{"id":10003,"date":"2021-08-22T07:31:06","date_gmt":"2021-08-22T05:31:06","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/de-quelques-questions-transculturelles-posees-par-les-jeunes-filles-de-notre-societe-multuculturelle-2\/"},"modified":"2021-11-13T20:50:59","modified_gmt":"2021-11-13T19:50:59","slug":"de-quelques-questions-transculturelles-posees-par-les-jeunes-filles-de-notre-societe-multuculturelle","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/de-quelques-questions-transculturelles-posees-par-les-jeunes-filles-de-notre-societe-multuculturelle\/","title":{"rendered":"De quelques questions transculturelles pos\u00e9es par les jeunes filles de notre soci\u00e9t\u00e9 multiculturelle"},"content":{"rendered":"\n<p>Le corps est \u00e0 la fois objet de fascination et de m\u00e9pris. Fascination du charnel, il n\u2019est qu\u2019\u00e0 voir les unes de nos journaux et surtout les photos des magazines. La sortie en premi\u00e8re page d\u2019un corps mis en sc\u00e8ne et correspondant aux canons actuels de la beaut\u00e9 augmente les ventes de mani\u00e8re vertigineuse&nbsp;: on parle de cette photo, on la regarde, dans le cabinet du dentiste ou du coiffeur, dans le bus ou le m\u00e9tro, mais aussi dans nos consultations en particulier avec les adolescents et tout particuli\u00e8rement les adolescentes, sensibles jusqu\u2019\u00e0 l\u2019extr\u00eame parfois \u00e0 ces questions de repr\u00e9sentations de leur corps projet\u00e9es sur l\u2019autre. M\u00e9pris du charnel aussi quand on hi\u00e9rarchise entre le corps et l\u2019\u00e2me, entre le biologique et le psychique, entre l\u2019objectivable du corps et l\u2019ineffable de la subjectivit\u00e9, quand on malm\u00e8ne son corps ou on lui refuse le plaisir ou m\u00eame de petits bonheurs comme dans l\u2019anorexie.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Marquages du corps<\/h2>\n\n\n\n<p id=\"pa2\">Pourtant, les adolescents, tous les adolescents, marquent leur corps ou imaginent le faire, directement par des&nbsp;<em>piercings<\/em>, des tatouages et indirectement par des v\u00eatements, des coiffures, des dissimulations et des d\u00e9voilements. Pour ma part, je suis souvent confront\u00e9e en clinique<sup>1<\/sup> \u00e0 ces adolescents, fils de migrants, qui expriment leur souffrance sous des formes multiples mais tr\u00e8s souvent inscrites dans leurs corps&nbsp;: irruptions brutales telles les tentatives de suicide, les crises d\u2019angoisse, les bouff\u00e9es d\u2019allure d\u00e9lirantes&#8230; mais aussi des passages \u00e0 l\u2019acte d\u00e9lictueux, ou encore des pathologies \u00e0 traduction directement corporelle (mutilations, marquage du corps&#8230;). Les adolescents arrivent souvent \u00e0 la consultation en montrant d\u2019embl\u00e9e leurs poignets plein de cicatrices, quand ce n\u2019est leurs cous ou leurs abdomens. Parfois se surajoutent \u00e0 ces inscriptions, signes d\u2019une souffrance aigu\u00eb, des marques qu\u2019ils disent volontaires&nbsp;: des tatouages, \u00ab&nbsp;\u00e0 ma m\u00e8re&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;\u00e0 l\u2019Alg\u00e9rie&nbsp;\u00bb, etc. Les filles de familles maghr\u00e9bines laissent parfois voir au niveau des poignets ou du cou des marques \u00e0 l\u2019encre bleue. Parfois, elles ont du henn\u00e9 sur la paume des mains et la pulpe des doigts. Les jeunes filles de familles africaines, peuvent elles aussi avoir des marques rituelles sur leurs visages, leurs oreilles&#8230; Les adolescents nous montrent donc, d\u2019un m\u00eame mouvement, des traces qu\u2019on pourrait dire r\u00e9v\u00e9latrices d\u2019une rupture de sens &#8211; les cicatrices de tentatives de suicide ou d\u2019automutilations &#8211; et parfois, quoique rarement, des traces d\u2019une tentative souvent avort\u00e9e de r\u00e9int\u00e9gration dans une cha\u00eene de sens celle de l\u2019histoire de la famille &#8211; les marques traditionnelles. Ces stigmates physiques ne sont la plupart du temps que la partie immerg\u00e9e de l\u2019iceberg. Au fil des entretiens, on apprend souvent que ces marques physiques renvoient \u00e0 des \u00e9v\u00e9nements traumatiques et \u00e0 des conflits qui ne s\u2019\u00e9laboreront que dans un second temps, si la rencontre avec l\u2019adolescent a lieu et souvent \u00e0 partir du corps et de ses ressentis corporels.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le corps, une production culturelle<\/h2>\n\n\n\n<p>C\u2019est une p\u00e9riode complexe pour ces adolescents car il existe une difficult\u00e9 fr\u00e9quente pour concilier les enjeux du narcissisme et ceux de la vie pulsionnelle. Jeammet (1980) a insist\u00e9 sur cet \u00e9cart caract\u00e9ristique de l\u2019adolescence mais, la situation migratoire, avec la marque traumatique qu\u2019elle contient augmente cette dialectique entre les besoins du moi et ceux du lien \u00e0 l\u2019autre, entre filiation et affiliation et cela, s\u2019inscrit dans le corps, production \u00e0 la fois psychique et culturelle. Me construire, habiter mon corps et fortifier le lien \u00e0 l\u2019autre et au monde, l\u2019enjeu est important. Entre mes besoins et ceux du groupe, il y a un espace que s\u2019efforce de combler les diff\u00e9rentes productions id\u00e9ologiques, culturelles et sociales. Ces constructions, et ceux qui les incarnent, prennent le relais des parents, des professeurs, des \u00e9ducateurs, des amis, des ma\u00eetres \u00e0 penser&#8230; L\u2019adolescent est amen\u00e9 \u00e0 int\u00e9grer les composantes pulsionnelles de son projet de vie de mani\u00e8re acceptable pour lui et pour sa famille dans un \u00e9quilibre instable entre <em>attachement<\/em> et <em>d\u00e9tachement<\/em>, entre dedans\/dehors. Comment assurer la permanence de son identit\u00e9 malgr\u00e9 ma confrontation constante au diff\u00e9rent&nbsp;? Seul le corps reste le point fixe. Quel est l\u2019impact de la r\u00e9alit\u00e9 externe dans la construction de la r\u00e9alit\u00e9 interne&nbsp;? Nous sommes contraints \u00e0 penser l\u2019articulation entre r\u00e9alit\u00e9 interne et externe de mani\u00e8re approfondie et sensible. D\u2019o\u00f9 l\u2019importance du monde implicite des croyances, des convictions, des attentes, des non-dits qui constituent la trame de fond sur laquelle se tissent les liens familiaux et, par cons\u00e9quent, les liens th\u00e9rapeutiques. Comment rendre acceptable et transmissible ce dont l\u2019adolescent a besoin \u00e0 cette p\u00e9riode pour se construire et pour investir son corps de mani\u00e8re harmonieuse&nbsp;? Telles sont les questions auxquelles on est confront\u00e9 \u00e0 cette p\u00e9riode difficile pour tous et de mani\u00e8re aigu\u00eb et parfois bruyante pour certaines adolescentes dites de la seconde g\u00e9n\u00e9ration qui maltraitent tant ce corps, aim\u00e9 et ha\u00ef \u00e0 la fois.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, El\u00e9gante, cette belle jeune fille n\u00e9e en France, et qui, comme bien d\u2019autres jeunes \u00ab&nbsp;issus de l\u2019immigration&nbsp;\u00bb, a su remarquablement s\u2019inscrire dans les r\u00e9f\u00e9rents d\u2019ici, mais aussi les retravailler et en inventer de nouveaux, dans ce lieu du monde comme dirait Patrick Chamoiseau et Edouard Glissant (2007), lieu du monde qu\u2019elle cr\u00e9\u00e9 autant qu\u2019il la cr\u00e9\u00e9. Du haut de ses seize ans, elle en a adopt\u00e9 les codes langagiers, relationnels, vestimentaires propres \u00e0 la g\u00e9n\u00e9ration de son \u00e2ge. Bref, El\u00e9gante a un <em>look<\/em>, un \u00ab&nbsp;style&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;une pr\u00e9sence au monde&nbsp;\u00bb forte. Elle laisse voir un corps cod\u00e9 par les attentes de son groupe d\u2019\u00e2ge. Qui ne veut pas conna\u00eetre son histoire familiale migratoire, sera pris dans les mirages trompeurs de cette image standard \u00ab&nbsp;d\u2019adolescente de banlieue&nbsp;\u00bb, de la g\u00e9n\u00e9ration dite \u00ab&nbsp;seconde&nbsp;\u00bb comme si l\u2019histoire de sa famille commen\u00e7ait avec l\u2019\u00e9v\u00e9nement migratoire. Son corps, lui sert de carte de visite pour initier une interaction avec l\u2019autre, sur un terrain commun. Pourtant, ce corps, elle le mutile, le trouve gros alors qu\u2019elle est de toute beaut\u00e9, parfois elle l\u2019exhibe et d\u2019autres fois, elle voudrait l\u2019effacer, se rendre transparente et blanchir sa peau. \u00ab&nbsp;Le corps des Blancs, il est transparent&nbsp;\u00bb dit-elle. Ce corps porte les marques ambivalentes du rapport \u00e0 soi et \u00e0 l\u2019autre&nbsp;; il exhibe les marques et les avatars de sa construction identitaire et sexuelle avec ses moments de rupture, de doute, de r\u00e9gression et d\u2019exaltation. Autre facette du corporel et du charnel chez les adolescents, c\u2019est la question actuelle du voile des adolescentes de la g\u00e9n\u00e9ration dite seconde. <\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le corps voil\u00e9<\/h2>\n\n\n\n<p id=\"pa5\">Ces jeunes filles voil\u00e9es ont menac\u00e9 l\u2019identit\u00e9 fran\u00e7aise au point que le gouvernement et \u00e0 sa suite le l\u00e9gislateur ont cru bon proposer une loi pour l\u2019interdire \u00e0 l\u2019\u00e9cole publique. Cette loi a \u00e9t\u00e9 depuis vot\u00e9e par les d\u00e9put\u00e9s. Avant de donner les arguments du d\u00e9bat, il importe de dire les faits&nbsp;: en Seine-Saint-Denis, par exemple, d\u00e9partement multiculturel de la banlieue parisienne par excellence, il y avait avant le vote de la loi, moins de dix situations probl\u00e9matiques de jeunes filles voil\u00e9es<sup>2<\/sup>. Et parmi ces situations, la majorit\u00e9 d\u2019entre elles, le portaient sans l\u2019accord de leurs parents&nbsp;; elles l\u2019avaient impos\u00e9 \u00e0 leurs parents. Les jeunes filles \u00ab&nbsp;choisissent&nbsp;\u00bb de cacher leur corps disent-elles dans un premier abord, dans un premier niveau de langage. On est loin de jeunes filles soumises et terroris\u00e9es qui ne choisissent rien et qui subissent la loi de la famille ou du groupe. La contrainte communautaire est un vrai risque mais elle ne peut expliquer la majorit\u00e9 des situations que l\u2019on voit aujourd\u2019hui d\u2019autant qu\u2019\u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019\u00e9cole fran\u00e7aise la communaut\u00e9 ne peut intervenir directement. Et r\u00e9duire cette position \u00e0 une int\u00e9riorisation par ces jeunes filles de la r\u00e8gle communautaire n\u2019est pas non plus suffisant pour une simple raison, ce n\u2019est pas ce qu\u2019elles disent, ce n\u2019est pas ce qu\u2019elles montrent.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Brandir son corps comme une arme<\/h2>\n\n\n\n<p>Pourtant, la question n\u2019est pas la menace de l\u2019identit\u00e9 fran\u00e7aise ni celle de la la\u00efcit\u00e9 \u00e0 la fran\u00e7aise, grande bataille de la R\u00e9publique, c\u2019est plut\u00f4t de savoir pourquoi en France en 2011, des jeunes filles, enfants de migrants, choisissent ce mode de r\u00e9action, ce mode d\u2019affirmation que d\u2019autres femmes peuvent l\u00e9gitimement trouver, r\u00e9actionnaire. Mais pourquoi r\u00e9agissent t-elles en allant chercher un signe que leurs m\u00e8res n\u2019utilisaient plus et qu\u2019elles-m\u00eames ne connaissaient pas. Pourquoi vouloir cacher son corps? Ce foulard met parfois en \u00e9vidence leur envie de plaire sans le dire ou en le disant de mani\u00e8re maladroite, \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019une simple et banale adolescente, dire une chose et son contraire, exp\u00e9rimenter, modifier son corps, en cacher une partie pour la rendre plus \u00e9nigmatique au risque de retrouver un syst\u00e8me de contrainte voire d\u2019enfermement.<\/p>\n\n\n\n<p>Je me souviens d\u2019une adolescente que j\u2019ai vue, alors qu\u2019elle avait \u00e9t\u00e9 interdite de lyc\u00e9e \u00e0 quelques semaines du baccalaur\u00e9at. Jeune fille brillante et un peu mal \u00e0 l\u2019aise, bouscul\u00e9e par ses d\u00e9sirs et ses mouvements libidinaux et en m\u00eame temps tr\u00e8s ambitieuse. Elle avait un id\u00e9al du moi tr\u00e8s fort&nbsp;: elle \u00e9tait \u00ab&nbsp;pure et propre&nbsp;\u00bb disait-elle et ne voulait pas subir le sort de sa m\u00e8re et de son p\u00e8re, constamment humili\u00e9s et r\u00e9duits \u00e0 \u00ab&nbsp;des loques&nbsp;\u00bb selon ses mots adolescents qui ne s\u2019embarrassent pas de nuances. Pourquoi me l\u2019avoir adress\u00e9e apr\u00e8s son exclusion et pas avant, pour tenter de comprendre et de m\u00e9diatiser, pour permettre des n\u00e9gociations. Les entretiens avec moi ne servaient alors qu\u2019\u00e0 dire sa douleur et sa col\u00e8re contre cette institution qui pour qu\u2019elle r\u00e9ussisse, l\u2019exclut, tragique contradiction. Le proviseur avec son conseil de discipline l\u2019ont donc exclue de l\u2019\u00e9cole. Elle acceptait de l\u2019enlever pour faire du sport et allait suivre ses cours de biologie avec plaisir, d\u2019autant qu\u2019elle se destinait \u00e0 \u00eatre m\u00e9decin. Alors pourquoi a-t-elle \u00e9t\u00e9 exclue, pour l\u2019exemple sans doute mais aussi pour sa position&nbsp;: elle avait une prestance, une s\u00fbret\u00e9 en elle-m\u00eame qui faisait illusion, du moins dans un premier temps. La r\u00e9action ne se fit pas attendre, sur le m\u00eame plan et, comme elle, pour une question de principe. Or, il s\u2019agit d\u2019\u00ab&nbsp;un coup d\u2019esbroufe&nbsp;\u00bb d\u2019une d\u2019adolescente qui se cherche et qui ne devrait pas menacer ni l\u2019\u00e9cole, ni nos principes. Ces \u00e9tudiantes voil\u00e9es, contrairement \u00e0 leurs m\u00e8res qui se contentaient de ce qui leur avait \u00e9t\u00e9 transmis ou souvent l\u2019abandonnaient sans remord dans la migration, aspirent \u00e0 acqu\u00e9rir un \u00ab&nbsp;capital symbolique&nbsp;\u00bb, au sens de Bourdieu, issu de deux sources diff\u00e9rentes, religieuse et la\u00efque et cela s\u2019inscrit aussi dans le corps, le lieu de rencontre (G\u00f6le, 1991, p.168). Ainsi chaque fois qu\u2019il m\u2019a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 de parler avec ces jeunes filles, de les \u00e9couter \u00e0 ma consultation, je comprends que le voile n\u2019est qu\u2019un petit \u00e9l\u00e9ment que l\u2019on ne peut comprendre qu\u2019en le repla\u00e7ant dans la subjectivit\u00e9 du sujet, dans la repr\u00e9sentation qu\u2019il a de lui-m\u00eame et de son corps, dans l\u2019id\u00e9e de l\u2019adolescence et dans le contexte dans lequel il appara\u00eet.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Note<\/h2>\n\n\n\n<ol class=\"wp-block-list\"><li>A Bobigny dans la banlieue nord de Paris (<a href=\"http:\/\/www.clinique-transculturelle.org\/\">www.clinique-transculturelle.org<\/a>) et maintenant dans le c\u0153ur de Paris, \u00e0 la Maison des adolescents de Cochin-Maison de Solenn (<a href=\"http:\/\/www.mda.aphp.fr\/\">www.mda.aphp.fr<\/a>).<\/li><li>Chiffres de l\u2019\u00e9ducation nationale.<\/li><\/ol>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Bibliographie<\/h2>\n\n\n\n<p>Baubet T, Moro MR (2009). <em>Psychopathologie transculturelle<\/em>, Paris, Masson.<\/p>\n\n\n\n<p>Chamoiseau P, Glissant E (2007). <em>Les murs. Approche des hasards et de la n\u00e9cessit\u00e9 de l\u2019id\u00e9e d\u2019identit\u00e9<\/em>. Institut du Tout-Monde.<\/p>\n\n\n\n<p>G\u00f6le N., <em>Musulmanes et modernes. Voile et civilisation en Turquie<\/em> (1991). Paris&nbsp;: La D\u00e9couverte&nbsp;; 2003 (trad. fran\u00e7.).<\/p>\n\n\n\n<p>Jeammet P., \u00ab&nbsp;R\u00e9alit\u00e9 externe et r\u00e9alit\u00e9 interne. Importance et sp\u00e9cificit\u00e9 de leur articulation \u00e0 leur adolescence&nbsp;\u00bb. <em>Rev. Fran\u00e7. Psychanal.<\/em> 1980&nbsp;; 3-4&nbsp;: 481-521.<\/p>\n\n\n\n<p>Moro MR (2010). <em>Nos enfants demain. Pour une soci\u00e9t\u00e9 multiculturelle<\/em>, Paris, O Jacob.<\/p>\n\n\n\n<p>Moro MR (2010). <em>Les adolescents expliqu\u00e9s \u00e0 leurs parents<\/em>, Paris, Bayard.<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/10003?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le corps est \u00e0 la fois objet de fascination et de m\u00e9pris. Fascination du charnel, il n\u2019est qu\u2019\u00e0 voir les unes de nos journaux et surtout les photos des magazines. 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