{"id":12949,"date":"2021-09-12T10:13:47","date_gmt":"2021-09-12T08:13:47","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/parution\/devenir-freud\/"},"modified":"2021-09-22T16:18:46","modified_gmt":"2021-09-22T14:18:46","slug":"devenir-freud","status":"publish","type":"parution","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/parution\/devenir-freud\/","title":{"rendered":"Devenir Freud"},"content":{"rendered":"\n<p>C&rsquo;est en rappelant tous les arguments freudiens qui contestent la possibilit\u00e9 m\u00eame d&rsquo;une biographie et en soulignent le caract\u00e8re toujours&nbsp; partiel, partial et d\u00e9fensif qu&rsquo;Adam Phillips ouvre sa r\u00e9flexion sur l&rsquo;exp\u00e9rience du jeune Freud. L&rsquo;auteur,&nbsp;<em>visiting professor<\/em>&nbsp;\u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 d&rsquo;York, en litt\u00e9rature, et psychanalyste \u00e0 Londres, est donc toujours aussi amoureux des paradoxes &#8211; comme en t\u00e9moignent ses ouvrages pr\u00e9c\u00e9dents,&nbsp;<em>Trois capacit\u00e9s n\u00e9gatives&nbsp;<\/em>(supporter d&rsquo;\u00eatre perdu, d&rsquo;\u00eatre embarrass\u00e9, et d&rsquo;\u00eatre impuissant) et&nbsp;<em>La meilleure des vies&nbsp;<\/em>(sur les vies que l&rsquo;on regrette de n&rsquo;avoir pas v\u00e9cues\u2026) publi\u00e9s \u00e9galement en fran\u00e7ais aux \u00e9ditions de l&rsquo;Olivier.<\/p>\n\n\n\n<p>Comment Freud est-il devenu Freud ? C&rsquo;est par la voie d&rsquo;une anti-biographie qu&rsquo;Adam Phillips aborde cette probl\u00e9matique qui vise moins \u00e0 reconstituer l&rsquo;exp\u00e9rience psychique intime de Freud qu&rsquo;\u00e0 situer et d\u00e9crire le climat social, politique et relationnel qui a rendu possible l&rsquo;\u00e9mergence de la psychanalyse et la constitution de la pens\u00e9e freudienne. Contextuelle, la pens\u00e9e d&rsquo;Adam Phillips n&rsquo;en est pas moins profonde, au contraire. Son d\u00e9veloppement sur la condition des Juifs d&rsquo;Europe, souligne la diff\u00e9rence entre la g\u00e9n\u00e9ration du p\u00e8re de Freud et celle de Freud lui-m\u00eame, et met en \u00e9vidence \u00e0 quel point la psychanalyse est n\u00e9e d&rsquo;\u00e9carts et de d\u00e9placements, science immigrante de gens qui ne peuvent s&rsquo;installer et qui \u00e9prouvent leur propre culture comme \u00e9trang\u00e8re. En m\u00eame temps, la d\u00e9couverte freudienne est celle d&rsquo;un p\u00e8re de six enfants que l&rsquo;on ne peut trop facilement assimiler \u00e0 l&rsquo;image romantique d&rsquo;un g\u00e9nie solitaire. Phillips pourfend le mythe du \u00ab splendide isolement \u00bb de l\u2019inventeur de la psychanalyse, qu\u2019il interpr\u00e8te comme un fantasme de Freud.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce n&rsquo;est que \u00ab suffisamment compl\u00e8tes et d\u00e9taill\u00e9es \u00bb que les donn\u00e9es analytiques sont compr\u00e9hensibles \u00e9crit Freud \u00e0 Pfister en 1910. Il importe par exemple de se rappeler que la bourgade de Freiberg o\u00f9 na\u00eet Freud, en Moravie, situ\u00e9e 250 km au nord de Vienne, est presque enti\u00e8rement peupl\u00e9e de catholiques, avec une tout petite minorit\u00e9 juive. A. Phillips rappelle la composition de la famille de Freud, et les grandes donn\u00e9es du parcours intellectuel de ce dernier, ainsi que les principaux \u00e9v\u00e9nements familiaux, notam-ment la mort de son p\u00e8re en 1896. Mais les faits ne parlent pas d&rsquo;eux-m\u00eames, et rien ne va de soi dans une vie : Freud l&rsquo;a montr\u00e9, les faits sont compliqu\u00e9s par le d\u00e9sir inconscient. Freud concevra la psychanalyse comme un projet h\u00e9ro\u00efque, en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 de multiples grands hommes qui d\u00e9finirent leur temps, alors que lui-m\u00eame appartient \u00e0 une g\u00e9n\u00e9ration de juifs dont beau-coup luttent pour leur assimi-lation. Or, \u00e0 la lumi\u00e8re de la psychanalyse, l&rsquo;id\u00e9e m\u00eame d&rsquo;h\u00e9ro\u00efsme constitue un essai d&rsquo;autogu\u00e9rison de notre vuln\u00e9rabilit\u00e9 flagrante.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans une cure analytique, le patient parle de sa vie, mais la raconte de fa\u00e7on inhabituelle, par fragments, selon ce qui lui vient \u00e0 l&rsquo;esprit. Depuis l&rsquo;existence de la psychanalyse, tous les r\u00e9cits du pass\u00e9 sont suspects, comme l&rsquo;est en v\u00e9rit\u00e9 tout ce qui fait notre coh\u00e9rence et notre plausibilit\u00e9. Dans ce tableau renouvel\u00e9 des ann\u00e9es de formation et des premiers \u00e9crits importants de Freud, la pens\u00e9e narrative est sans cesse impr\u00e9gn\u00e9e des d\u00e9couvertes et convictions freudiennes ult\u00e9rieures, car l\u2019auteur lit la gen\u00e8se de la psychanalyse \u00e0 la lumi\u00e8re de son apr\u00e8s-coup. Pour Freud, ses contemporains ne peuvent se remettre de leur enfance, dont ils ont du mal \u00e0 affronter la complexit\u00e9. Nous souffrons de nos fa\u00e7ons d&rsquo;\u00e9viter nos souffrances (id\u00e9e brillamment reprise par Nathalie Zaltzman (<em>De la Gu\u00e9rison psychanalytique&nbsp;<\/em>&nbsp;PUF, 1999) ; et le plaisir que nous prenons \u00e0 la sexualit\u00e9 et \u00e0 la violence, est la souffrance que nous sommes le moins aptes \u00e0 supporter. \u00ab A partir de l\u2019histoire turbulente du d\u00e9racinement de ses jeunes ann\u00e9es, dans une Europe en proie aux transfor-mations \u00bb qui aboutirent \u00e0 deux guerres mondiales et \u00e0 la volont\u00e9 nazie d\u2019extermination des Juifs, \u00ab Freud allait faire une histoire de la vie adulte avec une histoire de l\u2019enfance, une histoire du d\u00e9veloppement avec une histoire de l\u2019assimilation, une histoire de la civilisation avec une histoire de l\u2019immigration \u00bb (p. 69). L\u2019enfant d\u00e9sirant, et m\u00eame la sexualit\u00e9 infantile, \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 reconnus et discut\u00e9s par les m\u00e9decins sp\u00e9cialis\u00e9s. Mais c\u2019est le lien que Freud \u00e9tablit entre l\u2019enfance rem\u00e9mor\u00e9e et les plaisirs et souffrances de l\u2019\u00e2ge adulte qui fait la sp\u00e9cificit\u00e9 freudienne. Dans l\u2019histoire de l\u2019enfance par Freud, les parents ne sont jamais tout \u00e0 fait suffisants, le d\u00e9sir est d\u00e9\u00e7u, et le pass\u00e9 toujours excessif. L\u2019enfant est inadapt\u00e9, soumis \u00e0 un trauma cumulatif, et l\u2019adulte n\u00e9vros\u00e9 est un accident\u00e9 de l\u2019assimilation. L\u2019enfance est une histoire d\u2019eux-m\u00eames que les adultes racontent mais nos souvenirs d\u2019enfance montrent les premi\u00e8res ann\u00e9es de notre vie telles qu\u2019elles nous sont apparues apr\u00e8s coup. Les souvenirs-\u00e9crans sont d\u00e8s 1899 identifi\u00e9s par Freud comme des repr\u00e9sentations d\u00e9guis\u00e9es de d\u00e9sir et non des rem\u00e9morations document\u00e9es et fid\u00e8les. La seule chose qui s\u2019approche de la v\u00e9rit\u00e9 du souvenir est \u00e0 chercher dans l\u2019invention par Freud du couple form\u00e9 par le psychanalyste et son patient.<\/p>\n\n\n\n<p>Les informations sur la jeunesse de Freud sont lacunaires. Ses principaux souvenirs sur ses premi\u00e8res ann\u00e9es sont des souvenirs de perte : l\u2019arriv\u00e9e rapide de fr\u00e8res et s\u0153urs successifs (peut-\u00eatre d\u00e9termi-nante pour les r\u00e9actions d\u2019ambition et de rivalit\u00e9) ; l\u2019emprisonnement pour vol de sa Nania, sa gouvernante catho-lique, au moment o\u00f9 sa m\u00e8re est absente pour accoucher de sa petite s\u0153ur Anna ; le jugement n\u00e9gatif de son p\u00e8re (\u00ab On ne fera rien de ce gar\u00e7on \u00bb) lorsqu\u2019\u00e0 sept ans il se laisse aller \u00e0 uriner dans la chambre de ses parents ; le r\u00e9cit racont\u00e9 par le p\u00e8re quand Freud avait dix ans, que Freud reprend dans&nbsp;<em>L\u2019interpr\u00e9tation des r\u00eaves&nbsp;<\/em>: un chr\u00e9tien avait injuri\u00e9 le p\u00e8re en faisant tomber son bonnet de fourrure neuf, et la seule r\u00e9plique du p\u00e8re de Freud \u2013 \u00ab peu h\u00e9ro\u00efque \u00bb commente Sigmund \u2013, fut de se baisser pour ramasser son bonnet. Dans chacun de ces souvenirs, un futur doit \u00eatre \u00e9labor\u00e9 \u00e0 partir d\u2019une catastrophe.<\/p>\n\n\n\n<p>La psychanalyse serait le compte-rendu freudien de ce que les gens peuvent faire avec l\u2019exp\u00e9rience de la perte du sentiment d\u2019\u00eatre exceptionnel, d\u2019\u00eatre un peuple \u00e9lu et le pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 de la famille\u2026 \u00ab Freud ne cessa de s\u2019int\u00e9resser \u00e0 la fa\u00e7on dont l\u2019individu moderne devient toujours \u2013 et ne devient jamais \u2013 unique. Et construit son avenir sur cette carence \u00bb (p. 75). La sensibilit\u00e9 de Freud est plus \u00e9l\u00e9giaque que comm\u00e9morative ; l\u2019hypoth\u00e8se inconsciente de l\u2019enfant serait d\u2019avoir poss\u00e9d\u00e9 sa m\u00e8re et son potentiel de plaisir, et de se sentir continuellement en train de la perdre ; l\u2019exp\u00e9rience du deuil et de nos limites est ainsi sous-jacente au plaidoyer freudien en faveur du plaisir.&nbsp; Gr\u00e2ce \u00e0 sa m\u00e9thodologie scientifique, Freud allait r\u00e9incor-porer dans une compr\u00e9hension coh\u00e9rente tout ce qui d\u00e9r\u00e9glait la culture : la sexualit\u00e9, la violence et leur transformation en sympt\u00f4mes.<\/p>\n\n\n\n<p>Quel futur peut-on r\u00e9cup\u00e9rer du pass\u00e9 ? Le Freud des Lumi\u00e8res veut croire que ce qu\u2019on a perdu peut \u00eatre r\u00e9cup\u00e9r\u00e9 sous la forme du savoir. Un Freud plus sombre et probl\u00e9matique pense que le sujet humain n\u2019est ni progressiste ni accessible \u00e0 la raison&nbsp; et se dresse contre les r\u00e9sistances de ses contemporains \u00e0 se conna\u00eetre. La connaissance n\u2019est qu\u2019un m\u00e9diocre contenant pour la sexualit\u00e9 et la violence\u2026 Le Freud qui \u00e9merge ainsi d\u2019une enfance juive de son \u00e9poque, assez banale en un sens, pour entrer dans l\u2019\u00e9ducation lib\u00e9rale de la Vienne des ann\u00e9es 1870 est ainsi habit\u00e9 par des questions fondamentales : qu\u2019ont perdu les Juifs et que peuvent-ils devenir ? Plus largement : que doivent abandonner ses contemporains pour vivre leur vie et que co\u00fbte un tel renoncement ? Et du point de vue de la m\u00e9thode : comment quelqu\u2019un peut-il changer quelqu\u2019un ?<\/p>\n\n\n\n<p>Adam Phillips reprend dans cette perspective les \u00e9l\u00e9ments de l\u2019histoire du jeune Freud, grand lecteur, passionn\u00e9 par l\u2019histoire ancienne, adolescent bri\u00e8vement amoureux de Gisela dont il admire beaucoup la m\u00e8re, tr\u00e8s cultiv\u00e9e, et qui d\u00e9cide de devenir explorateur de la nature, tant il est avide de connaissances et marqu\u00e9 par la pens\u00e9e de Darwin. Il \u00e9voque les a\u00een\u00e9s et compagnons d\u00e9cisifs Br\u00fccke, Charcot, Breuer et Fliess qui lui offrirent une sorte d\u2019institution professionnelle et affective, et dresse un portrait remarquable de celle qui deviendra sa femme, Martha, que Freud rencontre \u00e0 trente-six ans. Mais le rapport de Freud \u00e0 la pens\u00e9e et \u00e0 l\u2019institution scientifique ne sera pas sans ambivalence. Le savoir commence par une r\u00e9alisation imaginaire de d\u00e9sir. La psychanalyse sera une tentative scientifique de com-prendre la puissance et l\u2019origine des pr\u00e9jug\u00e9s. Car l\u2019inconscient est la partie de nous-m\u00eames qui sabote nos th\u00e9ories sur nous-m\u00eames et rend \u00e9ph\u00e9m\u00e8res nos convictions, il ne nous laisse pas nous installer\u2026 Freud n\u2019a d\u00e9couvert ni la sexualit\u00e9 infantile, ni l\u2019inconscient, ni l\u2019auto-destructivit\u00e9 radicale, mais il a r\u00e9vis\u00e9 le sens traditionnel de ce que cela signifiait, et il y a ajout\u00e9 une m\u00e9thode d\u2019exploration. Le travail du r\u00eave marque la fa\u00e7on dont nous empruntons sans cesse au monde qui nous entoure, tout en nous prot\u00e9geant de cette immersion par des d\u00e9fenses de survie&nbsp; (elle-m\u00eames emprunt\u00e9es \u00e0 la culture) qui masquent et d\u00e9forment notre d\u00e9sir.<\/p>\n\n\n\n<p>La suite du livre explore les particularit\u00e9s de l\u2019\u00e9laboration freudienne, et plus particuli\u00e8-rement les enjeux des cinq grands livres r\u00e9dig\u00e9s au tournant du si\u00e8cle, entre 1898 et 1905 (<em>L\u2019Interpr\u00e9tation des r\u00eaves,<\/em>&nbsp;<em>La psychopathologie de la vie quotidienne, Fragment d\u2019une analyse d\u2019hyst\u00e9rie, Trois essais sur la th\u00e9orie sexuelle<\/em>&nbsp;et&nbsp;<em>Le mot d\u2019esprit et sa relation \u00e0 l\u2019inconscient<\/em>). L\u2019auteur montre combien la psychanalyse que Freud a pu inventer \u2013 embl\u00e9matiquement repr\u00e9sent\u00e9e par la jud\u00e9it\u00e9, la t\u00e9l\u00e9pathie et les cigares \u2013 est, comme son fondateur, d\u2019un statut incertain, comme l\u2019est aussi le lien entre transgression et connaissance, ainsi que l\u2019inventivit\u00e9 incessante d\u2019une sociabilit\u00e9 et d\u2019une communication consciente et inconsciente.<\/p>\n\n\n\n<p>On ne peut que souligner l\u2019intelligence remarquable de la psychanalyse qui sous-tend cette reconstruction passionnante et complexe de la formation et des intuitions du jeune Freud.<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-parution pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution\/12949?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"featured_media":0,"template":"","rubrique":[],"thematique":[],"auteur":[1601],"mode":[61],"revue":[565],"auteur_livre":[2364],"class_list":["post-12949","parution","type-parution","status-publish","hentry","auteur-dominique-bourdin","mode-gratuit","revue-565","auteur_livre-adams-phillips"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution\/12949","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution"}],"about":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/parution"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12949"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=12949"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=12949"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=12949"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=12949"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=12949"},{"taxonomy":"auteur_livre","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur_livre?post=12949"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}