{"id":10127,"date":"2021-08-22T07:31:21","date_gmt":"2021-08-22T05:31:21","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/approche-psychanalytique-du-handicap-2\/"},"modified":"2021-10-03T11:51:45","modified_gmt":"2021-10-03T09:51:45","slug":"approche-psychanalytique-du-handicap","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/approche-psychanalytique-du-handicap\/","title":{"rendered":"Approche psychanalytique du handicap"},"content":{"rendered":"\n<p>Pendant longtemps et jusqu\u2019\u00e0 r\u00e9cemment, la personne handicap\u00e9e semblait \u00e9chapper \u00e0 l\u2019investigation et le traitement psychanalytiques. Tr\u00e8s peu de psychanalystes s\u2019y int\u00e9ressaient, car la plupart \u00e9tait pris par la tendance g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 m\u00e9conna\u00eetre la vie psychique d\u2019un sujet atteint d\u2019un handicap. Face \u00e0 la souffrance suscit\u00e9e par le handicap, nous pr\u00e9f\u00e9rons penser en effet que l\u2019enfant n\u2019en est pas conscient et imaginer qu\u2019il n\u2019a pas les capacit\u00e9s intellectuelles de penser la situation qui est la sienne. Cette r\u00e9sistance tient au double caract\u00e8re du handicap qui est d\u2019\u00eatre d\u2019une part irr\u00e9m\u00e9diable et d\u2019autre part inscrit dans l\u2019organicit\u00e9, deux obstacles insurmontables pour la psychanalyse classique. L\u2019organicit\u00e9 trouble la toute-puissance de la pens\u00e9e et le c\u00f4t\u00e9 irr\u00e9m\u00e9diable du handicap, qui ne se gu\u00e9rit pas, met en \u00e9chec l\u2019id\u00e9al de la vocation th\u00e9rapeutique. Par cons\u00e9quent, peu de recherches psychanalytiques ont \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9es \u00e0 ces champs, comme si l\u2019impact d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 traumatis\u00e9e et traumatisante, dont l\u2019effet m\u00e9dusant provoque une sid\u00e9ration ou un rejet, produisait une but\u00e9e de la pens\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Qu\u2019apporte la psychanalyse \u00e0 la clinique du handicap&nbsp;?<\/h2>\n\n\n\n<p>La psychanalyse est pour Freud, rappelons-le, une m\u00e9thode d\u2019investigation, de traitement et une th\u00e9orie. La psychanalyse apporte des outils conceptuels irrempla\u00e7ables pour la compr\u00e9hension de la vie psychique et des outils m\u00e9thodologiques essentiels pour la traiter, <em>via<\/em> la relation th\u00e9rapeutique, l\u2019\u00e9coute et l\u2019interpr\u00e9tation. Qu\u2019en est-il lorsque ce patient est atteint d\u2019un handicap&nbsp;? La psychanalyse peut alors apporter un \u00e9clairage fondamental \u00e0 la compr\u00e9hension et le traitement des personnes en situation de handicap.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour ce qui est de l\u2019enfant handicap\u00e9, la psychanalyse permet de comprendre le traumatisme que repr\u00e9sente le handicap de l\u2019enfant pour ses parents et sa famille. L\u2019annonce du diagnostic d\u2019un handicap chez un enfant constitue pour ses parents un v\u00e9ritable traumatisme au sens psychanalytique du terme, \u00e0 savoir un choc totalement inattendu, d\u2019une intensit\u00e9 telle qu\u2019il fait effraction dans le psychisme, dont il d\u00e9sorganise le fonctionnement&nbsp;: il an\u00e9antit toutes leurs d\u00e9fenses habituelles et en fait appara\u00eetre d\u2019autres, parfois beaucoup plus pathologiques. Lorsqu\u2019il y a un enfant handicap\u00e9 dans une famille, ce n\u2019est pas seulement l\u2019enfant qui est touch\u00e9 dans son int\u00e9grit\u00e9 somato-psychique, mais c\u2019est toute la famille qui est bless\u00e9e dans son identit\u00e9. Ses parents, bien entendu, pour lesquels le handicap constitue une profonde blessure narcissique. Mais aussi ses grands-parents, qui se sentent concern\u00e9s \u00e0 travers la question de la transmission. D\u2019o\u00f9 cela provient-il? Qui est \u00e0 l\u2019origine de cette tare? C\u2019est leur position d\u2019anc\u00eatres, et par cons\u00e9quent leur r\u00f4le et leur responsabilit\u00e9, qui est impliqu\u00e9e et qui va influer sur leurs comportements. Mais plus encore que les grands-parents, les fr\u00e8res et les s\u0153urs de l\u2019enfant handicap\u00e9 sont atteints et concern\u00e9s. La psychanalyse permet de rep\u00e9rer les repr\u00e9sentations inconscientes que suscite la handicap et qui correspond \u00e0 une figure de l\u2019inqui\u00e9tante \u00e9tranget\u00e9, avec les fantasmes de filiation fautive, de procr\u00e9ation interdite, de sexualit\u00e9 monstrueuse, avec les interrogations in\u00e9vitables sur les origines et la transmission, avec les sentiments de honte, de frustration, de deuil de la normalit\u00e9 et de culpabilit\u00e9 qui les accompagnent.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Changer de paradigme<\/h2>\n\n\n\n<p>Mais pour aborder les sp\u00e9cificit\u00e9s auxquelles sont confront\u00e9s les cliniciens qui s\u2019occupent de personnes handicap\u00e9es (le travail de deuil, la perte de l\u2019objet, l\u2019angoisse de castration\u2026), les concepts habituels de la psychanalyse ne sont pas suffisants. Pour s\u2019y retrouver, il faut changer de paradigme. Pour aborder ce champ clinique, que j\u2019ai \u00e9largi \u00e0 ce que j\u2019appelle les cliniques de l\u2019extr\u00eame, l\u2019extr\u00eame de ce qui est humain, l\u2019extr\u00eame de ce qui est pensable, l\u2019extr\u00eame de ce qui est partageable, il faut se r\u00e9f\u00e9rer au mod\u00e8le d\u2019une psychanalyse contemporaine, qu\u2019on pourrait qualifier de post-freudienne, et qui privil\u00e9gie de nouvelles notions&nbsp;: l\u2019identification projective, l\u2019intersubjectivit\u00e9, l\u2019empathie, la r\u00e9flexivit\u00e9. Une psychanalyse qui fait plus place au corps et moins au langage. Une psychanalyse qui postule qu\u2019il y a du psychique non-verbal, ce qui permet de s\u2019occuper de personnes n\u2019ayant pas, ou peu ou avec des difficult\u00e9s, acc\u00e8s au langage.<\/p>\n\n\n\n<p>Historiquement, ce qui a profond\u00e9ment modifi\u00e9 et enrichi la psychanalyse depuis plus d\u2019un demi-si\u00e8cle, c\u2019est l\u2019int\u00e9r\u00eat que les psychanalystes ont port\u00e9 \u00e0 de nouveaux champs cliniques, qui semblaient incompatibles avec une approche psychanalytique traditionnelle. Il y a un ph\u00e9nom\u00e8ne que l\u2019on voit se r\u00e9p\u00e9ter tout au long de l\u2019histoire de la psychanalyse&nbsp;: ce qui semble d\u2019abord un obstacle devient une source d\u2019enrichissement. Pendant longtemps, certains patients \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9es comme ne pouvant pas b\u00e9n\u00e9ficier de la m\u00e9thode psychanalytique, en particulier les enfants et les psychotiques. Principalement, parce qu\u2019ils ne permettraient pas l\u2019installation d\u2019une n\u00e9vrose de transfert, et que sans transfert il n\u2019y a pas de psychanalyse.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette question \u00e9tait l\u2019enjeu de la pol\u00e9mique entre Anna Freud, qui pensait qu\u2019il n\u2019y a pas de transfert chez l\u2019enfant, et M\u00e9lanie Klein qui a eu le g\u00e9nie de montrer que les enfants ont bien des capacit\u00e9s de transfert, mais encore faut-il que l\u2019analyste instaure les conditions pour qu\u2019il puisse se manifester et en accepte les modalit\u00e9s particuli\u00e8res&nbsp;: c\u2019est le fameux&nbsp;: \u00ab&nbsp;le jeu est l\u2019\u00e9quivalent du r\u00eave&nbsp;\u00bb. De m\u00eame, en ce qui concerne les patients psychotiques qui selon Freud ne pouvaient pas b\u00e9n\u00e9ficier de la m\u00e9thode psychanalytique, des psychanalystes \u00e0 partir des ann\u00e9es cinquante se sont risqu\u00e9s \u00e0 les prendre en analyse, mais l\u00e0 encore en acceptant, dans l\u2019esprit de Ferenczi, d\u2019am\u00e9nager le cadre et de s\u2019int\u00e9resser aux modalit\u00e9s de ce qu\u2019on appelle le \u00ab&nbsp;transfert psychotique&nbsp;\u00bb, d\u00e9crit par H. Rosenfeld.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces deux cas de figure ont apport\u00e9 \u00e0 la psychanalyse des approfondissements qui sont maintenant consid\u00e9r\u00e9s comme faisant partie int\u00e9grante du corpus th\u00e9orique de la psychanalyse. Peut-on penser que nous sommes \u00e0 l\u2019heure actuelle dans une situation similaire pour le handicap&nbsp;? Plut\u00f4t que de dire que l\u2019enfant ou l\u2019adolescent handicap\u00e9 ne rel\u00e8ve pas de la psychanalyse, il s\u2019agit de produire de nouvelles mod\u00e9lisations psychanalytiques pour que ces champs exclus deviennent, pour reprendre la phrase de Freud, objet d\u2019investigation, de traitement et de th\u00e9orie. Plut\u00f4t que de dire que le mod\u00e8le classique du transfert n\u2019est pas applicable ici, il faut rep\u00e9rer les modalit\u00e9s sp\u00e9cifiques, insolites, du transfert et du contre-transfert, que beaucoup de th\u00e9rapeutes ne rep\u00e8rent pas. Le transfert s\u2019exprime ici de mani\u00e8re indirecte ou agie, \u00e0 travers des objets, des gestes, des choses, des images, des jouets. A la dualit\u00e9 d\u2019un sujet de la connaissance proc\u00e9dant \u00e0 une investigation objectivante d\u2019un autre consid\u00e9r\u00e9 comme bien diff\u00e9renci\u00e9 de lui, se substitue alors la logique intra et intersubjective d\u2019une investigation qui transforme ce qu\u2019elle rencontre et est transform\u00e9e par cette rencontre. Ce mod\u00e8le d\u2019un processus psychanalytique consid\u00e9r\u00e9 comme une co-cr\u00e9ation, par le tissage des interactions transf\u00e9ro-contretransf\u00e9rentielles, est particuli\u00e8rement pertinent pour des situations de handicap.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Du c\u00f4t\u00e9 des soignants<\/h2>\n\n\n\n<p>La psychanalyse peut inspirer, nourrir, approfondir les pratiques en dehors d\u2019une situation purement analytique, la fameuse \u00ab&nbsp;cure-type&nbsp;\u00bb, et pour des professionnels qui ne sont pas en position analytique avec la personne en situation de handicap dont ils s\u2019occupent. Dans la clinique du handicap, les soignants sont confront\u00e9s \u00e0 des difficult\u00e9s sp\u00e9cifiques, car les particularit\u00e9s li\u00e9es au handicap d\u00e9terminent certains aspects de la relation.<\/p>\n\n\n\n<p>La clinique du handicap mobilise des aspects contre-transf\u00e9rentiels massifs et archa\u00efques, car elle met \u00e0 l\u2019\u00e9preuve les capacit\u00e9s d\u2019identification des soignants, mises \u00e0 mal par les aspects d\u00e9shumanisants et narcissiquement blessants du handicap, mais aussi par le risque d\u2019une captation sp\u00e9culaire d\u2019une horreur m\u00e9dusante. Si une personne atteinte d\u2019un handicap est sans semblable, n\u2019est-ce pas l\u2019entourage qui a du mal \u00e0 reconna\u00eetre en lui un semblable&nbsp;? Rappelons que la d\u00e9finition du monstre est d\u2019\u00eatre sans semblable et sans descendance. C\u2019est toute la question de l\u2019alt\u00e9rit\u00e9, du m\u00eame et du diff\u00e9rent. Est-ce que l\u2019anomalie fait obstacle \u00e0 toute identification&nbsp;? Ou est-il possible de se reconna\u00eetre dans un autre qui vit une exp\u00e9rience que je ne connais pas&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est le concept d\u2019empathie qui permet de penser que l\u2019exp\u00e9rience est partageable. Etre en empathie signifie partager de fa\u00e7on partielle et sectorielle, mais v\u00e9cue, l\u2019exp\u00e9rience int\u00e9rieure d\u2019autrui en la ressentant et en parvenant \u00e9galement \u00e0 se la repr\u00e9senter, quelle qu\u2019elle soit. L\u2019empathie nous permet donc de comprendre ce qui nous est \u00e9tranger chez l\u2019autre. De reconna\u00eetre, en cet enfant handicap\u00e9, cet adulte atteint d\u2019un handicap mental, que l\u2019on aurait tendance \u00e0 consid\u00e9rer comme monstrueux, un semblable. Ces difficult\u00e9s, source de souffrance des soignants et de dysfonctionnements des \u00e9tablissements, doivent \u00eatre prises en compte dans les \u00e9quipes par des dispositifs institutionnels, comme les r\u00e9unions de r\u00e9flexion et de reprise, o\u00f9 elles pourront \u00eatre exprim\u00e9es et partag\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Psychanalyse et \u00e9thique<\/h2>\n\n\n\n<p>Ce changement de paradigme psychanalytique implique un renversement de notre position de clinicien. Si la psychanalyse \u00e9claire le champ du handicap, inversement, les patients handicap\u00e9s enrichissent la psychanalyse. Dans cette perspective, la personne handicap\u00e9e n\u2019appara\u00eet plus alors comme celle qui n\u2019est pas int\u00e9ressante, mais au contraire comme quelqu\u2019un qui a quelque chose \u00e0 nous apprendre. Ce renversement de perspective prolonge l\u2019esprit de Ferenczi, qui postulait que ce n\u2019est pas le patient qui est inanalysable, mais la m\u00e9thode psychanalytique qui est \u00e0 remanier. Cette position est fondatrice et inaugurale de l\u2019approche psychanalytique du handicap et elle permet de d\u00e9finir les conditions et les fondements de sa possibilit\u00e9. Au d\u00e9part, il y a une position \u00e9thique. En tant que psychanalyste, je m\u2019appuie sur une double conviction, qui a \u00e9t\u00e9 la mienne depuis le d\u00e9but de mes travaux sur le handicap&nbsp;: tout \u00eatre humain, aussi d\u00e9muni soit-il, a quelque chose \u00e0 dire de sa position subjective et le psychanalyste a quelque chose \u00e0 entendre. \u00ab&nbsp;Qu\u2019est-ce que le sujet handicap\u00e9 a \u00e0 nous dire&nbsp;?&nbsp;\u00bb Et qu\u2019avons-nous \u00e0 entendre&nbsp;? Ecouter, donner la parole, entendre, voil\u00e0 bien ce qui caract\u00e9rise une approche psychanalytique.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans ce domaine, les id\u00e9es les plus innovantes viennent du terrain, de ceux qui vivent au quotidien avec les personnes handicap\u00e9es, qui les soignent, les \u00e9duquent, les prennent en charge, mais qui ne sont pas forc\u00e9ment install\u00e9es dans la communaut\u00e9 des savants, des scientifiques ou des penseurs. Il s\u2019agit de valoriser un travail qui n\u2019est pas toujours reconnu, comme si ceux qui s\u2019occupent de personnes marginales \u00e9taient assign\u00e9es elles-m\u00eames \u00e0 la marge.<\/p>\n\n\n\n<p>Le handicap &#8211; et surtout peut-\u00eatre la d\u00e9ficience &#8211; est un impens\u00e9 de la psychanalyse, et m\u00eame de la culture en g\u00e9n\u00e9ral. En quoi peut-il devenir un objet pour la pens\u00e9e psychanalytique, mais aussi philosophique\u00a0? Il s\u2019agit de produire une conceptualisation psychanalytique de la d\u00e9ficience et d\u2019inventer des outils th\u00e9rapeutiques appropri\u00e9s. C\u2019est W.R. Bion qui ouvre la piste \u00e0 la mod\u00e9lisation de ce nouveau paradigme. \u00ab\u00a0La psychanalyse des troubles de la pens\u00e9e est impossible sans une compr\u00e9hension des probl\u00e8mes du philosophe des sciences, et inversement la fa\u00e7on dont ce dernier pose ses probl\u00e8mes demeurera d\u00e9fectueuse sans l\u2019aide de l\u2019exp\u00e9rience des troubles de la pens\u00e9e\u00a0\u00bb (<em>Aux sources de l\u2019exp\u00e9rience<\/em>, PUF, p.66). Avec Bion, nous pouvons donc proposer ce renversement assez radical, en postulant que la science ou la pens\u00e9e philosophique sont \u00ab\u00a0d\u00e9fectueuses\u00a0\u00bb, si elles ne prennent pas en compte les troubles de la pens\u00e9e, c\u2019est-\u00e0-dire que les troubles de la pens\u00e9e sont n\u00e9cessaires pour penser la pens\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9f\u00e9rences bibliographiques<\/h2>\n\n\n\n<p>Korff-Sausse S. (1996), <em>Le miroir bris\u00e9. L\u2019enfant handicap\u00e9, sa famille et le psychanalyste<\/em>, Paris, Calmann-L\u00e9vy. R\u00e9\u00e9dit\u00e9 en 2009, Pluriel, Hachette \u2013Litt\u00e9rature<\/p>\n\n\n\n<p>C. Herrou et S. Korff-Sausse S., (1999), <em>Int\u00e9gration collective des jeunes enfants handicap\u00e9s, Semblables et diff\u00e9rents<\/em>, Er\u00e8s, r\u00e9\u00e9dit\u00e9 en 2011<\/p>\n\n\n\n<p>Korff-Sausse S. (2007), \u00ab&nbsp;Handicap et contre-transfert&nbsp;\u00bb, in Ciccone A., Korff-Sausse S., Missonnier A., Scelles R., <em>Cliniques du sujet handicap\u00e9<\/em>, Er\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p>Korff-Sausse S. (2009), \u00ab&nbsp;Les mots&nbsp;: des alli\u00e9s ou des tra\u00eetres&nbsp;? Que lui dit-on&nbsp;? Que nous dit-il&nbsp;?&nbsp;\u00bbsous la direction de, avec Albert Ciccone, Sylvain Missonnier, Roger Salbreux, R\u00e9gine Scelles, <em>La vie psychique des personnes handicap\u00e9es. Ce qu\u2019elles ont \u00e0 nous dire, ce que nous avons \u00e0 entendre<\/em>, Er\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p>Korff-Sausse S. (2010), <em>Figures du handicap. Mythes, arts, litt\u00e9rature<\/em>, Petite Biblioth\u00e8que Payot, 2010. (R\u00e9\u00e9dition de&nbsp;: Korff-Sausse S. (2000), <em>D\u2019\u0152dipe \u00e0 Frankenstein. Figures du handicap<\/em>, Descl\u00e9e de Brouwer.)<\/p>\n\n\n\n<p>Korff-Sausse S. (2010), \u00ab&nbsp;Filiation fautive, transmission dangereuse, procr\u00e9ation interdite. L\u2019identit\u00e9 sexu\u00e9e de la personne handicap\u00e9e&nbsp;: une pi\u00e8ce en trois actes&nbsp;\u00bb. In Albert Ciccone, sous la dir. de, avec Simone Korff Sausse, Sylvain Missonnier, Roger Salbreux et R\u00e9gine Scelles, <em>Handicap, identit\u00e9 sexu\u00e9e et vie sexuelle<\/em>, Er\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p>Korff-Sausse S. (2010), \u00ab&nbsp;La vie psychique des personnes handicap\u00e9es et vieillissantes&nbsp;\u00bb, in <em>Le corps v\u00e9cu chez les personnes \u00e2g\u00e9es et les personnes handicap\u00e9es<\/em>, sous la dir. de Pierre Ancet, Dunod.<\/p>\n\n\n\n<p>Korff-Sausse S. (2011), \u00ab&nbsp;La honte. L\u2019\u0153uvre de Jean Rustin&nbsp;\u00bb, in Missonier S., sous la dir de, <em>Honte et culpabilit\u00e9 dans la clinique du Handicap<\/em>, Er\u00e8s<\/p>\n\n\n\n<p>Korff-Sausse S. (2011), \u00ab&nbsp;Les identifications d\u00e9shumanisantes&nbsp;:L\u2019animalit\u00e9 dans la vie psychique et la cr\u00e9ation artistique&nbsp;\u00bb. <em>Rev. Fran\u00e7. Psychanal<\/em>.2011, N\u00b01, p.87-103.<\/p>\n\n\n\n<p>Korff-Sausse S. (2011), \u00ab&nbsp;Un \u00e9trange d\u00e9ni. La m\u00e9connaissance de la vie psychique de la personne handicap\u00e9e&nbsp;\u00bb. In Ancet P. et Mazen N.-J, <em>Ethique et handicap, Les Etudes Hospitali\u00e8res<\/em>, p. 141-167.<\/p>\n\n\n\n<p>Korff-Sausse S., Scelles R., (2011), \u00ab&nbsp;Empathie, handicap et alt\u00e9rit\u00e9&nbsp;\u00bb, <em>Journal des Psychologues<\/em>, n\u00b0 286, p.30-34<\/p>\n\n\n\n<p>Korff-Sausse S. (2011), \u00ab&nbsp;L\u2019enfant monstrueux&nbsp;: un fantasme d\u2019adulte&nbsp;?&nbsp;\u00bb, <em>Enfances&amp;Psy<\/em>, <em>Monstrueux&nbsp;: une question de regard<\/em>, N\u00b0 51 ,2011, p.48-59.<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10127?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pendant longtemps et jusqu\u2019\u00e0 r\u00e9cemment, la personne handicap\u00e9e semblait \u00e9chapper \u00e0 l\u2019investigation et le traitement psychanalytiques. Tr\u00e8s peu de psychanalystes s\u2019y int\u00e9ressaient, car la plupart \u00e9tait pris par la tendance g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 m\u00e9conna\u00eetre la vie psychique d\u2019un sujet atteint d\u2019un&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"rubrique":[1214,1245],"thematique":[840,351],"auteur":[1391],"dossier":[842],"mode":[61],"revue":[887],"type_article":[452],"check":[2023],"class_list":["post-10127","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","rubrique-psychanalyse","rubrique-soin","thematique-handicap","thematique-societe","auteur-simone-korff-sausse","dossier-le-handicap-un-nouveau-paradigme","mode-gratuit","revue-887","type_article-dossier","check-ok"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10127","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10127"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10127\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":16590,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10127\/revisions\/16590"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10127"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=10127"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=10127"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=10127"},{"taxonomy":"dossier","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/dossier?post=10127"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=10127"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=10127"},{"taxonomy":"type_article","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/type_article?post=10127"},{"taxonomy":"check","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/check?post=10127"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}