{"id":12833,"date":"2021-09-12T10:13:32","date_gmt":"2021-09-12T08:13:32","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/parution\/la-clinique-psychanalytique-contemporaine\/"},"modified":"2021-09-23T17:15:32","modified_gmt":"2021-09-23T15:15:32","slug":"la-clinique-psychanalytique-contemporaine","status":"publish","type":"parution","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/parution\/la-clinique-psychanalytique-contemporaine\/","title":{"rendered":"La clinique psychanalytique contemporaine"},"content":{"rendered":"\n<p>Le choix des textes de ce recueil de travaux publi\u00e9s entre 1997 et 2007 a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9, avec l&rsquo;aide du psychanalyste argentin Fernando Urribarri, par Andr\u00e9 Green lui-m\u00eame, l&rsquo;ann\u00e9e qui a pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 sa mort en 2012. Les articles du recueil ont \u00e9t\u00e9 revus par Litza Guttieres-Green qui a assur\u00e9 l&rsquo;\u00e9dition du livre. Leur mise en ordre est th\u00e9matique et non chronologique. Partant du cadre et du processus psychanalytique, l&rsquo;ouvrage s&rsquo;attache ensuite au travail du psychanalyste, par une \u00e9tude critique sur la notion de contre-transfert et une r\u00e9flexion sur les enjeux de l&rsquo;interpr\u00e9tation et de la construction. Puis sont examin\u00e9s certains probl\u00e8mes touchant les rapports entre com-pulsion de r\u00e9p\u00e9tition et principe de plaisir, la passivation, la honte et la culpabilit\u00e9, avant le d\u00e9ploie-ment d&rsquo;une \u00e9valuation de la sexualit\u00e9 dans les structures non n\u00e9vrotiques.&nbsp;<br><br>C&rsquo;est l&rsquo;int\u00e9riorisation du cadre de la cure psychanalytique par l&rsquo;analyste et les modalit\u00e9s de son application qui int\u00e9ressait Andr\u00e9 Green, soucieux de penser l&rsquo;\u00e9pist\u00e9mologie de la pratique psychanalytique. Intervenant au Canada dans un colloque portant sur \u00ab l&rsquo;avenir d&rsquo;une d\u00e9sillusion \u00bb, il part d&rsquo;une analyse de la crise de la psychanalyse et souligne que les progr\u00e8s th\u00e9oriques ne sont pas venus des n\u00e9vroses classiques mais des cures difficiles. La psychanalyse traite du mat\u00e9riau psychique et de ses transfor-mations et recherche ce qui se cache derri\u00e8re les apparences. Elle aurait \u00e9volu\u00e9 vers une conception psychologisante de l&rsquo;originaire, cherchant \u00e0 se passer de la notion de force. Or les concepts de fixation, de r\u00e9sistance, de transfert, de r\u00e9p\u00e9tition et de compulsion de r\u00e9p\u00e9tition supposent une notion \u00e9conomique et \u00e9nerg\u00e9tique de force, vectrice d&rsquo;une potentialit\u00e9 signifiante : on ne peut donc renoncer \u00e0 l&rsquo;id\u00e9e de pulsion. La notion de repr\u00e9sentation ne suffit pas et elle est mise \u00e0 l&rsquo;\u00e9preuve par la clinique actuelle du fait des ph\u00e9nom\u00e8nes psychiques de vide, de trauma par d\u00e9faut et du narcissisme n\u00e9gatif. La notion de destructivit\u00e9 doit \u00eatre \u00e9tendue aux processus de pens\u00e9e, et prendre en compte les champs d&rsquo;exp\u00e9-rience qui sont hors de la pratique psychanalytique, notamment la vie sociale. Tout ceci engage une transformation de la th\u00e9orie de la repr\u00e9sentation. Dans ce contexte, la r\u00e9f\u00e9rence au concept de cadre (J. Bleger, D. Winnicott, J.-L. Donnet, W. Baranger) a repr\u00e9sent\u00e9 une importante mutation th\u00e9o-rique. Le cadre est un champ de forces, le transfert est transport&nbsp; et s&rsquo;effectue \u00e0 la fois sur la parole et sur l&rsquo;objet, la position de l&rsquo;analyste dans le transfert est paradoxale, \u00e0 la fois s\u00e9ductrice et en retrait. Le cadre fournit un espace per-mettant d&rsquo;observer les effets de cette non-rencontre. Il est un mod\u00e8le qui r\u00e9v\u00e8le ses possibilit\u00e9s mais aussi ses limites, n\u00e9cessitant des am\u00e9nagements ou d&rsquo;autres cadres lorsqu&rsquo;il y a pathologie de la rencontre. Green pr\u00e9sente alors les psychoth\u00e9rapies psychana-lytiques, qui visent moins \u00e0 traquer le trauma qu&rsquo;\u00e0 permettre l&rsquo;int\u00e9riorisation. L&rsquo;analyste est dans un va-et-vient entre le cadre int\u00e9rioris\u00e9 et la s\u00e9ance actuelle.&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le cadre est la sc\u00e8ne qui permet d&rsquo;imaginer le jeu, le rapport intersubjectif, les forces \u00e0 l&rsquo;\u0153uvre, la production des registres repr\u00e9sentatifs qui rel\u00e8vent du corps, du langage, de l&rsquo;Autre, et du travail de la pens\u00e9e. Il nous faut de plus en plus, en prenant appui sur l&rsquo;analyse personnelle de l&rsquo;analyste, jeter des voies de passage entre le foyer de l&rsquo;analyse et les limites de l&rsquo;analysable.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Quant aux \u00ab mythes et r\u00e9alit\u00e9s \u00bb qui portent sur le processus psychanalytique, Andr\u00e9 Green les aborde en insistant sur l\u2019importance de prendre en compte la dimension internatio-nale de la question. Il \u00e9tudie l\u2019historique et les enjeux des variations du cadre dans la cure, et pose le probl\u00e8me de la trans-mission \u00e0 l\u2019analysant de la nature particuli\u00e8re de la connaissance n\u00e9e de l\u2019exp\u00e9rience psychana-lytique, sans donner l\u2019illusion de poss\u00e9der un savoir d\u2019initi\u00e9. Si l\u2019\u00e9laboration des r\u00e9sistances est centrale depuis Freud, l\u2019insistance sur la notion de processus est post-freudienne. C\u2019est Meltzer qui introduit l\u2019id\u00e9e d\u2019une \u00ab \u00e9volution naturelle \u00bb du processus psycha-nalytique. Green rappelle l\u2019apport de Bouvet, et \u00e9voque la diversit\u00e9 des voies (Eissler, Winnicott, Bion). Avec Winnicott, la variation cesse d\u2019\u00eatre en marge, car la conception du transfert est modifi\u00e9e. Si elle appelle des r\u00e9serves, surtout si on l\u2019oppose au transfert, la notion de processus a ses fondements dans la th\u00e9orie du fonctionnement mental introduite par Pierre Marty ; l\u2019axe de la notion de processus a pu varier : pulsionnel chez Freud, li\u00e9 \u00e0 la relation m\u00e8re-enfant ensuite, il est pour Andr\u00e9 Green li\u00e9 \u00e0 l\u2019activit\u00e9 repr\u00e9sentative. Il faut d\u2019ailleurs \u00e9largir la notion de repr\u00e9sentation et notamment prendre en compte l\u2019\u00e9mergence projective, modalit\u00e9 d\u2019externali-sation des processus psychiques internes. La psychanalyse vise \u00e0 instaurer un mod\u00e8le de fonction-nement psychique comparable au r\u00eave, qui a pour pr\u00e9suppos\u00e9 la potentialit\u00e9 permanente de dire autre chose que ce que l\u2019intention consciente voulait signifier. Le processus psychanalytique, cr\u00e9ation d\u2019une r\u00e9alit\u00e9 seconde, ne recouvre qu\u2019une partie de ce qui se joue dans la cure, et voit le travail sur les r\u00e9sistances comme une progression au service d\u2019un but, ce qui est tr\u00e8s r\u00e9ducteur. Andr\u00e9 Green revient ensuite sur le paradigme du r\u00eave appliqu\u00e9 au travail analytique, puis sur l\u2019\u00e9cart entre le r\u00eave qui n\u2019est pas destin\u00e9 \u00e0 \u00eatre compris, et ce qui se joue dans la relation de transfert. Consid\u00e9rant ensuite le chemin parcouru depuis l\u2019<em>Abr\u00e9g\u00e9 de psychanalyse&nbsp;<\/em>en 1938, Green envisage ce qu\u2019est devenue l\u2019interpr\u00e9tation du r\u00eave dans la clinique contemporaine. Ce qui l\u2019am\u00e8ne \u00e0 l\u2019\u00e9tude des fonction-nements mentaux qui sont intol\u00e9rants au cadre analytique classique et des enjeux des diverses variations, pour proposer une synth\u00e8se des indications et des formes du travail analytique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Une \u00e9tude de 1997, pr\u00e9sent\u00e9e dans un colloque franco-italien, est consacr\u00e9e au \u00ab d\u00e9mem-brement du contre-transfert \u00bb, \u00e9valuant ce que nous avons gagn\u00e9, mais aussi ce que nous avons perdu avec l\u2019extension contemporaine donn\u00e9e \u00e0 la notion de contre-transfert. L\u2019analyste doit analyser deux objets \u00e0 la fois, le transfert du patient et son propre contre-transfert. Andr\u00e9 Green critique la position intersubjec-tiviste, et la place centrale qu\u2019y tient non seulement la disparition de la dissym\u00e9trie entre l\u2019analyste et l\u2019analysant, mais l\u2019action de chacun des protagonistes sur l\u2019autre et la notion d\u2019\u00e9naction. Au total un mod\u00e8le de l\u2019acte a remplac\u00e9 celui du fonctionnement psychique et du r\u00eave. A la limite, c\u2019est rendre l\u2019analyse impossible. L\u2019\u00e9tude en contrepoint des autres mod\u00e8les du contre-transfert donne lieu \u00e0 un riche panorama sensible aux cons\u00e9quences des choix axiomatiques qui sont effectu\u00e9s.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Green en vient \u00e0 soutenir la th\u00e8se que la th\u00e9orie du fonctionnement psychique est un d\u00e9passement du contre-transfert, puis il \u00e9tudie le d\u00e9membrement de celui-ci. Lorsque la conception du contre-transfert englobe l\u2019ensemble de l\u2019activit\u00e9 psychique de l\u2019analyste, y compris sa conception du cadre et ce qu\u2019il attend de l\u2019exp\u00e9rience psychanalytique, la notion m\u00eame se dilue. Il importe de maintenir une conception sp\u00e9cifique du contre-transfert qui s\u2019incarne dans le rapport \u00e0 un transfert singulier et la fa\u00e7on dont s\u2019y marque la conjonction de l\u2019interdit et de l\u2019impossible. L\u2019outil essentiel du psychanalyste, l\u2019interpr\u00e9tation, se forge toujours \u00e0 partir du contre-transfert, qui ne doit pas \u00eatre confondu avec la r\u00e9action sans m\u00e9diation au transfert du patient. Il s\u2019agit au contraire de mobilit\u00e9 des registres de pens\u00e9e et de la mise en activit\u00e9 de processus tertiaires, au service d\u2019une pens\u00e9e tierce permettant de sortir des impasses duelles. C\u2019est tout le contraire d\u2019un contre-transfert accoupl\u00e9 au transfert, un contre-transfert engren\u00e9 o\u00f9 le travail de la pens\u00e9e est paralys\u00e9 par un rapport hypnotique de fascination mutuelle, o\u00f9 l\u2019analyste r\u00e9pond en miroir au patient, sans m\u00eame s\u2019en rendre compte, au risque non seulement du passage \u00e0 l\u2019acte, mais d\u2019une volont\u00e9 commune de d\u00e9truire l\u2019analyse\u2026&nbsp;<br>Il est impossible, malheureu-sement, de d\u00e9velopper ici les questions plus sp\u00e9cifiques qui sont trait\u00e9es ensuite. Andr\u00e9 Green, au fil des circonstances de ses interventions, y revient sur des questions qui lui tiennent \u00e0 c\u0153ur, comme celle des enjeux de l\u2019interpr\u00e9tation, confront\u00e9s aux conjectures de la construction. Il reprend l\u2019\u00e9tude de la compulsion de r\u00e9p\u00e9tition, mais en la confrontant de mani\u00e8re complexe au principe de plaisir, pr\u00e9sente son intervention au congr\u00e8s (CPLF) de 2003 sur les \u00e9nigmes de la culpabilit\u00e9 et le myst\u00e8re de la honte. Dans un article important qui discute le rapport de Catherine Chabert (CPLF, 1999), Andr\u00e9 Green souligne que la passivit\u00e9 n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 nettement \u00e9labor\u00e9e dans l\u2019\u0153uvre de Freud ni reprise depuis ; elle est rest\u00e9e en suspens ; Green propose le terme de passivation, qui est plus large que la notion de passivit\u00e9 freudienne, et se carac-t\u00e9rise par son lien \u00e0 l\u2019existence et \u00e0 l\u2019intervention d\u2019un autre, et il oppose une passivit\u00e9-jouissance \u00e0 une passivit\u00e9-d\u00e9tresse. Dans les situations passivantes (perte d\u2019objet ou de l\u2019amour de l\u2019objet, d\u00e9tresse, angoisse, introjection de la m\u00e9lancolie maternelle, etc.) qui r\u00e9duisent l\u2019omnipotence subjec-tive \u00e0 un \u00e9prouv\u00e9 de douleur, la repr\u00e9sentation permet le jeu qui ouvre la voie d\u2019un d\u00e9gagement, et le masochisme traduit une forme d\u00e9grad\u00e9e du d\u00e9sir d\u2019\u00eatre aim\u00e9, sauvant de la catastrophe sans retour. L\u2019enjeu de la passivit\u00e9 se joue autour de la d\u00e9tresse primitive ; \u00eatre aim\u00e9 dans la d\u00e9tresse est le pr\u00e9alable aux solutions ult\u00e9rieures.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le dernier chapitre dresse un int\u00e9ressant panorama de la sexualit\u00e9 dans les structures non-n\u00e9vrotiques, distinguant entre les manifestations directes de la sexualit\u00e9, ses fixations r\u00e9gressives et ses d\u00e9placements. Il tente un mod\u00e8le de base pour la compr\u00e9-hension de la sexualit\u00e9, recherche de satisfaction des pulsions par le contact avec l\u2019objet, oscillant de la pulsion \u00e0 l\u2019objet et de l\u2019objet \u00e0 la pulsion, \u00e0 travers un moi complexe qui doit en m\u00eame temps prot\u00e9ger sa propre organisation et ses fonctions. Dans les structures non n\u00e9vrotiques, le moi et la sexualit\u00e9 elle-m\u00eame connaissent des r\u00e9gressions qui entra\u00eenent des troubles de la pens\u00e9e sans que la relation \u0153dipienne g\u00e9nitale soit tout \u00e0 fait absente. La sexualit\u00e9 est la seule fonction de l\u2019existence humaine qui exige un objet, un autre semblable ; l\u2019amour et le sens sont peut-\u00eatre une m\u00eame chose pour l\u2019homme, et le sacr\u00e9 lui-m\u00eame est li\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9rotisme. C\u2019est bien \u00ab l\u2019Eros qui maintient tout en coh\u00e9sion dans le monde \u00bb (Freud, 1921). Une bibliographie et un index permettent un usage ais\u00e9 de l\u2019ouvrage comme un outil de travail qui donne acc\u00e8s \u00e0 la subtile richesse clinique et \u00e0 l\u2019inventivit\u00e9 th\u00e9orique de la pens\u00e9e d\u2019Andr\u00e9 Green.<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-parution pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution\/12833?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"featured_media":0,"template":"","rubrique":[],"thematique":[],"auteur":[1601],"mode":[61],"revue":[664],"auteur_livre":[2264],"class_list":["post-12833","parution","type-parution","status-publish","hentry","auteur-dominique-bourdin","mode-gratuit","revue-664","auteur_livre-andre-green"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution\/12833","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution"}],"about":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/parution"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12833"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=12833"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=12833"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=12833"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=12833"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=12833"},{"taxonomy":"auteur_livre","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur_livre?post=12833"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}