{"id":13032,"date":"2021-09-12T10:13:56","date_gmt":"2021-09-12T08:13:56","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/parution\/lhomme-selon-le-dsm\/"},"modified":"2021-09-28T18:49:03","modified_gmt":"2021-09-28T16:49:03","slug":"lhomme-selon-le-dsm","status":"publish","type":"parution","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/parution\/lhomme-selon-le-dsm\/","title":{"rendered":"L&rsquo;Homme selon le DSM"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00ab Le fond, c\u2019est la forme ramen\u00e9e \u00e0 la surface \u00bb \u00e9crivait Hugo et, chez Maurice Corcos, depuis longtemps maintenant, le style est le scalpel, le stylet d\u2019une pens\u00e9e et d\u2019un regard sur le monde dont la profondeur r\u00e9side dans un myc\u00e9lium psychique et intellectuel m\u00e9tiss\u00e9 par la psychiatrie, la psychanalyse, la m\u00e9decine, la biologie, la peinture, le cin\u00e9ma et la litt\u00e9rature (Cf. les colloques Babel&nbsp; qu\u2019il organise depuis de longues ann\u00e9es).&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Dans<em>&nbsp;L\u2019homme selon le DSM, Le nouvel ordre psychiatrique<\/em>, ouvrage postfac\u00e9 par le Pr R. Mises, Maurice Corcos ose courageusement (courage qui lui est propre mais se trouve \u00e9galement \u00eatre celui de ses illustres ma\u00eetres, J. Gillibert, R. Mises, A. Green) apporter, de sa position d\u2019universitaire, une critique autant \u00e9clair\u00e9e, document\u00e9e, distanci\u00e9e, ironique, sur ce(s) DSM(s) dont, on sait maintenant, depuis les ouvrages de Lane (<em>Comment la psychiatrie et l&rsquo;industrie pharmaceutique ont m\u00e9dicalis\u00e9 les \u00e9motions<\/em>, Flammarion, 2009) ou de Kirk et Kutchins (<em>Aimez-vous le DSM ? Le Triomphe de la psychiatrie am\u00e9ricaine<\/em>, Paris, Les Emp\u00eacheurs de penser en rond, 1998), que la pr\u00e9tendue \u00ab objectivit\u00e9 \u00bb rel\u00e8ve plus de d\u00e9marches pragmatiques, commerciales et soumises aux lobby sociaux, que d\u2019une d\u00e9marche scientifique. Avec le DSM en effet, est ent\u00e9rin\u00e9 l\u2019\u00e9limination des disciplines que sont psychopatho-logie, psychanalyse, ph\u00e9nom\u00e9nologie, syst\u00e9mique ayant depuis des ann\u00e9es enrichi les connaissances psychiatriques, ceci dans une&nbsp; Novlangue vou\u00e9e \u00e0 l\u2019organicit\u00e9, le comportement et o\u00f9, avec la notion de \u00ab trouble \u00bb, \u00ab l\u2019essentiel n\u2019est plus distingu\u00e9 de l\u2019accessoire \u00bb comme l\u2019\u00e9crit C. Hag\u00e8ge (p.10). Ceci rel\u00e8ve de ce qu\u2019Hag\u00e8ge appelle \u00abPens\u00e9e unique \u00bb. Pour ce grand linguiste, celle-ci repose sur \u00ab un consensus mou, sur des avantages mat\u00e9riels pleins de promesses illusoires, et sur des sch\u00e9mas intellectuels tout pr\u00eats, qui donnent cong\u00e9 \u00e0 l\u2019esprit critique, au recueillement lucide et \u00e0 la m\u00e9diation cr\u00e9atrice \u00bb (<em>Contre la pens\u00e9e unique,<\/em>&nbsp;O. Jacob, 2012), forme de pens\u00e9e unique pr\u00e9sente dans la \u00ab n\u00e9o-psychiatrie \u00bb et qu\u2019en 2010 nous avions appel\u00e9 \u00ab uniforme mental \u00bb (Pirlot G.&nbsp;<em>Contre l\u2019uniforme mental. Scientificit\u00e9 de la psychanalyse face au neuro-cognitivisme<\/em>, 2010, Douin).<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019introduction du livre de M. Corcos donne le ton. Il nous sensibilise, d\u00e8s les premi\u00e8res pages, aux difficult\u00e9s pour l\u2019enseignant-clinicien dans son \u00e9coute d\u2019expos\u00e9s&nbsp; de \u00ab cas cliniques \u00bb de jeunes&nbsp;&nbsp;&nbsp; coll\u00e8gues \u00e9lev\u00e9s dans la \u00ab bible \u00bb \u00ab dsmiste \u00bb et dont les propos se trouvent relev\u00e9s d\u2019une forme de \u00ab notice universelle pour machine d\u00e9sirante d\u00e9traqu\u00e9e \u00e0 l\u2019usage de m\u00e9decins informaticiens phobique de la clinique \u00bb (p.12). L\u2019auteur note que le n\u00e9cessaire apprentissage de la libert\u00e9 subjective qu\u2019est la th\u00e9orisation de la pratique se voit ici buter, au d\u00e9part tout au moins, sur le manque de vocabulaire psychopatho-m\u00e9tapsycho-logique permettant d\u2019\u00e9changer sur la compr\u00e9hension th\u00e9orique du sens des sympt\u00f4mes dont on sait aujourd\u2019hui, depuis Andr\u00e9 Green, qu\u2019elle rel\u00e8ve d\u2019une \u00ab pens\u00e9e&nbsp;<br>clinique \u00bb tout \u00e0 fait singuli\u00e8re et sp\u00e9cifique .&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019analyse et la critique de M. Corcos s\u2019exerce dans quatorze chapitres : \u00ab l\u2019a-th\u00e9orie \u00e0 l\u2019a-pens\u00e9e \u00bb des DSM, la r\u00e9-interrogation fine sur les difficult\u00e9s nosologiques (chap.2) que posent l\u2019hyst\u00e9rie et les \u00e9tats-limites dans certains de leurs liens (chap.5), la question de la subjectivit\u00e9 (chap. 3), la d\u00e9nonciation du \u00ab tout bipolaire \u00bb aujourd\u2019hui jusqu\u2019aux adolescents et enfants (chap. 6), les \u00ab m\u00e9faits de la raison d\u00e9raisonnantes \u00bb devant la question de la comorbidit\u00e9 (chap.7), la survalorisation des \u00ab \u00e9v\u00e8nements de vie \u00bb et comportement et sous-valorisation (voir la d\u00e9n\u00e9gation) des \u00ab \u00e9v\u00e8nements int\u00e9rieurs \u00bb et des fantasmes dans la vie psychique (chap.8), jusqu\u2019\u00e0 la d\u00e9nonciation de \u00ab traitement moral \u00bb et d\u2019une surm\u00e9dicalisation de la population une fois pass\u00e9e au crible du DSM d\u2019une n\u00e9o-psychiatrie mondialis\u00e9e rendant de \u00ab mauvaise humeur \u00bb (chap.14).<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, tandis que le DSM-II &#8211; l&rsquo;\u00e9dition de 1968 &#8211; comptait 180 cat\u00e9gories de maladie mentale parmi lesquelles une seule forme g\u00e9n\u00e9rique de \u00ab n\u00e9vrose d&rsquo;angoisse \u00bb -, le DSM-III-R en d\u00e9nombrait finalement 292, un nombre que le DSM-IV, publi\u00e9 en 1994, porterait \u00e0 350 ! En 26 ans seulement, le nombre total de troubles mentaux qu&rsquo;une population ordinaire est susceptible de pr\u00e9senter a presque doubl\u00e9.&nbsp;<br>La&nbsp;<em>Novlangue<\/em>&nbsp;a \u00e9galement permis de \u00ab m\u00e9dicaliser \u00bb certains traits de personnalit\u00e9 : la timidit\u00e9 est&nbsp; devenue : \u00ab anxi\u00e9t\u00e9 sociale \u00bb et&nbsp;&nbsp;&nbsp; la paresse, \u00ab dysfonctionnement neuro-d\u00e9veloppemental \u00bb, ces&nbsp; \u00ab troubles \u00bb relevant \u00e9videmment de m\u00e9dications\u2026 Pour le futur DSM-V, de nouveaux syndromes (rebaptis\u00e9s \u00ab addictions \u00bb) vont \u00eatre ajout\u00e9s, tels que l&rsquo;activit\u00e9&nbsp; sexuelle libertine, l&rsquo;apathie, l&rsquo;amour de la gastronomie ou encore le plaisir de se promener pendant des heures sur Internet et les seuils de diagnostic dans ce DSM V sont abaiss\u00e9s (!).C\u2019est le cas par exemple du syndrome d\u2019hyperactivit\u00e9 avec d\u00e9ficit de l\u2019attention, en divisant par deux le nombre de sympt\u00f4mes n\u00e9cessaires \u00e0 son diagnostic. Ainsi presque tout le monde pourrait, avec le DSM-V, se voir attribuer une \u00e9tiquette de trouble mental\u2026 et relever de\u2026 psychotropes..<\/p>\n\n\n\n<p>Comment en est-on arriv\u00e9 l\u00e0, \u00e0 d\u00e9signer des actes, des gestes, des comportements, des conduites humaines, fussent-ils \u00ab fous \u00bb, dans un langage administratif et une codification chiffr\u00e9e, les enfermant dans un contenant (de pens\u00e9e math\u00e9matis\u00e9e) si serr\u00e9s qu\u2019on les a vid\u00e9s de leurs contenus ? (p.186). Et l\u2019auteur de rappeler que Cl. Bernard, dans son<em>&nbsp;Introduction \u00e0 la m\u00e9decine exp\u00e9rimentale<\/em>&nbsp;(1865), soulignait d\u00e9j\u00e0 qu\u2019\u00ab en se fondant sur la statistique, la m\u00e9decine ne pourrait jamais \u00eatre qu\u2019une science conjoncturale \u00bb (p.70), propos renforc\u00e9s par ceux d\u2019A. Trusseau \u00e9crivant dans son&nbsp;<em>Introduction aux cliniques m\u00e9dicales de l\u2019H\u00f4tel-Dieu<\/em>&nbsp;(1861) que \u00ab (la m\u00e9thode num\u00e9rique) est le fl\u00e9au de l\u2019intelligence : elle fait du m\u00e9decin un comptable, serviteur passif des chiffres qu\u2019il a superpos\u00e9s \u00bb, Corcos poursuivant \u00ab Et de fait, si on accorde \u00e0 la tension art\u00e9rielle le statut d\u2019une \u00ab\u00a0constante\u00a0\u00bb extr\u00eamement variable y compris sous l\u2019influence de l\u2019affect, que ne s\u2019autorise-t-on \u00e0 penser de m\u00eame pour la tension psychique ? \u00bb (idem).<br>Ecoutons alors la parole de l\u2019auteur dans son Epilogue : \u00ab A quoi peuvent bien servir ces mis\u00e9rables vertiges de listes avec leurs monceaux de codifications et de sous-codifications \u00e0 rallonges ? Non \u00e0 \u00e9valuer l\u2019homme qui est tout sauf un sch\u00e8me ou une abstraction, et encore moins un objet math\u00e9matique id\u00e9al comme un logarithme. Il est un corps hant\u00e9 par une&nbsp; histoire pleine de questions sans r\u00e9ponse sur son origine et sa fin\u2026 ce qui ne semble pr\u00e9occuper aucun robot (\u00e0 part&nbsp;<em>HAL 9000 dans 2001,<\/em><em>&nbsp;l\u2019Odyss\u00e9e de l\u2019espace<\/em>) et aucun animal (\u00e0 part ceux qui fr\u00e9quentent les films de Walt Disney). C\u2019est pourquoi tous les mod\u00e8les informatiques ou animaux (et le DSM, qui n\u2019\u00e9tudie que les faits et les comportements d\u2019un \u00ab homme-machine \u00bb, est un mod\u00e8le animal en soi) ne sont gu\u00e8re transposables \u00e0 l\u2019homme, parce que, en plus des variations g\u00e9n\u00e9tico-biologiques, l\u2019esp\u00e8ce humaine, si elle est animalit\u00e9, est entre autres animalit\u00e9 d\u00e9raisonnable (Levinas) et falsificatrice (Nancy Houston). Ce qui devait suffire \u00e0 mettre de c\u00f4t\u00e9 le syst\u00e8me DSM\u2026 \u00bb (p.200)<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9j\u00e0 en 1995, dans&nbsp;<em>La Causalit\u00e9 psychique<\/em>, Andr\u00e9 Green, faisait une critique des tentatives \u00ab r\u00e9gressives \u00bb des neurosciences et de la psychiatrie biologique contemporaine tentant d\u2019invalider la d\u00e9couverte freudienne au profit du retour en force de l\u2019h\u00e9r\u00e9dit\u00e9 et de la constitution, credo de la m\u00e9decine du XIX\u00e8me si\u00e8cle : \u00ab l\u2019approche des sciences cognitives est une lobotomie th\u00e9orique \u00bb.&nbsp; Comme les temps ne sont plus \u00e0 la peur du ridicule, y compris dans le champ scientifique, \u00ab l\u2019a-th\u00e9orisme \u00bb revendiqu\u00e9 des DSM se voit devoir \u00eatre le parangon d\u2019une \u00ab scientificit\u00e9 \u00bb alors que dans les sciences physique, math\u00e9-matique, biologique (Darwin), la th\u00e9orisation n\u2019est pas synonyme d\u2019un abaissement scientifique mais le fruit d\u2019une r\u00e9flexion bas\u00e9e sur des faits\/r\u00e9sultats issus d\u2019observations empiristes ou exp\u00e9rimentales, dont il faut tenter de comprendre et interpr\u00e9ter les lois g\u00e9n\u00e9rales de causalit\u00e9s sous-jacentes par la construction d\u2019un \u00ab appareil \u00bb fictionnel dont la coh\u00e9rence a \u00e9t\u00e9 \u00e9difi\u00e9e, partag\u00e9e et solidifi\u00e9e par des (g\u00e9n\u00e9rations de) chercheurs du m\u00eame champ disciplinaire. \u00ab Th\u00e9orisation \u00bb n\u2019a donc jamais \u00e9t\u00e9, dans toute discipline scientifique confondue, synonyme de charlatanisme, sauf chez les psychiatres \u00ab DSMistes \u00bb pour qui l\u2019activit\u00e9 de l\u2019esprit th\u00e9orisant est synonyme de d\u00e9lire, preuve s\u2019il en est d\u2019une phobie mentale et intellectuelle (inqui\u00e9tante) qui sous-tend la nouvelle orientation, toute \u00ab chimiatrique \u00bb, de leur discipline.<\/p>\n\n\n\n<p>Cet \u00ab a-th\u00e9orisme \u00bb \u00ab DSMiste \u00bb se conjugue, remarquons-le, avec l\u2019 \u00ab asexuel \u00bb propre \u00e0 cette approche \u00ab froide \u00bb statistique, bien pratique pour les RIMP (<em>Recueil d\u2019Informations M\u00e9dicalis\u00e9es en Psychiatrie<\/em>), ex PMSI (Programme de M\u00e9dicalisation des Syst\u00e8mes d\u2019Information), ce qui tendrait \u00e0 accr\u00e9diter l\u2019id\u00e9e freudienne selon laquelle l\u2019activit\u00e9 sublimatoire th\u00e9orisante rel\u00e8ve bien de la pulsion sexuelle\u2026 et qu\u2019\u00e0 vouloir \u00e9liminer l\u2019une, on \u00e9liminerait l\u2019autre\u2026&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le terme \u00ab pervers \u00bb connot\u00e9 par trop avec la psychanalyse et la justice a ainsi \u00e9t\u00e9 \u00e9limin\u00e9 du DSM (comme celui de \u00ab n\u00e9vrose \u00bb) et remplac\u00e9 par \u00ab paraphilie \u00bb : il y a d\u2019un c\u00f4t\u00e9 l\u2019homme \u00ab sain \u00bb et de l\u2019autre les paraphiles (!), comprenant ceux qui ont des comportements sexuels \u00ab d\u00e9viants \u00bb mais aussi &#8211; et c\u2019est un comble depuis l\u2019abandon, pour Freud, de sa&nbsp;<em>Neurotica<\/em>, ceux qui ont des \u00ab fantaisies \u00bb \u00ab d\u00e9viantes \u00bb\u2026 Soit une bonne partie de l\u2019humanit\u00e9\u2026 ceci en niant l\u2019existence d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 psychique demeurant \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la \u00ab r\u00e9alit\u00e9 du r\u00e9el \u00bb et confondant (comme nombre d\u2019\u00e9tats-limites) fantasmes et \u00ab r\u00e9alit\u00e9 du r\u00e9el \u00bb.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Et si ont \u00e9t\u00e9 \u00e9limin\u00e9s du DSM les concepts d\u2019homosexualit\u00e9 ou de transsexualisme et que les d\u00e9faillances sexuelles et conflits entre d\u00e9sir\/amour\/sexualit\u00e9 se sont vus n\u2019\u00eatre appr\u00e9hend\u00e9s qu\u2019organiquement (avec m\u00e9dicaments \u00e0 la cl\u00e9, loin d\u2019\u00eatre toujours efficaces), l\u2019impuissance, dont l\u2019\u00e9tiologie est la plupart du temps psychog\u00e8ne, a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9e par le \u00ab dysfonctionnement \u00e9rectile \u00bb et chez les femmes par le \u00ab dysfonctionnement sexuel f\u00e9minin \u00bb (p.105), choix s\u00e9mantiques qui permettent beaucoup plus facilement la m\u00e9dication chimique\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Dans cette pr\u00e9sentation de ce livre, nous ne pouvons \u00e9tendre l\u2019inventaire des points d\u2019int\u00e9r\u00eats que nous y avons trouv\u00e9, conseillant au lecteur de se pr\u00e9cipiter pour le lire. Et puisqu\u2019il faut conclure : un tr\u00e8s grand merci \u00e0 Maurice Corcos pour avoir enfin donn\u00e9 \u00e0 la psychiatrie fran\u00e7aise cette critique \u00e9clair\u00e9e du DSM qui manquait tant \u00e0 ceux de notre g\u00e9n\u00e9ration \u00e9lev\u00e9s avec Henri Ey, et surtout \u00e0 ceux des jeunes g\u00e9n\u00e9rations qui disposeront enfin, avec ce livre, de l\u2019outil intellectuel leur permettant de construire une r\u00e9elle distance avec cette \u00ab classification \u00bb d\u00e9shumanisante et assez proche du \u00ab degr\u00e9 z\u00e9ro de pens\u00e9e \u00bb inimaginable dans une discipline, la psychiatrie, qui, depuis plus d\u2019un si\u00e8cle, se propose de comprendre et traiter l\u2019humain en tentant de saisir, \u00e0 partir de ses souffrances psychiques, et modes-tement, ce qui en fait toute la complexit\u00e9, voire l\u2019hypercomplexit\u00e9 (E. Morin).<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-parution pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution\/13032?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"featured_media":0,"template":"","rubrique":[],"thematique":[],"auteur":[1843],"mode":[61],"revue":[853],"auteur_livre":[2223],"class_list":["post-13032","parution","type-parution","status-publish","hentry","auteur-gerard-pirlot","mode-gratuit","revue-853","auteur_livre-maurice-corcos"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution\/13032","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution"}],"about":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/parution"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13032"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=13032"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=13032"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=13032"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=13032"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=13032"},{"taxonomy":"auteur_livre","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur_livre?post=13032"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}