{"id":12761,"date":"2021-09-12T10:13:23","date_gmt":"2021-09-12T08:13:23","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/parution\/ideal-deception-fictions-annuel-de-lapf-2011\/"},"modified":"2021-09-30T00:50:51","modified_gmt":"2021-09-29T22:50:51","slug":"ideal-deception-fictions-annuel-de-lapf-2011","status":"publish","type":"parution","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/parution\/ideal-deception-fictions-annuel-de-lapf-2011\/","title":{"rendered":"Id\u00e9al, d\u00e9ception, fictions (Annuel de l&rsquo;APF 2011)"},"content":{"rendered":"\n<p>Voici donc le cinqui\u00e8me volume de l\u2019<em>Annuel de l\u2019Association Psychanalytique de France<\/em>&nbsp;intitul\u00e9&nbsp;<em>Id\u00e9al, D\u00e9ception, Fictions<\/em>. Ce num\u00e9ro contient le compte-rendu des&nbsp;<em>Entretiens de l\u2019Association psychanalytique de France&nbsp;<\/em>&nbsp;qui se sont tenus \u00e0 Paris, \u00e0 l\u2019occasion de la Journ\u00e9e ouverte du 23 janvier 2010, sur le th\u00e8me Id\u00e9al et d\u00e9ception, les contributions faites lors d\u2019une autre&nbsp; rencontre scientifique intitul\u00e9e&nbsp; Fonc\u00adtions de la fiction o\u00f9 les questions soulev\u00e9es sont apparues comme un d\u00e9veloppement du th\u00e8me des Entretiens et enfin, la premi\u00e8re traduction fran\u00e7aise d\u2019un texte de Donald P. Spence, auteur am\u00e9ricain qui est l\u2019un des plus importants repr\u00e9sentants du courant d\u2019une nouvelle approche analytique connue sous le nom de narrativit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Les textes r\u00e9unis dans ce volume t\u00e9moignent de la richesse des discussions au sein de&nbsp;<em>l\u2019Association Psychanalytique de France<\/em>&nbsp;(APF). On y retrouve cette association entre une qualit\u00e9 d\u2019\u00e9criture litt\u00e9raire et une exigence de l\u2019\u00e9laboration psychanalytique qui sont la marque de l\u2019APF depuis sa cr\u00e9ation.<br>Il faut ici rappeler que cette revue dirig\u00e9e par Andr\u00e9 Beetschen et Laurence Kahn publie diff\u00e9rents travaux de l<em>\u2019Association Psychanalytique de France&nbsp;<\/em>et que son esprit est de provoquer le d\u00e9bat hors du cercle relativement restreint dans lequel ces travaux se sont d\u00e9roul\u00e9s. Si en d\u00e9couvrant cet Annuel, on ne peut pas s\u2019emp\u00eacher de penser avec nostalgie aux fameux num\u00e9ros de La Nouvelle Revue de Psychanalyse publi\u00e9e avec la collaboration de l\u2019<em>APF<\/em>, cette publication a un tout autre but en cherchant \u00e0 proposer un t\u00e9moignage des discussions et des \u00e9changes au sein de l\u2019<em>APF<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Il s\u2019agit d\u2019ouvrir publiquement le d\u00e9bat qui anime les psychanalystes de l<em>\u2019APF<\/em>&nbsp;plut\u00f4t que d\u2019apporter des r\u00e9ponses. L\u2019impression d\u2019ensemble donn\u00e9e par la lecture de cet ouvrage est celle d\u2019une psychanalyse toujours ouverte et en devenir. M\u00eame si la r\u00e9f\u00e9rence freudienne reste tr\u00e8s pr\u00e9sente, chaque auteur se permet de d\u00e9velopper des conceptions personnelles qui ne sont pas sans susciter des \u00e9changes parfois vifs entre les diff\u00e9rents intervenants.<\/p>\n\n\n\n<p>Si l\u2019on retrouve toujours le fil rouge de la th\u00e9orie analytique \u00e9labor\u00e9e par Freud, chaque analyste utilise cette th\u00e9orie comme le ferait un musicien de jazz avec la grille d\u2019un morceau. Chacun d\u00e9veloppe sa propre interpr\u00e9tation et n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 y introduire des solos personnels sans pour autant, qu\u2019\u00e0 aucun moment on ne puisse douter qu\u2019il s\u2019agisse encore de jazz et que l\u2019on reconnaisse toujours la grille sur laquelle est bas\u00e9e le morceau. Il ne s\u2019agit pas de transformer la grille du jazz freudien en vari\u00e9t\u00e9 ou en morceau classique. Le fait de ne pas reproduire note \u00e0 note le morceau tel que l\u2019a jou\u00e9 Freud n\u2019emp\u00eache pas que l\u2019on retrouve toujours la grille de base et son rythme propre.<\/p>\n\n\n\n<p>En livrant au public ces discussions, l<em>\u2019APF<\/em>&nbsp;montre qu\u2019elle reste une association o\u00f9 peuvent s\u2019exprimer des id\u00e9es parfois tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9es pour autant qu\u2019elles t\u00e9moignent d\u2019une tentative de recherche et d\u2019\u00e9laboration. Si le lecteur peut \u00eatre un peu rebut\u00e9 par la complexit\u00e9 des certaines hypoth\u00e8ses \u00e9mises dans ces expos\u00e9s, je pense au contraire que le m\u00e9rite de ce livre est bien de refuser une certaine simplification du fonctionnement psychique et d\u2019offrir une ouverture de la pens\u00e9e. Ces textes nous donnent \u00e0 voir v\u00e9ritablement le travail de r\u00e9flexion des psychanalystes sans concession \u00e0 la recherche d\u2019une s\u00e9duction r\u00e9ductrice de certaines th\u00e9orisations.<\/p>\n\n\n\n<p>Le livre s\u2019ouvre sur un expos\u00e9 de Michel Gribinski qui postule que la d\u00e9ception est n\u00e9cessaire et inh\u00e9rente au travail clinique psychanalytique et qu\u2019elle est \u00e0 la base d\u2019une attente d\u00e9sirante. A travers un cas clinique, Michel Gribinski nous propose un nouveau concept : la d\u00e9fense par d\u00e9gagement. Cette d\u00e9fense consiste en une suspension du jugement, une variante de la d\u00e9n\u00e9gation. Il s\u2019agit d\u2019une indiff\u00e9rence non-conflictuelle, diff\u00e9rente du d\u00e9ni ou du refoulement. Si l\u2019on suit la pens\u00e9e de Michel Gribinski, nous pourrions r\u00e9sumer son propos en disant que le sujet doit s\u2019appuyer sur l\u2019exp\u00e9rience d\u2019une m\u00e8re suffisamment d\u00e9vou\u00e9e pour \u00eatre capable ensuite de vivre la&nbsp;<br>d\u00e9ception de la perte de cette relation sans \u00eatre pris dans un m\u00e9canisme de d\u00e9gagement ou une r\u00e9gression qui sont deux modalit\u00e9s de refus de la perte qui emp\u00eache que se constitue un v\u00e9ritable id\u00e9al.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans sa discussion, Viviane Abel Prot reprend l\u2019id\u00e9e de d\u00e9fense par d\u00e9gagement pour dire qu\u2019elle pense que le terme clivage peut aussi valablement rendre compte de ce m\u00e9canisme. Josef Ludin pense que c\u2019est la r\u00e9alit\u00e9 qui apporte le plus de satisfaction dans la vie en n\u2019\u00e9tant ni l\u2019id\u00e9al d\u2019un monde nouveau ni la d\u00e9ception d\u2019un narcissisme bless\u00e9.&nbsp;<br>Dans le deuxi\u00e8me expos\u00e9, Catherine Chabert se propose d\u2019articuler son expos\u00e9 autour des termes inconstance, id\u00e9al et d\u00e9ception en prenant appui sur la figure litt\u00e9raire de Don Juan. Elle relie l\u2019inconstance de Don Juan \u00e0 un d\u00e9sir d\u2019emprise, une volont\u00e9 de ravir quelque chose aux femmes, une attaque de l\u2019id\u00e9al, au sens commun du terme, et une absence totale de d\u00e9ception, l\u2019objet n\u2019\u00e9tant jamais perdu. Elle fait l\u2019hypoth\u00e8se que l\u2019inconstance de Don Juan est pour lui une sorte de d\u00e9fense de type maniaque qui vise \u00e0 lui \u00e9viter l\u2019angoisse de la perte. Elle retrouve chez Don Juan une compulsion de r\u00e9p\u00e9tition. Il appara\u00eet comme un personnage qui multiplie les conqu\u00eates pour maintenir un \u00e9tat d\u2019excitation stable dans un combat contre la pulsion de mort. Si elle insiste sur l\u2019absence de culpabilit\u00e9 et de d\u00e9ception, je me demande si cette absence apparente de d\u00e9ception n\u2019est pas une forme de d\u00e9ni et s\u2019il ne faudrait pas diff\u00e9rencier d\u00e9ception consciente et d\u00e9ception inconsciente.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la discussion qui suit son expos\u00e9, Joseph Ludin insiste sur le fait que c\u2019est la figure paternelle qui lui appara\u00eet primordiale chez Don Juan. Il se pose aussi la question de l\u2019analogie que l\u2019on peut faire entre un h\u00e9ros litt\u00e9raire et la r\u00e9alit\u00e9 de la situation analytique. Viviane Abel Prot, elle, rep\u00e8re chez Don Juan la nostalgie de la pr\u00e9sence maternelle dont elle pense qu\u2019elle est peut-\u00eatre la source de sa rage \u00e0 s\u00e9duire. Elle reprend aussi l\u2019id\u00e9e de la d\u00e9ception comme le c\u0153ur m\u00eame de la compulsion de r\u00e9p\u00e9tition d\u00e9velopp\u00e9e par Catherine Chabert.<br>Fran\u00e7ois Villa, dans son expos\u00e9, d\u00e9veloppe une th\u00e8se qui va susciter un vif d\u00e9bat. S\u2019appuyant sur diff\u00e9rents textes de Freud, il \u00e9tudie le concept de pulsion de mort pour en d\u00e9duire une th\u00e9orie tr\u00e8s originale o\u00f9 il fait de l\u2019\u00e9mergence de la pens\u00e9e la cons\u00e9quence d\u2019un \u00e9chec de la pulsion de mort. En fait, il nous explique que le but premier de la pens\u00e9e est de supprimer toute excitation. Cette th\u00e9orie met l\u2019origine de la pens\u00e9e au service de la pulsion de mort et son d\u00e9veloppement en lien avec son \u00e9chec de retour \u00e0 l\u2019extinction pulsionnelle. En faisant de l\u2019appareil psychique un appareil dont la principale fonction est d\u2019\u00e9viter un certain d\u00e9plaisir, Fran\u00e7ois Villa revisite les liens entre pens\u00e9e et exigences culturelles. En fait, l\u2019analyse du totalitarisme permet \u00e0 Fran\u00e7ois Villa d\u2019en d\u00e9duire l\u2019importance fondamentale de la pulsion de mort dont les hommes, et les psychanalystes, auraient du mal \u00e0 reconna\u00eetre qu\u2019elle \u00ab m\u00e8ne la danse de la vie \u00bb.&nbsp;<br>Si l\u2019on suit Fran\u00e7ois Villa, la r\u00e9ussite du totalitarisme tiendrait \u00e0 ce qu\u2019il propose un mod\u00e8le de fonctionnement r\u00e9gressif bas\u00e9 sur le clivage et la projection qui permettrait \u00e0 l\u2019\u00eatre humain de s\u2019affranchir de la question de l\u2019attente d\u2019un id\u00e9al de la satisfaction. Fran\u00e7ois Villa soutient que l\u2019apparition de nouvelles pathologies comme les \u00e9tats-limites tient peut-\u00eatre plus aux effets de l\u2019histoire mondiale marqu\u00e9e par le totalitarisme qu\u2019\u00e0 ceux de ce qu\u2019il appelle la petite histoire individuelle. Ce que l\u2019on peut retenir de cet expos\u00e9, c\u2019est l\u2019insistance pour Fran\u00e7ois Villa \u00e0 mettre la pulsion de mort tout \u00e0 la fois \u00e0 l\u2019origine m\u00eame de la pens\u00e9e mais aussi \u00e0 sa destruction. Le d\u00e9tour par le totalitarisme viendrait justifier cette hypoth\u00e8se. Il conclut cependant sur une note d\u2019espoir en disant que la th\u00e9orie psychanalytique dispose, peut-\u00eatre, de ressources que nous m\u00e9connaissons encore et qui nous permettraient d\u2019affronter le r\u00e9el du monde en contribuant davantage au travail de culture. Viviane Abel Prot remarque que Fran\u00e7ois Villa donne une place tr\u00e8s importante \u00e0 la pulsion de mort qui peut para\u00eetre comme une certaine id\u00e9alisation de cette pulsion. Joseph Ludin dans sa discussion reproche \u00e0 Fran\u00e7ois Villa de faire de la pulsion de mort un \u00e9l\u00e9ment central de sa pens\u00e9e en oubliant que le \u00ab mal est peut-\u00eatre tout simplement banal et que les horreurs ont toujours exist\u00e9 \u00bb.&nbsp;<br>Edmundo Gomez Mango d\u00e9bute la deuxi\u00e8me partie de cet ouvrage consacr\u00e9e \u00e0 une rencontre scientifique sur le th\u00e8me Fonctions de la fiction par un expos\u00e9 dans lequel il reprend le statut donn\u00e9 par Freud au concept de fiction dans son \u0153uvre. Pour Edmundo Gomez Mango, le romanesque est le moyen pour Freud d\u2019aborder une forme de v\u00e9rit\u00e9 de la vie psychique qui se pr\u00e9sente souvent sous forme de roman comme le montre l\u2019exemple de la question de la&nbsp;<em>neurotica<\/em>. La fiction litt\u00e9raire et la fiction psychanalytique pourraient ainsi \u00eatre con\u00e7ues comme deux exploratrices de cette contr\u00e9e occulte et invisible : l\u2019inconscient.<\/p>\n\n\n\n<p>Jean-Michel Hirt se propose de d\u00e9ployer les questions pos\u00e9es par la fiction litt\u00e9raire en s\u2019appuyant sur quatre textes de Freud qui lui permettent de d\u00e9finir un nouveau concept, celui de l\u2019alt\u00e9ration. Cette alt\u00e9ration, il en retrouve la trace dans les \u0153uvres de fiction mais aussi dans les r\u00e9cits des hyst\u00e9riques qui s\u2019apparentent \u00e0 des \u0153uvres de fiction. Dans les deux cas, il existe une alt\u00e9ration par les affects qui permet d\u2019entendre la r\u00e9alit\u00e9 psychique bien diff\u00e9rente de la r\u00e9alit\u00e9 au sens commun du terme. Ainsi, il rep\u00e8re que la fiction permet de nous \u00e9pargner la douleur de la disparition et de la mort et que l\u2019on retrouve les traces de ce mouvement dans les alt\u00e9rations du r\u00e9cit. C\u2019est dans cette alt\u00e9ration que se manifeste l\u2019insistance du sujet et sa singularit\u00e9 et sa position quant \u00e0 la question fondamentale du deuil de l\u2019objet.<\/p>\n\n\n\n<p>Bruno Gelas dans un expos\u00e9 intitul\u00e9&nbsp;<em>L\u00e0 o\u00f9 la fiction d\u00e9faille<\/em>&nbsp;nous propose l\u2019analyse d\u2019un roman de Pierre Jean Jouve qui s\u2019intitule&nbsp;<em>H\u00e9cate<\/em>. Dans les variations des indices d\u2019\u00e9nonciation, il en ressort, pour Bruno Gelas, que la mise en place de la fiction pose clairement la question de savoir qui parle : le romancier ? un ou l\u2019autre personnage du roman ? Faire entrer en fiction serait comme un moyen de jouer avec le lecteur \u00e0 une sorte de cache-cache \u00e9nonciatif. Dans toute fiction, la question est de donner une figure \u00e0 l\u2019autre. Dans la fiction, \u00ab Je \u00bb est un autre avec un jeu de proximit\u00e9\/distance entre le lecteur et le contenu narratif. La fiction selon Bruno Gelas propose une substitution \u00e0 l\u2019alt\u00e9rit\u00e9 radicale (celle qui renvoie en dernier lieu \u00e0 la m\u00e8re) celles des alt\u00e9rit\u00e9s relatives des personnages du r\u00e9cit.<br>Laurence Apfelbaum essaye dans son expos\u00e9 de rep\u00e9rer la diff\u00e9rence de nature entre la psychanalyse et la litt\u00e9rature. Elle se demande si faire mention d\u2019une r\u00e9f\u00e9rence litt\u00e9raire dans une intervention analytique n\u2019est pas un moyen pour l\u2019analyste de permettre \u00e0 l\u2019analysant&nbsp;<br>d\u2019entendre la violence de ses affects tout en permettant une distance vis-\u00e0-vis de cette violence en lui offrant un support d\u2019identification litt\u00e9raire. On retrouve dans cette hypoth\u00e8se des id\u00e9es qui parcourent tout ce colloque, \u00e0 savoir que la fiction permet de donner des repr\u00e9sentations \u00e0 des affects refoul\u00e9s par le sujet.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En fin de volume, la traduction du texte de Spence, un des fondateurs du courant de la narrativit\u00e9, permet au lecteur de mesurer la diff\u00e9rence profonde dans son approche de l\u2019analyse avec les diff\u00e9rents textes pr\u00e9c\u00e9dents. Ici, point de r\u00e9f\u00e9rences litt\u00e9raires ou culturelles mais une volont\u00e9 d\u2019envisager l\u2019analyse sous un regard scientifique. S\u2019appuyant sur le r\u00e9cit du cas Dora par Freud, il affirme que ses interpr\u00e9tations sont une&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab mascarade explicative \u00bb qui s\u2019approprie le discours de la patiente. Il nous dit que dans de nombreux r\u00e9cits de cure, il a l\u2019impression que l\u2019interpr\u00e9tation vient induire la conviction du patient plut\u00f4t qu\u2019elle soit un r\u00e9sultat logique qui devrait appara\u00eetre comme \u00e9vident pour tout lecteur. Lui, propose ce qu\u2019il appelle une coh\u00e9rence narrative du r\u00e9cit de cure dont toute fiction serait exclue. On voit combien ce projet est en totale contradiction avec ce que cherchent \u00e0 th\u00e9oriser tous les auteurs des textes pr\u00e9c\u00e9dents. Malgr\u00e9 leurs divergences, tous les analystes de l\u2019<em>APF&nbsp;<\/em>qui ont \u00e9crit dans ce num\u00e9ro soutiennent que c\u2019est dans les alt\u00e9rations du r\u00e9cit faites tant par le patient que par l\u2019analyste que se rep\u00e8re le mouvement pulsionnel du transfert dans lequel sont pris le patient et l\u2019analyste. Spence nous propose l\u2019illusion d\u2019un nouveau monde en oubliant que le nouveau monde de l\u2019analyse, comme l\u2019explique tr\u00e8s bien Michel Gribinski, est uneillusion et que l\u2019on doit toujours penser qu\u2019il restera un manque \u00e0 comprendre. C\u2019est ce manque qui est le lieu de l\u2019alt\u00e9rit\u00e9 dans laquelle se d\u00e9ploie la fiction qu\u2019elle soit analytique ou romanesque.<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-parution pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution\/12761?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"featured_media":0,"template":"","rubrique":[],"thematique":[],"auteur":[2056],"mode":[61],"revue":[684],"auteur_livre":[2199],"class_list":["post-12761","parution","type-parution","status-publish","hentry","auteur-yves-jeannenot","mode-gratuit","revue-684","auteur_livre-andre-beetschen"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution\/12761","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution"}],"about":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/parution"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12761"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=12761"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=12761"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=12761"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=12761"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=12761"},{"taxonomy":"auteur_livre","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur_livre?post=12761"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}