{"id":10042,"date":"2021-08-22T07:31:11","date_gmt":"2021-08-22T05:31:11","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/le-statut-philosophique-de-lanimal-ni-homme-ni-objet-2\/"},"modified":"2021-10-08T00:59:58","modified_gmt":"2021-10-07T22:59:58","slug":"le-statut-philosophique-de-lanimal-ni-homme-ni-objet","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/le-statut-philosophique-de-lanimal-ni-homme-ni-objet\/","title":{"rendered":"Le statut philosophique de l&rsquo;animal : ni homme, ni objet"},"content":{"rendered":"\n<p>Les \u00eatres humains ont toujours eu beaucoup de mal \u00e0 se situer par rapport aux animaux (De Fontenay, 1998), ces cr\u00e9atures \u00e9tranges qui parcouraient leur environnement, partageaient leur vie, \u00e0 certains \u00e9gards leur ressemblaient, et avec qui ils entretenaient des rapports souvent complexes d\u2019amour ou de haine. En fait, le statut philosophique, voire religieux, de l\u2019animal dans les grandes civilisations, a longtemps oscill\u00e9 entre deux conceptions fondamentales&nbsp;: l\u2019animal-homme et l\u2019animal-objet, pour aboutir en fin de compte, dans la pens\u00e9e occidentale actuelle, \u00e0 une conception plus conforme \u00e0 la science moderne&nbsp;: celle de l\u2019animal-\u00eatre sensible.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L\u2019animal-homme<\/h2>\n\n\n\n<p>La conception de l\u2019animal-homme voyait surtout dans l\u2019animalit\u00e9 les traits qui la rapprochaient consid\u00e9rablement de l\u2019humanit\u00e9 (Chapouthier, 2004). Cela reposait souvent sur des erreurs d\u2019appr\u00e9ciation du comportement, comme l\u2019assimilation de la communication animale \u00e0 un vrai langage, capable par exemple de se r\u00e9f\u00e9rer \u00e0 des informations pass\u00e9es, ce qui n\u2019est que tr\u00e8s rarement le cas. Des nombreuses analogies que l\u2019on pouvait observer entre le comportement de l\u2019esp\u00e8ce humaine et celui d\u2019esp\u00e8ces relativement proches de lui (essentiellement les mammif\u00e8res et les oiseaux), on passait abusivement \u00e0 une identit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>De ce traitement des animaux rigoureusement comme des hommes, un des exemples les plus spectaculaires est sans doute les proc\u00e8s d\u2019animaux du Moyen-\u00e2ge. Lorsqu\u2019un animal avait bless\u00e9 ou tu\u00e9 un homme, il \u00e9tait traduit en justice, d\u00e9fendu par des avocats et puni s\u2019il \u00e9tait jug\u00e9 coupable et \u00e9ventuellement pendu en grande pompe et en public. Du temps de Louis XII, l\u2019\u00e9v\u00eaque d\u2019Autun avait m\u00eame voulu excommunier les rats parce qu\u2019ils transmettaient la peste. Gr\u00e2ce \u00e0 la brillante plaidoirie de leur avocat, Barth\u00e9l\u00e9my Chassan\u00e9e, les rats \u00e9chapp\u00e8rent heureusement \u00e0 cette injuste condamnation&nbsp;! (Brunois, 1984)<\/p>\n\n\n\n<p>Beaucoup de religions ont \u00e9t\u00e9 encore plus loin. Puisque certains dieux avaient des traits humains, d\u2019autres dieux pouvaient avoir des traits animaux. Les animaux divinis\u00e9s abondent dans les religions de l\u2019Egypte Ancienne, de l\u2019Inde, du Nouveau-Monde, et m\u00eame dans la Gr\u00e8ce antique. On trouve aussi, dans l\u2019aspect des dieux, de nombreux m\u00e9langes entre hommes et animaux, comme le dieu indien des marchands et des voyageurs, Ganesh, qui porte sur un corps humain une t\u00eate d\u2019\u00e9l\u00e9phant, ou le dieu grec Pan, pourvu de pattes de bouc. Enfin il est une croyance religieuse tr\u00e8s r\u00e9pandue qui donne \u00e0 l\u2019animal une autre caract\u00e9ristique humaine&nbsp;: celle de l\u2019\u00e2me. C\u2019est la m\u00e9tempsycose, croyance selon laquelle les \u00e2mes peuvent, apr\u00e8s la mort, se r\u00e9incarner dans des corps humains comme dans des corps d\u2019animaux. Cette croyance fondamentale des religions de l\u2019Extr\u00eame-Orient a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s r\u00e9pandue au cours de l\u2019histoire partout dans le monde et m\u00eame chez les grecs, puisque le c\u00e9l\u00e8bre philosophe Platon, par exemple, croyait dans la m\u00e9tempsycose.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce statut de l\u2019animal-homme a disparu de la pens\u00e9e religieuse occidentale avec l\u2019arriv\u00e9e des religions monoth\u00e9istes, m\u00eame s\u2019il demeure encore dans certaines m\u00e9taphores comme \u00ab&nbsp;l\u2019agneau de dieu&nbsp;\u00bb du christianisme. L\u2019animal-homme, capable de parler et de se comporter exactement comme un humain, existe certes encore dans la pens\u00e9e occidentale, mais \u00e0 titre de fiction, dans les fables, dans les dessins anim\u00e9s ou dans les romans de science-fiction. <em>Le loup<\/em> de La Fontaine ou le <em>Mickey<\/em> de Walt Disney n\u2019ont pas plus d\u2019existence r\u00e9elle que les chiens du roman de Clifford Simak, qui succ\u00e8dent aux hommes dans la gestion de la civilisation.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L\u2019animal &#8211; objet<\/h2>\n\n\n\n<p>A l\u2019oppos\u00e9, pourrait-on dire, se situe la conception qui voit dans les animaux des objets. Paradoxalement cette conception a longtemps cohabit\u00e9 avec celle de l\u2019animal-homme. En effet, si les deux conceptions nous paraissent aujourd\u2019hui, \u00e0 l\u2019heure des droits de l\u2019homme, compl\u00e8tement oppos\u00e9es, ce n\u2019\u00e9tait pas le cas durant toutes les p\u00e9riodes de l\u2019histoire o\u00f9 l\u2019esclavage \u00e9tait per\u00e7u comme une pratique sociale \u00ab&nbsp;normale&nbsp;\u00bb et o\u00f9, par suite, les hommes eux-m\u00eames \u00e9taient trait\u00e9s comme des objets.<\/p>\n\n\n\n<p>Si donc une certaine confusion a longtemps exist\u00e9 entre l\u2019animal-homme et l\u2019animal-objet, cette confusion a disparu \u00e0 l\u2019\u00e9poque moderne en Occident. Ce sont principalement les th\u00e8ses de Ren\u00e9 Descartes et de ses successeurs qui sont \u00e0 l\u2019origine de la conception moderne de l\u2019animal-objet (Chapouthier, 2000). Pour Descartes, le corps, celui de l\u2019homme comme celui de l\u2019animal, sont des machines. Mais l\u2019\u00eatre humain, contrairement \u00e0 l\u2019animal, \u00e9chappe \u00e0 son statut de pure machine parce qu\u2019il poss\u00e8de aussi une \u00e2me. C\u2019est le \u00ab&nbsp;dualisme&nbsp;\u00bb cart\u00e9sien de l\u2019\u00e2me et du corps. Sur le plan de la philosophie pure, Descartes n\u2019avait pas compl\u00e8tement tort en assimilant le corps \u00e0 un syst\u00e8me mat\u00e9riel. Toute la biologie moderne repose de fait sur le postulat que le corps est un syst\u00e8me mat\u00e9riel analysable et connaissable par la science. Mais l\u2019autre hypoth\u00e8se de Descartes selon laquelle l\u2019animal ne disposait pas d\u2019une \u00ab&nbsp;\u00e2me&nbsp;\u00bb a amen\u00e9 ses successeurs \u00e0 traiter les animaux comme des entit\u00e9s d\u00e9pourvues de sensibilit\u00e9, ce qui a conduit \u00e0 un d\u00e9sastre moral. On peut penser que Descartes, mort relativement jeune, n\u2019a probablement pas eu le temps de pr\u00e9ciser suffisamment ce point de la sensibilit\u00e9 des animaux. Mais c\u2019est surtout le successeur de Descartes, Malebranche, qui a pouss\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 la caricature la th\u00e8se des animaux-machines. C\u2019est lui, Malebranche qui battait son chien et qui, quand la pauvre b\u00eate aboyait, constatait froidement&nbsp;: \u00ab&nbsp;Regardez, c\u2019est exactement comme une horloge qui sonne l\u2019heure&nbsp;!&nbsp;\u00bb Depuis, les positions \u00ab&nbsp;post-cart\u00e9siennes&nbsp;\u00bb ont envahi la pens\u00e9e occidentale et l\u2019id\u00e9e que les animaux sont des machines sans aucune sensibilit\u00e9, donc des objets, des choses, y est extr\u00eamement r\u00e9pandue. Quand on entend dire&nbsp;: \u00ab&nbsp;Apr\u00e8s tout ce n\u2019est qu\u2019une b\u00eate&nbsp;!&nbsp;\u00bb pour justifier les pires s\u00e9vices sur les animaux, c\u2019est une adoption sociale de ces th\u00e8ses post-cart\u00e9siennes que nous entendons formuler. La soci\u00e9t\u00e9 de consommation a d\u2019ailleurs compl\u00e8tement int\u00e9gr\u00e9 ces th\u00e8ses en faisant de l\u2019animal-objet, un animal-marchandise. Quand, par exemple, en face des montagnes de cadavres d\u2019animaux de la fi\u00e8vre aphteuse, on affirme&nbsp;: \u00ab&nbsp;C\u2019est tout \u00e0 fait l\u00e9gitime&nbsp;: cela co\u00fbte moins cher de les tuer que de les vacciner&nbsp;!&nbsp;\u00bb, on ne fait que transposer \u00e0 un domaine \u00e9conomique le mod\u00e8le post-cart\u00e9sien de l\u2019animal-objet. Et, \u00e0 quelques exceptions (r\u00e9centes) pr\u00e8s, les textes juridiques consacrent aussi le statut d\u2019objet et de marchandise de l\u2019animal (Antoine, 2007).<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L\u2019animal &#8211; \u00eatre sensible<\/h2>\n\n\n\n<p>Mais, m\u00eame si le mod\u00e8le de l\u2019animal-objet reste encore tr\u00e8s pr\u00e9sent dans nos soci\u00e9t\u00e9s occidentales, une autre conception, beaucoup plus coh\u00e9rente avec les connaissances scientifiques modernes (Nou\u00ebt et Chapouthier, 2006), a vu le jour et se r\u00e9pand de plus en plus&nbsp;: celle de l\u2019animal-\u00eatre sensible (Burgat, 2006). En effet, les progr\u00e8s de la connaissance scientifique ont amen\u00e9 \u00e0 une meilleure connaissance de la mani\u00e8re dont \u00ab&nbsp;fonctionne&nbsp;\u00bb les corps des animaux et le corps des hommes. Ces progr\u00e8s sont d\u2019ailleurs fond\u00e9s sur la recherche biologique exp\u00e9rimentale elle-m\u00eame, dont les principes ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9crits au XIX<sup>eme<\/sup> si\u00e8cle par Claude Bernard (Bernard, 1952), et dont les bases sont, comme on l\u2019a vu, post-cart\u00e9siennes&nbsp;: les corps vivants, syst\u00e8mes mat\u00e9riels, sont analysables et connaissables par l\u2019exp\u00e9rimentation. Or ces progr\u00e8s de la connaissance scientifique ont d\u00e9montr\u00e9 l\u2019extraordinaire ressemblance du fonctionnement des corps animaux et humains. Dans tous les domaines (g\u00e9n\u00e9tique, physiologie, pathologie, r\u00e9actions \u00e9motionnelles, et m\u00eame capacit\u00e9s culturelles comme le maniement d\u2019outils ou les choix esth\u00e9tiques (Chapouthier, 2009)\u2026) l\u2019homme s\u2019av\u00e9rait un animal. Mieux que cela, la th\u00e9orie de l\u2019\u00e9volution montrait que l\u2019homme \u00e9tait un animal particulier, issu du groupe des primates et proche parent des chimpanz\u00e9s. Certes l\u2019\u00eatre humain, dot\u00e9 d\u2019un cerveau tr\u00e8s performant, s\u2019av\u00e9rait un chimpanz\u00e9 exceptionnellement intelligent, et cette intelligence de l\u2019\u00ab&nbsp;homme savant&nbsp;\u00bb (<em>Homo sapiens<\/em>), comme il s\u2019est nomm\u00e9 lui-m\u00eame, lui avait permis de dominer le monde. Mais en ce qui concerne la sensibilit\u00e9, la capacit\u00e9 \u00e0 \u00e9prouver de la douleur, les diff\u00e9rences entre l\u2019homme et les (autres) animaux \u00e9taient tout \u00e0 fait marginales&nbsp;: homme et (autres) animaux sont tous des \u00ab&nbsp;\u00eatres sensibles&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u2019o\u00f9 finalement l\u2019id\u00e9e, fortement \u00e9tay\u00e9e par la science moderne, que l\u2019animal est un \u00ab\u00a0\u00eatre sensible\u00a0\u00bb, tr\u00e8s diff\u00e9rent de l\u2019homme dans ses capacit\u00e9s intellectuelles, mais semblable \u00e0 l\u2019homme dans son aptitude \u00e0 ressentir la douleur (Auffret Van Der Kemp et Nou\u00ebt, 2008). En aucun cas un objet, au sens post-cart\u00e9sien du terme. Il s\u2019ensuit que l\u2019animal devrait avoir, dans la pratique et dans la loi (Antoine, 2007), un statut particulier, li\u00e9 \u00e0 sa nature d\u2019animal sensible. C\u2019est la raison d\u2019un mouvement qui se d\u00e9veloppe actuellement en faveur de \u00ab\u00a0droits de l\u2019animal\u00a0\u00bb, droits qui seraient certes diff\u00e9rents des droits de l\u2019homme, mais consacreraient clairement la diff\u00e9rence entre l\u2019animal et la chose (Chapouthier, 2004). Evidemment ce n\u2019est pas la premi\u00e8re fois que l\u2019esp\u00e8ce humaine attribue des droits \u00e0 des entit\u00e9s autres que les humains. A titre humoristique, on peut par exemple rappeler que le port du Pir\u00e9e, pr\u00e8s d\u2019Ath\u00e8nes, est ce qu\u2019on appelle une \u00ab\u00a0personne morale\u00a0\u00bb, dot\u00e9e de droits, mais assur\u00e9ment pas un homme\u00a0! Les droits de l\u2019animal diff\u00e9reraient de ceux des personnes morales par le fait m\u00eame de la sensibilit\u00e9 des animaux, qui r\u00e9clame des mesures de protection particuli\u00e8res. Ils s\u2019en rapprocheraient en revanche par le fait que, comme d\u2019ailleurs pour certains humains incapables de se repr\u00e9senter eux-m\u00eames, ces droits ne pourraient \u00eatre d\u00e9fendus que par des repr\u00e9sentants ou des m\u00e9diateurs humains.<br>Quant au contenu pr\u00e9cis de ces droits, selon qu\u2019il s\u2019agirait d\u2019animaux \u00e9volu\u00e9s ou non dans l\u2019\u00e9chelle phyl\u00e9tique, d\u2019animaux sauvages ou domestiqu\u00e9s, d\u2019animaux communs ou en voie de disparition, il appartiendra aux l\u00e9gislateurs du futur de les fixer, dans un mouvement bien amorc\u00e9 d\u00e9j\u00e0 vers le respect de l\u2019animal, et qui ferait suite aux nombreuses lois d\u00e9j\u00e0 en place dans les pays occidentaux.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Bibliographie<\/h2>\n\n\n\n<p>Antoine, S. (2007). <em>Le droit de l\u2019animal.<\/em> Legis-France, Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>Auffret Van Der Kemp, T. et Nou\u00ebt, J. C. (Sous la direction de) (2008). <em>Homme et animal: de la douleur \u00e0 la cruaut\u00e9.<\/em> L\u2019Harmattan, Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>Bernard, C. (1952). <em>Introduction \u00e0 l\u2019\u00e9tude de la m\u00e9decine exp\u00e9rimentale.<\/em> Flammarion, Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>Brunois, A. (1984). <em>L\u2019animal sujet de droit, Les droits de l\u2019animal et la pens\u00e9e contemporaine<\/em>, pp.&nbsp;41-47. Ligue Fran\u00e7aise des Droits de l\u2019Animal, Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>Burgat, F. (2006). <em>Libert\u00e9 et inqui\u00e9tude de la vie animale.<\/em> Kim\u00e9, Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>Chapouthier, G. (2000). \u00ab&nbsp;Impact de l\u2019animal-machine sur la biologie moderne: triomphe \u00e9pist\u00e9mologique et d\u00e9sastre moral&nbsp;\u00bb, <em>L\u2019esprit cart\u00e9sien<\/em>, Vol. 2, pp.&nbsp;742-744. Vrin, Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>Chapouthier, G. (2004). <em>Qu\u2019est que l\u2019animal&nbsp;?<\/em> Le Pommier, Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>Chapouthier, G. (2009), <em>Kant et le chimpanz\u00e9. Essai sur l\u2019\u00eatre humain, la morale et l\u2019art.<\/em> Belin -Pour la Science, Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>De Fontenay, E. (1998). <em>Le silence des b\u00eates. La philosophie \u00e0 l\u2019\u00e9preuve de l\u2019animalit\u00e9.<\/em> Fayard, Paris.<\/p>\n\n\n\n<p>Nou\u00ebt, J. et Chapouthier, G. (Sous la direction de) (2006). <em>Humanit\u00e9, Animalit\u00e9: quelles fronti\u00e8res&nbsp;?<\/em> Editions \u00ab&nbsp;Connaissances et savoirs&nbsp;\u00bb, Paris.<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10042?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les \u00eatres humains ont toujours eu beaucoup de mal \u00e0 se situer par rapport aux animaux (De Fontenay, 1998), ces cr\u00e9atures \u00e9tranges qui parcouraient leur environnement, partageaient leur vie, \u00e0 certains \u00e9gards leur ressemblaient, et avec qui ils entretenaient des&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"rubrique":[1214],"thematique":[302],"auteur":[1693],"dossier":[304],"mode":[61],"revue":[305],"type_article":[452],"check":[2023],"class_list":["post-10042","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","rubrique-psychanalyse","thematique-animaux","auteur-georges-chapouthier","dossier-humanite-et-animalite-les-frontieres-de-passage","mode-gratuit","revue-305","type_article-dossier","check-ok"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10042","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=10042"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10042\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":17094,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10042\/revisions\/17094"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=10042"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=10042"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=10042"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=10042"},{"taxonomy":"dossier","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/dossier?post=10042"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=10042"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=10042"},{"taxonomy":"type_article","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/type_article?post=10042"},{"taxonomy":"check","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/check?post=10042"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}