{"id":12749,"date":"2021-09-12T10:13:23","date_gmt":"2021-09-12T08:13:23","guid":{"rendered":"https:\/\/carnetpsy.fr\/parution\/annuel-de-lassociation-psychanalytique-de-france-2013\/"},"modified":"2021-09-23T17:01:01","modified_gmt":"2021-09-23T15:01:01","slug":"annuel-de-lassociation-psychanalytique-de-france-2013","status":"publish","type":"parution","link":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/parution\/annuel-de-lassociation-psychanalytique-de-france-2013\/","title":{"rendered":"Annuel de l&rsquo;Association psychanalytique de France 2013"},"content":{"rendered":"\n<p>Le dernier num\u00e9ro de l\u2019Annuel&nbsp; 2013,&nbsp;<em>Psychanalyse, les travers\u00e9es<\/em>&nbsp;exprime remarquablement l\u2019audace de la vie scientifique de<br>l\u2019Association Psychanalytique de France. Une navigation p\u00e9rilleuse s\u2019amorce avec une premi\u00e8re partie consacr\u00e9e aux textes expos\u00e9s lors des Entretiens ouverts de psychanalyse de l\u2019APF de janvier 2012, soit un ensemble de conf\u00e9rences repr\u00e9sentant un travail de recher-che sur le th\u00e8me<em>Courants, remaniements, transformations en psychanalyse<\/em>. La deuxi\u00e8me partie de l\u2019ouvrage regroupe plusieurs textes t\u00e9moignant du travail scientifique de cette m\u00eame ann\u00e9e 2012, un corpus de textes autour du&nbsp;<em>Roc du f\u00e9minin<\/em>&nbsp;propos\u00e9 aux&nbsp;<em>Entretiens<\/em>&nbsp;de juin 2012, plusieurs expos\u00e9s originaux pr\u00e9sent\u00e9s \u00e0 la Journ\u00e9e annuelle de Lyon en mars 2011 ou encore \u00e0 l\u2019occasion de d\u00e9bats<br>internes \u00e0 l\u2019APF.<\/p>\n\n\n\n<p>Premi\u00e8re travers\u00e9e, l\u2019ensemble des conf\u00e9rences tenues aux Entretiens ouverts de Janvier 2012. Avec<em>&nbsp;Permanence de l\u2019objet \u0153dipien,<\/em>&nbsp; Jean-Claude Rolland aborde la question \u0153dipienne, il avance dans son texte comme on avance dans une cure, ou encore dans une auto-analyse. Petit \u00e0 petit, sans \u00e9voquer directement le transfert, il se montre saisi par lui ainsi qu\u2019on peut l\u2019\u00eatre dans une cure quand une zone de brouillage, impos\u00e9e par la n\u00e9vrose, appara\u00eet et r\u00e9siste au transfert lors du d\u00e9clin de l\u2019\u0152dipe. Ce texte montre comment une pratique originale de l\u2019analyse et son travail d\u2019\u00e9criture apr\u00e8s-coup transforment aussi l\u2019analyste, comme si l\u2019exp\u00e9rience transf\u00e9rentielle en elle-m\u00eame avait un effet interpr\u00e9tatif laissant affleurer un d\u00e9j\u00e0-l\u00e0 que l\u2019analyste semble avoir toujours su. On le saisit notamment lorsque l\u2019auteur re-d\u00e9couvre douloureusement que \u00ab dire, c\u2019est faire \u00bb et aussi au moment de la conclusion : \u00ab Cette langue d\u00e9nud\u00e9e, d\u2019o\u00f9 vient-elle, et quelle fonction, qui n\u2019est certainement pas linguistique, assure-t-elle ? Elle est sans doute transmise dans le paquet h\u00e9t\u00e9roclite de la langue maternelle. \u00bb On pourrait ajouter, toujours en citant J.-C. Rolland que \u00ab L\u2019\u00e9coute de cette langue, son traitement par la parole associative et l\u2019interpr\u00e9tation modifieraient son \u00e9conomie et, par cette m\u00e9diation, modifieraient la relation conscient\/inconscient, qui organise l\u2019espace psychique, son architecture comme sa significativit\u00e9. \u00bb Lors de la discussion, Laurence Kahn revient sur la th\u00e9orisation de l\u2019acte en opposition au mouvement -ou \u00e0 la compulsion- de repr\u00e9sentation, alors que Claude Barazer interroge la forme du texte mettant en avant le trouble que provoque sa lecture, insistant sur les effets de la colonisation du langage par l\u2019inconscient.<br>Par un autre bord, Navigare, titre de la conf\u00e9rence de Viviane Abel Prot, \u00e9voque les transformations psychiques au cours de la cure-type aussi bien chez le patient que chez l\u2019analyste. L\u2019auteure s\u2019appuie sur deux cas cliniques, elle y reprend l\u2019engagement transf\u00e9rentiel de l\u2019analyste. La partie th\u00e9orique du texte se place dans la tradition analytique la plus classique : \u00ab Seul le transfert, qui n\u2019est pas de l\u2019ordre du savoir, entra\u00eene la conviction chez l\u2019analyste et le patient. Il est une terre dangereuse mais s\u00fbre, puisque le processus de transformation passe par lui. \u00bb<br>V. Abel Prot nous montre \u00e0 travers ses deux cas cliniques son inventivit\u00e9, sa cr\u00e9ativit\u00e9, sa libert\u00e9 transgressive. Par exemple \u00e0 partir d\u2019un tableau de Magritte, Empire des lumi\u00e8res, nomm\u00e9 par la patiente \u00ab Empire des t\u00e9n\u00e8bres \u00bb ou encore en renversant la proposition habituelle du ph\u00e9nom\u00e8ne psychosomatique. L. Kahn ouvrira la discussion sur ce point : \u00ab En fait, je me suis demand\u00e9e si ce ne sont pas, l\u00e0, les syst\u00e8mes de causalit\u00e9 de la psychosomatique que tu interroges. Le d\u00e9sordre du corps&nbsp;&nbsp;&nbsp; d\u00e9passe le sens ; et c\u2019est bien le d\u00e9sordre inflig\u00e9 par le soma \u0153uvrant dans un absolu silence, dans une muette ignorance de la vie psychique, que tu questionnes. \u00bb La discussion s\u2019organise ensuite&nbsp; autour de la mise en tension des th\u00e9ories psychosomatiques oppos\u00e9es \u00e0 la th\u00e9orie psychanalytique.<br>La journ\u00e9e d\u2019Entretiens se termine par la conf\u00e9rence de Jacques Andr\u00e9, \u00c7a d\u00e9m\u00e9nage qui concerne l\u2019actualit\u00e9 des th\u00e9ories. L\u2019auteur s\u2019\u00e9taie sur les deux topiques freudiennes pour proposer un nouvel axe de r\u00e9flexion privil\u00e9giant l\u2019analyse du moi. Observant ce qu\u2019il nomme \u00ab nouveaux patients \u00bb, il centre son travail sur cette nouvelle approche du moi. \u00ab Si l\u2019analyse du moi se fait le plus souvent hors des chemins de l\u2019interpr\u00e9tation, c\u2019est qu\u2019elle transite plus&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; volontiers par le site de la cure, par le transfert du moi sur le site (\u2026) plut\u00f4t que par les transferts sur la personne de l\u2019analyste. \u00bb Question d\u2019une nouvelle approche th\u00e9orique qui demeure ouverte et fera d\u00e9bat lors des discussions vives&nbsp; entre l\u2019intervenant et les deux discutants. D\u2019une toute autre nature est la partie, Travaux. Les textes concernent le f\u00e9minin pour deux d\u2019entre eux, les trois autres furent pr\u00e9sent\u00e9s lors de la Journ\u00e9e annuelle de Lyon en 2011.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans<em>&nbsp;Le d\u00e9m\u00e9nagement<\/em>, texte de Patrice Brunaud, comme dans la conf\u00e9rence de J. Andr\u00e9, un fait r\u00e9el impulse un changement dans la cure et chez les patients. \u00ab Je ne sais plus o\u00f9 j\u2019habite \u00bb dit une patiente r\u00e9ellement en cours de d\u00e9m\u00e9nagement, elle ajoute : \u00ab Je pr\u00e9f\u00e8re le cul entre deux chaises que les deux pieds dans le m\u00eame sabot \u00bb. Dans une jolie formulation, l\u2019auteur propose : \u00ab Face au monde de la pers\u00e9cution, il faut savoir accepter des situations impr\u00e9vues qui bousculent le cadre habituel de l\u2019analyse, \u00eatre un temps le jouet de son patient, et ensuite c\u2019est le jouet qui va apprendre \u00e0 jouer \u00e0 l\u2019enfant. \u00bb Ce qui lui permet d\u2019illustrer ses choix th\u00e9oriques pour montrer comment cette patiente passe de la position schizo-parano\u00efde \u00e0 la position d\u00e9pressive, en constituant un espace transitionnel. Ensuite Brunaud nous embarque, litt\u00e9ralement, dans un groupe de paroles constitu\u00e9 avec huit patients psychotiques qui vivent tous en foyer en instance de d\u00e9m\u00e9nagement. L\u2019auteur nous livre ici sa mobilit\u00e9 psychique \u00e0 partir du jeu des signifiants, de jeux de mots, et va illustrer ses positions th\u00e9oriques sur le transfert.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut qu\u2019il croisse et que je diminue est le titre choisi par H\u00e9l\u00e8ne Hinze pour son texte. Elle y pose un certain nombre de questions, en particulier comment l\u2019analyste utilise son propre psychisme, ses propres associations et se soumet \u00e0 sa propre transformation pour penser et mobiliser son patient. Deux cas cliniques sont expos\u00e9s dont le premier, de fa\u00e7on surprenante, met en sc\u00e8ne le retable&nbsp; d\u2019Issenheim. Elle sait traduire avec beaucoup de simplicit\u00e9, son cheminement psychique qui la conduit jusqu\u2019\u00e0 l\u2019oubli du mot \u00ab oubli \u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec En courant, Fran\u00e7oise Laurent montre comment elle aussi associe, perlabore, fragmente et pense une patiente qui se transforme \u00e0 travers la cure, en m\u00eame temps que la contrainte d\u2019\u00e9crire le cas pour cet article la transforme elle analyste. Fran\u00e7oise Laurent aborde \u00e9galement la question difficile de l\u2019\u00e9rotisme ur\u00e9tral.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans<em>&nbsp;Le f\u00e9minin du site<\/em>, \u00c9velyne Sechaud s\u2019interroge pour savoir comment les aspects du f\u00e9minin chez chacun des acteurs de la cure, analyste et analysant, peuvent&nbsp; faciliter ou au contraire, faire obstacle au processus analytique. Elle discute aussi la diff\u00e9rence entre aspect instinctuel maternel, permettant l\u2019identification profonde aux besoins de l\u2019analysant, particuli\u00e8rement sollicit\u00e9e lors des menaces d\u2019effondrement du patient, et l\u2019aspect instinctuel f\u00e9minin. Enfin, elle termine par le travail du f\u00e9minin chez l\u2019analyste, quand son attention flottante lui permet de se laisser p\u00e9n\u00e9trer et par la parole du patient et par ce qui vient de lui.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Beaucoup de bruit pour rien<\/em>&nbsp;de Bernard de La Gorce, dernier article de la publication, met en lumi\u00e8re le point de vue d\u2019un analyste homme sur le f\u00e9minin, les relations sexuelles et le transfert.<br>C\u2019est dire toute la richesse de cette livraison 2012 de l\u2019Annuel de l\u2019APF,&nbsp;<em>Psychanalyse, les travers\u00e9es<\/em>, une invitation \u00e0 entreprendre une navigation \u00ab au plus pr\u00e8s \u00bb sur l\u2019ensemble de ces textes, v\u00e9ritable aventure mobilisatrice t\u00e9moignant de la vitalit\u00e9 de l\u2019Association.<br>Bon vent !<\/p>\n<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-parution pdfprnt-bottom-right\"><a href=\"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution\/12749?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\"><\/a><\/div>","protected":false},"featured_media":0,"template":"","rubrique":[],"thematique":[],"auteur":[2047],"mode":[61],"revue":[662],"auteur_livre":[2179],"class_list":["post-12749","parution","type-parution","status-publish","hentry","auteur-claire-tremoulet","mode-gratuit","revue-662","auteur_livre-apf"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution\/12749","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/parution"}],"about":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/types\/parution"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=12749"}],"wp:term":[{"taxonomy":"rubrique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/rubrique?post=12749"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=12749"},{"taxonomy":"auteur","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur?post=12749"},{"taxonomy":"mode","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/mode?post=12749"},{"taxonomy":"revue","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/revue?post=12749"},{"taxonomy":"auteur_livre","embeddable":true,"href":"http:\/\/cp.1642.studio\/gj118060-ovh\/wp-json\/wp\/v2\/auteur_livre?post=12749"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}