{"id":12752,"date":"2021-09-12T10:13:23","date_gmt":"2021-09-12T08:13:23","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/parution\/la-sexualite-masculine\/"},"modified":"2021-09-23T17:03:06","modified_gmt":"2021-09-23T15:03:06","slug":"la-sexualite-masculine","status":"publish","type":"parution","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/parution\/la-sexualite-masculine\/","title":{"rendered":"La sexualit\u00e9 masculine"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00a0\u00ab Ce serait quand m\u00eame plus facile si, de temps en temps, elles disaient : Oh non ! Oh non\u2026 Elles disaient \u00ab Non \u00bb, elles disent\u00a0\u00a0 \u00ab Oui \u00bb, quand elles ne devancent pas l\u2019appel et formulent le premier mot\u2026 dans ces cas-l\u00e0, ajoute Charles, \u00ab on se dit qu\u2019il va falloir assurer sur l\u2019\u00e9rection. \u00bb Ainsi s\u2019ouvre\u00a0<em>La sexualit\u00e9 masculine<\/em>\u00a0de Jacques Andr\u00e9, livre percutant et surprenant qui dresse un \u00e9tat des lieux de la sexualit\u00e9 masculine aujourd\u2019hui en se fondant sur le paradoxe d\u2019une sexualit\u00e9 se trouvant prise en tenailles entre les bouleversements induits par la \u00ab lib\u00e9ration sexuelle \u00bb et les invariants des enjeux inconscients qui font qu\u2019une telle lib\u00e9ration ne peut qu\u2019\u00eatre un leurre \u00e0 l\u2019aune des profondeurs du psychisme. Il n\u2019emp\u00eache, et c\u2019est tout l\u2019art de ce Que sais-je ? de le reconna\u00eetre et d\u2019en mesurer pleinement les cons\u00e9quences, il serait pourtant faux de dire que rien n\u2019a chang\u00e9 pour les hommes : \u00ab \u00e0 l\u2019heure de la parit\u00e9 entre les sexes, la domi-nation masculine a perdu de sa tranquillit\u00e9, le machisme est en berne \u00bb. On sent bien que c\u2019est ce principe d\u2019intranquillit\u00e9 qui a fait basculer Jacques Andr\u00e9 du continent obscur d\u2019une sexualit\u00e9 f\u00e9minine qu\u2019il a longtemps parcouru, vers le terrain fort complexe, m\u00eame si en apparence plus familier, de la sexualit\u00e9 masculine.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Concernant la sexualit\u00e9 f\u00e9minine, l\u2019apport le plus d\u00e9cisif de Jacques Andr\u00e9 a sans doute \u00e9t\u00e9 de montrer, d\u2019abord dans La sexualit\u00e9 f\u00e9minine (PUF, 1994, Que sais-je ?), puis dans Aux origines f\u00e9minines de la sexualit\u00e9 (PUF, 1995, Quadrige), que toute sexualit\u00e9 est \u00e0 l\u2019origine et d\u2019embl\u00e9e f\u00e9minine, puisque c\u2019est passivement que l\u2019infans re\u00e7oit les premi\u00e8res sensations qui feront le lit de la sexualit\u00e9 future : \u00ab Selon notre propre hypoth\u00e8se, le but g\u00e9nital f\u00e9minin : \u00eatre p\u00e9n\u00e9tr\u00e9e, prend la suite des modalit\u00e9s les plus anciennes de la satisfaction libi-dinale. Ajoutons qu\u2019entre la femme p\u00e9n\u00e9tr\u00e9e et le nourrisson \u00ab effract\u00e9 \u00bb par l\u2019amour adulte, le rapport n\u2019est pas simplement analogique : c\u2019est \u00e9lectivement par les orifices du corps que l\u2019amour\/soins p\u00e9n\u00e8tre \u00bb.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Concernant la sexualit\u00e9 masculine, Jacques Andr\u00e9 fait le choix, avec audace et libert\u00e9, d\u2019un parcours libre et \u00e9clectique qui effleure plus qu\u2019il ne d\u00e9montre, qui butine plus qu\u2019il ne circonscrit. Avec cet art de \u00ab toucher juste \u00bb qui est sa marque de fabrique, il chemine parmi les topo\u00ef de la sexualit\u00e9 masculine pour les faire jouer, et pour que se d\u00e9voile toujours, derri\u00e8re les pratiques sexuelles les plus complexes et les plus \u00e9nigmatiques, la part inconsciente qui s\u2019y dissimule.&nbsp;&nbsp;<br>Un homme \u00e7a bande ! A l\u2019inverse de cette sexualit\u00e9 f\u00e9minine orificielle et originaire, ou en tout cas dress\u00e9e contre la passivit\u00e9 qui lui incombe, la sexualit\u00e9 masculine exhibe ses fleurons. Le phallus d\u00e9mesur\u00e9ment \u00e9rig\u00e9 du satyre grec qui orne hardiment la couverture du Que sais-je ? demeure l\u2019embl\u00e8me et le garant d\u2019une sexualit\u00e9 qui doit au principe de l\u2019\u00e9rection son symbole intemporel. Mais tout le propos de Jacques Andr\u00e9 consiste \u00e0 explorer les racines inconscientes de la virilit\u00e9, et donc \u00e0 infirmer, ou plut\u00f4t \u00e0 d\u00e9construire le credo de la domination masculine : \u00ab les inqui\u00e9tudes sur la virilit\u00e9 ont l\u2019\u00e2ge de la virilit\u00e9 \u00bb. Car force est de constater la persistance du fiasco \u2013 \u00ab le fiasco, c\u2019est l\u2019honneur de l\u2019homme \u00bb, s\u2019\u00e9criait d\u00e9j\u00e0 Laplanche, rappelant que l\u2019animal ne go\u00fbtait ni les d\u00e9boires ni les raffinements propres \u00e0 l\u2019humaine sexualit\u00e9 -, de l\u2019\u00e9jaculation pr\u00e9coce, de l\u2019impuissance, \u00e0 l\u2019heure de la sexualit\u00e9 soi-disant d\u00e9complex\u00e9e !&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le phallus, bien distinct du p\u00e9nis, est certes encore et toujours un objet de culte : \u00ab le Phallus, lui, est un \u00eatre majuscule, l\u2019\u00e9rection est le seul \u00e9tat qu\u2019il pratique, la d\u00e9tumescence lui est inconnue \u00bb. Mais si la sexualit\u00e9 masculine est \u00ab (re)devenue int\u00e9ressante \u00bb, c\u2019est bien parce que le r\u00e9\u00e9quilibrage des forces fait appara\u00eetre les parties immerg\u00e9es de l\u2019iceberg :\u00ab En m\u00eame temps que le doute s\u2019introduit, que le pouvoir (son \u00e9rection) perd de son absolu, c\u2019est la dimension r\u00e9active de la domination masculine qui se pr\u00e9cise. Contre quoi se d\u00e9fend-elle ? De quoi prot\u00e8ge-t-elle ? \u00bb. A cette question, Jacques Andr\u00e9 ose une r\u00e9ponse qui ne s\u2019embarrasse pas de circonvolutions : \u00ab La premi\u00e8re menace tient sans doute au mode de transmission de la virilit\u00e9. Comme toute formation psychi-que, le Phallus, indissociablement fantasme et symbole, a une psychog\u00e9n\u00e8se. En \u00e9voquant l\u2019introjection ou l\u2019incorporation du p\u00e9nis paternel, la psychanalyse a des pudeurs que les Spartiates n\u2019ont pas. Pour devenir un futur guerrier, porteur du glaive, le pais, l\u2019enfant doit d\u2019abord occuper sur la sc\u00e8ne sexuelle la position&nbsp; \u00ab p\u00e9n\u00e9tr\u00e9e \u00bb de la femme\u2026. Il faut que \u00e7a rentre par-derri\u00e8re pour ressortir par-devant \u00bb ! La surestimation de l\u2019activit\u00e9 phallique est donc \u00e0 la mesure de la violence du refoulement du plaisir homosexuel pris passi-vement dans le fantasme. V\u00e9ritable formation d\u00e9fensive, elle d\u00e9fend une sexualit\u00e9 menac\u00e9e par une passivit\u00e9 qu\u2019elle redoute autant qu\u2019elle la recherche. Du coup, le primat du Phallus est moins \u00ab une th\u00e9orie de la diff\u00e9-rence des sexes que la th\u00e9orisation d\u2019Un sexe qui fait la diff\u00e9rence : on l\u2019a ou on ne l\u2019a pas \u00bb. Jacques Andr\u00e9 note que personne n\u2019est \u00e0 l\u2019abri de cette th\u00e9orisation infantile, pas m\u00eame Freud qui, pris dans les rets du fantasme, identifie \u00e0 l\u2019envi sexualit\u00e9 et virilit\u00e9 !&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Un homme \u00e7a d\u00e9coupe ! Des seins, des cuisses, un cul\u2026 la d\u00e9licieuse liste de Brigitte Bardot dans Le M\u00e9pris reste \u00e0 l\u2019ordre du jour. La totalit\u00e9 d\u2019une femme ferait-elle peur \u00e0 l\u2019homme ? Revisitant la th\u00e9orisation freudienne du f\u00e9tichisme, Jacques Andr\u00e9 en r\u00e9v\u00e8le la part la plus obscure, celle que le primat du phallus tente justement de borner pour mieux la nier : \u00ab Tant que la th\u00e9orie du f\u00e9tichisme se tient dans les limites du primat du Phallus, elle reste homog\u00e8ne \u00e0 son objet, et, peut-\u00eatre, s\u2019y soumet. La question demeure : le f\u00e9tiche ne masque-t-il que le membre absent, ou ferme-t-il encore davantage l\u2019horizon d\u2019un autre sexe ? \u00bb. Le fant\u00f4me de \u00ab la femme dange-reuse \u00bb, titre d\u2019un des chapitres de l\u2019ouvrage, semble parcourir de bout en bout une sexualit\u00e9 masculine dont la peur de la femme semble \u00eatre encore et toujours l\u2019horizon, et que la m\u00e9tonymie (la partie pour le tout), entre autres, tente de conjurer. La deuxi\u00e8me partie de l\u2019ouvrage, consacr\u00e9e aux perversions, de la fellation au sex-addict, en passant par la sodomie et le viol, restitue \u00e0 ces pratiques leurs fantasmes propres, ceux qui se laissent entendre ou deviner sur le divan de l\u2019analyste : \u00ab La sodomie est le but pr\u00e9f\u00e9rentiel que poursuit Antonin, c\u2019est d\u2019autant plus vrai que la conqu\u00eate promet d\u2019\u00eatre sans lendemain, la femme d\u00e9laiss\u00e9e plut\u00f4t que \u00ab\u00a0bais\u00e9e\u00a0\u00bb\u2026 Le choix d\u2019Antonin est indis-sociable du fantasme sous-jacent, celui d\u2019une \u00e9rotisation de la haine, de la misogynie. Par la sodomie, il s\u2019identifie \u00e0 l\u2019homme sur la sc\u00e8ne, mais plus encore il se venge. Il se venge de la femme d\u2019un jour, faute de pouvoir le faire de la femme de toujours, la premi\u00e8re d\u2019entre elles, la tra\u00eetresse\u2026&nbsp; \u00bb.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Car un homme \u00e7a aime ! Et d\u2019abord sa m\u00e8re ! Contrairement \u00e0 Lacan, dont Jacques Andr\u00e9 s\u2019\u00e9tonne qu\u2019au lieu d\u2019analyser le fantasme, il \u00ab puisse lui-m\u00eame faire th\u00e9orie de la f\u00e9minit\u00e9&nbsp; \u00e0 partir de cette repr\u00e9sentation d\u2019une jouissance d\u00e9mesur\u00e9e \u00bb, La sexualit\u00e9 masculine ne se laisse pas fasciner par l\u2019imagerie de la femme fatale et tente au contraire d\u2019en percer le myst\u00e8re. Que l\u2019ombre de la m\u00e8re plane derri\u00e8re \u00ab la femme dont on ne se remet pas \u00bb n\u2019\u00e9tonnera gu\u00e8re le lecteur. Mais la puissance de l\u2019empreinte de la figure maternelle, de celle qui restera toujours, envers et contre tout, la premi\u00e8re, vectorise l\u2019ensemble du Que sais-je ? comme une ligne de force souterraine et magistrale : \u00ab L\u2019id\u00e9e d\u2019une sauvagerie de la sexualit\u00e9 f\u00e9minine, exc\u00e9dant \u00e0 jamais la capacit\u00e9 de l\u2019homme \u00e0 la combler est une vue d\u2019enfant \u00bb. Reprises par Jacques Andr\u00e9, les consi-d\u00e9rations freudiennes sur la \u00ab premi\u00e8re s\u00e9ductrice de l\u2019enfant \u00bb prennent tout leur poids, souvent le poids du destin pour la sexualit\u00e9 \u00e0 venir : \u00ab Pour Louis, la chose est claire, il se souvient de l\u2019excitation et des rires \u00e0 n\u2019en plus finir quand sa m\u00e8re jouait avec lui au \u00ab baiser esquimau \u00bb. A cet \u00e9gard, la troisi\u00e8me partie de l\u2019ouvrage, constitu\u00e9e de \u00ab tableaux cliniques, litt\u00e9raires et cin\u00e9matographiques \u00bb, regorge de tr\u00e9sors, parfois horrifiques, comme celui intitul\u00e9 Diff\u00e9rence des sexes, qui reprend et commente cet extrait du journal d\u2019Althusser : \u00ab Nous \u00e9tions \u00e0 Marseille, ma m\u00e8re baignait ma s\u0153ur nue dans la baignoire de l\u2019appartement. Nu aussi, j\u2019attendais mon tour. J\u2019entends encore ma m\u00e8re me dire : \u00ab Tu vois, ta s\u0153ur est un \u00eatre fragile, elle est bien plus expos\u00e9e qu\u2019un gar\u00e7on aux microbes &#8211; et elle joignait le geste \u00e0 la parole pour bien montrer les choses &#8211; \u00ab tu as seulement deux trous dans le corps, elle, elle en a trois. \u00bb Jacques Andr\u00e9 fait entendre la violence absolue de l\u2019assertion maternelle : \u00ab Il y a deux sexes : un sexe \u00e0 deux trous et un sexe \u00e0 trois. L\u2019intrusion maternelle doit s\u2019entendre au sens propre : elle fait des trous dans le corps de l\u2019enfant \u00bb. Tous les hommes n\u2019ont pas la m\u00eame m\u00e8re\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Un homme \u00e7a se venge ! Que ce soit chez Don Juan, chez Sade, ou chez un patient, la sexualit\u00e9 masculine peut devenir une arme dans un combat sans merci qui oppose l\u2019homme \u00e0 la femme. L\u2019homosexualit\u00e9, \u00e0 laquelle Jacques Andr\u00e9 consacre un beau chapitre, est une alternative originale qui permet de conserver \u00e0 la m\u00e8re la premi\u00e8re place tout en lui \u00e9tant pourtant infid\u00e8le comme par nature. La misogynie, cette haine ordinaire de la femme, fait des moments \u00ab entre hommes \u00bb le lieu et le temps d\u2019une revanche :&nbsp;&nbsp; \u00ab Le groupe des hommes se venge, il venge l\u2019enfant s\u00e9duit et tromp\u00e9 que chacun fut en son temps \u00bb. Dans une remarquable analyse de La philosophie dans le boudoir, Jacques Andr\u00e9 d\u00e9couvre, derri\u00e8re la haine sadique de Sade pour la femme, une position f\u00e9minine inconsciente : \u00ab Le h\u00e9ros sadien est d\u2019abord passif, masochiste et femme (tout homme qu\u2019il soit). Son sadisme (p\u00e9n\u00e9trer violem-ment, fouetter\u2026) n\u2019est jamais que le retournement, la ma\u00eetrise de cette position premi\u00e8re \u00bb.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Un homme \u00e7a jouit ! Mais qu\u2019est-ce qui fait jouir un homme ? Ici, la liste serait infinie, digne d\u2019un inventaire \u00e0 la Pr\u00e9vert, car la sexualit\u00e9 masculine, contrairement aux clich\u00e9s qui la r\u00e9duisent et la ridiculisent, appara\u00eet, au sortir de La sexualit\u00e9 masculine, d\u2019une richesse d\u2019invention inou\u00efe. Si certaines configurations ont la vie dure, comme par exemple le&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; \u00ab rabaissement de la femme \u00bb, qui, depuis Freud, n\u2019a gu\u00e8re chang\u00e9 de visage, distinguant celle qu\u2019on aime de celle qu\u2019on d\u00e9sire, et condamnant certains hommes \u00e0 une monotone bigamie, d\u2019autres hommes, comme par exemple Michelet, pratiquent \u00ab l\u2019\u00e9rection inventive \u00bb. Ceux-l\u00e0 r\u00e9ussissent l\u2019exploit de conjuguer tendresse et sensualit\u00e9, ils ont sans doute d\u00fb, comme Freud le confesse dans une curieuse formule, \u00ab surmonter le respect pour la femme et s\u2019\u00eatre familiaris\u00e9s avec la repr\u00e9sentation de l\u2019inceste avec la m\u00e8re ou la s\u0153ur \u00bb. Ce faisant, note Jacques Andr\u00e9, ils peuvent prendre le risque de rencontrer l\u2019alt\u00e9rit\u00e9 de l\u2019objet : \u00ab La soi-disant nature polygame des hommes n\u2019est pas seulement la cons\u00e9quence d\u2019une pulsion qui n\u2019a d\u2019autre but que la satisfaction, elle est aussi le corr\u00e9lat d\u2019une sexualit\u00e9 qui s\u2019\u00e9vite la rencontre toujours dangereuse avec l\u2019autre sexe \u00bb. Et de citer Michelet : \u00ab Chez celui qui n\u2019est point blas\u00e9, le seul contact de la personne aim\u00e9e, le sentiment de sa chair, de sa chaleur, la vue charmante et toujours nouvelle de ce qu\u2019on a vu mille fois, ces chastes privaut\u00e9s, les occasions continuelles d\u2019assister aux moments cach\u00e9s, aux toilettes, aux fonctions oblig\u00e9es de la nature, tout cela, \u00e0 chaque instant, tire des \u00e9tincelles. C\u2019est la source in\u00e9puisable des rajeunissements impr\u00e9vus, des r\u00e9veils dans la fatigue, des oublis dans la fatigue. Pour le&nbsp;<em>sursum corda&nbsp;<\/em>et l\u2019\u00e9rection inventive, il suffit que je l\u2019aie bais\u00e9e au sein, aux reins ou au pied \u00bb. Tout un programme\u2026.<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-parution pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution\/12752?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"featured_media":0,"template":"","rubrique":[],"thematique":[],"auteur":[1383],"mode":[61],"revue":[662],"auteur_livre":[2141],"class_list":["post-12752","parution","type-parution","status-publish","hentry","auteur-isee-bernateau","mode-gratuit","revue-662","auteur_livre-jacques-andre"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution\/12752","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution"}],"about":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/parution"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12752"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=12752"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=12752"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=12752"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=12752"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=12752"},{"taxonomy":"auteur_livre","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur_livre?post=12752"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}