{"id":12900,"date":"2021-09-12T10:13:39","date_gmt":"2021-09-12T08:13:39","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/parution\/les-enfants-de-lindicible-peur\/"},"modified":"2021-09-29T20:16:00","modified_gmt":"2021-09-29T18:16:00","slug":"les-enfants-de-lindicible-peur","status":"publish","type":"parution","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/parution\/les-enfants-de-lindicible-peur\/","title":{"rendered":"Les enfants de l&rsquo;indicible peur"},"content":{"rendered":"\n<p>Psychanalyste d\u2019orientation lacanienne, qui a \u00e9t\u00e9 professeur \u00e0 l\u2019universit\u00e9 Paul Val\u00e9ry de Montpellier, Henri Rey-Flaud s\u2019est notamment attach\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9tude du f\u00e9tichisme dans l\u2019\u0153uvre freudienne (<em>Comment Freud inventa le f\u00e9tichisme.\u2026 et r\u00e9inventa la psychanalyse<\/em>, Payot, 1984) ainsi qu\u2019au Mo\u00efse de Freud (<em>Et Mo\u00efse cr\u00e9a les Juifs\u2026 Le testament de Freud<\/em>, Aubier, 2006).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Depuis 2008, il s\u2019est tourn\u00e9 vers la compr\u00e9hension de l\u2019autisme, avec&nbsp;<em>L\u2019enfant qui s\u2019est arr\u00eat\u00e9 au seuil du langage<\/em>&nbsp;(Champs-Flammarion). Il y d\u00e9fend une conception de l\u2019autisme comme arr\u00eat du d\u00e9veloppement \u00e0 un stade primordial domin\u00e9 par les sensations ; l\u2019enfant a besoin d\u2019\u00eatre relanc\u00e9 dans la dynamique du langage, avec un entourage restaur\u00e9, ce qui suppose d\u2019avoir compris la nature des processus psychiques r\u00e9gissant les premiers \u00e9changes entre le nourrisson et les parents. Il s\u2019agit \u00e0 la fois de r\u00e9ouvrir les possibilit\u00e9s de com-munication, en identifiant le court-circuit qui a coup\u00e9 l\u2019enfant de la possibilit\u00e9 du partage et de redonner leur sens aux conduites autistiques. L\u2019enjeu est de reconna\u00eetre avec respect la particularit\u00e9 de l\u2019autisme ainsi que sa douleur et de le r\u00e9int\u00e9grer dans la relation et la communaut\u00e9 humaine. L\u2019\u00e9tiologie de l\u2019autisme reste une \u00e9nigme, les causes en sont multifactorielles, mais il est essentiel non seulement de ne pas oublier que l\u2019enfant autiste est notre prochain, mais de savoir le reconna\u00eetre r\u00e9ellement, y compris dans ses conduites les plus \u00e9nigmatiques ou apparemment aberrantes.<\/p>\n\n\n\n<p>Son nouvel ouvrage,&nbsp;<em>Les enfants de l\u2019indicible peur<\/em>, prolonge et \u00e9largit cette perspective, au point de se pr\u00e9senter comme un \u00ab nouveau regard \u00bb sur l\u2019autisme. S\u2019opposant \u00e0 la conception d\u2019un d\u00e9terminisme organo-g\u00e9n\u00e9tique, qui fixerait l\u2019autisme dans un destin irr\u00e9vocable ne permettant que l\u2019am\u00e9nagement d\u2019une r\u00e9\u00e9ducation, l\u2019auteur veut montrer que, m\u00eame dans le cas de l\u2019autisme, le sujet humain est toujours en puissance de r\u00e9pondre \u00e0 \u00ab l\u2019adresse primordiale de l\u2019Autre \u00bb (incarn\u00e9 au d\u00e9but de la vie par le visage maternel) ; l\u2019autisme est alors moins un handicap qu\u2019une r\u00e9ticence \u00e9nigmatique quasi d\u00e9lib\u00e9r\u00e9e envers l\u2019Autre, un retrait originel qui s\u2019apparente \u00e0 une r\u00e9bellion, mais qui proc\u00e8de en m\u00eame temps d\u2019une r\u00e9action de d\u00e9fense \u00e0 une&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab terreur sans nom \u00bb. Il ne faudrait pas que le retrait des enfants autistes fasse ignorer la richesse de leur univers psychique insoup\u00e7onn\u00e9.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Paradoxalement, selon Henri Rey-Flaud, l\u2019autisme n\u2019est pas, comme la psychose, une incapacit\u00e9 \u00e0 symboliser, mais plut\u00f4t une forme de symbolisme primordial priv\u00e9 de l\u2019adresse \u00e0 l\u2019autre. Dans la mesure o\u00f9 elle peut rendre compte de la gen\u00e8se du sujet humain, la psychanalyse peut rendre compte avec une attention respectueuse&nbsp; de l\u2019\u00e9nigme de la peur et du retrait autistique, des conduites d\u2019apathie ou de fureur, de la capacit\u00e9 \u00e0 se \u00ab d\u00e9brancher \u00bb de l\u2019adulte, des jeux st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9s et de la tendance \u00e0 enduire la m\u00e8re ou le th\u00e9rapeute de morve ou de salive, et y reconna\u00eetre les \u00e9l\u00e9ments d\u2019un puzzle coh\u00e9rent, \u00e0 m\u00eame d&rsquo;\u00e9clairer l\u2019arch\u00e9ologie de la naissance psychique de tout homme et des conditions de son acc\u00e8s au langage.&nbsp;<br>L&rsquo;introduction examine les terreurs \u00e9nigmatiques des enfants autistes, notamment celles d&rsquo;\u00e9clater comme un ballon ou de tomber en morceaux, r\u00e9f\u00e9r\u00e9es \u00e0 la peur plus radicale de dispara\u00eetre dans le n\u00e9ant. Les attitudes de fuite ou de retrait visent \u00e0 conjurer des p\u00e9rils ; les dispositifs de d\u00e9fense sont pr\u00e9ventifs pour se pr\u00e9munir contre le risque d&rsquo;\u00eatre \u00e9cras\u00e9s, emport\u00e9s ou an\u00e9antis. L&rsquo;acc\u00e8s au langage suppose qu&rsquo;une double rel\u00e8ve se conjoigne au socle des empreintes et sensations premi\u00e8res : une premi\u00e8re traduction dans le registre de la r\u00e9alit\u00e9 perceptive, la constitution des images, une seconde o\u00f9 la r\u00e9alit\u00e9 puisse se symboliser aussi par les signifiants.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;autisme infantile pr\u00e9coce laisse l&rsquo;enfant livr\u00e9 aux affects dans un chaos sensitif originel au grouillement incoh\u00e9rent et terrifiant. Il est livr\u00e9 \u00e0 toutes les excitations, fragment\u00e9 par les tourbillons d&rsquo;impressions \u00e9parses, \u00e9ph\u00e9m\u00e8res et violentes qui s&rsquo;abattent sur lui en tourbillons sans qu&rsquo;aucun mot, aucune repr\u00e9sentation, aucune image ne soit l\u00e0 pour les fixer et leur donner forme. La r\u00e9ussite de l&rsquo;op\u00e9ration de traduction des \u00ab empreintes \u00bb en \u00ab images \u00bb produit l&rsquo;acc\u00e8s au monde des perceptions, o\u00f9 les mots, riv\u00e9s aux choses, ont une signification et une seule, suscitant les diff\u00e9rentes formes cliniques d&rsquo;un autisme \u00ab \u00e9volu\u00e9 \u00bb. Mais le d\u00e9faut de dialectisation ou de nouage des contraires, \u00e0 partir de la partition minimale entre bon et mauvais, emp\u00eache l&rsquo;\u00e9mergence d&rsquo;une aire transitionnelle r\u00e9unis-sant ces contraires en un espace de jeu plus souple.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Au contraire, l&rsquo;enfant autiste vit dans l&rsquo;effondrement du symbo\u00adlique, tapi au fond de la forteresse qu&rsquo;il se construit et dont il d\u00e9fend l&rsquo;acc\u00e8s avec acharnement, habit\u00e9 par l&rsquo;indicible terreur de l&rsquo;intrusion dans son espace d&rsquo;un \u00ab petit autre \u00bb qui vienne, en agent de l&rsquo;Autre, accomplir sa destruction. Dans cette forteresse veille un guetteur invisible et infatigable, et les d\u00e9fenses \u00e9nigmatiques visent \u00e0 conjurer cette peur. L&rsquo;autiste conserve donc un lien subtil avec la communaut\u00e9 des hommes, dans laquelle il refuse de s&rsquo;engager par divers subterfuges manifestant souvent le paradoxe d&rsquo;une intelligence aigu\u00eb mise au service d&rsquo;une impuissance inexpliqu\u00e9e.<br>Apr\u00e8s cette interpr\u00e9tation d&rsquo;en-semble, le premier chapitre explore la peur de l&rsquo;an\u00e9antis\u00adsement, en commentant notam\u00ad\u00ad\u00adment des textes de Mira Rothenberg, de Frances Tustin (le coquillage-f\u00e9tiche de Sarah) ainsi que le t\u00e9moignage de Donna Williams, \u00e0 propos de son tapis r\u00e9ceptacle qui repr\u00e9sentait l&rsquo;extension de son univers. Le second chapitre s&rsquo;organise autour des sensations de chute dans le \u00ab Grand N\u00e9ant Noir \u00bb, apr\u00e8s avoir caract\u00e9ris\u00e9 la d\u00e9couverte \u00ab esth\u00e9\u00adtique \u00bb du monde (en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 Meltzer) \u00e0 partir de l&rsquo;impression de Donna Williams dans le premier r\u00eave qu&rsquo;elle rapporte, fait avant trois ans, o\u00f9 elle se d\u00e9place dans du blanc, un espace vide avec des flocons lumineux. La nostalgie du paradis perdu, d&rsquo;un monde o\u00f9 l&rsquo;on ne conna\u00eet pas la douleur serait ainsi \u00e0 l&rsquo;origine du retrait et du refus du monde des enfants autistes, demeur\u00e9s attach\u00e9s aux sensations originaires \u2013 sans pour autant expliquer leur enferme\u00adment. Meltzer et Tustin sont les principaux interlocuteurs de ce chapitre qui am\u00e8ne assez naturellement \u00e0 examiner ensuite ce que l&rsquo;auteur nomme la \u00ab r\u00e9ti\u00adcence \u00bb de l&rsquo;enfant autiste, marque de l&rsquo;impuissance \u00e0 aller vers l&rsquo;Autre, pressenti, mais redout\u00e9, inaccessible et ha\u00ef. Le terme de r\u00e9ticence implique silence et repli et vise \u00e0 rendre compte du refus actif de la parole (ou au moins du dialogue) et plus encore de la volont\u00e9 d&rsquo;\u00e9chapper au temps. La r\u00e9p\u00e9tition infinie d&rsquo;une phrase rituelle dans le bouddhisme, et notamment les moulins \u00e0 pri\u00e8res, peuvent aider \u00e0 entendre la fonction des st\u00e9r\u00e9o-typies et les objets tournants des enfants autistes, arr\u00eat\u00e9s au point de l&rsquo;origine et occup\u00e9s au d\u00e9menti de la perte. Avec un exemple clinique o\u00f9 Ian veut \u00ab arr\u00eater le mouvement du monde \u00bb, H. Rey-Flaud en vient \u00e0 tenter de rendre compte du monde magique, essentiel et n\u00e9cessaire de l&rsquo;autisme archa\u00efque, effet d&rsquo;un ordre immuable et transcendant, dont nul ne doit enfreindre les lois indicibles. Sinon le dehors chao-tique et terrifiant risque toujours de ressurgir. Dans cette ligne, sont revisit\u00e9es les pratiques de rangement de l&rsquo;autiste adulte, qui rel\u00e8vent finalement d&rsquo;un ordon-nancement symbolique de ce monde immuable ainsi que l&rsquo;en-semble des conduites de refus.<\/p>\n\n\n\n<p>Les chapitres suivants d\u00e9clinent cette th\u00e8se de la r\u00e9ticence et du refus : la r\u00e9tention du regard, de la voix (consid\u00e9r\u00e9e comme \u00ab objet pulsionnel brut \u00bb) et du corps -avec les angoisses de mor-cellement du corps propre- constituent le chapitre quatre, tandis que le cinqui\u00e8me soutient la th\u00e8se paradoxale que ces enfants du silence sont \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute du symbolique (au sens lacanien du terme) et non pas simplement coup\u00e9s de la possibilit\u00e9 de symboliser. A cette occasion sont examin\u00e9es les strat\u00e9gies d&rsquo;\u00e9vite\u00adment et celles de suppl\u00e9ance, ainsi que les jeux avec les mains devant les yeux, joliment nomm\u00e9s la \u00ab musique des doigts \u00bb pour souligner leur rapport au symbolique. C&rsquo;est alors que peut \u00eatre d\u00e9crit et \u00e9valu\u00e9 le \u00ab d\u00e9menti \u00bb autistique et la fa\u00e7on dont les mots y sont trait\u00e9s comme des choses dangereuses. L&rsquo;autiste a r\u00e9cus\u00e9 la voie du symbolique, celle de l&rsquo;objet transitionnel, et arr\u00eat\u00e9 la dynamique subjective en rempla\u00e7ant l&rsquo;objet perdu (le mamelon) par une empreinte, soustraite \u00e0 la loi du langage (laquelle implique qu&rsquo;aucune repr\u00e9sentation ne restitue l&rsquo;objet initial) ; cette fois, le substitut remplace compl\u00e8tement l&rsquo;objet primitif, en un recouvrement parfait, dispensant de chercher \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur quelque chose qui est devenu manquant. D&rsquo;o\u00f9 un d\u00e9bat sans fin qui marque la destin\u00e9e de l&rsquo;autiste : le tiraillement entre un d\u00e9sir de rejoindre le monde des autres et une n\u00e9cessit\u00e9, celle de se r\u00e9fugier dans le sien pour sauvegarder sa propre existence, car toute perte est per\u00e7ue comme la menace de l&rsquo;enti\u00e8re disparition de soi. Enfin sont \u00e9tudi\u00e9es les \u00ab bases de suppl\u00e9ance de l&rsquo;autiste \u00bb, tant du c\u00f4t\u00e9 des machines et des appareils souvent pris\u00e9s, que de celui des figures du double, avant qu&rsquo;une conclusion sur l&rsquo;\u00e9nigme et les paradoxes de l&rsquo;autisme ne viennent permettre d&rsquo;en reformuler l&rsquo;impasse, mais aussi la richesse psychique et ce curieux mixte de puissance et d&rsquo;impuissance qu&rsquo;il nous donne \u00e0 voir.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le pari de consid\u00e9rer que l&rsquo;autiste est dans un refus plus que dans une carence soutient la coh\u00e9rence de cet ouvrage ambitieux. Si l\u2019on peut discuter certaines de ses interpr\u00e9tations, en particulier sa conception de la symbolisation qui m\u00e9riterait un examen plus diff\u00e9renci\u00e9 des diff\u00e9rents types et niveaux de symbolisation et de sa gen\u00e8se, cet ouvrage \u2013 qui fait appel \u00e0 l\u2019ensemble de la litt\u00e9rature concernant l\u2019autisme (\u00e0 l\u2019excep\u00adtion regrettable des publications de Denys Ribas et de Martin Joubert), et notamment aux \u00e9crits d\u2019autistes qui ont pu acc\u00e9der au langage et rendre compte de leur histoire, repr\u00e9sente une synth\u00e8se r\u00e9fl\u00e9chie qui interpr\u00e8te les conduites autistiques \u00e0 partir d\u2019une orientation psychanalytique \u00e9labor\u00e9e et suggestive, stimulante -mais plus descriptive et th\u00e9orique que li\u00e9e directement au traitement psychanalytique d\u2019enfants autis\u00adtes, malgr\u00e9 la collaboration avec un \u00e9ducateur-, dans une perspective humaniste et \u00e9thique optimiste.&nbsp;<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-parution pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution\/12900?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"featured_media":0,"template":"","rubrique":[],"thematique":[],"auteur":[1601],"mode":[61],"revue":[970],"auteur_livre":[2320],"class_list":["post-12900","parution","type-parution","status-publish","hentry","auteur-dominique-bourdin","mode-gratuit","revue-970","auteur_livre-henri-rey-flaud"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution\/12900","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution"}],"about":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/parution"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12900"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=12900"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=12900"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=12900"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=12900"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=12900"},{"taxonomy":"auteur_livre","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur_livre?post=12900"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}