{"id":12881,"date":"2021-09-12T10:13:37","date_gmt":"2021-09-12T08:13:37","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/parution\/salomon-resnik-un-psychanalyste-a-lecoute-de-la-folie\/"},"modified":"2021-09-17T15:19:17","modified_gmt":"2021-09-17T13:19:17","slug":"salomon-resnik-un-psychanalyste-a-lecoute-de-la-folie","status":"publish","type":"parution","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/parution\/salomon-resnik-un-psychanalyste-a-lecoute-de-la-folie\/","title":{"rendered":"Salomon Resnik. Un psychanalyste \u00e0 l\u2019\u00e9coute de la folie"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00ab Rencontrer quelqu&rsquo;un, le rencontrer vraiment &#8211; et non simplement bavarder comme si personne ne devait mourir un jour -, est une chose infiniment rare \u00bb notait un jour un po\u00e8te du Creusot. Serait-ce la gratitude d&rsquo;avoir re\u00e7u de Salomon Resnik le pr\u00e9cieux cadeau d&rsquo;une rencontre vraie &#8211; et d&rsquo;autant plus vraie qu&rsquo;elle assume son \u00e9ph\u00e9m\u00e9rit\u00e9 &#8211; qui inspira ses amis lorsque celui-ci d\u00fbt se r\u00e9soudre \u00e0 les quitter ? Psychanalyste argentin d&rsquo;origine ukrainienne, Salomon Resnik s&rsquo;installa \u00e0 Paris \u00e0 la fin des ann\u00e9es 60 et y mourut le 15 f\u00e9vrier 2017. Neuf mois plus tard, une poign\u00e9e de proches conviait une centaine d\u2019invit\u00e9s, dans le petit amphith\u00e9\u00e2tre Morel de Sainte-Anne, \u00e0 ce qu&rsquo;il fut convenu d&rsquo;appeler : Journ\u00e9e hommage. La journ\u00e9e se termina au son du bandon\u00e9on et de chants argentins qui transform\u00e8rent des charges \u00e9motionnelles qu&rsquo;aucun mot ne pouvait atteindre. Ce livre,&nbsp;<em>Salomon Resnik. Un psychanalyste \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute de la folie<\/em>&nbsp;publie les actes de ce colloque et propose quinze textes o\u00f9 les auteurs conversent avec Salomon Resnik dans le sens o\u00f9 celui-ci entendait le terme : \u00ab verser ensemble dans un m\u00eame contenant \u00bb&nbsp; (Martin Reca, p. 28) pour penser sous des angles multiples. Ainsi, au-del\u00e0 de l&rsquo;hommage rendu \u00e0 un homme qui a beaucoup compt\u00e9, le livre propose un partage d&rsquo;id\u00e9es g\u00e9n\u00e9reux sur une question fondamentale de la psychanalyse : sa transmission.<br>&nbsp;<br>\u00ab La notion de transmission n&rsquo;est pas une chose sacr\u00e9e et rituelle comme la traduction, la transmission, c&rsquo;est une chose plus modeste mais plus complexe aussi, c&rsquo;est une mani\u00e8re de prendre en compte la r\u00e9ceptivit\u00e9 de l&rsquo;autre et de contribuer \u00e0 cr\u00e9er les conditions et l&rsquo;atmosph\u00e8re ad\u00e9quate \u00bb (p. 78) avance Resnik par la voix de Claudine Blanchard-Laville. Si celle-ci loue le grand clinicien qu&rsquo;il f\u00fbt, la profondeur de son exp\u00e9rience et de son intuition, elle peine pourtant \u00e0 lui faire enfiler tout \u00e0 fait le costume du Ma\u00eetre de psychiatrie et d&rsquo;universit\u00e9. Pourquoi ? Parce que Resnik semblait plus attach\u00e9 \u00e0 \u00ab d\u00e9clencher l&rsquo;apprentissage \u00bb (p. 78) qu&rsquo;\u00e0 expliquer la psychanalyse. Beaucoup de contributeurs notent sa libert\u00e9 face aux invectives conservatrices d&rsquo;un certain<em>&nbsp;establishment<\/em>psychanalytique, \u00e0 la barbe duquel Resnik para\u00eet d\u00e9cliner la question : \u00ab ce que je fais l\u00e0 est-il bien de la psychanalyse ? \u00bb en \u00ab ce je que fais l\u00e0 est-il bien utile ? \u00bb. Maurice Borgel retient cette exigence, chez Resnik, d&rsquo;\u00eatre un analyste vivant, lui qui \u00ab \u00e9tait vivant dans sa tol\u00e9rance, sa tendresse pour les patients psychotiques (&#8230;) je dis tendresse, sans qu&rsquo;il soit question de s\u00e9duction, ni de d\u00e9ni de leurs tentatives d&rsquo;invasion, de destruction des capacit\u00e9s de l&rsquo;analyste \u00bb (p. 134). Tendresse n&rsquo;est pas mollesse donc, tout comme rigueur n&rsquo;est pas dogmatisme. Est-cela qu&rsquo;Albert Ciccone nomme, s&rsquo;inspirant et prolongeant la pens\u00e9e de Resnik, une biparentalit\u00e9 psychique (p. 115) harmonieuse ?<br><br>Bien entendu, celui qui peut transmettre autant a lui-m\u00eame re\u00e7u beaucoup et \u00c9lisabeth Roudinesco nous fait prendre la mesure du parcours initiatique de l&rsquo;\u00e9l\u00e8ve Resnik : formation initiale aupr\u00e8s du pionnier argentin Enrique Pichon-Rivi\u00e8re \u00e0 Buenos Aires, puis l&rsquo;Europe o\u00f9, avant de rencontrer en France le duo&nbsp; Fran\u00e7ois Tosquelles &#8211; Jean Oury en pleine effervescence de leur psychoth\u00e9rapie institutionnelle, il se forme \u00e0 Londres aupr\u00e8s de M\u00e9lanie Klein elle-m\u00eame, Herbert Rosenfeld, Wilfred R. Bion, Esther Bick et bien d&rsquo;autres. Cette exigence dans le choix des \u00e9coles -plut\u00f4t des \u00e9coles de musique d&rsquo;ailleurs pour accorder les fonctions r\u00e9ceptrices et cr\u00e9atrices de l\u2019appareil psychique &#8211; se retrouve dans le texte de Pierre Delion auquel Resnik inspire l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une formation \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9 (p. 21) dispens\u00e9e tous les jours par des enseignants qui ne sont autres que\u2026 les patients eux-m\u00eames. Cette gratitude pour la transmission ascendante (Julien Bufnoir, p. 181) n\u2019est pas sans rappeler le \u00ab<em>&nbsp;To my patients who have paid to teach me<\/em>&nbsp;\u00bb, inscrit par Donald Winnicott en \u00e9pigraphe \u00e0&nbsp;<em>Jeu et r\u00e9alit\u00e9.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Delion raconte avoir invit\u00e9 un jour Resnik dans son service pour penser avec eux la situation d&rsquo;un enfant autistique. Resnik rencontra l&rsquo;enfant, ses parents et ses soignants pendant deux heures. Le reste de l&rsquo;\u00e9quipe attendait dans l&rsquo;angoisse le verdict du professeur lorsque celui-ci parut \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de la salle de conf\u00e9rence et, captant imm\u00e9diatement l&rsquo;inqui\u00e9tude du groupe, s&rsquo;exclama : \u00ab C&rsquo;est un gar\u00e7on ! \u00bb. Au-del\u00e0 du&nbsp;<em>witz<\/em>, que transmet d\u2019embl\u00e9e ici l&rsquo;accoucheur Resnik sinon l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;un espace libre o\u00f9 verser les contenus psychiques engorg\u00e9s de pulsion de mort ? Autres lieux, autres temps. \u00c0 la fin des ann\u00e9es 1960, \u00e0 l&rsquo;asile Vinatier de Lyon, Louis Edy se souvient d&rsquo;une r\u00e9union avec les soixante-dix patients de l&rsquo;h\u00f4pital : \u00ab Atmosph\u00e8re lourde, attitudes et masques de douleurs muettes, regards et gestes \u00e0 des absents, une odeur de peur, une immobilit\u00e9 pour ne rien sentir, pour tuer le temps \u00bb (p. 126). Soudain, un grand autiste \u00e9met un hurlement de terreur auquel succ\u00e8de un silence de mort. Un autre patient hallucine une araign\u00e9e descendue du plafond pour envahir sa t\u00eate : \u00ab Resnik relie les silences angoissants, le cri de terreur, l&rsquo;araign\u00e9e dans la t\u00eate et le besoin d&rsquo;un pavillon de protection, aux murs aussi \u00e9pais que les peurs sont sans limites \u00bb (p. 127). Les associations se lib\u00e8rent et Resnik, prenant sur lui d&rsquo;incarner l&rsquo;araign\u00e9e pour la rendre moins venimeuse, se met \u00e0 entretisser les pens\u00e9es, \u00e0 raccommoder les trous (noirs) dans l\u2019\u00e9motionnalit\u00e9 du groupe.<\/p>\n\n\n\n<p>V\u00e9ritable \u00ab homme-institution \u00bb (p. 124) pour Ren\u00e9 Ka\u00ebs, Resnik avait appris \u00e0 h\u00e9berger l\u2019autre en lui, \u00e0 l\u2019hospitaliser (p. 118) au sens le plus litt\u00e9ral du terme. Mais il acceptait aussi de le laisser reprendre sa route lorsque le temps \u00e9tait venu, comme le laisse entendre Aviva Cohen \u00e0 la fin de son beau texte intitul\u00e9&nbsp;<em>L&#8217;empreinte de l&rsquo;enfance<\/em>. Abordant la question de l\u2019enfant dans l\u2019adulte, la big\u00e9n\u00e9rationnalit\u00e9 psychique interne (p. 115) de Ciccone cette fois, elle rappelle que l&rsquo;id\u00e9ogramme chinois&nbsp;<em>tseu<\/em>&nbsp;est traduit par le mot&nbsp;<em>ma\u00eetre<\/em>&nbsp;mais qu&rsquo;il signifie en fait&nbsp;<em>enfant&nbsp;<\/em>tant le \u00ab ma\u00eetre demeure toujours un enfant devant la connaissance \u00bb&nbsp;&nbsp; (p. 63). S&rsquo;il est interdit d&rsquo;\u00eatre vieux donc, comme le pr\u00e9conise le Rabbi Nahman de Bratslav, il n&rsquo;est pas interdit de mourir car Resnik proposait des contenus &#8211; et des contenants &#8211; introjectables, donc r\u00e9utilisables autant que possible, dans l&rsquo;acception la plus \u00e9cologique du terme.<\/p>\n\n\n\n<p>Car c&rsquo;est tout un \u00e9cosyst\u00e8me de la relation qui prend forme chez Resnik \u00e0 partir du moment o\u00f9 (au moins) deux psych\u00e9s entrent en contact l&rsquo;une avec l&rsquo;autre. \u00c9cosyst\u00e8me des plus d\u00e9licats et parfois des plus cataclysmiques qui rappelle le concept de champ analytique de ses compatriotes Willy et Madeleine Baranger auquel Resnik pr\u00e9f\u00e8re, pour sa part, la jolie formule d&rsquo;\u00e9cologie du transfert. Et le climat transf\u00e9rentiel se glace ostensiblement \u00e0 partir du moment o\u00f9 le th\u00e9rapeute s\u2019occupe, psychanalytiquement du moins, de la d\u00e9pression psychotique. En t\u00e9moigne ce joli texte de Bianca Lechevalier \u00e9voquant le d\u00e9givrage des mots et des \u00e9motions de quelques patients qu&rsquo;elle accompagna, avec la chaleureuse pr\u00e9sence de Resnik en arri\u00e8re plan, jusqu&rsquo;\u00e0 la \u00ab vall\u00e9e des larmes \u00bb de la position d\u00e9pressive. V\u00e9ronique, ancienne autiste, r\u00eava ce d\u00e9gel : \u00ab un bloc de glace fondait autour de sa t\u00eate qui s\u2019y trouvait enserr\u00e9e. L\u2019eau d\u00e9goulinait sur son visage, noyant ses yeux \u00bb (p. 99). Et quoi de plus utile qu&rsquo;un pont lorsque l\u2019eau monte et qu\u2019on risque d&rsquo;\u00eatre englouti &#8211; la conception resnikienne de la fonction-pont du p\u00e8re est reprise par plusieurs contributeurs -, pont qu&rsquo;on emprunte all\u00e8grement avec Enrico Levis qui nous transporte, le temps d\u2019un r\u00eave, \u00e0 Venise en compagnie de Resnik.<\/p>\n\n\n\n<p>Resnik \u00e9crira quelque part que dans une s\u00e9ance d\u2019analyse \u00ab deux r\u00eaves se regardent et se contemplent \u00bb. Offrons donc, en l&rsquo;honneur de cette id\u00e9e qui a quelque chose de superbe, le mot de la fin au r\u00eave. \u00ab Le r\u00eave de Freud\u2026 \u00bb r\u00e9pondit Resnik \u00e0 Serge Stol\u00e9ru lorsque celui-ci lui racontait ses recherches en neuro-imagerie \u00ab sur les corr\u00e9lats c\u00e9r\u00e9braux du d\u00e9sir sexuel \u00bb (p. 46). Infiniment touch\u00e9 par son ouverture d&rsquo;esprit sur une recherche si peu orthodoxe pour un psychanalyste, Stol\u00e9ru met en sc\u00e8ne ici une sorte de r\u00eave de Resnik : une jeune com\u00e9dienne &#8211; la transmission interg\u00e9n\u00e9rationnelle &#8211; lui redonnant la parole &#8211; l&rsquo;importance de son enseignement oral &#8211; en jouant, presque r\u00eavant, certains de ses textes. R\u00eave et transmission que l\u2019on retrouve, pour terminer, sous la plume de Julien Bufnoir. \u00ab Il y a la vie et la mort et il y a les \u00e9nigmes\u2026 Et je pense qu&rsquo;il faut tenir aux \u00e9nigmes et que la vie est une recherche \u00bb furent les mots choisis par Resnik pour mettre \u00ab fin \u00e0 notre dernier groupe de travail mensuel. Nous \u00e9tions peut-\u00eatre ses derniers \u00e9l\u00e8ves, les ultimes t\u00e9moins d&rsquo;un enseignement f\u00e9cond et original, nourri par sa longue exp\u00e9rience \u00bb (p. 173). Bufnoir raconte le climat tr\u00e8s onirique, s\u00fbrement au plus pr\u00e8s de l&rsquo;inconscient, de ces groupes o\u00f9 il se passait toujours quelque chose sans pour autant toujours pouvoir dire quoi. Des groupes, dont les participants sortaient transform\u00e9s, des transformations profondes et silencieuses, comme on ressort transform\u00e9 de certains r\u00eaves.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;article se termine avec un r\u00eave de James Grotstein, \u00e0 la fin de son analyse avec Bion. Il dig\u00e9rait un d\u00e9licieux&nbsp;<em>chicken breast<\/em>&nbsp;(\u201cblanc de poulet\u201d mais aussi \u201csein\u201d en anglais) qu&rsquo;il venait de savourer, lorsqu&rsquo;il r\u00e9alisait brusquement que ce qu&rsquo;il venait de manger n&rsquo;\u00e9tait plus l\u00e0 : \u00ab maintenant qu&rsquo;il \u00e9tait au dedans de lui, \u00e9crit Bufnoir, il n&rsquo;existait plus au dehors \u00bb. Ce r\u00eave, tout comme cet article, ce livre et ce colloque d\u00e9montrent d&rsquo;une mani\u00e8re vraiment admirable qu&rsquo;au-del\u00e0 des douleurs du deuil, la mort de l&rsquo;objet externe ne r\u00e9siste pas longtemps \u00e0 la vitalit\u00e9 d\u2019un objet interne bien nourri.<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-parution pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution\/12881?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"featured_media":0,"template":"","rubrique":[],"thematique":[],"auteur":[2041],"mode":[60],"revue":[642],"auteur_livre":[2305],"class_list":["post-12881","parution","type-parution","status-publish","hentry","auteur-jeremy-tancray","mode-payant","revue-642","auteur_livre-martin-reca"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution\/12881","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution"}],"about":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/parution"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12881"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=12881"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=12881"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=12881"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=12881"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=12881"},{"taxonomy":"auteur_livre","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur_livre?post=12881"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}