce fait, il acc\u00e8de \u00e0 un autre statut. Il devient \u00e0 la fois l\u2019objet du fantasme \u00ab On dispara\u00eet une m\u00e8re \u00bb, fantasme que le jeu de la bobine agit, et l\u2019objet externe, celui qui, parce qu\u2019il peut venir \u00e0 manquer confronte le sujet au principe de r\u00e9alit\u00e9 en marquant une limite au principe de plaisir. On comprend donc que l\u2019absence d\u2019un tel objet soit pers\u00e9cutrice.<\/p>\n\n\n\n<p>Et pourtant, si le jeu de la bobine est en lien avec l\u2019absence, il est aussi et surtout le lieu et le moment o\u00f9 un certain type de rapport \u00e0 l\u2019absence s\u2019invente, rapport cr\u00e9atif qui permet d\u2019\u00e9chapper \u00e0 la d\u00e9r\u00e9liction, \u00e0 l\u2019<em>Hilflosigkeit<\/em>. Dans <em>Mo\u00efse et le monoth\u00e9isme<\/em>, Freud d\u00e9veloppe l\u2019id\u00e9e selon laquelle la d\u00e9couverte d\u2019un Dieu invisible et n\u00e9anmoins pr\u00e9sent constitue un progr\u00e8s dans la spiritualit\u00e9 pour les Juifs. Substituer \u00e0 la pr\u00e9sence visible d\u2019un objet sa repr\u00e9sentation constitue un progr\u00e8s dans la vie de l\u2019esprit, puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une renonciation pulsionnelle au profit d\u2019une performance culturelle. L\u00e0 encore, comme dans le jeu de la bobine, l\u2019homme fait de l\u2019absence le signe d\u2019une pr\u00e9sence. Mais le jeu du <em>fort-da<\/em> permet surtout que l\u2019absence de la m\u00e8re, et le <em>trauma<\/em> que cette absence constitue, soit \u00e9rotis\u00e9e, qu\u2019elle soit le lieu de l\u2019excitation et non plus seulement de la d\u00e9r\u00e9liction. Dans cette intrication de la douleur et du plaisir, le masochisme joue un r\u00f4le non n\u00e9gligeable, et le risque est toujours pr\u00e9sent qu\u2019une version mortif\u00e8re du jeu prenne le pas sur la version libidinale que Freud relate. Car l\u2019enfant perd \u00e9galement une partie de lui-m\u00eame dans ce drame de la s\u00e9paration que ponctue le jeu de la bobine. Ainsi, le moment natif du rapport m\u00e8re\/enfant, compris par Margaret Mahler sous le signe de la dyade et de la symbiose, est en r\u00e9alit\u00e9 d\u00e9j\u00e0 structur\u00e9 par la s\u00e9paration, la coupure, la division. La totalit\u00e9 unifiante n\u2019est qu\u2019une illusion, un recouvrement imaginaire de la r\u00e9alit\u00e9 de la s\u00e9paration qui peut devenir pr\u00e9pond\u00e9rant \u00e0 l\u2019adolescence sous l\u2019esp\u00e8ce du mythe d\u2019un paradis perdu de l\u2019enfance. \u00c0 l\u2019adolescence, on pourrait n\u00e9anmoins croire que la rive o\u00f9 s\u00e9paration temporaire et s\u00e9paration d\u00e9finitive sont distinctes l\u2019une de l\u2019autre a \u00e9t\u00e9 atteinte. Il n\u2019en est rien. L\u2019analogie entre s\u00e9paration et mort perdure tout au long de la vie : elle impr\u00e8gne toutes les s\u00e9parations, aussi fugitives et r\u00e9versibles soient-elles, d\u2019un sentiment ou d\u2019une menace de perte.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Un lien dans la s\u00e9paration<\/h2>\n\n\n\n<p>Car si le <em>fort-da<\/em> est le prototype du processus de s\u00e9paration, c\u2019est parce qu\u2019il est la reprise fantasmatique, psychique, de l\u2019\u00e9v\u00e9nement r\u00e9el de la s\u00e9paration. Avec le jeu de la bobine, l\u2019enfant fait l\u2019exp\u00e9rience d\u2019une ma\u00eetrise possible de cette s\u00e9paration. Winnicott rapporte la fa\u00e7on dont l\u2019<em>infans<\/em>, entre cinq et treize mois, se saisit et joue avec une spatule (un abaisse-langue) que Winnicott lui pr\u00e9sente pendant la consultation. Il rep\u00e8re que, dans des conditions normales, l\u2019enfant se saisit de la spatule, apr\u00e8s une plus ou moins longue h\u00e9sitation, la porte \u00e0 la bouche, puis la jette \u00e0 terre avec de plus en plus de plaisir. Winnicott interpr\u00e8te ce jeu comme un jeu proche de celui du <em>fort-da<\/em> en insistant sur le fait que l\u2019enfant fait l\u2019exp\u00e9rience, dans ce jeu, d\u2019un rejet possible de la m\u00e8re <em>introject\u00e9e<\/em>, ce qui signifie que la m\u00e8re introject\u00e9e n\u2019est pas trop mauvaise. Le jeu de la spatule, comme celui du <em>fort-da<\/em> permettent \u00e0 l\u2019enfant de faire l\u2019apprentissage du lien, non seulement aux objets r\u00e9els, mais aussi et surtout aux objets introject\u00e9s, internes, ceux avec lesquels le sujet se retrouve justement confront\u00e9 lorsque l\u2019objet r\u00e9el s\u2019en va. Mais on peut se demander si ce jeu, tout en maintenant un lien dans la s\u00e9paration, ne comporte pas, au-del\u00e0 de la r\u00e9paration, une part de destruction. Si l\u2019absence dure trop longtemps, c\u2019est le sujet lui-m\u00eame qui dispara\u00eet dans le miroir. M\u00eame dans le cas d\u2019une absence mesur\u00e9e, Jacques Andr\u00e9 note que la symbolisation de l\u2019objet absent lui fait perdre sa singularit\u00e9, son unicit\u00e9 : \u00ab Pour que l\u2019on puisse se permettre de penser \u201cune de perdue dix de retrouv\u00e9es\u201d, il faut bien que Narcisse ait circonscrit les risques de la perte en d\u00e9solidarisant l\u2019objet de la singularit\u00e9 d\u2019un quelconque autrui \u00bb<sup>3<\/sup>. Dans la symbolisation se perd la singularit\u00e9 de l\u2019objet, au profit d\u2019une interchangea-bilit\u00e9 qu\u2019infiltre la logique narcissique.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Se s\u00e9parer, c\u2019est tuer<\/h2>\n\n\n\n<p>L\u2019expression de Daniel Lagache est rest\u00e9e c\u00e9l\u00e8bre : \u00ab Dans le deuil, il faut tuer le mort une seconde fois \u00bb. Cette impression d\u2019un meurtre accompli se retrouve dans le processus de s\u00e9paration parce qu\u2019il confronte le sujet \u00e0 la terreur d\u2019avoir perp\u00e9tr\u00e9 la mort de ses objets internes. Ce fantasme d\u2019un meurtre inconscient renvoie \u00e0 \u00ab l\u2019utilisation de l\u2019objet \u00bb ch\u00e8re \u00e0 Winnicott, utilisation qui suppose que l\u2019objet se laisse d\u00e9truire dans le fantasme et qu\u2019il puisse survivre \u00e0 cette destruction. Au temps de la relation d\u2019objet, temps dans lequel l\u2019objet continue d\u2019\u00eatre pour une part subjectif, succ\u00e8de pour Winnicott le temps de l\u2019utilisation de l\u2019objet qui voit l\u2019av\u00e8nement de l\u2019objet comme r\u00e9alit\u00e9 s\u00e9par\u00e9e et distincte du sujet. L\u2019utilisation de l\u2019objet permet \u00e0 l\u2019enfant de constituer sa m\u00e8re comme un objet ext\u00e9rieur \u00e0 lui. Or, Winnicott consid\u00e8re que le passage de la relation d\u2019objet \u00e0 l\u2019utilisation de l\u2019objet est \u00ab la chose la plus difficile peut-\u00eatre du d\u00e9veloppement humain \u00bb, et qu\u2019elle n\u00e9cessite une destruction de l\u2019objet \u00e0 laquelle l\u2019objet survit : \u00ab Le sujet dit \u00e0 l\u2019objet : \u201cJe t\u2019ai d\u00e9truit\u201d, et l\u2019objet qui est l\u00e0 re\u00e7oit cette communication. \u00c0 partir de l\u00e0, le sujet dit : \u201cH\u00e9 ! l\u2019objet, je t\u2019ai d\u00e9truit.\u201d \u201cJe t\u2019aime.\u201d \u201cTu comptes pour moi puisque tu survis \u00e0 ma destruction de toi.\u201d \u201cPuisque je t\u2019aime, je te d\u00e9truis tout le temps dans mon fantasme (inconscient)\u201d. Ici s\u2019inaugure le fantasme chez l\u2019individu. Le sujet peut maintenant utiliser l\u2019objet qui a surv\u00e9cu \u00bb. Winnicott pr\u00e9cise que ce processus n\u00e9cessite des conditions favorables. Il faut \u00e0 la fois que l\u2019objet supporte d\u2019\u00eatre d\u00e9truit par le sujet, mais aussi et surtout qu\u2019il puisse survivre \u00e0 une telle destruction : \u00ab Dans ce contexte, \u00ab survivre \u00bb signifie, et c\u2019est important, ne pas exercer de repr\u00e9sailles. \u00bb<sup>4<\/sup>. Le risque est que l\u2019objet disparu revienne sous sa forme mauvaise, comme la m\u00e8re kleinienne qui revient comme mauvaise m\u00e8re. Une telle utilisation suppose \u00e9galement que le sujet se sente capable d\u2019attaquer l\u2019autre sans pour autant risquer de le faire dispara\u00eetre.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce meurtre fantasmatique renvoie \u00e0 la part obscure et \u00e9nigmatique concentr\u00e9e toute enti\u00e8re dans le jeu du <em>fort<\/em> qui signale le plaisir pris \u00e0 la disparition de l\u2019autre. Y aurait-il<sup>5<\/sup>. Le d\u00e9truit-trouv\u00e9 winnicottien met l\u2019accent sur le r\u00f4le fondamental de la haine dans la s\u00e9paration d\u2019avec l\u2019objet. La haine met fin \u00e0 un \u00e9tat fusionnel o\u00f9 le sujet est confondu avec l\u2019objet, elle est li\u00e9e au processus de diff\u00e9renciation permettant au sujet de s\u2019\u00e9prouver distinct de la m\u00e8re. L\u2019amour cannibalique supprime l\u2019existence s\u00e9par\u00e9e de l\u2019objet, \u00e0 l\u2019instar de l\u2019oralit\u00e9 d\u00e9vorante du b\u00e9b\u00e9 qui met tout \u00e0 la bouche : ce qu\u2019il aime, il le met en lui. La haine r\u00e9tablit un \u00e9cart.<br>Finalement, se s\u00e9parer, c\u2019est mourir au sens o\u00f9 toute s\u00e9paration fait revivre la disparition inaugurale de l\u2019objet n\u00e9cessaire \u00e0 la survie. Pour pouvoir se s\u00e9parer, il faut accomplir ce meurtre fantasmatique de l\u2019objet, mais il faut aussi \u00eatre assur\u00e9 de sa survie par-del\u00e0 la destruction. Ainsi, la s\u00e9paration nous fait vivre des vies successives : ce qui meurt se r\u00e9incarne sans cesse, dans une rythmicit\u00e9 qui fait perdre \u00e0 la mort son caract\u00e8re de perte irr\u00e9ductible.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Notes<\/h2>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\"><li>OCF, XVII, PUF, p. 284.<\/li><li><em>L\u2019Absence<\/em>, Paris, Gallimard, 1978, p. 189.<\/li><li>J. Andr\u00e9, \u00ab Moi, autre, m\u00eame \u00bb, Trans, 1996, 7, p. 154.<\/li><li><em>Jeu et r\u00e9alit\u00e9<\/em> (1971), Paris, Gallimard, 1974, p. 125-127.<\/li><li>OCF, XI, PUF, p. 269.<\/li><\/ol>\n\n\n\n<p><\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10142?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pourquoi la s\u00e9paration \u00e9voque-t-elle de si pr\u00e8s la mort ? Pourquoi toute s\u00e9paration, m\u00eame minime, s\u2019\u00e9prouve-t-elle bien souvent comme la menace d\u2019une perte, \u00e0 la fois de soi-m\u00eame et de l\u2019autre ? Serait-ce que toute s\u00e9paration, m\u00eame tr\u00e8s provisoire, entra\u00eene&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"rubrique":[1214],"thematique":[629,239],"auteur":[1383],"dossier":[876],"mode":[60],"revue":[877],"type_article":[452],"check":[2023],"class_list":["post-10142","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","rubrique-psychanalyse","thematique-deuil","thematique-separation","auteur-isee-bernateau","dossier-existe-t-il-une-psychologie-de-la-mort","mode-payant","revue-877","type_article-dossier","check-ok"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10142","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10142"}],"version-history":[{"count":2,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10142\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":24698,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10142\/revisions\/24698"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10142"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=10142"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=10142"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=10142"},{"taxonomy":"dossier","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/dossier?post=10142"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=10142"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=10142"},{"taxonomy":"type_article","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/type_article?post=10142"},{"taxonomy":"check","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/check?post=10142"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}