{"id":13006,"date":"2021-09-12T10:13:51","date_gmt":"2021-09-12T08:13:51","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/parution\/impardonnable-ferenczi-malaise-dans-la-transmission\/"},"modified":"2021-09-28T18:12:56","modified_gmt":"2021-09-28T16:12:56","slug":"impardonnable-ferenczi-malaise-dans-la-transmission","status":"publish","type":"parution","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/parution\/impardonnable-ferenczi-malaise-dans-la-transmission\/","title":{"rendered":"Impardonnable Ferenczi. Malaise dans la transmission."},"content":{"rendered":"\n<p>L\u2019institution psychanalytique a d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment ignor\u00e9 l&rsquo;\u0153uvre de Ferenczi, depuis son d\u00e9c\u00e8s en mai 1933, un an apr\u00e8s sa rupture avec Freud \u00e0 l\u2019occasion du congr\u00e8s de Wiesbaden, o\u00f9 Ferenczi devait prononcer son fameux rapport controvers\u00e9 sur la&nbsp;<em>Confusion des langues.<\/em>&nbsp;Il f\u00fbt \u00e9cart\u00e9, non sans inspirer pourtant apr\u00e8s sa mort le texte testamentaire de Freud,&nbsp;<em>Analyse avec fin et analyse sans fin&nbsp;<\/em>(1937), bel hommage post-hume. Il fallut attendre 1958 pour que la vivacit\u00e9 de la pens\u00e9e de Ferenczi refasse d\u00e9bat entre Granoff et Lacan. A son tour, Yves Lugrin nous convie \u00e0 explorer les arcanes de liens souvent passionn\u00e9s, faute d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 reconnus dans leur dimension transf\u00e9rentielle, qui ont ob\u00e9r\u00e9 la transmission de la psychanalyse.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>Impardonnable Ferenczi<\/em>&nbsp;est un livre exigeant : pour son auteur d\u2019abord, qui a relu minutieusement l\u2019ensemble des correspondances&nbsp; de Freud avec Ferenczi, mais aussi Jung, Rank &#8211; aujourd\u2019hui encore in\u00e9dit en fran\u00e7ais -, Eitingon, Jones, celles de Ferenczi avec ses proches, Groddeck, de Forest, etc. En croisant ces lectures, l&rsquo;auteur cherche \u00e0 comprendre les passes et impasses qui pr\u00e9sident \u00e0 la transmission de la psychanalyse. Cette question continue de d\u00e9fier l\u2019ensemble des soci\u00e9t\u00e9s de psychanalyse aujourd\u2019hui. Yves Lugrin s\u2019y est d&rsquo;autant plus int\u00e9ress\u00e9 qu&rsquo;il a occup\u00e9 au sein de la<em>&nbsp;Soci\u00e9t\u00e9 de Psychanalyse Freudienne<\/em>&nbsp;diff\u00e9rentes fonctions d\u2019accueil, d\u2019enseignement et de transmission. Cet important travail d\u00e9ploy\u00e9 sur plus de trois cent cinquante pages ne conduit pas l\u2019auteur \u00e0 pr\u00e9tendre faire \u0153uvre d\u2019historien ou d\u2019universitaire ; il tient \u00e0 son \u00ab vagabondage \u00bb, \u00e0 son \u00ab tissage associatif \u00bb, \u00e0 sa lecture subjective de psychana-lyste. Ce faisant, il exige en retour du lecteur de suivre les m\u00e9andres de sa lecture.<\/p>\n\n\n\n<p>Son livre m\u00e9rite son sous-titre,&nbsp;<em>Malaise dans la transmission<\/em>, qui me semble mieux convenir \u00e0 son propos qu\u2019<em>Impardonnable Ferenczi&nbsp;<\/em>: \u00e0 le lire, le malaise concerne toute la communaut\u00e9, pas seulement celui qui le r\u00e9v\u00e8le ; est-il impardonnable de d\u00e9voiler le malaise? Incorrigible aurait \u00e9t\u00e9 fid\u00e8le \u00e0 l\u2019esprit de l\u2019homme de Budapest. Ferenczi se d\u00e9clarait&nbsp; lui-m\u00eame un \u00ab incorrigible th\u00e9rapeute \u00bb. Pas plus que Freud, Ferenczi n\u2019a jamais sollicit\u00e9 le pardon, tout au plus l\u2019empathie : avec&nbsp; Freud, \u00ab ils ont \u00e9t\u00e9 fid\u00e8les \u00e0 leur d\u00e9sir, aucun des deux ne l\u00e2chait rien \u00bb, \u00e9crit notre coll\u00e8gue. Crises de la transmission, crises amicales, crise du transfert, \u00e0 cette&nbsp; \u00e9poque h\u00e9ro\u00efque, on ne pouvait distinguer l\u2019ami du disciple ou de l\u2019analysant. Apr\u00e8s avoir d\u00e9crit, dans sa premi\u00e8re partie, l\u2019histoire de ce long compagnonnage de travail, l\u2019auteur retient trois moments historiques, l\u2019\u00e9pisode de Wiesbaden (1932), l\u2019incident de Palerme (\u00e9t\u00e9 1910) et l\u2019\u00e9preuve de Breslau (No\u00ebl 1897). Il analyse du plus r\u00e9cent au plus ancien ces moments de crise institutionnelle qui s&rsquo;av\u00e8rent transf\u00e9rentielle, chacun prenant sens apr\u00e8s-coup \u00e0 la lumi\u00e8re du suivant. Laissant au lecteur le plaisir d\u2019accompagner l\u2019auteur dans son enqu\u00eate,&nbsp; j&#8217;emprunterai pour cette chroni-que les voies transversales, th\u00e9matiques, qui m\u2019ont le plus int\u00e9ress\u00e9es.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>Amiti\u00e9 et ombre du transfert.&nbsp;<\/em>L&rsquo;amiti\u00e9 infiltre tous les liens \u00e9pistolaires des pionniers de la psychanalyse. Ils enseignent de par le monde, prennent leurs vacances ensemble, se re\u00e7oivent dans leurs familles respectives, confient avec confiance symp-t\u00f4mes et soucis. Freud ne souhaite pas renoncer \u00e0 la chaleur de cette communaut\u00e9 amicale et on peut voir dans cet attachement sa m\u00e9fiance devant une acception trop extensive du transfert. \u00ab Il ne faut pas estimer comme transfert toute bonne relation entre analyste et analys\u00e9. Il y a aussi des relations amicales qui sont fond\u00e9es en r\u00e9alit\u00e9 et s\u2019av\u00e8rent viables \u00bb, \u00e9crit-il. Comment ne pas qualifier de transf\u00e9rentielle la multiplicit\u00e9 des liens coll\u00e9giaux \u00e0 cette \u00e9poque ? s\u2019interroge Lugrin. Il faudrait les qualifier et de transf\u00e9rentiels et d\u2019amicaux, mais Freud craint que les premiers fassent obstacle \u00e0 la viabilit\u00e9 des seconds dans une communaut\u00e9 d\u2019hommes, de pionniers dont le travail et l\u2019amiti\u00e9 sont parfois scell\u00e9s par une alliance secr\u00e8te.&nbsp; Freud exige de ses disciples qu&rsquo;ils renoncent aux positions r\u00e9gressives de soumis-sion \u00e0 un ma\u00eetre ou \u00e0 la crainte parano\u00efaque de voir ses id\u00e9es vol\u00e9es. C\u2019est au nom de cet id\u00e9al communautaire que Freud exhorte Ferenczi : \u00ab Vous devez aban-donner l\u2019\u00eele des r\u00eaves o\u00f9 vous demeurez avec vos enfants fantas-matiques et vous m\u00ealer de nouveau au combat des hommes. \u00bb. La s\u00e9paration entre les deux hommes se mesure \u00e0 la douleur de la rupture d\u2019une amiti\u00e9. Ferenczi raconte : \u00ab J\u2019ai tendu la main pour un cordial adieu. Le professeur m\u2019a tourn\u00e9 le dos et il est sorti de la pi\u00e8ce. \u00bb Freud, bless\u00e9 de son c\u00f4t\u00e9 \u00e9crit plus tard \u00e0 Ferenczi : \u00ab Vous avez dit, sans un mot de salutation, je vais vous lire mon expos\u00e9 au congr\u00e8s. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p><em>Formation et transmission<\/em>. Freud faisait confiance \u00e0 Ferenczi, plus qu\u2019en tout autre, pour instituer une formation de l\u2019analyste qui tienne compte des difficult\u00e9s de la transmission. Au nom des principes de la cure sur lesquels il n\u2019entendait pas transiger &#8211; analyse la\u00efque, cure didactique appro-fondie &#8211; il a refus\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises la pr\u00e9sidence de l&rsquo;I.P.A, sachant qu\u2019il \u00e9tait tr\u00e8s isol\u00e9 sur ces questions. L&rsquo;auteur \u00e9crit : \u00ab A l\u2019interrogation sur l\u2019implication de l\u2019analyste dans son acte, cher \u00e0 Ferenczi, Berlin (Eitingon, Jones, Abraham) pr\u00e9f\u00e8re la distribution d\u2019un enseignement et la mise en place d\u2019un cursus de formation appel\u00e9 \u00e0 se standardiser (\u2026) Freud sait qu\u2019il a besoin de l\u2019efficace de ce qui s\u2019exp\u00e9rimente \u00e0 Berlin et la rigueur du question-nement analytique de l\u2019homme de Budapest. \u00bb En 1920, Jones prend la pr\u00e9sidence de l\u2019I.P.A. En 1922, au congr\u00e8s de Berlin, Freud tente d\u2019infl\u00e9chir une orientation trop acad\u00e9mique de l\u2019institution, proposant un \u00ab concours riche-ment dot\u00e9 \u00bb dont le th\u00e8me de recherche est : \u00ab Rapport de la technique analytique avec la th\u00e9orie analytique. \u00bb Du sur-mesure pour Ferenczi qui d\u00e9cide d\u2019y participer avec Rank. Mais le concours n\u2019int\u00e9resse aucun autre analyste, chacun ayant trouv\u00e9 dans les nouveaux crit\u00e8res mati\u00e8re \u00e0 conforter sa position ; l\u2019heure n\u2019est plus aux remises en question mais \u00e0 l\u2019institutionnalisation : cette m\u00eame ann\u00e9e, la psychana-lyse de l\u2019analyste devient obligatoire et en 1924, elle doit durer au moins six mois et la formation trois ans.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>L&rsquo;horizon parano\u00efaque de la transmission<\/em>. La richesse et la libert\u00e9 des d\u00e9bats au sein de la Soci\u00e9t\u00e9 psychologique du mercredi atteste du go\u00fbt de Freud pour l&rsquo;\u00e9change entre pairs, Freud ne veut pas appara\u00eetre aux yeux de ses \u00e9l\u00e8ves comme un Ma\u00eetre : \u00ab rien ne me r\u00e9pugne davantage qu\u2019\u00e0 pontifier \u00bb, ou comme un \u00ab fanatique incorrigible \u00bb. Il ne veut surtout pas qu&rsquo;on le prenne pour un parano\u00efaque. Pourtant, c&rsquo;est \u00e0 une \u00ab belle parano\u00efa \u00bb, celle de Fliess, ou aux r\u00e9actions parano\u00efaques de ses \u00e9l\u00e8ves, auxquelles il va se confronter avec effroi : avec Rank a minima, avec Jung qui s&rsquo;en m\u00e9fie pourtant, et enfin avec Ferenczi. Lugrin \u00e9voque une \u00ab parano\u00efa de transfert \u00bb et rapporte ces impasses aux effets de ces cures didactiques que Freud et la plupart de ses disciples, \u00e0 l&rsquo;exception de Ferenczi, souhai-taient br\u00e8ves et superficielles&nbsp; chez de futurs analystes pas trop n\u00e9vros\u00e9s. Depuis l&rsquo;analyse \u00ab ori-ginelle \u00bb de Freud avec Fliess &#8211; qui n&rsquo;en connaissait pas les affres -, les analystes travaillent avec leurs analysants devenus analystes, en couple, sans nette r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 une instance institutionnelle tierce, \u00ab la dritte person, potentielle fonction qui, seule, permet au dialogue entre deux personnes de ne pas se ravaler \u00e0 la connivence du duo, ou \u00e0 la hargne du duel \u00bb, \u00e9crit l&rsquo;auteur. Il voit dans cette sp\u00e9cu-larit\u00e9 l&rsquo;horizon parano\u00efaque de la transmission : \u00ab chacun cherche la cl\u00e9 dans la psychologie de l&rsquo;autre, dans un dialogue des sympt\u00f4mes \u00bb. Impasse lorsque ce qui pourrait se transmettre est interpr\u00e9t\u00e9 comme l&rsquo;imposition d&rsquo;une pens\u00e9e \u00e9trang\u00e8re, dans un climat de soumission. Impasse lorsque ce qui a \u00e9t\u00e9 transmis&nbsp; est en retour interpr\u00e9t\u00e9 comme vol de la pens\u00e9e, plagiat. Intrusion dans le premier cas, extrusion dans le second, note Lugrin. L&rsquo;incident de Palerme de 1910 \u00e0 l&rsquo;occasion duquel Ferenczi accuse Freud de vouloir lui \u00ab dicter \u00bb sa pens\u00e9e, en est la premi\u00e8re illustration, lointain \u00e9cho pour Freud de sa calamiteuse rupture avec Fliess qui, lui, l&rsquo;accuse d&rsquo;avoir plagi\u00e9 sa th\u00e9orie de la bisexualit\u00e9. Lugrin nous convainc avec brio que la violence faite \u00e0 Ferenczi en 1932 est cons\u00e9quente de l&rsquo;attaque para-no\u00efaque de Fliess qui d\u00e9bute en 1900.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien apr\u00e8s avoir renonc\u00e9 \u00e0 sa<em>&nbsp;neurotica<\/em>, Freud n&rsquo;en a pas fini avec Fliess, celui qui avait pris la&nbsp; position d&rsquo;analyste, que Freud lui avait impos\u00e9e, pour celle d&rsquo;un ma\u00eetre jamais pr\u00eat \u00e0 d\u00e9choir. L\u2019accusation de plagiat r\u00e9sonne avec une relation transf\u00e9rentielle insoluble. Notre coll\u00e8gue voit dans le souvenir cuisant de l&#8217;emprise exerc\u00e9e par Fliess la vraie cause de la m\u00e9fiance de Freud vis-\u00e0-vis de Ferenczi. M\u00e9fiance face \u00e0 la r\u00e9habilitation du trauma fait \u00e0 l\u2019enfant \u00ab mal accueilli \u00bb th\u00e9oris\u00e9 par son ami, m\u00e9fiance face \u00e0 l\u2019insistance de Ferenczi \u00e0 vouloir pousser les feux du transfert jusqu\u2019au bout d\u2019une cure que Freud craint alors interminable, vecteur d&rsquo;un sentiment de pr\u00e9judice. L&rsquo;affaire avec Fliess a \u00e9t\u00e9 suffisamment cuisante, aussi Freud coupe-t-il court aux reven-dications r\u00e9gressives de Ferenczi \u00e0 qui il reproche de ne pouvoir jamais consentir sans r\u00e9bellion, preuve qu&rsquo;il ne peut accepter sa f\u00e9minit\u00e9. \u00ab Pour Freud, l\u2019analyse a un reste qui ne rel\u00e8ve pas d\u2019un suppl\u00e9ment d\u2019analyse alors que Ferenczi ne c\u00e8de pas sur sa conviction que tout doit \u00eatre analys\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 la haine s\u00e9pa-ratrice adress\u00e9e dans le transfert par l\u2019enfant traumatis\u00e9 \u00bb, \u00e9crit Yves Lugrin dans une lumineuse postface conclusive. On lit avec plaisir cet ouvrage, comme un feuilleton d&rsquo;hier qui \u00e9claire nos difficult\u00e9s d&rsquo;aujourd&rsquo;hui.&nbsp;<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-parution pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution\/13006?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"featured_media":0,"template":"","rubrique":[],"thematique":[],"auteur":[1396],"mode":[61],"revue":[280],"auteur_livre":[2415],"class_list":["post-13006","parution","type-parution","status-publish","hentry","auteur-jean-francois-solal","mode-gratuit","revue-280","auteur_livre-yves-lugrin"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution\/13006","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution"}],"about":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/parution"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=13006"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=13006"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=13006"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=13006"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=13006"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=13006"},{"taxonomy":"auteur_livre","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur_livre?post=13006"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}